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she said 'take me down to hell' / ft alma  :: (liberty, oregon) :: Orange Grove Boulevard :: glory rain
Jarvis Sima
lost in the world
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Jeu 25 Jan - 20:26
il a le cœur sparadrap, jarvis. il a le cœur qui aime, fort, trop fort. cœur qu'on n'aimera jamais en retour, qu'on préfère briser plutôt que d'en prendre soin. cœur qui souffre, termine par se réparer tout seul à coups de colle forte. parfois, jarvis, il souhaiterait ne pas en avoir, se retrouver dépouillé de toute vitalité en se le retirant à mains nues - pour que ça s'arrête, les tourments, les blessures invisibles mais bien présentes, les plaies aux multiples noms et surtout, les brûlures appelées alma. les années s'écoulent, s'envolent pour ne laisser que de lointains souvenirs, mais jarvis, du haut de ses vingt-cinq ans, reste coincé en plein milieu d'un passé où son visage, ses courbes, sa silhouette et son parfum sont des coups de couteau en pleine poitrine. premier amour qu'on n'oublie pas, premier amour qui continue de chatouiller, d'attraper aux tripes quand on s'y attend le moins. premier amour qui part, puis qui revient - un battement de cils et c'est terminé. malgré la rancœur, la douleur qui s'amuse à l'écorcher jusqu'au plus profond de son être, il est là. il est là à attendre l'objet de son amertume, l'envie de la revoir se battant en duel avec celle de l'effacer de sa mémoire. et jarvis, il se sent comme un animal derrière les barreaux d'une cage - claustrophobique, pris au piège dans cette chambre d'hôtel aux allures de suite royale. il se retrouve adolescent, prêt à retrouver alma, loin d'un monde mondain que les sima connaissent trop bien, en cachettes comme ils en avaient l'habitude. son cœur, toujours son cœur, le ferait presque souffrir - hémorragie interne et mort méritée.
elle n'est pas la même, alma. elle n'est plus celle qu'il a connu lorsqu'ils étaient deux gamins insouciants, s'embrassant jusqu'à ne plus avoir d'oxygène et se donnant à l'autre à outrance. elle est différente et pourtant, elle arrive toujours à provoquer les mêmes effets en lui. angoisse, folie, adrénaline. alma, rose aux épines aiguisées, est venue piquer jarvis de la plus délicieuse, atroce des manières. il voudrait lui arracher ses pétales, briser sa tige autant qu'il souhaiterait pouvoir la tenir dans ses mains et humer son odeur. que de contractions, que de combats intérieurs qui se termineront dans le sang et les larmes. boom boom incessants. boom boom bruyants, tellement qu'il en entendrait à peine le bruit à la porte. le corps qui se lève, les jambes molles et les entrailles en feu. les doigts qui accrochent la poignée, l'ouvrent. et les yeux qui se rencontrent. seconde fois depuis des lustres et l'impression qu'il n'a jamais cessé de se noyer dans son regard. – alma. deux syllabes qui peinent à sortir, s'échapper de ses lèvres pour s'envoler dans les airs. il lui fait signe d'entrer sans rien ajouter. formules de politesse oubliées au moment où sa silhouette est apparue devant lui. jarvis referme la porte d'entrée, reste le dos collé au bois froid, les iris enflammés posés sur le dos de sa plus grosse folie des jours passés et à venir. j'ai pensé que tu préférerais venir ici plutôt que chez moi, qu'il commence après s'être raclé la gorge, ou peut-être que c'était juste moi qui ne voulait pas t'avoir là-bas. paroles tranchantes, témoignages d'une affliction encore trop grande. puis il bouge, se déplace, reprend la place sur laquelle il se trouvait avant qu'elle n'arrive. tu es en retard, alma. simple constat marqué d'une indifférence presque choquante.
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Alma Milton
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Ven 26 Jan - 0:19
elle est fébrile alma, déchirée entre l'impatience qui gronde et l'envie de se montrer suffisamment docile pour enjoindre charles à quitter au plus vite leur domicile. mais malgré la douceur feinte qu'elle tente d'afficher, il n'est pas dupe. il n'est jamais dupe, quelque part entre sixième sens affûté qui renifle les supercheries quand elles ne sont pas les siennes et un soupçon de paranoïa sans cesse plus dilaté. il retarde l'échéance de son départ, la cuisine, la malmène, l'enlace. charles le maestro teste ses défenses avec son doigté habituel, jusqu'à ce que ses parades semblent le convaincre suffisamment pour lâcher prise. il tourne les talons dans ses pompes à huit mille dollars, sous le regard qu'alma tente de maintenir cordial. dénué de tendresse, mais également de rage. elle n'est jamais assez prudente avec lui, quand bien même il est de dos et s'éloigne à pas conquérants. elle ne détend les muscles qu'une fois le rugissement de sa voiture de luxe loin d'elle et se laisse enfin envahir par la tension nerveuse qui l'accable à l'idée de commettre l'irréparable. d'entrer dans les danses de ces femmes adultères ... leurs sirènes ne l'ont jamais charmée, pourtant. alma, convaincue de valoir mieux que ça, résignée à subir jusqu'à ce que son sang se glace, incapable d'éprouver quoi que ce soit. des hommes belliqueux ont trop souvent froissé sa peau pour lui donner envie de noyer son âme désarticulée dans les nuits fauves. tous, sauf un. celui dont elle a recroisé le regard lors d'une réception des ells. elle, accessoire précieux au bras d'un fiancé souriant et débonnaire, lui beau comme un dieu dans son costume sombre, sa gravité digne chevillée au coeur. l'espace d'une seconde, elle a senti son myocarde agonisant se réveiller dans sa poitrine décharnée. assez fort pour voir s'imprimer contre ses rétines une non-histoire saccagée par ses soins, suffisamment pour réveiller un désir enfoui. elle a eu envie de lui, alma, elle qui regarde si peu les autres hommes, encore moins ses congénères. mais c'est une envie sale, souillée de tout ce qui la ronge. alma a eu envie de se sentir vivante sous son regard, aimée, désirée dans sa globalité, regardée en réalité. c'est un besoin égoïste qui l'anime, assez pour érafler de ses ongles un épiderme qui n'a pas besoin d'elle. qui a déjà souffert par sa faute.
et pourtant, elle le veut toujours jarvis, même après des soirées passées à se raisonner. sans savoir pourquoi lui plutôt qu'un inconnu rendu groggy par ses courbes, qu'un anonyme pour une nuit sans lendemain. alma désire s'échouer contre son récif escarpé et il y a une forme tenue mais présente de masochisme pour se marier à l'égoïsme. fragilisée, rendue vulnérable par les années abusives, elle accepte de rendre les armes, d'offrir à jarvis les instruments de sa propre torture. il peut lui rendre la pareille, désormais, graver sur sa peau les plaies qu'elle a tatouées sans le vouloir, encore dopée à l'effet camille. il peut précipiter sa chute s'il le désire, informer charles et la clouer au pilori. tant qu'il baise sa peau, tant qu'elle y lit la même ferveur qu'il y a dix ans, la même façon de vénérer ses courbes comme celles d'une déesse païenne. tant qu'il l'aide à oublier le goût amer de sa réalité. pourtant, elle peine à se décider, dans le silence pesant qui semble la juger, murmurer qu'elle rentrera nimbée des parfums d'un autre. alma hésite, devant le miroir imposant de l'entrée qui lui renvoie la froideur nouvelle de ses traits affectés, le trouble de ses prunelles, le tremblant de ses mains agitées qui ne savent pas où papillonner. elle ressemble à ces femmes idéales, chignon lâche et robe cintrée, maquillage discret et talons sages, ou peut-être l'inverse. rien n'indique la dentelle affriolante sous le tissu, les feulements dans sa gorge derrière les demi-sourires. et le poids qui écrase ses épaules, comprime ses poumons et s'alourdit à mesure que le taxi la conduit jusqu'à jarvis. elle est en retard alma, ralentie par le coeur lourd contre son sein, qui frappe comme un dératé. elle ne parvient pas à recomposer l'orchestration de son corps dans sa juste mesure, pondérée et sereine. lorsqu'elle frappe à la porte, elle se sent presque défaillir, telle une adolescente à l'aube de sa première fois.
t'es ridicule alma. grogne la voix étouffée de sa conscience. elle n'est même pas fichue d'assumer, d'embrasser les tâches sombres comme autant de constellations sur son âme abîmée. d'accepter de flancher, de ne pas être tout à fait cet automate mondain et sans vie. elle pénètre dans la chambre impersonnelle et le doute l'assaille, gonflé par l'hélium des mots de jarvis. des mots durs, mérités, mais qui marquent autant que des ecchymoses. alma cherche son regard et se sent déjà lasse, lasse des intonations tranchantes, des sous-entendus, des joutes verbales qui la suivent partout. elle lui décroche un sourire un peu fauché, s'excuse presque d'être là, de chercher son regard, ses mains, ses lèvres. ne t'en fais pas, le lieu n'a pas grande importance. offre-t-elle du bout des lèvres. c'est faux, elle aurait préféré se rendre à son domicile, détailler son intérieur et le redécouvrir, lui. elle aurait aimé donner du sens à tout ça, du corps, davantage que ses désirs égoïstes. elle aurait souhaité un environnement moins aseptisé qu'une chambre d'hôtel trop souvent dédiée à ça. au vulgaire des adultères. mais alma offre sa reddition toute entière à jarvis, alors elle se tait et accepte la place qui est la sienne, infime et pourtant moins étroite que son carcan quotidien. elle s'approche et il recule dans une danse désarticulée, se dérobe à son étreinte pour rejoindre le sofa. et lui asséner un reproche. elle est sobre, alma. trop sobre pour ça, qu'elle pense avec une amertume à peine déguisée. je peux repartir si tu n'es pas d'humeur. la poupée docile est devenue acariâtre à force d'être malmenée et sa patience n'est de mise qu'en société. sa verve claque comme un fouet pour atteindre jarvis et elle regrette. instantanément. elle n'est pas de taille à affronter les jeux d'ego. pas ce soir. pas face à lui. pas alors qu'elle attend de ses reins le pouvoir de panser ses plaies. alma quitte l'entrée pour s'inviter à l'intérieur, pour se glisser à ses côtés. une paume légère s'invite contre celle de jarvis, redessine tendrement la courbure de son genou. je suis désolée, il ne partait pas. et ce simple il brûle ses entrailles, l'étouffe comme une main autour de sa nuque. doucement, alma retire ses talons, vient coloniser les cuisses de jarvis de ses jambes, enfouir son visage contre son bras. elle se love contre lui, sans prendre de place, entoure sa taille, se raccroche à sa chaleur, à son souffle et ferme les paupières pour une seconde de plénitude.
elle est si fatiguée d'exister.



❝ on the verge of tears, she smiled. that's the strongest thing i've ever witnessed. ❞


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Jarvis Sima
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Lun 29 Jan - 15:01
dix années, une décennie entière loin de l'autre, et alma est de retour. elle revient comme elle est arrivée dans la vie de jarvis. elle est là, ouragan, tempête, ras-de-marée jusque dans les tréfonds de son âme. et malgré la rancœur, l'envie de tout briser autour d'elle à défaut de pouvoir la détruire, il se laisse embarquer dans cette danse infernale, prêt à rendre les armes si elle le lui demandait. mais il ne veut plus, jarvis, souffrir comme quand il était adolescent, jeté sur le bord de la route par une alma milton fatiguée, lassée d'un jarvis sima qui voulait faire bien, trop bien, beaucoup trop bien. alors par ses mots durs, aiguisés comme des poignards avec lesquels il transpercerait son cœur, il construit un mur autour de lui, une barrière pour se protéger et empêcher les doigts experts d'alma de venir trifouiller sa poitrine. il érige des remparts de vingt mètres de haut, poste des archers et autres soldats qui défendront le bien fragile. il se fiche de savoir s'il va la blesser, si ses paroles auront l'effet d'une bombe atomique ou seulement d'un courant d'air frais. il dit juste, il balance parce que c'est sa seule façon de se préserver. il parle de cette chambre d'hôtel, de son propre logement qui lui restera fermé un temps - comme une nouvelle manière de se mettre en sûreté, loin de ses ongles qui peuvent devenir griffes. – ne t'en fais pas, le lieu n'a pas grande importance. ça a un mauvais goût dans sa bouche. c'est amer, écœurant. évidemment que ça n'a pas d'importance pour elle. la seule chose qu'elle désire, c'est oublié - oublié cette bague de fiançailles à son annulaire, oublié l'homme qui fera d'elle sa femme, oublié les obligations, oublié la bienséance, juste oublié le monde. et tout ça, ça lui donne envie de vomir. jarvis, il n'est qu'un moyen d'arriver à ses fins et le reste, comme elle l'a dit, n'a pas grande importance. mais si elle savait, alma. si elle savait qu'au fond, au fin fond de lui-même, il souhaiterait que ce soit bien plus qu'une simple liaison dans la nuit noire, loin des regards indiscrets qui pourront tous les deux les mettre en danger - quelque chose de différent, de simple et de beau à la fois.
il lui lance un regard rapide et quand son corps se rapproche du sien, il s'écarte. il refuse ses bras pour l’entourer, ses mains pour le toucher, ses lèvres pour l'embrasser. ses pas le mènent jusqu'au sofa, là où il reprend la parole, lâche une remarque sur l’horaire de son arrivée. jarvis essayait de ne pas y penser en l'attendant, se concentrant sur des milliers d'autres choses mais il aurait presque cru qu'elle ne viendrait pas, le laisserait l'attendre jusqu'à en crever. – je peux repartir si tu n'es pas d'humeur. il voudrait être capable de d’acquiescer, de lui demander de retourner auprès de son futur époux et de ne plus jamais le contacter. au lieu de ça, il y a ses lippes qui s'ouvrent et se referment presque instantanément, les mots bloqués dans sa gorge. et il la regarde s'approcher, se coller à lui et faire voyager la chaleur de son être jusqu'au sien. et il la laisse le toucher, connecter sa peau à la sienne et le faire frissonner de la plus folle des manières. jarvis répond à ce contact, entrelace leurs doigts - comme avant. je suis désolée, il ne partait pas. pendant un instant, son corps entier se fige sous le pronom utilisé. à l'avoir contre lui, il en oublierait presque qu'elle n'est pas sienne mais celle d'un autre. être l'amant d'une future mariée ne lui pose aucun problème de conscience. il pourrait le faire des millions de fois, sourire au mari et faire l'amour à sa femme lorsque son dos est tourné - tout ça sans le moindre remord. ce n'est pas ça, le soucis. le soucis est que la demoiselle en question est alma. alma qui, malgré les années écoulées, n'a jamais réellement quitté son cœur et qu'il peine à imaginer dans les bras d'un autre sans que ça le rende fou. ses pensées sont vite effacées par sa présence qui se fait plus pressante, par ses jambes qui se posent sur ses cuisses et son visage contre son bras, tandis que les siens l'entourent. jarvis enfouit son nez dans sa chevelure, humant cette odeur qu'il n'oubliera jamais. ses mains, elles, viennent caresser la peau nue de ses jambes dans un rythme ralenti, affreusement lent et doux. – j'te pardonne, qu'il murmure contre son crâne avant de relever la tête, de faire vagabonder ses doigts jusqu'au menton de la brunette pour qu'elle lève les yeux et le regarde. j'vais te faire oublier qu'il existe. nouveau murmure, puis ses lèvres qui rencontrent enfin les siennes. au départ, tout n'est que délicatesse - vestiges du gamin qu'il était, celui qui voulait être aussi doux que possible. tout devient plus pressant, plus vif. une de ses mains restent posées sur sa joue, tandis que l'autre revient à sa jambe, le rapproche davantage à lui. il est celui qui, finalement, brise le baiser, le front contre le sien et le souffle court. t'es belle, alma. la fureur des temps passés s'envole, est presque effacée des esprits pendant quelques secondes. jarvis redevient l'adolescent candide, le gamin éperdument amoureux.
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