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 LES COULEUVRES (BABE)

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MessageSujet: LES COULEUVRES (BABE)   Ven 28 Avr - 20:44

tiens, la pluie qui sort le bout d'son nez alors qu'on a même pas encore atteint le lac. des milliers de joyaux qui tombent comme ça sur le chemin de boue.
ça fait des rigoles comme sur les visages, avec délicatesse et les sillons sont comme les veines, noueux et de beauté, ils tracent leur chemin vers le corps qu'ils tentent d'habiter.
et alors, la pluie, quand est-ce qu'elle va s'arrêter ? hein ? pas tout d'suite, elle vient de commencer, quoi qu'il y a des fois les éclaircies arrivent bien vite.
alcmène, pour elle, la pluie c'est comme le soleil, c'est à la poubelle. faut pas jouer avec ça. mais la pluie elle dégouline sur elle et ça devient difficile de l'ignorer. soit, ne l'ignorons pas.
faisons comme si elle n'était pas la.
nuance.
alcmène se tourne vers babe, avec son oeil torve et l'autre de travers (les yeux d'la première rappelons le). 'sait pas trop quoi dire la gosse.
en fait elle était là pour découvrir des trésors mais tout c'qu'elle a c'des joyaux d'pluie trempés. p't'être bien qu'y'en a un autre à côté d'elle, cette babe qui sort de nul part pour elle, d'une sorte.
ça lui fait plaisir quand même. que quelqu'un vienne la voir.
REGARDE ! soudain.
une couleuvre...
c'est joli, c'est le symbole d'asklépios.
c'est pas sous le soleil, les couleuvres ?
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MessageSujet: Re: LES COULEUVRES (BABE)   Dim 30 Avr - 19:29

y’a la pluie qui s’accroche aux feuilles, à l’herbe, à tout partout, au monde entier. babe, elle est fascinée. ça fait des goûtes toutes petites et toutes rondes, toutes jolies. et ça sent bon la nature. mais babe elle est rousse, alors elle s’demande si elle entache un peu l’odeur de l’herbe fraîche ? si elle casse un peu les bonnes odeurs ? parce que les roux, ça sent pas bon sous la pluie. on lui a répété toute son enfance.
y’a alcmène, avec ses cheveux tous mouillés, son air de chien battu. elle est jolie, le genre de beauté particulière, qui fait mal aux yeux tellement qu’elle est jolie. tellement qu’elle est unique. et babe, elle s’sent revenir en enfance. elle a envie de se créer tout un monde imaginaire, de devenir une sorcière, un vampire qui supporte pas l’soleil, un dieu aztèque, elle veut devenir tout et n’importe quoi.
REGARDE !
une couleuvre...
babe, les jours de soleil, c’est une fille courageuse qu’aurait sans doute sorti les poings pour l’abattre, pour faire la musclor avec le serpent. mais là, y’a son cri qui se répercute en écho sur les montagnes. elle a peur.
c'est pas sous le soleil, les couleuvres ?
elle hausse les épaules comme si elle s’en fichait, mais y’a ses jambes qui tremblent un peu.
« je sais pas mais ça mord ça, non ? »
elle demande, se recule un peu en emportant alcmène avec elle, les doigts enlacés, les doigts tous froids. et elle l’emmène jusqu’à un arbre pour s’abriter.
« tu me racontes une histoire avec de la pluie ? »
elle demande avec douceur, pointe d’ingénuité, pointe d’enfance, pointe de naïveté.
« mais tu devrais pas rester trop près, ça sent pas bon les roux il paraît. »
elle lâche, un peu boudeuse, s’éloigne sans trop l’vouloir. elle aimerait bien babe qu’on lui dise que c’est pas vrai, que c’est quelqu’un comme tout l’monde. elle aimerait bien être acceptée. babe, elle a plus vingt-deux ans là maintenant, elle en a dix de moins.
elle sait pas pourquoi mais avec alcmène, elle rajeunit. et ça rafraîchit.
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MessageSujet: Re: LES COULEUVRES (BABE)   Dim 7 Mai - 11:07

en fait, si on regarde de très, très près, dans les fins fonds tréfonds des atomes des atomes des molécules du système cellulaire du cerveau d'alcmène, on peut voir qu'elle n'a aucune connaissance des serpents. en fait, tout simplement, si on regarde de très, très loin, on le voit déjà.
mais, alcmène n'a pas peur des serpents, parce que alcmène veut se considérer comme une héroïne des serpents. (dans les tréfonds, elle est terrorisée)
sauf, et ça doit être ça qui la sauve, elle est avec la jolie babe, et ça, oui, ça, c'est comme qui dirait...
important.
bon. qu'est-ce qu'on fait, qu'elle dirait.
j'en sais rien, mais si ça mord je le mords en retour.
elle fixe le serpent les yeux froncés, comme ça, oui.
il va voir de quel bois je me chauffe !
alcmène, le bois auquel elle se chauffe, c'est du bois flotté. ou mort.
bon.
tu veux que je te raconte une histoire sous la pluie ?
non, avec de la pluie.
et puis non, tu sens bon, tu sens comme moi, la terre mouillée, et tu sens comme tous les êtres qui peuplent la terre et qui essuient un orage, là, maintenant, comme nous, près de ce lac. mais tu sais, ce n'est pas parce que tu es rousse que tu pues. je connais des tas de gens qui puent, et tous sont bruns, blonds, et tout ça, pas un seul roux.
bon.
arrête de te faire du mal avec ça, babe...
alcmène sourit, petite énergumène qui veut chasser le mal.
mhh, tu connais nasreddine hodja ? c'est un fou qui est sage, ses histoires sont aussi bêtes et sages, pleines de malice, qu'un clown qui nous fait rire.

je vais te conter le faiseur de pluie.
un jour, nasreddine décida d'aller laver son linge lui-même. il emmène ses draps, ses chemises et ses pantalons à la rivière, sans oublier son baquet, son savon et sa brosse, et se met à frotter et à laver, rincer, comme une vraie lavandière. une fois le labeur terminé, nasreddine étend son linge sur les champs au soleil, mais sitôt a-t-il posé la dernière manche de la dernière chemise, qu'un orage éclate. des torrents de pluie se déversent, entraînant boue, débris vers le linge du hodja.


alcmène marque une pause, parce que la couleuvre s'est rapprochée.
mais l'héroïne veut aller jusqu'au bout de son récit.

le lendemain, nasreddine recommence son manège, le linge sale encore plus sale que la veille, toujours avec le savon, le baquet et la brosse. avec rage, il commence à brosser et à nettoyer son linge. encore une fois, il étend son linge, et un orage éclate.

à ce moment, alcmène se rend compte que, en haut, l'orage gronde.

et puis, quelque chose arrive.
quelque chose que l'on ne peut résister.

un éclair, si puissant, vigoureux, s'abat sur un arbre.
et l'arbre, l'arbre, oui, il tombe.
il tombe vers elles.
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MessageSujet: Re: LES COULEUVRES (BABE)   Lun 15 Mai - 22:38

les couleuvres. c’est rigolo comme mot ça, les couleuvres. mais les couleuvres, c’est des serpents, et babe elle a peur pour sa vie. les vipères et les cobras, c’est pas dans l’coin de liberty si ?
j'en sais rien, mais si ça mord je le mords en retour. il va voir de quel bois je me chauffe !
elle s’détend un peu babe, parce qu’elle est rigolote alcmène. elle s’demande aussi babe où elle mordrait la brune si elle voulait ? babe, elle aurait trop peur d’mordre jusqu’au sang, d’avoir un goût bizarre qui titille ses papilles gustatives. ça doit être bizarre comme effet, la peau d’serpent contre la langue.
tu veux que je te raconte une histoire sous la pluie ?
elle hoche vivement la tête babe. c’est pas tout à fait ça mais si elle veut lui raconter une histoire de pluie sous la pluie, ça lui va aussi. et puis elles ont pas l’choix babe et alcmène de parler sous la pluie, parce que la pluie elle veut pas s’arrêter.
et puis non, tu sens bon, tu sens comme moi, la terre mouillée, et tu sens comme tous les êtres qui peuplent la terre et qui essuient un orage, là, maintenant, comme nous, près de ce lac. mais tu sais, ce n'est pas parce que tu es rousse que tu pues. je connais des tas de gens qui puent, et tous sont bruns, blonds, et tout ça, pas un seul roux.
encore une fois, babe elle a envie d’pouffer. mais elle s’retient parce qu’alcmène elle a l’air toute sérieuse quand elle dit ça… et puis ça lui fait du bien aussi à babe de pas être considérée comme une rousse qui pue quand il pleut. c’est juste que l’discours d’alcmène il est un peu déstructuré.
« toi tu pues pas, toi t’es toute douce. »
elle essaie d’faire un compliment babe mais c’est assez maladroit. elle veut qu’elle comprenne alcmène que ça lui fait plaisir d’savoir qu’elle sent pas mauvais sous la pluie, parce que babe elle s’en est un peu persuadée à force des années. elle sent toujours c’t’odeur de chien mouillé quand il pleut, alors elle a pensé qu’c’t’ait elle.
arrête de te faire du mal avec ça, babe...
pour pas changer, elle hoche la tête. elle a raison, alcmène. babe, elle l’écoute comme le messie ou comme la p’tite sœur (ou la grande) qu’elle a jamais eu. babe, elle retrouve l’insouciance et son âme d’enfant. et quand alcmène sourit, babe elle fait pareil. barbra elle se sent soulagée d’tous les poids du monde, se sent en sécurité.
elle écoute l’histoire d’alcmène avec attention, trouve quand même que nasreddine c’est un prénom bizarre mais elle juge pas. la couleuvre qui s’rapproche, babe qui la voit même pas parce que totalement sous l’charme de l’histoire.
et quand elle parle de l’orage et que l’orage tonne, babe sursaute. elle gueule même un peu sous l’coup de la surprise. et puis elle a encore plus peur quand elle voit l’arbre qui va leur tomber d’ssus. babe elle écoute plus qu’l’adrénaline pour pousser alcmène du bout des doigts. mais leur vie c’est pas une série américaine alors babe elle s’retrouve pas non plus coincée sur l’tronc. mais elle s’écorche le bout d’la main et elle a p’têtre même une écharde dans l’bout du doigt.
« t’as rien ? »
elle demande, un peu haletante. la pluie tombe fort, ça les gifle. mais babe elle pense plus à alcmène parce que papa et maman lui ont toujours appris à penser aux autres d’abord, même si babe elle est égoïste. elle s’approche, regarde la poupée glacée sous toutes les coutures. et même si elle est loin d’s’en foutre de l’état d’alcmène, elle peut pas s’empêcher de demander :
« y’a un arbre qui est tombé sur nasreddine aussi ? »
avec une moue boueuse. mais elles sont saines et sauves donc ça va.
« on va pouvoir laver notre linge aussi, et p’têtre même recommencer demain. et notre histoire, elle s’appellera l’histoire des couleuvres. »
elle soupire dans un sourire. c’est joli ça comme nom, et c’est rigolo aussi.

hs:
 
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Farrah May

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MessageSujet: Re: LES COULEUVRES (BABE)   Dim 11 Juin - 14:39

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