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 boy, bye.

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MessageSujet: boy, bye.   Lun 3 Avr - 18:45


[PENELOPE PEACOCK]
"he licked his lips. 'well, if you want my opinion–'
'i don’t,' she said. 'i have my own.'"
(gemma arterton) // isleys

[âge] à vingt-huit ans, elle fake l'âge adulte, fait claquer sa langue et ses talons, prétend avoir la science infuse - alors que l'attente du grand 3.0. lui donne des bouffées de chaleur. [origines] américaine born and raised, malgré la honte que cela lui inflige depuis les dernières élections, aux racines celtiques. à la descente du bâteau, d'après mom lily, leurs ancêtres écossais portaient le patronyme 'peucag', originelle prononciation gaélique. mais les gutturales étaient un tel enfer, en terre promise, qu'en passant outre-atlantique, la famille a opté pour l'équivalent anglais du patronyme. [en ville] depuis deux ans. cela fait deux ans qu'elle a mis la largeur d'un continent entre elle et la poppy d'avant. deux ans qu'elle s'est enterrée, volontairement, in the middle of fuckin' nowhere, car elle avait un besoin impérial de changement - et car son ancien mentor avait besoin d'une relève. [statut] célibataire ascendant mante religieuse. [emploi] après d'ô combien coûteuses études de droit à la prestigieuse université de philadelphie, poppy est avocate plaidante. à philly, elle avait un nom, une réputation, elle montait. exilée à liberty pour 'raisons personnelles', elle ronge son frein, se contente de moins, de peu, donne des conseils légaux au type qui lui livre son falafel vegan. [$$$] mademoiselle est à l'aise, louboutins et huile de truffe blanche lui en soient témoins. [groupe] shining star, et d'un baiser carmin sur la serviette en papier.

keywords: #badassbitch #madamejesaistout  #feministkilljoy #readyforhillary #notmypresident #themis #girlboss #DiorOfficial #YesAllWomen #sass #guncontrol #InternationalWomensDay #wineporn #AmericaWasNeverGreat #fuckoff #fuckyou #fuckme #HBIC #tequilatuesday #smartisthenewsexy

[a lot on my mind]
poppy, c'est les épais manuels de droit. les cheveux bruns qui se glissent partout – dans ton bol de cornflakes produit blanc, sur le foulard de ta copine (en même temps, il est moche), autour de ton orteil, assez serré pour qu'il en devienne bleu et te fasse cauchemarder de torture chinoise. c'est les coups de fil boulot à 4h du mat'. la loyauté excessive. l'amour brut, cru. le sexe décomplexé, les types mis à la porte aussi sec. c'est les ongles impeccables – un corps entretenu comme un jardin japonais, tout en sobriété et symétrie. la peau pâle et le rire foncé. la bouche rouge, qui t'interdit d'avancer. poppy, c'est un cynisme moderne entrelacé d'un optimisme anachronique. c'est l'œil du tigre. la confiance en soi. c'est l'élégance à l'européenne, feutrée, cuivrée, pénétrante. c'est l'acier et le velours. poppy, c'est les longues chansons de jazz, les voix off dans les films, le vin rouge. le courage, celui qu'on trouve dans le désespoir et celui qu'on trouve dans le regard des autres. ses mamans. c'est michelle obama, c'est hillary clinton. c'est l'impatience vis-à-vis des frustrés. les caïpirinhas en été, le scotch en hiver. c'est le goût de la bière sur les lèvres des mauvais garçons, et celui du champagne sur la bouche des gendres parfaits. les orgasmes et les disputes. c'est les cabans en feutre, les stilletos, les dossiers, la paperasse. l'odeur des hommes en transit dans sa chambre longtemps après qu'elle ait changé les draps. flower de kenzo et la pluie. c'est la solitude discrète de l'enfant unique. c'est le sourire angélique et le regard félin. poppy, c'est la lune, l'air, la nuit. les murs lambrissés et le marbre sous les talons. c'est l'humour pince-sans-rire, la culture, la conscience politique. c'est le journal, le cappucino, les boucles d'oreilles. le lever de sourcil ironique, la voix veloutée. le rire des inconnus. le sarcasme. les métaphores. les préjugés. les scandales. les orchidées et les constellations. les larmes sous l'eyeliner. poppy, c'est le bronze. les tornades, et le calme qui vient ensuite. les épaules, les bouches. la vie, quoi.

bébé éprouvette, poppy n'a jamais ignoré ses origines. le pistil de mr donneur #b5643 dans la fleur de mom jillian, c'est relativement simple à comprendre, même à un très jeune âge. plusieurs fois au cours de son existence, quelques homo erectus ont tenté de la ridiculiser pour cela, mais poppy n'a jamais eu honte de sa genèse, précisément car ses mères n'ont jamais tenté de la lui cacher. à l'inverse, le médium de sa conception est la raison même de sa confiance en elle. elle est née de l'intersection entre progrès et volonté, de la précision de la science et du profond souhait de ses mamans – et non du frottement des parties génitales de deux individus passablement bourrés un soir de nouvel an. comment en avoir honte ? | définitivement le sens qui lui tient le plus à cœur, l'odorat de poppy est particulièrement affûté. elle juge allègrement les gens en fonction de leurs effluves – qu'elle n'a aucun problème à séparer en deux catégories, innés et artificiels, à savoir odeur naturelle et fragrance cosmétique. sans surprise, puisque la plus infime pestilence est une souffrance pour ses narines, elle ne jure que par les bougies parfumées. fumée, orange confite, coton, cannelle, herbe fraîchement coupée, elle les aime toutes et choisit pour tout moment une odeur d'ambiance comme d'autres choisissent une playlist. | rejeton d'une famille on-ne-peut-plus-démocrate, qui adore les obama, rejette les armes à feu, et débat de façon virulente à table comme certains racontent leur journée, poppy est dotée depuis l'enfance d'une grande conscience politique. fière démocrate activiste, humaniste, inscrite sur les listes de vote depuis qu'elle en a l'âge, poppy, fervente féministe, adore être, durant les galas et cocktails snobs auquels sa profession l'oblige à assister, l'ongle sur le tableau. celle qui, avec faits, chiffres et rhétorique impeccable, fait s'étouffer les vieux cons dans leur whisky cinquante ans d'âge. elle se battra becs et ongles pour ce qu'elle croit être juste, car c'est la valeur principale que lui ont éduqué ses mamans – la défense de ses idéaux. chez elle, les éditions chiffonées du TIME magazine cotoient sur les armoires les piles bancales de National Geographic, les essais de métaphysiques et les romans historiques dont elle a toujours été friande. | accro à son agenda sur smartphone, poppy ne sait survivre à une telle frénésie professionnelle et sociale qu'en étant or-ga-ni-sée. même sa vie nocturne et ses expériences charnelles font partie d'un calendrier entretenu avec précaution. tout ce qu'elle entreprend suit un schéma préalablement prévu, et elle voue une haine sourde aux surprises (comme l'a tristement prouvé le grand birthday fiasco 2k12, ou la surprise party organisée pour elle par ses colocataires pourtant pleines de bonnes intentions). une seule chose prend le pas sur planning : sa loyauté. si ceux qu'elle aime ont besoin d'aide, même pour une futilité, elle se précipitera à la rescousse, c'est épidermique. | ayant été élevée dans la facilité de ceux qui ont toujours eu bien plus que ce dont ils avaient besoin, poppy a pourtant toujours connu la valeur du travail. de se poser des buts et de lutter pour les atteindre. de se battre pour ce qu'elle veut. elle ne pourrait jamais renoncer à son lifestyle extravagant, à ses six voyages par an, à ses draps de coton égyptien. mais elle sait aussi qu'elle ne veut jamais rien devoir à son patronyme. contrairement aux rejetons des familles à chevalières qu'elle a toujours fréquenté, poppy veut gagner ses propres liasses. pur produit de l'american dream, elle a le culte du self-made man brûlé sous les paupières. volonté de fer, si elle n'est pas déposée au sommet, qu'à cela ne tienne. elle gravira les échelons en louboutins, et peu importe ceux qu'elle écrase sur le trajet. | elle est tombée amoureuse. une seule fois. these violent delights have violent ends - et c'est parti en fumée, alors qu'elle faisait ses valises, s'en allait à liberty. pour fuir le regard de celui qu'elle aimait. elle ne s'est plus jamais entichée de quiconque, car elle ne pense pas en avoir le droit. pourquoi s'accaparer un être, puisqu'elle n'a rien à rendre en échange ? stérile, ses entrailles sont sèches, son corps est vide. rien ne peut y pousser, pas même les sentiments. 


[IVY]
[âge] vingt-deux.  [pays] belgique, une fois. (faux. on dit pas ça.) [personnage] inventé. [commentaires] chaque fois que quelqu'un débarque dans ma boîte mp pour un lien, cela aide à la survie des abeilles #truestory



Dernière édition par Poppy Peacock le Lun 3 Avr - 22:54, édité 10 fois
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MessageSujet: Re: boy, bye.   Lun 3 Avr - 18:45


[ODE TO MY TWO THIGHS]
"YOU'LL UNDERSTAND WHY STORMS
ARE NAMED AFTER PEOPLE"
banks // Caitlyn Siehl

[fight like a girl]
Poppy resserra sa queue de cheval, les yeux sur les gradins. Ramassa sa crosse et tapota le manche contre ses crampons pour en faire tomber la terre sèche. Les yeux toujours sur les gradins. "Il est mignon, reconnais-le." Gemma, occupée à lacer ses chaussures, se contenta de répondre par un grognement évasif. L'objet des attentions de Poppy, à savoir le gardien de l'équipe masculine de lacrosse de l'établissement, tourna la tête au milieu d'une phrase échangée avec ses coéquipiers, et croisa son regard. Peut-être aurait-elle dû être gênée d'avoir été surprise en pleine opération reluquage, mais ce n'était tragiquement pas le genre de la maison. A la place, elle haussa un sourcil espiègle. Ce n'était pas sa faute, c'était les épaules. Sa grande faiblesse, les omoplates qui roulent sous la peau. On ne choisit pas sa kryptonite. Ça avait été une merveilleuse idée, de prévoir un entrainement supplémentaire juste après celui des garçons. Si elle avait su que, galants, ceux-ci proposeraient de se changer sur les gradins pour laisser les vestiaires aux demoiselles, elle n'aurait pas attendu avril pour surmener son équipe. "Pea, surtout, tu nous fais signe quand t'as fini de mater ?" Quelques éclats de rire, dont le sien. "Oh, il n'y a rien pour Peacock là-haut. Faites plutôt attention à vous, paraît qu'être gouine, c'est héréditaire." Poppy se retourna lentement. Saunders, du haut de son mètre 80 et de ses grands chevaux, lui décocha un sourire narquois avant de faire volte-face et de se mettre à trottiner vers le centre du terrain. Pea fit la seule chose qu'elle avait à faire. Elle la suivit, calmement, et lui envoya sa crosse entre les genoux. Lorsque Saunders tomba à genoux sur le gazon, son fessier entra en contact relativement violent avec les crampons de Peacock. Deux fois. Trois fois. "Tu disais, pétasse ?" Elle continua à décorer la chair de Saunders, même lorsqu'elle entendit les aboiements outrés de l'entraineur résonner dans son dos. Un jour de suspension, trois de colle. Un filet de réunions avec le psychologue scolaire. Saunders s'en échappa sans rien. Poppy apprit comment se rendre invincible, comment s'immuniser. Puisque la violence des mots avait droit de cité partout, elle laisserait sa bouche rendre coup pour coup.
"Mommies ? Je veux aller en fac de droit."

[same shit, different guy]
Et quand ils lui demandent, car ils le font tous, pourquoi elle fuit tant les hommes, elle ricane. Le carillon des secrets ordinaires en sol mineur. Elle prend une longue gorgée de Mimosa, les épaules jetées en arrière pour dévoiler les clavicules, et repose son verre sur l'acier du comptoir dans un claquement sec. Elle ne répond jamais. Se contente de baisser le regard, le relève – et c'est le moment de l'amorce. Ils lui demandent, d'une façon plus ou moins subtile en fonction de l'individu, si elle désire un autre verre/passer la nuit avec eux/le grand amour. Elle penche la tête sur le côté. Invariablement, elle y pense. Elle se revoit, dans le bus, le jour de ses 14 ans. La glorieuse année de It's Raining Men et de Lady Marmalade. Beaucoup trop d'ombre à paupière violette, mais c'était son anniversaire, alors les mamans avaient dit oui. La ligne B2 qui l'emmenait au cinéma était presque déserte. Elle ne se souvient pas du film qu'elle et les filles allaient voir (c'était Pirate des Caraïbes). Mais elle se souvient de la moiteur. De la terreur métallique sur ses collants irisés. Elle avait tourné la tête lentement. Il devait avoir une cinquantaine d'années – ou autant qu'on puisse juger de l'âge des adultes, quand on est en pleine puberté. Il regardait droit devant lui. Et Poppy, elle, elle fixait cette main inconnue, cette main sale, cette main tachée sur ses beaux petits collants irisés. Le trajet de bus s'était allongé jusqu'à devenir une existence, jusqu'à gâcher une vie. Elles avaient toutes eu peur cette nuit là. Les filles, des squelettes du Black Pearl.
Poppy, de lui,
de eux.

Et quand ils lui demandent pourquoi elle fuit les hommes, elle se revoit à 19 ans. Les lèvres ourlées du sourire en coin des premiers rendez-vous. Il avait une fine cicatrice sur la pommette droite et des épaules, oh des épaules… Elle n'avait bu qu'un verre, mais la fatigue lui avait donné l'impression d'en avoir bu dix. Tout ce qu'elle voulait, c'était rentrer chez elle. Tout ce qu'il voulait, c'était un peu d'attention. Elle avait chassé ses baisers, ses mains, jusqu'à ce que la chaleur dans la voiture ne l'étouffe. Elle avait voulu un peu d'air frais, un peu d'air frais et un peu de calme, mais la portière était verrouillée. "Matt…" avait-elle demandé. Il s'était collé un peu plus contre elle, soufflant son haleine chaude dans sa nuque. Elle avait idiotement continué à tirer sur la poignée, encore et encore. "Matt" avait-elle répété, et elle savait, elle savait qu'il avait entendu la peur dans sa voix. Mais il avait bu plus qu'un verre, et sa réalité s'était arrêtée à deux jambes et une minijupe. Lorsqu'il fit glisser sa main sur ses cuisses, elle lâcha la poignée. Elle avait retenu ses leçons. Quelques années plus tôt, au cours d'éducation sexuelle, c'était Poppy qui avait posé la question, et c'était Mrs Turner qui avait répondu "si ça arrive et que vous vous sentez en danger, saisissez son index et tirez-le aussi fort que possible vers vous, jusqu'à entendre le craquement. De deux choses l'une : soit la douleur l'arrêtera, soit il sera plus énervé. Mais lorsque vous le trainerez au tribunal et que l'avocat de la défense essaiera de faire croire au juge que vous en aviez envie – car il le fera – vous pourrez désigner son atèle et dire "est-ce que cela ressemble à des préliminaires, pour vous, Votre Honneur ?"

Elle voit les coups sur la poitrine de son amie qui avait tenté trop tard de se cacher avec une serviette. Qui avait tourné la tête, les joues rouges. "Theo a eu une semaine difficile au boulot." Elle entend les sifflements, les rires, les compliments que l'indifférence a changé en insultes.
Et ils lui demandent pourquoi elle fuit les hommes ?
Please.

[hunting happiness]
Mais lui, il était au-dessus du lot. Il sentait les jours de pluie et l'océan. Et pourtant, malgré toute cette flotte, il avait des flammes dans le regard. Quand il le posait sur elle, elle partait en fumée. Il découvrait les canines et elle croisait les bras. "Arrête de me regarder comme ça." "Comme quoi ?" "Comme si j'étais une proie. Je ne suis pas une proie." "Et qu'es-tu exactement, si je peux me permettre ?" Elle haussait les épaules. "Une lionne, bien sûr." Il éclatait de rire et passait une main autour de ses épaules. "Dans ce cas, viens par là et montre-moi tes crocs." Il l'attirait par la taille, et faussement énervée, elle ouvrait grand la bouche pour le mordre dans le cou. Il riait, sa voix grave remplissant la pièce et, pendant une seconde, il donna envie à Poppy de rêver d'absolu. De déposer les armes, car elle se sentait, pour la toute première fois, en sécurité. Il était devenu son monde, ce crétin. Aussi, quand il posa la question, la question, elle recula d'un pas. Porta fébrilement sa propre main à sa bouche, et se mit à mordiller le côté de son index. Ses yeux étaient trop embués pour voir exactement la réaction de Peter lorsque, lentement, lentement, puis frénétiquement, elle se mit à hocher la tête.

[damaged goods]
peter 3.56 PM "t'es chez toi ? je suis dans le coin. x"
"Chérie…" vint de sa droite la voix étouffée de maman Jillian, qui avait levé le regard de sa tablette pour offrir à Poppy une moue investigatrice, sourcil parfait formant un angle à 45°. "Tu ne lui as pas dit ?" Poppy verrouilla l'écran de son iPhone du bout d'un index pressé, et fit tomber le téléphone dans son sac, ouvert sur ses genoux. Non, à l'évidence. Et au diable avec les questions rhétoriques. Elle déglutit. "J'attends d'être sûre qu'il n'y a rien à dire," répondit-elle, voix nettement trop haute pour l'atmosphère de la salle d'attente. Trois paires d'yeux outrés par le bruit convergèrent vers l'analogique duo mère-fille, même jambe droite croisée sur la même jambe gauche, même tête renversée contre le même poster annonçant les dangers de la dépression vaginale. Sous le stoïcisme, Poppy, elle était terrorisée. L'expérience lui disait qu'elle devait s'attendre à une question, un commentaire ou un roulement moqueur des orbites – tentative noble de se concentrer sur les futilités pour désamorcer la tension de l'attente - mais l'intention fut interrompue par deux mots énoncés avec tonitruance. "Penelope Peacock !" Ils résonnèrent longtemps dans le cube aseptisé. Ou peut-être était-ce une construction mentale due à l'angoisse ? Cinq syllabes étirées à l'infini. Consonnes chaotiques. La susmentionnée Penelope Peacock et sa mère se levèrent d'un seul mouvement, sans échanger un regard. Au revoir le badinage, car personne n'ignore qu'il faille craindre les résultats lorsque le médecin tient à vous les donner de vive voix. Poppy n'était pas alarmiste de nature. On ne s'inquiète de rien quand on a réponse à tout. Elle savait pertinemment qu'une perturbation de cycle pouvait être entièrement causée par le stress – et Dieu savait qu'avec son stage, la compétition, Peter, la thèse du surmenage était cohérente. Tout ce qu'elle souhaitait, à ce stade, c'était la fin des malaises à répétitions. Tout ce qu'elle espérait, c'était écarter la probabilité terrifiante de la grossesse. Ça avait beau être sérieux entre eux, l'élégant anneau à son auriculaire lui en soit témoin, elle ne voyait pas un gamin dans le bordel. Pas maintenant. Elle n'en serait simplement pas capable. Peut-être jamais. Certainement pas tout de suite. Maman disait pourtant "be careful what you wish for"… Deux mots comme un couperet clinique : ménopause précoce. Le cuir bas-de-gamme des chaises couinait. Poppy maintint sa bouche en un inébranlable croissant intéressé. Elle ne faillit même pas lorsque le gynécologue sortit ses schémas, ni quand sa mère, pharmacologue de profession, orienta la discussion sur son domaine, les possibilités de traitement des symptomes, et offrit à Poppy un moment de répit, en dehors du regard nerveux du médecin. Il y avait deux pendules de Newton sur son bureau, et les ouvrages dans la bibliothèque derrière lui étaient classés par taille et non par sujet. Quelle étrange personne.

"D'un point de vue statistique, c'est une bonne chose que ça tombe sur moi," dit-elle en bouclant sa ceinture de sécurité, précautionneuse à ne pas se coincer les cheveux sous la bande de nylon. "J'étais pas sûre de vouloir un jour une grossesse, de toute façon." Elle savait que sa mère la fixait, le malaise remplissait tout l'habitacle, mais Poppy s'occupa à fourrager dans la boîte à gants à la recherche d'un paquet de chewing-gum sans sucre. La clé tourna dans le contact. "Pense un peu à toutes les économies que ça implique." Clignotant pour quitter le parking. "Déjà, la pilule contraceptive obviously, mais ne serait-ce que pour les tampons, si t'y penses." Le feu était vert. "Ça me fait penser, je t'ai dit que mardi prochain je vais assister à une conférence sur la taxe rose ? Je dois pouvoir te trouver une place, si ça t'intéresse. On pourrait y aller ensemble. Pourquoi pas grignoter un bout chez le libanais de Barcombe Place après ?"

Vingt minutes plus tard, la voiture s'arrêta péniblement devant l'immeuble de Poppy. "Tu es sûre que tu ne veux pas venir dormir à la maison ?" Les longues mains sur lesquelles commençaient à se dessiner quelques rides étaient toujours sur le volant, prêtes à redémarrer dans la seconde si l'ordre en était donné. Poppy eut un mince sourire – mais c'était sa mère, pas un inconnu en blouse blanche, alors celui-ci mourut bien vite sur ses lèvres. Elle hocha la tête obstinément, répandant le parfum de son shampoing, amande et noix de coco. "Je vais bien. Ne t'en fais pas pour moi." Cinq lettres pendaient lourdement dans l'air, au dessus de leurs deux fronts. Peter. Maman Jillian laissa échapper un soupir moitié convaincu. "Je sais, sweet pea. Je sais. Tu ne me laisses jamais le faire." Par habitude, la jeune femme se pencha, tendant une joue lisse sur laquelle sa mère alla laisser une trace de rouge à lèvre Allure Velvet de Chanel. Poppy savait que la bouche carmin souhaitait la rassurer d'une manière ou d'une autre, lancer quelques mots sur le tableau de bord pour partager le fardeau, mais elle n'avait rien envie d'entendre. Dans ce petit bureau, entre deux pendules de Newton et deux femmes presque identiques, l'une portant l'âge sur les mains et l'autre entre les reins, tout avait été dit. Poppy claqua la portière en sortant.

peter 6.18 PM "tout va bien ?"
peter : 4 appels manqués

Face au miroir, Poppy se démaquilla. Aspergea de l'eau froide sur son visage, suivi d'un peu de crème hydratante. Se brossa longuement les dents. Se lava les mains. Et abandonna la bague de fiançailles sur l'étagère de la salle de bain.




Dernière édition par Poppy Peacock le Mer 5 Avr - 8:57, édité 5 fois
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MessageSujet: Re: boy, bye.   Lun 3 Avr - 18:47

Bienvenue parmi nous I love you On est fous mais sympa What a Face

Et puis Gemma héhé
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MessageSujet: Re: boy, bye.   Lun 3 Avr - 18:55

mon dieu quel bonheur de redécouvrir ton bb, le premier avec lequel je t'ai découverte, toi. #meufromantiquetasvu
poppy est merveilleuse, t'es merveilleuse, j'ai hâte de te lire partout  wai  wop
ps: je valide pas du tout ce titre, l'est à tobs aaaa
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MessageSujet: Re: boy, bye.   Lun 3 Avr - 19:03

oh gemma dead puis ta petite plume et ton personnage bril


bienvenue et bonne chance coeur
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MessageSujet: Re: boy, bye.   Lun 3 Avr - 19:06

orion, c'est comme ça que je les aime roule

bae, ok ok t'as raison, j'ai changé mon titre crazy (je suis grave à cours de citations, c'est dramatique)
toi, va rp stp.
va donner un sens à ma vie.

damaris, je vous ai à l'oeil depuis avant mon inscription, toi et ta poésie bril alors merci double rose
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MessageSujet: Re: boy, bye.   Lun 3 Avr - 19:11

[I]ça c'est lily mais j'accepte vu que lily est un bb poppy un peu leche
j'peux pas rp for three reasons comme dirait paul taylor : 1) pas validée 2) je fais un fuckin' moodboard parce que quelqu'un m'a donné le virus 3) avant que tu mpottes pour me ramener ici, je bossais. oui, oui, oui. Arrow (mais merci et tout). amour
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MessageSujet: Re: boy, bye.   Lun 3 Avr - 19:12

Poppy badass a écrit:
célibataire ascendant mante religieuse.
J'aime love
Et j'aime tes choix et ta plume aussi, t'es perf' et bienvenue ici coeur
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MessageSujet: Re: boy, bye.   Lun 3 Avr - 19:16

oh qu'elle est belle cette gemma
bienvenue
I love you
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MessageSujet: Re: boy, bye.   Lun 3 Avr - 19:21

Hello à toi et bienvenue par ici I love you
Ton personnage promet héhé et avec Gemma en plus I love you
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MessageSujet: Re: boy, bye.   Lun 3 Avr - 19:29

omgomgomg gemma bave bave bave bave
et ton perso promets bigeyes love
bienvenue parmi nous cara
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MessageSujet: Re: boy, bye.   Lun 3 Avr - 19:54

Trop fan du pseudo !
Bienvenue par ici. coeur
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MessageSujet: Re: boy, bye.   Lun 3 Avr - 20:01

Poppy Peacock a écrit:

damaris, je vous ai à l'oeil depuis avant mon inscription, toi et ta poésie bril alors merci double rose

oh vraiment ? merci à toi rose
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Stella Burrows

lost in the world
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dc : blue, miles, jasim et farrah.
polaroïd :



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MessageSujet: Re: boy, bye.   Lun 3 Avr - 20:11

"célibataire ascendant mante religieuse" mdr
Bienvenue sur le forum, t'es belle et j'adore le début de ta fiche I love you

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memories hurt
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MessageSujet: Re: boy, bye.   Lun 3 Avr - 22:11

bae, je sais que tu m'adules. je le sais.
Spoiler:
 

cecilia, ça fait tellement plaisir, ça, merci beaucoup petit chat leche

stig, david prat torse-nu fait pas trop saigner mes yeux non plus, je l'avoue. merci rose

connor, complimenter mon perso est une façon sûre de percuter mon coeur  dead  merci beaucoup coeur

saga, la bave est réciproque milady, emily c'est mon bb, puis je fixe devant ton pseudo depuis des plombes.
IL
TUE
soumis

adaline, ça me touche ! merci beaucoup   duck

damaris, carrément, puis ton scénario est juste une merveille. je veux déjà stalker les rp ange

stella, gracias chiquita ! accueil 10/10 par ici (décoration de table aussi) love  
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MessageSujet: Re: boy, bye.   Lun 3 Avr - 22:47

bienvenue parmi nous ma jolie. I love you
ta plume est un délice, gemma est sublime et j'suis un peu trop amoureuse de toi. grosyeux
réserve-moi un lien.
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MessageSujet: Re: boy, bye.   Lun 3 Avr - 23:07

Jolie plume, jolie face love
Bienvenue à Liberty red
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MessageSujet: Re: boy, bye.   Lun 3 Avr - 23:51

babe, c'est quoi cette adorabilité là sérieux bril avec mucho plaisir pour le lien, compte sur moi dead

clyde, toi duck
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MessageSujet: Re: boy, bye.   Mar 4 Avr - 14:32

j'aime tellement Gemma dead bienvenue parmi nous coeur
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MessageSujet: Re: boy, bye.   Mar 4 Avr - 16:28

#BG héhé

bienvenue
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Stella Burrows

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MessageSujet: Re: boy, bye.   Mar 4 Avr - 17:57

Cette fiche.
J'ai pas les mots, elle est parfaite grosyeux grosyeux Wow. En plus j'écoutais Holocene de Bon Iver en la lisant et je sais pas, ça collait trop. Poppy est trop attachante malgré ses mauvais côtés haha
Bref, je valide avec grand plaisir et encore désolée pour l'attente I love you

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memories hurt
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MessageSujet: Re: boy, bye.   Mar 4 Avr - 18:01

cobb, gaah ça fait plaisir duck merci !

tito, toi même tu le sais Cool

stella, tu vas arrêter de t'excuser oui ? oo merci beaucoup pour ces gentils mots - en même temps, holocene elle rend tout tellement beau, je lui donne tout le crédit wop
et gracias pour la validación ass
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Blue Ocean

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MessageSujet: Re: boy, bye.   Jeu 4 Mai - 13:14

J'archive grosyeux

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☆☆☆ mon corps a besoin de toi, souvent tu m’as presque guérie.
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MessageSujet: Re: boy, bye.   

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boy, bye.

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