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Nahir Saadi
lost in the world
Nahir Saadi
should i stay or should i go ?

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Lun 19 Fév - 20:36
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(enfants terribles)


les idées dans tous les sens. les pensées brouillonnes. nahir debout depuis trop longtemps. nahir qui n'a sûrement plus l'âge pour ces conneries. mais qui continue. nuit blanche. l'alcool dans le sang. bouche devenue pâteuse mais la gorge sèche. putain de connerie. le paquet de clopes vide. évidement. résultat d'une nuit un peu trop longue. un peu trop active. nuit dans un bar, en ville. les allés retours entre le tabouret et l'trottoir. soirée qui a terminé chez un pote. assis sur le canapé, le regard posé sur la télé où passe un quelconque truc débile. tout droit sortit d'internet. vidéos d'conneries. ça les fait marrer. lui et deux autres courageux. pendant qu'les autres dorment. dans tous les coins de l'appartement. les lits. le sol. n'importe où. et finalement, nahir, il se lève. plus aucune sensation dans ses jambes. l'impression d'manquer de tomber à chaque pas. tu vas où vieux ? voix étrangement plus grave que d'ordinaire. mais ça suffit à attirer son attention. celle de nahir, qui se tourne. se retourne vers lui. vers eux. main qu'il passe sur son visage. j'vais rentrer. y'a la gamine toute seule, elle va cramer l'appartement. et j'dois aller m'acheter des clopes. souffle qui franchit ses lèvres pour conclure cette prise de parole. pas l'envie de bouger, vraiment pas. pas pour le moment. mais il le doit. il doit le faire. parce que l'manque de nicotine s'fait déjà ressentir. parce que laisser lottie seule trop longtemps, c'pas une bonne idée. pas avec la cuisine à sa portée. elle a toujours pas compris d'pas toucher à la cuisine ? et t'peux prendre une clope dans mon paquet pour l'chemin s'tu veux. nahir, il s'contente de hausser les épaules comme toute réponse. comme si ça répondait à quelque chose. comme si c'était clair, surtout. mais il se sert. dans le paquet qu'il a identifié comme étant celui d'son pote. une clope. une seule. juste pour le trajet. vague signe de tête comme salutation et il s'tire. retrouvant progressivement des sensations au niveau d'ses jambes. il réussit même a remuer ses orteils dans ses baskets. miracle.
arrivé au grand air. au beau milieu d'la rue. là où l'agitation commence à s'faire ressentir. huit heures trente. encore trop tôt pour beaucoup d'monde. y'a des vieux. ceux qui vont chercher l'pain. l'journal. ceux qui viennent se dégourdir les jambes. sortir leur chien. ceux qui rentrent de soirée, aussi. et nahir. nahir la clope au bec. nahir qui souffle la fumée sans se soucier d'où elle arrive. nahir qui fait grimacer les vieux. loin d'être ravis d'sentir cette odeur de tabac de si bon matin. mais il s'tape de ça lui. il s'tape de tout. mais il fait un effort. écrase sa clope dans un cendrier. pas comme les autres. ceux qui balancent l'tout par terre. un minimum de respect. pour ceux qui nettoie tout ça. juste pour eux. et il arrive finalement devant l'bar tabac. et y'a déjà du monde au comptoir. café devant eux. l'barman, il rit en voyant nahir. en voyant sa tête, surtout. pas besoin de parler pour expliquer. pour expliquer l'pourquoi du comment. il sait nahir. il sait qu'il a une sale gueule. aujourd'hui plus que les autres jours. il prend appuis contre le comptoir et demande juste son paquet. paquet d'clope. le billet qu'il dépose devant lui. la monnaie qu'on lui rend. et les pièces qu'il range dans sa poche. paquet qu'il glisse dans la poche arrière d'son jeans. et il s'barre. sans rien ajouter. pas la tête a ça. et il rentre. finalement. direction l'appartement. l'appel d'son canapé. l'ventre qui crie famine, aussi. alors il espère qu'lottie n'aura pas bouffé les derniers gâteaux. l'immeuble qui se dessine devant lui. enfin. et il se plante devant. juste devant. la main qui fouille sa poche. dans tous les sens. les pièces. les papiers. et enfin, les clés. deux clés. juste deux clés. celle de la porte de l'immeuble et celle de la porte de l'appartement. pas trop d'choix. alors il ouvre. les deux portes. l'une après l'autre. et referme soigneusement derrière lui. lottie qui est là. y'a ses chaussures dans l'entrée. elle dort, sûrement. il s'en tape, sur l'moment. putain lottie, tes godasses, tu les ranges. qu'il braille en shootant littéralement dans les deux chaussures. avant de retirer les siennes. qu'il jette dans le placard destiné à cet usage. en chaussettes dans l'appartement, il file dans la cuisine. ouvre les placards. les yeux qui parcourent le tout. aucun gâteaux. mais y'a c'paquet de bonbons. qu'il chope avant d'aller s'jeter dans le canapé. les pieds sur la table. la télé qu'il allume. chaîne de sport. volume un peu trop fort. il est chez lui, il fait c'qu'il veut. tout c'qu'il veut. paquet qu'il ouvre, poignée qu'il en sort. et il en mange un premier. pas terrible. mais ça passe. c'est le principal. ça calera son estomac pour quelques heures. précieuses heures. avant d'pouvoir manger un vrai repas. un truc qui rassasierait son estomac pour de bon. y'a des pas qui s'font entendre. lottie debout. enfin. qui sera d'mauvais poil, sûrement. et nahir, ça l'fait marrer a l'avance de l'entendre, d'ici peu, gueuler à la mort. jurer comme un charretier. comme ils lui ont appris à le faire. et ça l'tue d'la voir le faire. parce que lottie, elle a pas l'apparence qui va avec. elle présente bien, quand elle veut. elle est plutôt mignonne, la plupart du temps. quand elle s'tait.
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