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Lottie Spillane
lost in the world
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Lun 5 Fév - 22:13

charlotte "lottie" jade spillane


that girl is a real crowd-pleaser

âge foulant de son pied léger l'asphalte brûlante de la grande ville depuis désormais plus de vingt-trois fiévreux étés indiens, elle s'approche doucement de ce maudit quart de siècle. genre ça se meut avec la candeur et la coquetterie céleste des anges de ce bas-monde tandis que sa langue crache sans vergogne l'argot damné de ces démons ; néanmoins, c'est indéniablement aux bras de ses sœurs qu'elle appartient. origines on présume, à l'éther insondé de ses yeux et à la crinière d'or qui lui coule en cascade sur les épaules, qu'elle doit sûrement être d'ascendance européenne, et à son nom de famille on devine plus précisément des gènes irlandais plus ou moins dilués dans ses veines. nationalité jamais elle n'eut l'extrême bonheur de risquer un orteil par-delà une quelconque frontière ; au pays de l'oncle sam elle est née il y a vingt-trois ans de cela, en ce-même pays elle mourra, et son berceau alors se changera en son cercueil. en ville depuis son premier cri ; parfois il lui arrive, perchée sur les toits, de fixer l'horizon en rêvant d'autres ciels mais alors l'idée de quitter l'égide des quartiers qui l'ont élevée pour aller se perdre dans le dédale de cités aux yeux desquelles elle ne serait qu'une étrangère saisit son corps de sueurs froides. statut indomptable ingénue, électron libre, affranchie de toute attache sentimentale, si elle n'a plus assez de doigts pour compter ses exs de fac et de lycée, elle ne s'est jamais réellement laissée prendre dans les filets de vénus ni transpercer le cœur par les flèches d'éros. orientation sexuelle on ne compte, parmi ses plus belles amourettes de jeunesse, qu'une seule autre représentante du sexe féminin noyée dans une pléiade de beaux et grands mâles ; bisexualité avérée ou simple curiosité ? qui sait... emploi polyvalente, elle peine à trouver sa place dans la société, et fut tour à tour barmaid, livreuse, peintre en bâtiment.. elle assiste actuellement les mécanos de jerry mais ses lèvres fredonnent, ses pieds dansent et ses doigts crayonnent ; c'est aux artistes qu'elle appartient. situation financière meilleure ; à la sueur de son front, et en sacrifiant au diable sa conformité aux standards de la loi, c'est le frère chéri qui a su envelopper la cadette dans le confort traditionnel de la classe moyenne consommatrice. quel clan ? on la connaît depuis ses huit ans, dans les bas-fonds de la pègre et de la délinquence, comme la môme toute de rose vêtue greffée aux flancs de 'son frère le flic vendu' ; à la botte des lynch et pote fidèle des dirty cruisers, le frangin a néanmoins toujours tenu sa cadette à l'écart des magouilles. si elle possède des affinités avec les dirty cruisers, qui l'ont (mal) élevée, elle n'est que 'sœur de' et, n'étant pas impliquée dans les affaires des lynch, n'a pas d'allégeance directe à proprement parler. groupe (alors jsp, grosse hésitation entre cloudy sky et sunny light, elle a l'insolence, la douceur, l'ambition, les contacts, le renouvellement et l'espièglerie des cloudy sky tout en correspondant aux désirs, à la lumière, aux rêveurs, aux baisers volés, au carpe diem, aux couleurs et à l'impulsivité des sunny light, donc je prends toutes les suggestions aidez-moi plz).

feat. margot robbie

caractère— téméraire. spontanée. insouciante. garçonne. hyperactive. philanthrope. amusante. maladroite. franche. impulsive. naturelle. joviale. irresponsable. optimiste. impudique. sociable. rustre. je-m'en-foutiste.

quasiment élevée par les motards de liberty depuis ses huit ans, elle a un langage assez fleuri et des manières souvent discutables ; extrêmement franche, nature et crue, elle n'a aucun filtre, aucune pudeur, aucun tabou ; il semblerait même que son majeur ait son propre libre-arbitre ; son fou rire est contagieux, sa connerie dix fois plus ; non, sérieux, elle peut vraiment être con comme une brique quand elle l'a décidé ; en parlant de briques elle est du genre à foncer tête baissée avant et à réfléchir après.. voire à ne pas réfléchir du tout, en fait ; le seul truc féminin chez elle ce sont ses cris stridents chaque fois qu'elle croise un bébé ou un animal, et franchement on s'en passerait bien ; 'se prendre la tête' semble être une expression étrangère à son monde, on a encore jamais rien trouvé qui soit réellement capable de la contrarier ou de la déstabiliser, sa capacité d'adaptation est absolument magistrale ; elle rentre instantanément dans tous les délires. littéralement. absolument. tous. les. délires. ; c'est un cœur sur pattes, une machine à distribuer de l'amour gratos, comme son frangin, c'est pour ça qu'au fond on l'aime bien en général ; c'est même la seule raison pour laquelle on la supporte sans lui foutre trop de beignes, parce que putain elle est relou.

(fun facts) elle parle couramment l'anglais classique et argotique ; son premier mot a été 'connard' parce que ses parents s'engueulaient souvent avant que sa mère ne se barre ; paraît-il qu'elle a appris à faire du roller avant de vraiment savoir marcher ; quand elle était gosse elle faisait du karaté. elle a décidé d'arrêter après avoir obtenu sa ceinture noire 2e dan à l'âge de dix-sept ans, pour se consacrer à ses cours de lycée qui, au final, ne lui ont pas servi à grand chose ; à l'époque elle avait également l'habitude de s'improviser des tournois de catch avec son frère sur le canapé. ils ont fini par arrêter le jour où elle lui a explosé une clavicule ; longtemps sujette à des sinusites, elle était obligée de porter un pince-nez quand elle allait à la piscine avec son école primaire.. ce souvenir est encore douloureux ; le milkshake à la fraise, et tout ce qui est aromatisé au lait-fraise par extension, est à la fois son péché mignon et sa madeleine de proust ; habituée à être la petite chose drôle et mignonne au centre de l'attention et toujours très entourée, elle supporte mal la solitude et l'indifférence ; la légende raconte que si vous ne l'interrompez pas, elle peut continuer de parler en continu comme ça jusqu'à la fin des temps.
pseudo/prénom spf. âge dix huit. genre xx. pays hexagone. connexion quotidienne. tu vas bien ? tranquille et toi ? crédits ? afanen & perséphone.

Code:
<nb2>margot robbie</nb2>— lottie spillane (08/02)




Dernière édition par Lottie Spillane le Lun 5 Fév - 22:15, édité 1 fois
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Lottie Spillane
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Lun 5 Fév - 22:14

P R E L U D E
time's over
see my ol' man's got a problem
he lives with the bottle that's the way he is
he says his body's too old for working
his body's too young to look like his
my mama went off and left him

she wanted more from life than he could give
(t. chapman // fast car)


(-13) au commencement, il y avait frank george spillane, que tout le monde dans l'putain de quartier appelait juste frankie, avec sa voix rocailleuse bousillée par la bière et le tabac, ses cheveux toujours trop long et trop gras, son vieux blouson de cuir noir, sa saleté de moto rugissante, et ses mains souillées de cambouis, rendues rèches et câleuses par les heures ineffables partagées entre les deux femmes de sa vie : sa guitare et sa bécane. l'une lui avait été offerte par tonton pour ses dix ans, ce-même tonton que le sida lui arracha quelques semaines avant ses quinze ans ; l'autre, par papa, en gage d'une maigre et pudique affection. faut dire que papa, un immigré irlandais de la vieille école, ouvrier dans le bâtiment congédié suite à un grave accident de travail, et maman, ouvrière dans une usine de textile, avaient une certaine conception du labeur qui concordait assez peu avec ce qu'en faisait la déception vivante qu'était à leurs yeux leur petit dernier. son père avait si souvent maudit son beau-frère d'avoir acheté cette satanée guitare au jeune homme que ce-dernier le crut très longtemps responsable de la mort de son cher oncle. mauvais garçon au cœur tendre et aux yeux gris, qui parlait l'argot comme sa langue maternelle, il devint chanteur et guitariste dans un groupe de rock idôlatré des clubs de liberty, qui voyaient en ces gamins leurs prochaines étoiles montantes. mais l'enthousiasme des maisons de disque et des managers qui s'arrachaient ces mômes prodiges ne dérida point le paternel. sous sa barbe hérissée, il s'indignait: ses deux frères aînés étaient de respectables travailleurs, sa sœur avait épousé un respectable travailleur, et lui, lui, il croyait vraiment, pauvre enfant naïf qu'il était, qu'il allait gagner son pain en f'sant l'guignol avec un micro et en jouant les chanteurs de carton-pâte dans des clubs mal fréquentés?

c'est dans un de ceux-ci, du moins, qu'il rencontra l'amour. unique fille de père inconnu et d'une mère toxique et camée, stella blue rivers jouait les baby groupies aussi bien que sable starr, écumant les clubs depuis l'âge de treize ans avec sa horde de copines qui riaient fort et mâchaient leurs chewing-gum bruyamment, habillées et maquillées comme les putains qu'elles étaient un peu, au final. quinze ans et demi à peine et, du haut de ses talons aiguilles rose barbie, elle arborait fièrement un début d'excroissance entre sa mini-jupe et le haut à bretelles qui lui remontait au-dessus du nombril, mais il en avait clairement rien à foutre, frankie : il l'a aimée au premier regard, comme dans les films. la môme avait, dans l'abysse de ses grands yeux noirs, des paillettes qui hurlaient sa soif de gloire. avide de strass et de plastique, elle voulait suivre les garçons en tournée aux quatre coins du monde, faire la une des magazines de la presse à scandale, ruiner son rouge à lèvre chanel en épousant frankie dans le luxe et l'alcool, ruiner son mascara dior en divorçant dans les larmes et la coke, se remarier avec lui pour les enfants et les gros titres, mais surtout pour les gros titres, noyer ses nuits blanches dans l'absinthe et la poudre lors d'after-parties sordides au cœur d'immenses villas hollywoodiennes, et être retrouvée morte dans sa salle de bain d'une overdose d'antidépresseurs à l'âge de vingt-sept ans. il le savait mais, fou d'amour, il l'a prise elle et le môme qui poussait sous son nombril, et ce gamin il a juré de l'aimer comme le sien quand il l'a inscrit sous son nom à la mairie.

à vrai dire, ils ont connu pendant un temps le bonheur et un début de renommée. les ventes de leur premier disque s'annonçaient prometteuses et du monde se déplaçait pour venir les voir en tournée dans des petites salles de concert indé. on leur confie même, un soir, la première partie d'un concert d'importance majeure. dans un élan d'égoïsme, frankie retourne triomphant à liberty pour prouver sa réussite à son père, mais il se heurte à l'entêtement paternel et entre dans une colère noire qui entâche à jamais les relations familiales. lorsque la maladie foudroie le vieux, quelques mois plus tard, frankie, pris de remords, lui dédie une chanson. tout bascule très vite après ça : dans une querelle avec leur maison de disque au sujet d'un désaccord financier, ils rompent leur contrat, quelques semaines avant que le plus jeune de la bande et deuxième guitariste, rory, tombé de la came aux seringues, ne doive d'urgence être placé en rehab, et que leur bassiste duff se tue dans un virage en moto. dépassés par les événements, une violente dispute entre frankie et le batteur jim pour une sordide histoire de fesses concernant tina, pianiste et petite-amie de jim, ainsi que stella, marque définitivement la fin du groupe.

(1) quand ils rentrent à liberty écrasés de dettes après quelques années d'enfer à racler le parquet des tribunaux pour régler les conflits d'argent et de droits d'auteur inhérents à la dissolution d'un groupe, princeton king spillane venait d'avoir sept ans, et ses parents étaient devenus un couple morne et gris, qui à eux seuls prouvaient au quartier qu'il ne suffisait pas d'un papa, d'une maman et d'un enfant pour être heureux. ce pauvre gosse avait un visage pâle et creux surplombé d'une tignasse emmêlée de cheveux ternes, et des yeux tristes cernés de noir par des nuits blanches à entendre les cris et les coups qui avaient détrôné les baisers et les mots doux qui jadis régnaient en maîtres sur son foyer. coincé entre ses deux parents, une main dans celle de papa, l'autre dans celle de maman, on le prenait en pitié, ce petit prince déchu, parce qu'il était d'une gentillesse et d'une humilité sans pareilles, lui qui pourtant, du haut de ses sept ans, avait tout perdu. jamais il ne se plaignait mais ses sourires amers fendaient les cœurs lorsqu'on le savait né dans les étoiles, puis traîné dans la boue, lorsque l'on avait vu ses mains pleines de paillettes se couvrir de suie, lorsque l'on avait été témoin de l'éclat de ses yeux autrefois diamants, devenus sombres morceaux de charbon. et pourtant, sa bonté faisait larmoyer les yeux, et alors on se disait qu'il ne méritait pas, ce garçon qui n'avait jusqu'alors connu que la joie et l'amour et la musique, la route et les avions et les hôtels, la scène et les salles de concert et les coulisses, il ne méritait pas la violence et la crasse des bas-quartiers.

dans leur nouvelle petite maison, les fenêtres étaient rares et ne laissaient entrer que très peu de lumière, les murs s'effritaient et la peinture s'écaillait, les ampoules aux fils apparents grésillaient, les poignées des portes étaient cassées et les portes en elles-mêmes rongées par les mites au même titre que tous les meubles en bois des chambres et du salon, on voyait les ressorts du canapé et du fauteuil éventrés, il y avait une grosse tâche jaunâtre sur le tapis, au moindre coup de vent la télévision ne captait plus, les éviers avaient des remontées, l'eau froide et l'eau chaude étaient capricieuses, les grillages défoncés ne suffisaient pas à cacher le petit jardin de la vue des voisins et ce-dit jardin n'était qu'un terrain bosselé, clairsemé de terre et de mauvaise herbe qui poussait çà et là, au fond duquel croulait un sordide cabanon en ruines infesté de rats et d'araignées.

quand le gamin s'endormait, il entendait maman pester, papa pleurer sur sa guitare, les coups de feu retentir dehors et les sirènes hurler au loin. tous les soirs. tous. les. s o i r s.

voilà, il a vécu cinq ans comme ça, princeton.
puis un bébé est venu peinturlurer en rose les murs gris et les joues de son frère.

alors il a pris l'habitude d'abandonner ses ballons, ses vélos et ses pistolets à eau en plein milieu du jardin, il a laissé le salon s'encombrer de ses innombrables jouets, il a accroché ses vieux dessins sur le frigo, il a exposé ses travaux scolaires sur les commodes, il a encadré de vieilles photos. pendant cinq ans, jamais on aurait cru qu'un petit garçon vivait là, dans cette maison. il est réapparu comme ça, du jour au lendemain. on l'a réentendu rire et chanter, courir et jouer. il a couvert sa mère de baisers, comblé son père de câlins, et sa joie a bien failli, un instant, apaiser la rancœur et l'amertume de ce triste foyer.

on s'est vite renfrognés quand charlotte jade spillane a vu le jour.
très vite surnommée lottie par son frère, puis par toute la maisonnée, au fil des mois l'enfant développa un fort complexe d'œdipe qui ne fit qu'attiser le caractère inflammable de sa mère. la petite ne voulait, ne cherchait, ne réclamait que son géniteur, et repoussait vigoureusement la figure maternelle, peut-être trop sanguine, trop brusque, trop coléreuse. sage comme une image dans les bras du père, elle hurlait si par malheur il avait l'audace de la reposer ou, pire, de la confier aux bras de sa mère. mise sur la touche par sa propre fille, étrangère en son foyer, persona non grata de sa propre chair et de son sang, le lien maternel entre la mère et l'enfant s'étiola dangereusement, ne fut bientôt qu'un lointain souvenir, et céda sa place à la jalousie et à la haine.

(3) le père profite de la sieste de l'enfant pour filer en douce à l'épicerie, confiant au fils le soin de transférer la gamine endormie du canapé au lit conjugal, dans lequel elle dormait habituellement, faute de pouvoir avoir une chambre à elle. mais alors que le gamin franchissait le seuil de la porte, il s'arrête brusquement. son cœur, dans sa poitrine, rate un battement. l'une des pires visions qui eut été donnée de voir à un fils s'offre à lui aussi douloureusement que la sentence d'une guillotine ou d'une corde à son cou ; sa mère, fourrant l'ensemble de ses possessions dans une valise assez grande pour en contenir l'intégralité. il s'étrangle, sa voix brisée tente un faible tu t'en vas? maintenant? mais les mots crèvent dans sa gorge avant même d'y naître. il se ressaisit. tu vas aller où? qu'il ajoute d'un ton plus insolent qu'il ne l'aurait souhaité. c'est qu'il est loin d'être con, le gamin. il sait bien que maman n'a nulle part où aller. elle ferme la valise, fixe son môme d'un air dur. tu veux venir? silence. il la fixe sans ciller, interdit. elle comprend qu'il ne lui répondra pas. il n'aura jamais plus l'occasion de lui répondre.
j a m a i s.

(5) dans le salon qui s'agite, des voix féminines, juvéniles, cristallines, fendent l'air comme des comètes fusent dans l'éther, par-dessus une musique des 80's au rythme de laquelle se balancent les fines jambes nivéennes d'une enfant assise sur le bord de la table. lottie, arrête de bouger tu vas me faire tout rater! mais la gamine ne peut s'empêcher de glousser comme le font si joliment les enfants de son âge, tendant néanmoins docilement son visage aux pinceaux d'une jeune fille qui peinturlure ses joues et son front aux couleurs d'un lycée que toutes deux portent également sur leurs épaules. ces-mêmes couleurs, princeton, qui franchit à l'instant le seul de la porte, les arbore fièrement sur son équipement de hockey. bâton en main, casque sous le bras et patins pendus à ses épaules minutieusement rembourée, il jette un œil par la fenêtre et s'inquiète. dépêchez-vous, la voiture est arrivée, les gars nous attendent... compréhensive et magnanime, sa petite-amie ne s'offusque pas de la rudesse du jeune homme, que la compétition rend nerveux et anxieux, et qui les presse de finir au plus vite leurs peintures de guerre. c'est bon j'ai terminé, on peut partir. un sourire illumine le visage à la fois angoissé et excité du jeune homme, tandis qu'il s'extasie woah c'est bien fait, bravo jenna! puis, à l'intention de la petite blonde qui le fixe dans le blanc des yeux t'es presque aussi cool que ton frère, lottie! alors il coince son bâton sous son bras afin de libérer sa main, attrape son casque entre ses deux pognes et l'enfonce sur le crâne trop petit de sa sœur. puis il attrape la petite par la taille pour la poser au sol et, à l'intention de sa dulcinée, ajoute allez-y, je vais prévenir mon père. la demoiselle hoche la tête, attrape la môme par la main et se dirige vers la porte d'entrée en lui parlant d'une voix douce, tandis que le garçon s'enfonce à l'autre bout de la maison, appelant son paternel comme le gosse qu'il était encore p'pa! il a pas entendu. essaie encore une fois. p'pa! on est partis! pas dans sa chambre. vas voir dans la cuisine. papa? sur la petite table carrée métallique de la cuisine grise et froide, papa dort, la tête dans ses bras, une bouteille de bierre dans une main, une vingtaine d'autres, vides, autour de lui. il est comme ça depuis le départ de maman, et ça empire de jour en jour.
de jour en jour.
de. jour. en.
j o u r.


(6) c'est qu'il avait déjà un peu la main ferme, papa, faute à son éducation. il s'est jamais trop gêné pour rendre les coups de maman et ça lui faisait mal, à princeton, quand papa grondait en lui serrant fort le bras ou en l'attrapant par l'arrière de son col pour l'empêcher de fuir. mais dans la maisonnée on se disait simplement que papa avait le bras fort et la main dure parce qu'il était simplement le papa, voilà tout, alors on disait rien. puis maman est partie, abandonnant à ses démons un papa triste autour duquel tournoyaient les vautours de la dépression, et alors les bouteilles vides ont commencé à s'empiler dans la cuisine. papa s'est isolé, reclus dans la cuisine ou dans sa chambre, lui qui aurait tué pour passer un peu de temps avec ses petits ; il s'est mis à pester contre les rires et les cris, lui qui aimait tant regarder jouer ses enfants ; il est devenu instable, irascible, imprévisible. mais jamais, ô grand jamais, il n'a osé lever la main sur un de ses rejetons. un jour, seulement, sous l'emprise de vodka, il s'est disputé avec princeton, a attrapé une chaise, la lui a lancée en pensant qu'il l'esquiverait. malheur. il a eu si peur d'avoir gravement blessé son seul fils, ce jour là, et lottie a tant pleuré, qu'il n'a plus jamais bu de vodka, restant fidèle au triple b ; bière bourbon brandy. parce que l'absinthe a jamais pu noyer l'amour, et dieu qu'il les aimait, ses marmots. ils étaient tout ce qu'il lui restait.
mais ils sont partis.
à leur tour.
eux aussi.

il a pas compris ; elle était pourtant si sage, lottie, devant les cartoons à la télévision, elle aurait même pas remarqué que papa s'était absenté pour quelques minutes au bistrot si des voyous n'avaient pas choisi ce même moment pour des représailles. une rixe a éclaté ; la maison s'est retrouvée prise d'assaut en plein milieu d'un échange de balles. c'était déjà arrivé deux fois, mais princeton était là. ce jour là, lottie était toute seule. elle a crié papa, elle a même crié princeton alors qu'elle savait, elle savait qu'il était encore au lycée en cette fin d'après-midi. elle a eu le malheur de sortir du canapé, elle a vu les pluies de balles exploser les fenêtres, jaillir dans la maison, briser les cadres photo, les miroirs et la porcelaine de maman. elle a évité les balles sous ses pieds et au-dessus de sa tête, elle s'est trouvée comme gavroche devant la barricade sous les fusils des soldats, sauf qu'elle, elle a pas eu le courage de chanter. elle a marché pieds nus sur les éclats, elle s'est coupée, puis elle a filé se cacher en laissant des traces de sang sur le parquet. princeton a eu peur, quand il est arrivé et qu'il les a vues, ces empreintes rouges écarlates au beau milieu de la maison saccagée, puis il a entendu des sanglots et son cœur s'est un peu calmé. il l'a retrouvée toute seule et terrifiée au fond d'un placard, dans la cuisine ravagée, il a eu bien du mal à l'en sortir parce qu'elle pouvait plus bouger et qu'elle avait mal aux pieds. il se redressait, la môme dans ses bras, quand le paternel est entré à son tour, et alors il a senti un soupçon de tendresse et une tempête de colère bouillonner au fond de son ventre, quand la petite s'est exclamée papa! et lui a tendu les bras, heureuse de le revoir. un peu dédaigneusement, un peu jalousement aussi, il s'est dit que, quand même, un gosse c'est aussi fidèle qu'un chien, même envers les mauvaises personnes.

au milieu des débris, ils se sont disputés comme jamais ils ne s'étaient disputés, l'un reprochant à l'autre de ne pas tenir son rôle de père, l'autre reprochant à l'un de lui voler son rôle de père. le gamin s'est étranglé, il a ri, puis il a dit ces mots cruels, ces mots que jamais l'un ni l'autre n'oublieraient j'vais t'donner une bonne raison d'penser qu'j'te vole ton rôle de père! il lui a plus jamais rien dit, depuis. il a appelé son pote tj pour qu'il vienne les chercher avec sa voiture, il a fait deux valises, une grande bleue et une petite rose, dans lesquelles il a fourré autant d'affaires que possible. il a enfilé une doudoune par-dessus le pyjama minnie mouse rose et cyan de sa petite sœur, et ils sont partis tous les deux.

les toutes premières nuits, ils les ont passées tous les deux chez tj, dans un deux-pièces à moitié fini, complètement miteux, un peu délabré, carrément insalubre, avec juste un matelas à-même le sol et une cuisine sur laquelle pourrissait de la vaisselle empilée là depuis des mois. ils ont pas beaucoup dormi, les garçons, parce qu'ils ont cédé le matelas à lottie pendant qu'ils passaient leurs nuits à réfléchir à la suite des événements. on pouvait pas élever une gamine dans ce taudis, dumbass joe vivait encore avec sa mère dans une caravane, et aisha pionçait dans un squat. il restait que la maison de jenna. au bout de quatre jours, on a emmené lottie vivre temporairement chez jenna et ses parents ; un couple charmant, compréhensif, compatissant, tous deux ravis de pouvoir aider le petit-ami de leur fille. ils l'auraient volontiers hébergé, lui aussi, si le jeune homme n'avait pas poliment refusé, déjà gêné d'être un poids pour son ami tj. pendant longtemps, après ça, la maman de jenna, particulièrement touchée, se mit à faire des petits plats et à envoyer sa fille les porter chaque soir à princeton et tj. soucieux de ne pas dépendre de ses amis plus longtemps, princeton s'engagea sans diplôme comme adjoint de sécurité dans la police de liberty et entama des démarches afin d'obtenir l'émancipation et la garde de sa sœur.


i've known it for a long time, daddy wakes up to a drink at nine
disappearing all night, i don't wanna know where he's been lying
i know what i wanna do, wanna run away, run away with you
gonna grab clothes, six in the morning go
(e. sheeran // runaway)




P O S T F A C E
time goes by
when we were young the future was so bright
the old neighborhood was so alive
and every kid on the whole damn street
was gonna make it big and not be beat
now the neighborhood's cracked and torn
the kids are grown up but their lives are worn
how can one little street swallow so many lives?
(the offspring // the kids aren't alright)


(HUIT) ce brave oncle tj, comme tous les gamins des rues de liberty l'appelaient, avait longtemps été l'huckleberry finn de la grande ville, ce mouflet débrouillard acoquiné aux pires voyous des mauvais quartiers, qui connaissait toutes les magouilles et les astuces pour survivre dans la ville, qui connaissait d'elle jusqu'à la plus oubliée, la plus dissimulée, la plus biscornue de ses ruelles, qui connaissait les prénoms de toutes ses prostituées et s'empressait de faire leur connaissance chaque fois qu'il en arrivait des nouvelles, ce galopin roublard que tout le monde connaissait en retour ; les sergents, les maquereaux, les facteurs, les ouvriers sur les échafauds, les livreurs dans leurs camions, les patrons des petits restaurants. tous les parents respectables, même les plus pauvres, interdisaient à leurs enfants de jouer avec le petit tj, mais rares étaient les gamins qui obéissaient: il connaissait plein de jeux amusants, il avait plein d'adresses où manger gratos et lui seul savait comment accéder au terrain vague. de tous les gosses frondeurs qui le suivaient, c'était princeton son meilleur copain, le seul qui restait à son côté même devant les parents, quand les autres baissaient la tête et rougissaient de traîner avec ce vaurien. en grandissant, tj était resté fidèle à lui-même, il était le saint patron des mômes paumés et des orphelins des rues ; il réparait leurs vélos, il leur filait à bouffer comme on nourrit les chats errants, il les conseillait aux chefs de bande selon leurs talents et le soir, quand la nuit noire faisait grelotter ces petits êtres qui n'avaient plus que le ciel au-dessus de leurs têtes, il leur racontait les mythes et légendes de la grande ville pour réchauffer leurs petits cœurs rendus durs et froids par le bitume. c'est lui qui, très tôt, mit princeton en relation avec les lynch, qui, à l'origine, cherchaient un jeune flic pour faire quotidiennement sortir les leurs de garde à vue, et, de fait, proposèrent au jeune homme d'accélérer son ascension professionnelle en échange de ses services une fois devenu agent de police.

ainsi, en seulement deux ans, il passa le concours de gardien de la paix haut la main, gravit très vite les échelons du commissariat, devint le tuteur légal de sa sœur après avoir prouvé aux yeux de la justice l'incapacité de leur père à s'occuper d'une enfant, emménagea avec lottie dans leur propre maison, une avec des murs parfaitement blancs, des fenêtres pas rafistolées, des fauteuils pas éventrés, des tapis pas tâchés et des meubles pas rongés, et tout cela sans qu'aucun soupçon ne vienne s'interroger sur la légitimité de sa réussite, et pour cause: le gamin était incroyablement bosseur. il enchaînait les heures sup et exécutait toutes les tâches qu'on lui confiait avec rigueur, sérieux et netteté, du bon côté de la loi comme de l'autre, d'ailleurs...
surtout de l'autre
en fait

il fit la rencontre des dirty cruisers un jour qu'il venait de libérer de détention un de leurs membres notables ; l'on avait tenu à voir un peu la gueule de ce poulet corrompu alors on l'a invité, et plus jamais il n'est reparti. chez les motards, on l'a vite adopté, parce qu'absolument tout chez princeton transpirait la gentillesse et l'ouverture d'esprit, parce que son sourire avait ce petit quelque chose d'incroyablement vrai et franc, parce qu'il aimait plus que tout rire et faire rire, parce que son esprit était exempt de tout préjugé et de tout jugement, parce qu'on se disait qu'un frère aussi dévoué ne pouvait être qu'un ami fidèle et parce qu'il savait naturellement, comme ça, d'instinct, sans que jamais aucun gars de la bande n'ait été obligé de lui casser une ou deux dents pour le lui enseigner, quand est-ce qu'il pouvait faire le con et quand est-ce qu'il fallait être sérieux. princeton, c'était devenu ce chien dans une meute de loups ; c'était pas une brute, c'était pas un voyou, c'était pas un brigand, mais on le traitait en frère parce qu'il buvait à la même bouteille que tous les autres, parce qu'il riait avec tout le monde aux mêmes blagues obscènes et parce qu'il étreignait ses compères avec la même fervente chaleur. seuls les dirty cruisers avaient le droit de le traiter de flic vendu, tous ceux qui s'y sont risqués par la suite n'ont jamais eu le courage de le faire une deuxième fois. en revanche, princeton, même chez les motards on le cognait pas, parce qu'il aurait été obligé de répliquer et qu'on voulait éviter ça, pour la p'tite. on pousse pas un homme à se battre devant sa p'tite, même pour jouer.

parce qu'il leur a très vite ramené lottie, alors âgée d'à peine huit ans, quand il s'est senti membre à part entière de cette famille d'infortune, princeton. on ne saurait vraiment dire si les motards ont adopté la fillette ou si la fillette a adopté les motards, toujours est-il qu'à partir de ce jour, on ne les voyait plus en ville, chevauchant leurs bécanes démoniaques, bavardant bruyamment bière à la main au détour d'un trottoir ou brisant quelques mâchoires sur le zinc des bars, sans qu'ils ne soient accompagnés de cette blondinette à couettes emmitouflée dans son petit imperméable rose bonbon. depuis ce jour, dans tous les coins que fréquentent ses pères motards, on la connaît, la môme, si bien que, le jour de sa majorité, on a entendu tout l'quartier murmurer nooon, sans dec? la gosse des dirty cruisers, majeure? bon dieu d'mes couilles, j'me fais vieux!

ah, c'est qu'elle était choyée, la gamine, par une meute de papas féroces et sans gêne qui lui apprirent à devenir à son tour féroce et sans gêne ; à jurer comme un damné, à parler fort sans aucune retenue, à envoyer chier les manières, à lever bien haut son doigt du milieu, à n'avoir peur de rien ; ils lui auraient même appris à pisser debout s'ils avaient pu. si bien que, lorsqu'il lui fallut quitter la confortable tanière afin de faire son entrée dans sa nouvelle école, située à quelques pas de leur nouvelle maison, ils eurent bien du mal à apaiser les cris et les larmes de la gamine anxieuse de se retrouver seule en terrain inconnu. seul oncle tj parvint à soulager les angoisses de la môme : au bout de sa ribambelle de frères et sœurs, il en avait une du même âge que lottie, marina.

(ONZE) elles sont bien vite devenues très proches toutes les deux, marina et lottie. pendant longtemps, ni l'une ni l'autre n'eut d'autres amis de leur âge : marina avait ses frères et sœurs aînés, lottie avait son frère et les dirty cruisers, mais à l'école primaire elles n'eurent jamais que l'une et l'autre pour se tenir compagnie. dieu sait combien elles étaient toutes deux pourtant bien différentes : l'une était studieuse, l'autre dissipée ; l'une était raisonnable, l'autre inconsciente ; l'une était discrète, l'autre bruyante, mais un fort caractère les liait toutes les deux, et elles se surprirent souvent à être sur la même longueur d'onde. à l'origine simple camarades d'école un peu forcées par les événements, elles se sont vite attachées l'une à l'autre et ont spontanément commencé à flâner ensemble après les cours. bibliothèque, skatepark, arcades, centre commercial, tout y passait, quand elles ne décidaient pas simplement de s'inviter l'une chez l'autre pour faire leurs devoirs, regarder les dessins-animés ou lire des comics. à défaut de connaître les noms de tous les membres de l'interminable fratrie de tj et de marina, eux connaissaient bien lottie, et inversement, force d'entendre la gamine parler d'elle à longueur de journée, princeton et les motards surent bien vite qui était la petite marina, que la blondinette avait parfois ramené avec elle au jerry's, après les cours.

c'est en entrant au collège qu'elles font la rencontre de ned, un de leurs camarades de classe, gamin au q.i supérieur, matheux asthmatique et binoclard, féru d'informatique, fils unique surprotégé par une mère catholique embarrassante et mal-aimé par un père machiste embarrassé. toute l'école le surnommait nerd. il était souvent seul, bégayait quand on lui adressait la parole, se servait de son asthme pour sécher les cours de gym et se faisait martyriser par les sales gosses de la cour de récré. pour se défendre, il était devenu hargneux comme un animal blessé ; il s'était forgé une carapace antipathique et avait développé une répartie acerbe et mordante, dont il se servait malheureusement sur tout le monde, sans même prendre la peine de s'assurer d'abord des mauvaises intentions de ses interlocuteurs. c'est donc une futile prise de bec sexiste qui a paradoxalement lié les trois collégiens, l'un arguant que les filles n'y connaissaient rien en comics et en jeux vidéos, et les deux autres lui rétorquant le contraire. particulièrement remontées, les fillettes l'avaient invité aux arcades où elles lui mirent une raclée monumentale dont il jura de se venger un jour ; malgré les tentatives, il n'y parvint hélas jamais. si à l'origine leur amitié ne se fondait que sur une rivalité des genres, les fillettes devinrent au fil du temps ses deux seules amies et, femelles ou non, il sut amplement s'en satisfaire et ne les aurait pour rien au monde échangées contre deux autres représentants du sexe masculin.

on les connaissait comme ça, dans le quartier ; la petite gamine des dirty cruisers, la petite sœur de tj – ou du moins, l'une d'entre elles – et le binoclard maigrichon qui les accompagnait, qu'était pas du coin, qu'était un peu gauche et qu'était surtout complètement flippé par la crasse du bitume, par les dealers, par les clodos, par les motards, par les caïds, par les putes, par les drogués, par un peu tout en fait, lui que sa mère emprisonnait dans une tour d'ivoire au confort illusoire avant que les deux fillettes ne viennent l'en déloger. quand elle se remémore la première fois que ce pauvre vieux ned a rencontré ses pères et leurs diablesses de bécanes, c'est sûr qu'elle en rit encore, lottie. puis les gamines l'ont présenté à la rue, lui énumérant les noms des prostituées et de leurs macs, des clodos et de leurs chiens, des drogués et de leurs fournisseurs, des voyous et de leurs boss, pour qu'il en ait un peu moins peur. il a fini par s'y faire, ned, et comme tout le monde il s'est mis à appeler les putes par leurs prénoms, à prévenir les dealers de l'arrivée des matons, et à partager son goûter avec les clochards et leurs clébards ; si bien que le patron du bar du coin retint bien vite que, quand lottie commandait un milkshake fraise et marina un smoothie pêche-banane, leur copain binoclard prenait un diabolo menthe.

(QUATORZE) elle a plus jamais manqué de rien, lottie, quand son frère a décidé de se barrer avec elle sous l'bras, même si des fois elle a eu un pincement au cœur en passant en roller devant le vieux taudis défoncé de papa ; elle est souvent restée longtemps face à la porte d'entrée, le doigt sur la sonnette, sans jamais oser... ça lui aurait fait tant plaisir, à papa, pourtant, de revoir sa gamine après tout ce temps. mais chaque fois elle a haussé les épaules, rebroussé chemin et continué sa vie, perchée sur ses roller-quads, dans ses hauts bariolés qui y dévoilaient le nombril et le décolleté ou ses t-shirts imprimés aux logos de grands groupes de rock, ses mini-shorts taille basse et ses chaussettes hautes. volume maximum dans ses oreilles, le cou et les poignets ornés de colliers et de bracelets fantaisie multicolores, elle faisait éclater d'énormes bulles de bubblegum sur ses joues encore pouponnes ou danser au bout de sa langue une chupa chups goût lait-fraise. et son frère la laissait sortir comme ça, jouer aux arcades, acheter des vinyles chez le disquaire ou lire des bds au comicstore, du haut de ses quatorze piges, parce qu'il savait très bien, princeton, qu'à chaque coin de rue la meute guettait. ah ça! elle craignait pas grand chose, la p'tite: les loups veillaient sur elle comme du lait sur le feu et crevèrent sous leurs crocs tant d'yeux baladeurs que l'on n'osa jamais y mettre les mains.

ou du moins, le premier qui eut ce culot n'avait que quinze ans ; on l'appelait freddy, c'était l'chef de l'équipe de football américain, et un des gars les plus cools du lycée. il avait un an de plus qu'elle et il en est tombé amoureux quand il l'a vue s'inscrire au club de cheerleading. c'était un couple un peu conventionnel et archétypique, mais ça marchait bien entre eux parce qu'ils étaient deux adorables mômes aux cœurs vrais. freddy et son meilleur pote buck, clown de service qui se faisait un max de thune en organisant des battles de rap où les gamins venaient parier sous l'nez des pions qui fermaient les yeux, traînaient habituellement avec les autres enfants cools du lycée, question de réputation ; mais le soir venu, à l'instant où ils franchissaient les portes de l'établissement, c'étaient lottie, ned et marina que les deux garçons couraient retrouver. sous cette couche de superficialité caricaturale, ils avaient ce petit quelque chose de sincère et gentil qui les rendait touchants, si bien que même ned, d'habitude cynique et méfiant envers ce genre de mômes qui s'apparentaient selon lui aux tortionnaires de son enfance, s'y attacha vite. durant une heure de colle injustement récoltée pour une futile incartade, on rencontra aussi randall, le petit nouveau du quartier, pas très à l'aise dans ses baskets, qui voyait chaque soir un défilé d'inconnus passer dans la chambre de sa mère et cognait pour évacuer la rage et, accessoirement, dissimuler aux autres une sensibilité inouïe qu'il prenait pour de la faiblesse ; et quand ned ramena un jour alfie, son petit cousin de dix ans, que sa mère avait ordonné de garder et qui se révéla particulièrement collant malgré les tentatives des plus grands de le perdre au coin d'une rue, le groupe put enfin se dire au grand complet.

c'étaient de gentils mouflets que tout l'quartier adorait parce qu'ils avaient le cœur sur la main, même quand ils faisaient du bruit dans la rue à 3h du mat, quand ils écrivaient leurs blaz au marqueur indélébile sur les murs de la cité, quand ils squattaient les cages d'escalier des vieux immeubles, quand ils tapaient la discute aux putes et les empêchaient de travailler, quand ils faisaient des pieds de nez aux condés et à leurs chiens, quand leurs ballons atterrissaient dans la cuisine ou dans l'salon d'une maison et qu'ils se barraient en courant, quand ils faisaient pisser scamp, le chien bâtard de freddy, sur les plates-bandes des voisins, et quand ils filaient des cheveux blancs aux piétons en leur fonçant d'ssus comme des comètes, perchés sur leurs vélos, leurs skates et leurs rollers, et en ne les évitant qu'au dernier moment. mais ils étaient mignons, ils avaient de jolies bouilles, ils savaient faire les yeux doux et ils étaient serviables, ils aidaient les petites vieilles à traverser la rue, les mamans à porter leurs courses, les livreurs à décharger les camions, les petits à récupérer les ballons et les cerfs-volants coincés dans les quelques arbres maladifs que la ville avait eu la curieuse idée de planter au milieu du béton. ils avaient leurs habitudes, le gérant et les serveurs du bar ne leur demandaient plus ce qu'ils voulaient boire, le vendeur de comics leur réservait les derniers numéros de leurs sagas favorites, le disquaire s'inquiétait de ne pas les voir quand ils loupaient un mercredi après-midi parce qu'ils étaient en retenue, le camion du marchand de glace savait où les trouver, la tenancière de la confiserie les appelait par leurs prénoms et les habitués des arcades les défiaient à leurs jeux-vidéos de prédilection tous les samedis.

on a tous cru que ça durerait encore longtemps, on s'y était attachés à ces mômes ;
mais le vice finit toujours par gangréner les cœurs innocents.

(DIX-SEPT) toute déchéance subite possède son élément déclencheur, comme un dysfonctionnement soudain dans l'engrenage qui fait dérailler les rouages et altère progressivement son mécanisme jusqu'à l'autodestruction de la machine. c'était une chaude après-midi de fin-août, on s'était donnés rendez-vous au jerry's, où lottie donnait un coup de main aux mécanos des dirty cruisers pour se faire un peu d'argent de poche. on comptait aller se rafraîchir au bar ou bien trouver le marchand de glaces, puis faire un saut au comicstore. randall et marina étaient arrivés les premiers, rapidement suivis par buck et freddy, puis par ned ; c'est un des motards, le voyant arriver seul, qui avait tout d'abord demandé où était le p'tit blond à la coupe au bol qui les suivait toujours partout. alfie? j'ai sonné chez lui mais personne n'a répondu. avait tout simplement dit ned en haussant les épaules. mais ils avaient veillé tard dans les rues, la veille, et alfie était le plus jeune de la bande, alors il avait ajouté d'un air goguenard peut-être que cet imbécile dort juste encore! allons le chercher! avait dit freddy en bon leader. alors on avait enfilé les rollers, enfourché les vélos, sauté sur les skateboards et on s'était dirigés vers la maison d'alfie.

ned avait une tante appelée virginia, la sœur de sa mère, qui avait déjà deux enfants, craig et missy, quand elle s'est remariée à un poivreau nommé earl, déjà père d'un fils, stan, et avec qui elle avait eu le petit alfie. de l'éxtérieur, on entendait la musique de stan apparemment bloquée sur le volume maximum, alors il avait fallu sonner plusieurs fois pour qu'au-dessus du vacarme, quelqu'un les entende et que la porte s'ouvre enfin. au téléphone avec une de ses amies, missy leur avait tout simplement fait signe d'entrer, et avait refermé la porte derrière eux. à l'intérieur, ça sentait la clope, la sueur et la pizza froide ; affalé sur le canapé, une bouteille de bierre à la main, craig regardait le sport à la télé au lieu de chercher du travail comme le lui demandait sa mère. de temps en temps, on l'entendait gueuler stan! si tu baisses pas ta putain de musique, j'te jure que j'monte et que j'te dévisse la tête! mais on savait tous très bien, stan y compris, que, depuis le temps, son dos s'était greffé au canapé, et qu'il en fallait bien plus pour l'en déloger. où est tata? avait demandé ned à missy. une minute, jess', ne quitte pas avait d'abord murmuré la jeune femme au combiné. puis, levant les yeux au ciel elle est chez une de ses amies et earl? elle eut un rire amer. sûrement encore en train de se bourrer la gueule au bar. puis elle avait ajouté, sur ce ton à la foix doux et gentiment exaspéré que prennent parfois les grandes sœurs si vous cherchez alfie, il doit être dans sa chambre, à l'étage, à côté de celle de stan. mais enlevez vos chaussures avant de monter!

ils s'étaient sagement déchaussés puis ils s'étaient rués dans les escaliers ; la porte de stan était fermée, celle d'alfie également. quand ils ont toqué, il n'y avait eu aucune réponse. alfie? alors ils ont toqué une seconde fois, un peu plus fort, pensant qu'avec ce bruit il avait pas dû entendre. alfie ouvre, abruti! silence. ils se sont regardés, un peu interdits, puis freddy a ouvert la porte. leurs cris ont alerté toute la maisonnée: stan a brusquement éteint sa musique, craig a sauté hors du canapé, missy a lâché le combiné. la porte de la chambre de stan s'est ouverte à la volée tandis que craig et missy enjambaient quatre à quatre les marches des escaliers. les cris de missy se sont joints à ceux des gosses tandis que craig et stan essayaient de décrocher la corde du cou d'alfie.
trop tard, bien trop
t a r d

c'est un peu tout ce dont lottie se rappelle, les 24h qui ont suivi la découverte du corps d'alfie ont été rayées de ses souvenirs, c'est l'genre d'images que la mémoire efface pour se protéger. on avait rien vu venir. il avait que treize ans. encore la veille, il était si souriant. d'ailleurs après réflexion, il était trop souriant. c'est souvent le cas, malheureusement. on dit toujours il avait l'air si radieux, si jovial, si charmant ; jamais je n'aurais cru. comment a-t-il pu? oh, si seulement j'avais su! plus rien ne fut jamais comme avant.

(AJD) bien entourée, elle a facilement guéri, lottie. cette mésaventure aura peut-être influencé son choix de domaine d'études, parce qu'elle a fait trois ans de psychologie après le lycée. elle a fini par abandonner pour se jeter toute crue dans le monde impitoyable du travail, sans jamais vraiment y trouver de réelle satisfaction: d'abord barmaid, puis livreuse, et enfin peintre en bâtiment, elle a toujours fini par se lasser et démissionner. mais, au-delà de son instabilité professionnelle, la mort d'alfie n'eut pas d'impact plus tragique sur sa destinée... ce ne fut malheureusement pas le cas de tout le monde. bien vite, on ne les vit plus arpenter les rues de liberty en riant: le groupe avait implosé, leurs chemins s'étaient séparés et ils avaient progressivement commencé à prendre de moins en moins de nouvelles les uns des autres. avant de rompre avec lui, lottie avait appris de freddy que randall s'était fait coffrer pour détention illicite d'armes et de stupéfiants, marina avait subitement coupé tout contact avec eux après être tombée enceinte à l'âge de dix-neuf ans, et on n'avait aucune idée de ce qu'il avait bien pu advenir de buck et de ned.

princeton et les motards des dirty cruisers furent pour la gamine une source de réconfort non négligeable en cette fin d'adolescence plus ardue qu'on ne l'aurait imaginée. alors qu'elle peinait à trouver une stabilité professionnelle qui déterminerait enfin sa place dans la société, c'est eux qui lui suggérèrent de bosser avec les mécanos du jerry's, certains d'y trouver là un job qui l'ennuierait moins. on lui prouva, en la couvrant d'attentions, que la famille reste dans les moments les plus durs lorsque les amis vont et viennent, alors elle a bien vite retrouvé le sourire, la p'tite. elle qui passait déjà originellement la moitié de son temps dans les jambes de son frère et de ces diables à motos, constamment accrochée à leurs bras ou suspendue à leurs cous depuis ses huit ans, on ne la vit désormais plus traîner que parmi eux, puisqu'ils étaient tout ce qu'il lui restait. certainement qu'ils l'auraient emmenée aux arcades ou au magasin de comics sans trop râler si elle l'avait réclamé, mais à dire vrai elle n'avait plus vraiment goût à ça. de tous ces moments passés avec ses amis, elle n'en conserva qu'une habitude: quand tout le monde, le soir au bar, commande une bière ou du whisky, elle demande encore un milkshake fraise.

du reste, peu de chose ont changé pour elle après le suicide d'alfie ; elle a continué sa vie comme à son habitude, la gamine des motards, à traîner parmi ses pères au milieu des bécanes et à animer la vie du jerry's avec ses rires éternels et sa chiantise innée. elle est restée, comme au temps de ses huit ans, de ses douze ans, de ses seize ans, la petite chose mignonne habillée de rose avec ses couettes et ses énormes joues rondes, l'adorable centre de l'attention, la mascotte, le bébé ; la petite fille à ses papas qu'on a pas tellement envie de laisser grandir, et au fond ça la gêne pas tellement. seulement, fut une époque où l'on répondait à qui la cherchait lottie? si elle est pas dans les pattes de son frère, au jerry's avec les dirty cruisers, alors elle est sûrement en train de courir les rues avec les autres gamins du quartier! mais voilà qu'aujourd'hui, les gamins du quartiers étaient trop brusquement devenus des adultes, et ils avaient été remplacés par leurs cadets. juste continuité des choses, après tout. sauf que voilà, les motards lui avaient appris que rester stupide et inconscient c'était vachement plus marrant, alors lottie est jamais devenue adulte comme tous les autres, elle a continué de dévaler la rue en rollers, d'écrire sur les murs, de parler fort, de boire son lait-fraise cul sec et de rire parce qu'après ça lui fait une moustache, de faire chier son monde, de faire des caprices, de se montrer insolente, d'être une sale gosse, et puis de feindre des pleurs pour se faire pardonner, d'avoir peur de rien, de s'inquiéter de rien, d'être touché par rien, d'être toujours fière et de jamais pleurer. depuis qu'son frère la trimballe partout, elle a appris à ravaler ses larmes, à hausser les épaules, à bomber le torse, à braver la peur et à s'y faire, lottie. elle s'adapte à n'importe quoi, même à la mort, même au suicide, même au pire et à l'inimaginable. imperturbable, inébranlable, inaltérable, c'est peut-être pour cette raison qu'elle est la seule à être restée vraiment heureuse ; même après que princeton se soit fait coffrer.

dénoncé à ses supérieurs par des collègues jaloux de son ascension au sein du commissariat, ce pauvre vieux princeton est arrêté fin-septembre 2017 pour délit de complicité et de corruption passive aggravé par son statut d'officier de police. interrogé durant son procès, il refuse de fournir plus informations aux forces de l'ordre, même lorsqu'on lui promet qu'il n'encourrait pas de peine de prison et qu'il bénéficierait du programme de protection des témoins s'il acceptait de coopérer. agréablement impressionnés par son silence et sa loyauté, les lynch lui payent un des meilleurs avocats du comté, qui parvient à alléger sa peine à cinq ans de détention au lieu de la sanction maximale de dix ans initialement prévue en cas de corruption pour les personnes dépositaires de l'autorité publique. au parloir, les motards promettent au frangin de prendre soin de sa saloperie de p'tite sœur jusqu'à son retour ; ils jurent qu'elle mourra pas de faim, qu'elle fera pas exploser la maison, qu'elle s'ennuiera pas trop de lui et qu'il la retrouvera en un seul morceau. après tout, ils s'en occupent depuis qu'elle a huit piges, que princeton soit absent ou non ça revient au même, pas vrai?

pas vrai?


jamie had a chance, well she really did
instead she dropped out and had a couple of kids
mark still lives at home 'cause he's got no job
he just plays guitar and smokes a lot of pot
jay committed suicide, brandon OD'd and died
what the hell is going on? the cruelest dream, reality
(the offspring // the kids aren't alright)




Dernière édition par Lottie Spillane le Sam 17 Fév - 22:36, édité 4 fois
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Nahir Saadi
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should i stay or should i go ?

Lun 5 Fév - 22:33
t'es franchement vilaine physiquement
aaaa
bon j'te souhaite la bienvenue quand même, bon courage pour ta fiche et promis, j'laisse les casseroles loin d'tes mains.
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Lottie Spillane
lost in the world
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Lun 5 Fév - 22:40
aaaa aaaa aaaa
vazy viens même plus m'parler toi umf
thx coeur


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Nahir Saadi
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Lun 5 Fév - 22:41
:woot:
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Lou Jorah
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Lun 5 Fév - 22:47
margot
elle est bonne
je suis grave fan du pseudo
bienvenue et courage pour ton dm
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Voir le profil de l'utilisateur http://noliberty.forumactif.org/t1936-mauvaise-graine#36394
Lottie Spillane
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Lun 5 Fév - 23:07
nahir ;
lou ; ouais je sais tavu :dva:
merci t'es chou, lou c'est franchement pas mal aussi bigeyes coeur


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Nephtys Woods
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Mar 6 Fév - 11:39
bienvenue t trop belle omg dead dead
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Rafael Rivera
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Mar 6 Fév - 11:41
omg j'adore ta fiche !!!!!!!!!!!!!!
margot puis le prénom puis le perso là
bienvenue chez toi douce petite coeur (et de mon point de vue, je l'aurais plus vue en sunny light).



the sky's a neighbourhood - thoughts like a minefield, i'm a ticking bomb. maybe you should watch your step, don't get lost.
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Lottie Spillane
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Mar 6 Fév - 19:22
nephtys ; qu'est-ce que je devrais dire de toi alors omg  dead
abf c'est genre un de mes premiers crushs femelles  bigeyes
thanks  coeur
rafael ; waaah trop adorable omg merci  :blush:
je prends ton avis en note thx  I love you I love you I love you


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Stella Burrows
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Mar 6 Fév - 20:00
MARGOT I love you et ce début de fiche omgggg
bienvenue sur le forum beauté I love you je te réserve la belle pour trois jours !



memories hurt
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Lottie Spillane
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Mar 6 Fév - 21:39
margot oui  
merci t'es un ange, vraiment I love you
mais ce début de fiche arrêtez j'ai genre écris ça à l'arrache en vrai j'vais repasser d'ssus :neuh:


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Ada Williams
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Jeu 8 Fév - 9:41
margot, le pseudo, le personnage, j’suis trop trop fan
bienvenuuuue


Be to her, Persephone,
All the things I might not be;
Take her head upon your knee.
She that was so proud and wild,
Flippant, arrogant and free,
She that had no need of me,
Is a little lonely child
Lost in Hell,—Persephone,
Take her head upon your knee;
Say to her, “My dear, my dear,
It is not so dreadful here.”
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Josefine Altman
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Jeu 8 Fév - 14:47
oh la belle margot
et ce début de fiche
bienvenue ma belle et bon courage pour ta fiche !


bad at love. he says baby you know we're gonna be legends. i'm the king and you're the queen and we will stumble through heaven. © endlesslove.
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Lottie Spillane
lost in the world
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Ven 9 Fév - 15:08
ada ; omfg le prénom ada + lupita, c'est toi qui veux m'tuer :neuh:
merci t'es adorable I love you I love you I love you
josefine ; merci coeur ravie que mon début de fiche t'ai plu

première partie de l'histoire, done bitches!
j'attaque la seconde partie, c'est un pavé sorry not sorry



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Athénaïs Catoni
lost in the world
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Ven 9 Fév - 22:41
Bienvenue




papaver somniferum
Athénaïs Catoni ☽ I needed you, needed you. So what the fuck do I do ? I needed you, needed you, so what the fuck do I do ? (c)ASTRA
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Mia Hopkins
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Sam 10 Fév - 11:34
bienvenue coeur
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Voir le profil de l'utilisateur http://noliberty.forumactif.org/t2088-nuit-etoilee-mia#39560 http://noliberty.forumactif.org/t2076-il-faut-commencer-par-epro
Sage Ells
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Sam 10 Fév - 17:31
hola I love you
le délai pour finir ta fiche est passé, sans nouvelles de ta part dans les deux jours, nous serons malheureusement obligées de supprimer ton compte. grosyeux
n'hésite pas à nous demander un délai supplémentaire I love you


casse-moi ou casse-toi
j'attends sous les néons le néant ou l'étincelle
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Lottie Spillane
lost in the world
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Sam 10 Fév - 18:19
athénaïs & mia ; thanks à vous deux I love you

sage ; alors wep, je vais avoir besoin d'une petite semaine supplémentaire si possible


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Sage Ells
lost in the world
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Sam 10 Fév - 18:20
pas de soucis chaton, on te laisse jusqu'au 17/02 I love you


casse-moi ou casse-toi
j'attends sous les néons le néant ou l'étincelle
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Debbie Neswalker
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Ven 16 Fév - 0:23
bienvenue


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Voir le profil de l'utilisateur http://noliberty.forumactif.org/t2118-toi-et-moi-nous-feront-des-merveilles http://noliberty.forumactif.org/t2105-debbie-neswalker-fuck-j-ai
Sage Ells
lost in the world
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Sam 17 Fév - 15:51
hello I love you
ton délai supplémentaire se termine aujourd'hui, as-tu besoin de plus de temps ? sans réponse d'ici demain soir, nous serons malheureusement obligées de supprimer ton compte.


casse-moi ou casse-toi
j'attends sous les néons le néant ou l'étincelle
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Lottie Spillane
lost in the world
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should i stay or should i go ?

Sam 17 Fév - 22:47
debbie ; thanks I love you

fiche terminée pile dans les délais
au final j'ai ni relu, ni retouché le début de fiche caca parce que flemme What a Face
j'envoie tout mon soutien au membre du staff qui aura le plaisir de lire, bon courage héhé

et pour la peine je lui laisse choisir le groupe de lottie en fonction de ce qui lui convient mieux d'après vous moi j'ai toujours pas d'idée hein alors faites-vous plaisir foutez-la où vous voulez j'ai confiance tmtc



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Nahir Saadi
lost in the world
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should i stay or should i go ?

Dim 18 Fév - 17:02
putain, faut qu'tu m'apprenne à faire ça, écrire un pavé et qu'ça soit aussi simple à lire que ça. c'est abusé, c'est fluide ton truc. dead
bon, sinon, c'est d'la merde hein (bah ouais, t'as pas parlé d'nahir, fallait pas s'attendre à autre chose). Rolling Eyes
et sinon, pour le groupe, j'la vois grave parmi les sunny light. coeur
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Lottie Spillane
lost in the world
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should i stay or should i go ?

Dim 18 Fév - 17:33
han merci I love you bah écoute je t'avoue que pour cette fiche je m'suis dit 'fuck les efforts stylistiques je vais juste écrire le fil de ma pensée à l'arrache et on verra bien c'que ça va donner si c'est potable ou pas' et voilà héhé
et ouais j'trouvais qu'tes chevilles étaient déjà bien assez enflées comme ça, j'voulais pas en rajouter

ça fait deux voix pour sunny light, j'suppose que je vais partir sur ça
je laisse le dernier mot au staff mais en gros voilà



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