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Nolan Hodges
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Lun 29 Jan - 18:10

sorrow & nolan

Le goût du sang hante encore sa bouche alors que ses mains crispées tombent le long de son corps tendu à l'extrême. Derrière lui, les cris du public résonnent dans sa tête, le rendent encore un peu plus fou de cette victoire acharnée qu'il peut rajouter aux autres. Il se rend rarement sur le ring Nolan mais lorsqu'il il le fait, il combat avec son âme, avec ses tripes, rien n'est laissé au hasard et ses instincts de survie se réveillent comme de vieux monstres affamés par l'ennui. Le visage recouvert d'une traînée de sang, s'il bouge pas ses mains c'est parce qu'il est pas encore certain de savoir si elles sont cassées ou non. Fut un temps où il les avait solides comme la pierre, deux véritables armes de destructions massives qu'il avait pas pris la peine de protéger étant plus jeune. Encerclées dans un bandage fait avec précision, son organisme est encore dans un état de défense trop élevé pour pouvoir ressentir la moindre douleur. C'est comme ça à chaque fois, lorsque son regard croise celui de son adversaire, c'est comme s'il s'anesthésiait, comme s'il découpait en morceaux ses peurs et ses craintes pour les enfermer dans un minuscule tiroir. Il laisse subsister de lui l'animal, l'homme à qui on ne laisse d'autre choix que d'user de sa violence pour se hisser un cran au dessus des autres.
Il est toujours coincé dans sa bulle, une part de son cerveau ne s'éveille que lorsque le silence reprend ses droits autour de lui. Que lorsque l'atmosphère bestiale des combats illégaux lui lâchent la grappe. Sa carcasse s'avance de quelques mètres, se perd dans les rues jusqu'à rejoindre un petit parking mal foutu, souvent malfamé aussi.

Il a cette sensation d'être vidé, arraché à son impulsivité le temps d'une nuit. Demain tout recommencera, comme un cercle vicieux dans lequel on tombe et dont on ne tente plus de se sauver. Son corps s'assoit lourdement sur le capot de sa bagnole alors qu'il fronce les sourcils en apercevant une gamine à quelques mètres de lui, dans l'obscurité d'une voiture qui ne parvient pas à dissimuler sa tignasse trop blonde. Qu'est-ce que tu fous là, toi ? Qu'il demande instinctivement, d'un ton las, d'une voix encore cassée après avoir trop gueulé. Sans aucune classe, Nolan se racle la gorge avant de cracher un mélange de glaires et de sang qui part s'échouer dans la poussière d'un pseudo parking qui se retrouve être une réserve à délinquants. D'un geste lent, le blond tire sur les fines cordes de sa capuche pour la laisser se refermer sur son visage, l'entourer jalousement. Encore transpirant, il peut sentir les gouttes d'eau couler le long de son front et de son dos devenir aussi froides que de la glace. Le combattant grimace avant de se concentrer sur ses bandages. Ses bandages là qui ne sont plus comme les autres, plus fait à la va-vite comme avant. Maintenant qu'il s'est cassé les mains tant de fois, ses os sont comme de la porcelaine. Et la porcelaine, il faut la protéger si on ne veut pas qu'elle se brise encore. Avant, elles t'auraient détruit n'importe quoi ces mains là mais maintenant, un coup un peu trop fort et elles partent en milles éclats. Son visage gonflé par les coups se tournent à nouveau vers la gamine comme pour lui montrer qu'il ne la lâchera pas du regard, qu'il la sortira de force de cette bagnole s'il la considère comme une potentielle moucharde ou autre connerie du genre. C'est qu'il fait plus vraiment confiance en personne. Encore moins depuis qu'il a vu Cesur s'éloigner de lui pour finir dans le camp adversaire, les forçant alors à se détester, à ne plus avoir d'autres solutions que celles de s'en vouloir.

Le dos légèrement courbé, le regard hanté d'une légère colère, l'atmosphère du parking semble porter un voile de futilité. Derrière la vitre, cette gamine là lui donne la sensation d'être irréelle, trop pâle pour exister. Ses mains à présents nues de son bandage ensanglanté pourraient se perdre dans ses cheveux, lui tirer la tignasse pour la faire sortir de là mais l'une d'entre elle est certainement cassée, trop douloureuse pour pouvoir la bouger. La douleur des coups qu'il avait continué de donner durant le combat résonne encore en lui. Nolan a la sensation que son coeur est contre sa paume. Petit à petit alors que sa bestialité le quitte, le combattant  sent son corps retrouver ses souffrances et ses facultés d'humain.
Trente-six ans, c'est pas grand chose mais c'est trop.
Trop pour ce genre de choses.
Pour tout ce qu'il fait.
Trop, mais il continuera encore parce qu'il n'a pas l'intelligence de s'arrêter avant qu'il ne soit trop tard. Lorsque ses poings deviendront du coton alors peut-être, qu'il arrêtera de se perdre dans ces corps à corps destructeurs.


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Lun 29 Jan - 22:11
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Elle est toute seule, maintenant. Ils sont partit depuis combien de minutes ? Le temps se suspend au bout d’un joli fil. Trop fin. Cassable, comme sa mémoire qui se brise, se reforme pour mieux se fissurer encore. Cercle vicieux dans lequel elle s'est enroulée sans le vouloir, qui fait d'elle une perdue, une naufragée de sa propre vie et elle boit souvent la tasse Sorrow, dégouline de secrets qui restent flous. Ses chaussures, les seules qu'elle ait maintenant, qu'elle chérit de son cœur tout neuf, dégueulasse le tableau de bord alors qu'elle tente de cesser de s'agiter comme une gosse qui sait pas ce qu'elle doit attendre ou pas. Elle sait juste rester silencieuse, parfois y'a une chanson qui filtre de sa gorge, elle la connait par cœur mais elle ne sait pas comment. Elle a entendu tellement de choses depuis son réveil, ça peut être n'importe quoi. Mais ça a pourtant pas de nom cette mélodie. Juste là, au bord de ses lèvres, alors que ses doigts font et défont les lacets de ses baskets, comme une obsession que les deux soient bien noués, qu'ils se délassent pas, pour qu'elle trébuche pas sur eux et percute à nouveau le sol. Elle a peur de tomber Sorrow, d'encore se fendre le crâne et plus savoir même marcher ou même en connaître la définition ou le mot.

La nuit lui semble jolie de là où elle est. Et elle attend, encore, entend des bruits de pas, des rires parfois de personnes qui viennent récupérer leur voiture, des insanités qui l'intrigue et lui font tendre l'oreille. Curieuse, trop curieuse. Elle reste dans l'ombre, cheveux de lune jurant avec l'obscurité qui lui sert de couverture d'étoiles. Maintenant, elle colle le bout de son nez contre la vitre froide de la voiture, espère les voir arriver. Elle a même pas de quoi les contacter. Peut-être qu'ils ont été retardés, peut-être qu'ils l'ont oubliés. Mais elle refuse de penser ça, serre les dents pour ne pas paniquer, pour que son souffle ne partent pas en saccades de soupirs et que l'angoisse lui remonte dans les veines. Son corps se recule enfin et elle pose, au hasard, son regard ailleurs mais ça tombe sur une silhouette qui était pas là juste avant et elle se fige, comme un lapin cerné par des phares et qui a pas envie de se faire happer par le pare-choc. Même, elle cesse de chantonner pour ne pas qu'il l'entende, observe ce qu'elle peut bien voir de lui. Leur sang ont la même couleur mais il semble plus sombre sur son visage, comme de l'encre qu'on aurait craché à sa face défoncée. Ses mains se referment en poings alors qu'elle continue de fixer, par peur que si elle détourne les yeux il ne soit plus là. Que ce soit juste un spectre. Mais il a l'air trop imposant pour le décor, pour être juste un mirage qu'invente son esprit qui tombe dans les limbes. Le myocarde chante à son tour alors qu'il croise enfin ses yeux et elle entrouvre les lèvres sans savoir ce qu'elle peut dire et elle sait pourtant qu'il pourra pas l'entendre de là où elle est, bien barricadée. Puis ceux qui l'accompagnent lui ont dit de ne pas parler à n'importe qui, de pas même sourire même si le sien est pas moche à regarder. Oui, peut-être. Mais elle oublie complètement ça quand il crache des mots qu'elle entend comme un bourdonnement.


Ses sourcils se froncent légèrement alors qu'elle l'observe resserrer sa capuche autour de son visage tuméfié, s'occuper de ses mains et ce rituel silencieux, n'a rien de très compréhensible pour elle. Il transpire la violence, la puissance pourtant usée. Ça devrait la faire reculer, lui retourner le cœur et lui donner envie de se recroqueviller dans un coin de la bagnole. Pourtant, ses doigts finissent par faire descendre la vitre, à laisser l'air froid lui gifler la peau déjà trop blême, deux rougeurs déjà visibles sur les pommettes et elle sort un peu trop vite la tête, tamponne le haut de son crâne contre le bord de la fenêtre « Ah ! » le cri est trop vite lâché alors qu'une main se pose là où une pointe de douleur se fait sentir mais rien qui ne l'empêche de retenter et de sortir le haut de son corps, ses pieds usant encore le cuir déjà dézinguée du siège passager. Elle hésite Sorrow, à ouvrir la bouche ou à continuer d'observer tranquillement, sans savoir si les pansements qu'elle a au fond de la poche de la chemise piquée à l'un de ses compagnons de galère peuvent lui être utiles. Parce qu'elle aussi a encore des plaies à panser, moins profondes, moins fascinantes à regarder. Puis elle décide de prendre son courage entre ses mains de le poser là et de voir plus tard. « Vous avez besoin d'aide ? » peut-être pas. Même elle, elle voulait pas d'aide en sortant de cet hôpital, vêtue de pas grand chose, le sang baignant la plante de ses pieds. Et elle esquisse un léger sourire qu'elle remballe bien vite, comme par peur que ça ne soit pas fait pour les circonstances, sa main plongeant dans la poche collée contre l'un de ses seins d'où elle sort un pansement qui semble ridicule maintenant. Elle le lui tend malgré tout, ses doigts pâlots jurant toujours avec la nuit et ses yeux trop bleus qui continuent de dessiner les lignes escarpées de l'ombre qui lui fait face.  
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Nolan Hodges
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Mer 31 Jan - 1:31

sorrow & nolan

Il la regarde avec cet air renfrogné, laisse ses pupilles vagabonder sur sa silhouette en la voyant s'évader agilement d'une bagnole fermée à double tours. Nolan bouge pas d'une semelle, se concentre à nouveau sur ses mains, les tripote mollement pour tenter de voir l'ampleur de dégâts, savoir s'il pourra conduire ou rentrer à pieds comme un pauvre con qu'il peut parfois être. La bête voudrait reprendre en force, redresser son torse et repartir immédiatement mais il a du plomb dans les jambes. Du foutu plomb qui l'empêche de faire un pas, de s'enlever du capot de sa bagnole à la peinture usée par le soleil et les années de route qu'elle peut avoir dans la gueule. Elle porte en elle les souvenirs passés des après-midi à rouler dans les chemins de terre et dans la forêt en présence de son père. Ado, il partait avec ses potes tout aussi cons que lui pour s'embourber dans la boue et s'en sortir comme des bourrins. Il était déjà aussi raffiné qu'un gorille à l'époque et aujourd'hui, les choses semblent empirer un peu plus chaque jour. Plus le temps passe et plus il a la sensation de perdre ses repères, ce pourquoi il était encore quelqu'un il y a peu. Maintenant, tout se concentre dans ses poings et ses injures ; Nolan n'est rien d'autre. Même plus un père, même plus un amant, même plus un ami sur lequel on peut compter. Et s'il ne se retrouvait jamais finalement ? S'il en restait à cet état là de dégénéré complet, de taré à qui on ne peut plus redonner l'espoir d'avoir une vie normale. Anita était son équilibre, Nolan s'en rend compte maintenant. C'est son truc à lui, de comprendre les choses avec un temps de retard. Il s'en est trop pris par la gueule certainement. Des plombs ont sauté là-dessous, depuis il deale avec.Sa gueule cassée se redresse lorsque la môme se hasarde à venir vers lui sans la moindre trace de craintes ou autre conneries qui pourraient traverser toutes personnes saines d'esprit. Il a l'impression de faire face à une enfant, une vraie, de cinq ans, que l'on conduit à l'école et à qui on aide à faire ses devoirs. Mais cette môme là est trop grande, trop appréciée par ses deux yeux gonflés par les coups. Il l'a encore jamais vu dans le coin celle là et pourtant dieu sait qu'il le connait, ce coin là. Comme sa poche. Il y traîne depuis qu'il est môme Nolan, y a rien d'autre que ça dans sa tête. Derrière l'horizon c'est du vide, ça existe pas, même pas le temps d'un voyage. Le trajet le plus long qu'il a fait était jusqu'à la ferme de l'autre con de Pazienza. Plus loin, c'est le néant, la route s'arrête ici, le monde s'effondre à cette limite là, derrière les champs où pâturent les vaches.

Il soupire.
Un soupir lourd, brûlant, encore embaumé d'une certaine bestialité. Son visage est barré par l'ombre que fait sa capuche sur ses traits ce qui lui donne un air encore moins rassurant. L'ange lui demande s'il a besoin d'aide et Nolan prend cet air agacé. Il grimace et fixe les pansements qu'elle lui tend. C'est quoi c'te merde ? Tu peux les garder. Qu'il dit, d'une voix un peu grave mais pas agressive. Il a toujours tendance à parler un peu fort mais ça veut rien dire, c'est sa nature. Tout était étudié quand son père était pas encore tombé dans la violence de la vieillesse. Y avait rien laissé au hasard, aucun de ses gestes, aucun de ses mots, il vivait pour être un homme, un vrai, du moins, un vrai à l'image de son paternel. Aujourd'hui, il l'est et tout ce qu'il en récolte, c'est l'abandon ou la colère des autres. Il se retrouve seul comme un enfant gâté mais le seul truc qu'il a eu étant jeune, ce sont des torgnoles. Comme s'il en pleuvait. A tour de bras. Dix mille façons de le nommer, aucune de les effacer, de revenir en arrière pour l'adoucir un peu. Maintenant, Nolan a toujours l'échine redressée, c'est instinctif chez lui. Si tu sais pas coudre, tu m'sers à rien. Il marmonne ça dans sa barbe de plusieurs jours. Les points, il va plus à l'hôpital pour se les faire, il trouve généralement toujours quelqu'un pour le recoudre. Généralement des femmes parce qu'elles sont plus douces et intelligentes que les tas de muscles avec qui il traîne. T'as pas répondu. Nolan oublie rarement, déteste qu'on passe en travers de ses questions. Ses yeux grisés se plantent dans les siens, il la voit un peu flou mais peut facilement deviner sa beauté.

La bête avale difficilement sa salive. Pourquoi t'attendais comme un clébard dans c'te bagnole ? T'es là pour les combats ? Il se dit qu'elle doit certainement avoir les poches pleine de frics mais s'y attarde pas plus que ça. S'il est si insistant avec elle, c'est parce qu'il l'a encore jamais croisé et Nolan déteste ça, savoir une nouvelle âme sur ses territoires. Surtout lorsqu'elles sont si jeunes et si facilement influençables. Ce serait embêtant qu'elle devienne dans quelques temps de celles qu'il méprise en silence.  L'animal finit par se redresser pour descendre de son 4x4 et se retrouver à égalité avec elle mais une grimace traverse son visage et sa main se pose contre ses côtes douloureuses quand ses pieds touchent terre.


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Jeu 1 Fév - 13:08
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Il a l'air d'un roi posé là dans l'ombre, un roi déchu pourtant vu le peu qu'elle peut apercevoir de ses mains fourbues et de son visage où on a l'air d'avoir jeté une peinture sombre, faite de violence et de douleur. Elle prend pas longtemps avant de tenter de s'extirper de la voiture Sorrow, toujours trop avide de liberté, lassée d'attendre dans la nuit. Elle aime le silence mais elle a eu tout le temps d'en savourer le son quand elle s'est réveillée dans cette chambre sans avoir quoi que ce soit auquel se raccrocher. Rien à faire pour passer le temps. Juste profiter d'une vue donnant sur un autre immeuble où elle observait la vie des autres, comme une série réelle mais où rien ne se passe vraiment. Elle a pu voir des bouts d'âmes s’abîmer sur un balcon pour retourner à leur existence qu'elle sait parfois si peu paisible. Elle a fait que ça, observer, attendre, n'importe quoi. Et peut-être qu'elle s'agace un peu de devoir rester ici sans trop le montrer, sans trop se l'avouer d'ailleurs. Le haut du corps enfin sortit par la fenêtre, elle reste un instant figé, les jambes encore engloutit par la bagnole, croise bien son regard, deux phares qu'elle n'aperçoit pas de la bonne couleur vu d'ici qui lui tombe sur le corps et elle arrête même de respirer avant qu'il ne retourne à nouveau à sa tâche. Un soupir traverse ses lèvres avant qu'elle ne continue de se libérer de la voiture et que ses pieds retombent enfin sur le bitume, sans bruit. L'enfant qu'elle n'est plus vraiment, tourne rien qu'un peu la tête vers l'ailleurs, comme par espoir de voir apparaître deux têtes bien connues mais il n'y a que le vide, des groupes de personnes qui ne les voient pas d'ici. Et elle n'a pas peur Sorrow. Tant mieux. Elle a l'impression d'avoir face à elle une bête sauvage prête à partir au moindre mots trop haut. Ou peut-être qu'elle se trompe, elle sait pas analyser ses propres comportements alors ceux des autres lui semblent terriblement flous, sans réels liens. Et ça la frustre de ne pas savoir, de pas comprendre, de ne pas pouvoir regarder ce qui l'entoure avec un goût de passé au fond de la gorge. Rien qui ne lui rappelle quoi que ce soit mais qui n'est pourtant pas nouveau dans son univers.

Délaissant tout ça bien loin d'elle, elle s'avance, sans timidité, fouillant la poche pour en sortir des pansements, presque pas consciente que ça ne servira pas à grand chose pour ses blessures. Sa main ne tremble pas alors qu'elle continue de tendre le bras, ses opales trop bleues relevées vers lui. Et elle entend enfin sa voix sans qu'elle soit étouffée par une prison de vitres et elle cille face aux mots, baisse les yeux sur ce qu'elle continue de lui tendre avant de les remballer, sans répondre, sûrement que c'est inutile mais elle a pas envie de reculer, de retourner attendre toute seule en ayant qu'elle-même à qui parler. « J'peux essayer. C'est comme recoudre un trou, non ? » qu'elle demande d'une voix qu'elle fait rarement attendre d'habitude. Elle sait pas parler aux gens, ne comprend pas bien ce qu'elle peut leur dire quelques fois, ce qu'ils aiment entendre ou non, se détourne souvent en voyant leurs yeux se remplirent de doute ou de jugement dès qu'elle ouvre les lèvres pour en faire sortir des phrases qui n'ont pas l'air d'être les bonnes. D'une main distraite, elle replace le col de la chemise qu'elle a piquée, sans jamais cesser de fixer. Ça elle sait le faire. Rester figée sur un même point pendant des heures, en connaître les détails pour s'en souvenir jusqu'à une éternité qui ne dure jamais bien longtemps. Elle s'éloigne de quelques pas alors qu'il reprend de cette voix qui résonne profondément dans sa tête.

Le mot « clébard » lui plait pas tant que ça à Sorrow. Elle fronce un peu les sourcils, les lèvres soudainement boudeuses. Parce que c'est exactement ce qu'elle a l'air d'être, depuis le début, depuis bien avant qu'elle débarque ici. L'impression d'attendre un maître, le sens de sa vie, à guetter le moindre mouvement familier à la porte de cette chambre d'hôpital. Mais rien. Toujours rien. Personne ne vient jamais la chercher. Alors elle peut bien être n'importe qui, n'importe quoi. Elle sait juste pas encore ce qu'elle veut vraiment être, l'existence qu'elle veut s'écrire. « Ils sont partit chercher du café. Je crois ... » elle est pas sûre de ce qu'ils ont dit en réalité, juste elle et son envie soudaine qui espèrent qu'ils en ramèneront pour satisfaire sa soif. Puis elle s'attend pas à ce qu'il saute de son trône pour venir côtoyer le béton avec elle mais la grimace qu'il affiche soudainement la fait avancer bien trop vire vers lui, posant une main, si peu effrayée, sur celle qui s'appuie là où la douleur doit irradier comme de l'acide. « Vous êtes … une sorte de guerrier ? » la question n'est pas la bonne, sûrement qu'elle devrait demander si il a mal mais la réponse est évidente et comme pour tenter d'apaiser une douleur qui n'est pas la sienne, elle esquisse un sourire bien face à lui cette fois, sa main trop froide toujours la sienne « J'espère que vous avez gagné, que ça vaille la peine d'avoir mal. » elle a pas l'impression que ça peut être insultant ou mal interprété, l'âme vaguement innocente mais surtout trop froissée pour comprendre encore le fonctionnement de ce qui l'entoure.  
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Nolan Hodges
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Sam 3 Fév - 1:03

sorrow & nolan

Il souffre mais la douleur physique ne lui semble plus grand chose après tout ce temps à se battre. Il sait comment l'apprivoiser, comment se tenir pour l'atténuer et avoir la sensation qu'elle n'est pas sur le point de lui exploser les organes un à un. Il connaît tout un tas de trucs Nolan pour rendre la vie d'un guerrier plus facile et il les utilise instinctivement maintenant. La bête sait déjà que ses côtes douloureuses l'empêcheront de dormir comme il veut, qu'il devra rester sur le dos, bien à plat, et faire le moins de mouvements possible pour pas se tordre de douleur au beau milieu de la nuit. En rentrant, il déposera une poche de glace sur chacune de ses blessures, sentira la morsure glacée anesthésier ses souffrances, les empêcher de se propager un peu trop profondément. Il écoute que d'une oreille distraite ce que peut bien lui dire cette tête blonde. A quelques centimètres d'elle, tout ce que Nolan fait, c'est la détailler, les traits de son visage, sa stature enfantine, ses longs cheveux blonds. Il saurait pas quel âge lui donner, seize, peut-être un peu plus, qu'importe. Elle lui parle et ça lui fait du bien, d'entendre une autre voix que la sienne, d'entendre autre chose que les insultes des gars qu'il mène du soir au matin. Bah ouais c'est l'principe. Qu'il répond à son histoire de trou sans trop comprendre ce qu'elle raconte. Dans sa tête, un trou, ça peut que se recoudre alors il sait pas, reste là, un peu con avant de se reculer pour aller vers son 4x4. Il s'énerve un peu sur la porte passager qui coince et finit par l'ouvrir un peu brusquement. Ça fait un bruit pas possible, de ferraille alors qu'il grogne dans sa barbe comme un ours mal léché. Ils. Nolan cherche pas à savoir leur identité, à eux, ce dont elle parle avec cette voix détachée, certainement accrochée dans les étoiles ou ailleurs mais certainement pas sur terre vu ses yeux. Vides. Ou alors trop plein, d'une galaxie qu'il connaît pas, qu'il a pas vraiment envie de découvrir parce qu'il est trop terre à terre Nolan, que l'espace ça lui fout les pétoches plus qu'autre chose. Rien que le fait de penser que la terre flotte au milieu d'une nuit constante, dans le vide, ça lui ferait presque avoir le vertige.

L'animal fouille un peu avant de ressortir de la bagnole avec une trousse de premier secours. Il hausse les épaules à sa demande et crache à nouveau par terre de surplus ce sang qui lui donne un goût bizarre dans la bouche. Un guerrier, ouais, s'tu veux. Il a pas vraiment envie de la contrarier la petite. Et ce qui suit parvient tout de même à lui décrocher un sourire. J'ai gagné. Qu'il souffle en se remémorant les dernières minutes passées sur le ring, la violence des coups, la bestialité qui se dégageait de son adversaire, les hurlements de sa troupe toujours là pour le soutenir. Mais j'sais pas bien si ça vaut le coup de souffrir pour ça. Lui, il fait surtout ça pour se décharger de quelque chose, de lui-même certainement, de toute cette colère qui le hante. Il en a frappé des gars, en dehors des combats, en dehors de la vie de gangster qu'il vit à longueur de temps. Certains ont même passé l'arme à gauche sous ses mains mais ce soir, il préfère oublier. Nolan retrouve sa place sur le capot de sa bagnole alors qu'il l'invite à venir à côté de lui. Grimpe l'allumette. Qu'il dit, en référence à son corps qu'il trouve trop mince, à ses jambes aussi épaisse que des brindilles d'herbes. Il est persuadé que ses bras sont plus épais que ses mollets. Ses doigts sales fouillent dans la trousse alors qu'il finit par en sortir une aiguille qu'il désinfecte grossièrement en la passant sous la flamme d'un briquet, jusqu'à la faire devenir rouge. Il la pose dans un petit récipient et saisit une pommade anesthésiante qu'il se pose sur l'arcade. L'homme masse grossièrement en attendant que cela fasse effet.

Allez, puisque t'as envie d'essayer, vazy, tu vas me recoudre. Y a pas besoin de beaucoup d'points, t'emballes pas. Il crache ça d'une voix grave mais sûre d'elle. Il a l'habitude, Nolan, de se faire rafistoler par n'importe qui, il a plus vraiment peur des infections ou autres conneries. D'un geste un peu brusque, il lui flanque la trousse, l'aiguille et le fil dans les mains sans chercher à savoir si elle disait ça pour rire et qu'elle avait dans le but de se défiler. Une fois les mains libres, le colosse enlève sa capuche pour lui dévoiler son arcade. Il se doute bien que ce doit pas être joli à voir mais il a pas envie de regarder les dégâts de ses propres yeux. Nolan ose croire que demain tout ira mieux, qu'il aura pas besoin de passer par la case urgences dans les jours à venir cette fois.


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