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Nolan Hodges
lost in the world
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Dim 28 Jan - 18:50

cesur & nolan

Il est encore à l'une de ces soirées où la bestialité est de mise. Excès te testostérone presque cliché qui leur donne des allures de brutes. Autour de leur table et des plats bien gras, tout semble silencieux alors qu'encore une fois, Nolan semble être au centre des discussions. Il y a au dessus de lui cette espèce de lumière qui illumine son aura et lui donne cette impression de surbrillance. On l'entend rire jusqu'à l'autre bout de la pièce, balancer des histoires hors du commun qu'il a pourtant réellement vu de ses yeux. Il a les gestes de son père à cet instant ; bien intégré dans tout ce qu'on lui a montré par la jeunesse.
Tu seras une homme et non pas l'une de ces foutues pisseuses qui se laisse marcher dessus.
L'animal se redresse, laisse son dos douloureux se défaire de sa position pour une autre alors qu'un soupir quitte ses lèvres. Son regard se pose sur les visages des autres avant de s'éloigner en silence. Nolan marche si bien qu'il est difficile de croire qu'il est en réalité rond comme un boulon. Ses sourcils se froncent alors qu'un frisson traverse son être en mettant un pied dehors. Dans la précipitation, emporté par l'envie de fumer, la bête a oublié sa veste à l'intérieur. Tant pis. Il se dirige alors vers son vieux 4x4 pour s'y appuyer et se griller une clope. Sa bulle de tranquillité explose brusquement lorsque le visage de Cesur se dessine au détour d'une soirée qu'il aurait pensé calme mais la voilà, plus vicieuse que jamais.
Le visage de Nolan se décompose, ou se recompose. Il sait pas.
Il a jamais vraiment su.
Si quelque chose s'était enlevé en lui en le voyant partir ou le contraire. Un mélange des deux peut-être.
Il sent bien, sa rancoeur, lui taper contre les tempes, vouloir quitter son corps avec la violence d'un monstre affamé.

Si sa fierté démesurée ne le rongeait pas, peut-être qu'il baisserait les yeux, qu'il accepterait de l'avoir dans son champs de vision sans envie de lui montrer qu'il existe. Qu'il lui en veut encore, toujours. Et dans sa tête, sa vision des choses est trop claire ; rien n'est de sa faute. Rien n'est jamais de la faute de Nolan. Il tire sur sa clope, un peu plus fort, un peu plus nerveux. Ses yeux bleus transpercent ceux de Cesur, les croisent pour finalement se poser sur sa troupe de clébards fous à l'intérieur. De dehors, on peut les entendre rire et se balancer des insultes. Bah dis donc, t'as une sale gueule. Qu'il crache d'une voix grave et un peu agressive. Il pourrait se contenter d'agir normalement, Nolan, de pas lui envoyer ce genre de réflexions à la tronche mais il se sent pas encore apte à essayer de recoller les morceaux, de comprendre son geste et toutes les merdes qui les accompagnent. S'il se casse pas tout de suite sur le moment, c'est parce qu'il est bourré et que des souvenirs remontent dans ses pensées. Mais surtout parce qu'il est saoul. Cet air con toujours collé au visage, ses pupilles traversent encore les traits de Cesur.
Cesur. L'énième victime de sa connerie et des dirty cruisers.
C'est quand tu cesseras Nolan ? Tes mômes, ta femme, ton pote.
L'amour ça se remplace pas par des gros bras qui se tapent sur la gueule.


je ne veux voir aucune larme
glisser sur cette gueule héroïque
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Dim 28 Jan - 23:26
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*

Comme à l’accoutumée depuis plusieurs mois, ses pensées le renvoyaient toujours vers ses défunts parents. Le cauchemar, oublié pendant plusieurs années, semblait avoir ressurgis avec une vigueur nouvelle, l’ébranlant un peu plus à chaque passage. Quelque chose clochait. Cesur avait beau se creuser les méninges, il ne parvenait pas à comprendre ce qu’il signifiait ou pourquoi il avait mis autant de temps avant de réapparaître de manière si abrupte… C’était comme si son subconscient essayait de lui faire passer un message, comme s’il avait manqué un détail crucial la dernière fois et qu’il fallait absolument qu’il y jette un regard nouveau. Poussant un soupir, il passa la main sur son visage fatigué et ajusta le son de la radio, las d’entendre le bruit du moteur. Se concentrant sur la musique rock effrénée, il envoya ses pensées au loin, préférant se focaliser sur l’instant présent. Il poussa l’accélérateur, appréciant la vitesse que lui offrait sa Ford F150 Raptor, un bijou qu’il s’était offert il y a quelques mois de ça. Une voix intérieure lui souffla qu’il n’avait pas intérêt à y aller trop fort, après tout, il avait déjà bu quelques verres avant de recevoir le message de Tobias. Peut-être qu’il aurait dû prendre un taxi. Cesur était loin d’être très à cheval sur sa propre sécurité. Apercevant le dinner au loin, il ralenti pour pouvoir aller se parquer. Tobias lui avait envoyé une demie heure plus tôt un message pour qu’ils se retrouvent. L’Irlandais avait des informations de première main à lui passer.  Intrigué, Cesur avait aussitôt mis les voiles.

*

Son téléphone en main, Cesur avançait à grandes foulées, lorsque son regard tomba sur une silhouette qu’il connaissait que trop bien. Nolan Hodges. Son ‘ami’ de longue date qui lui avait tourné le dos dès la première opportunité. D’abord désarçonné, il reprit bien vite ses esprits et afficha un masque imperturbable et glacial. Quelque chose lui disait que l’histoire n’allait pas en rester là. Il sentait le regard perçant de Nolan sur lui au fur et a mesure qu’il avançait de la porte du dinner. En l’espace de quelque secondes, Cesur avait décidé de l’ignorer. Pas ce soir. Il n’avait tout simplement pas la tête à ça. Sauf que ça, c’était sans compter sur la repartie cinglante de Nolan. Bah dis donc, t'as une sale gueule. Qu’il lui lâcha non sans rancune apparente, l’alcool transpirant de tous ses pores. Serrant les poings, Cesur s’arrêta net, prêt à retorquer. Si son côté turc s’enflamma, l’écossais en lui était prêt à lui balancer un verre en pleine figure. Inspirant un bon coup et ignorant sa propre fierté, Cesur décida de l’ignorer et franchit les quelques pas qui le séparait de l’entrée du dinner. Trouver ce foutu Tobias et se casser, tel était son plan. L’endroit est tellement à craquer que Cesur hésita un instant, ne sachant où regarder.  Prenant son téléphone, il se décida à l’appeler, tout en parcourant le dinner du regard. Un. Deux. Trois appels et puis rien. For fuck’s sake, Tobias. Où est-ce que tu te planques. Qu’il marmonna entre ses dents. C’est à ce moment-là qu’il les remarqua. Les amis de Nolan. Ce gang auquel il n’avait jamais voulu appartenir et pour lequel, par respect pour Nolan, il ne lui avait jamais dit ce qu’il pensait réellement de ces brutes. Ecrivant rapidement un texto à Tobias, Cesur fit demi-tour et quitta le dinner. Agacé que l’Irlandais l’ait fait bouger pour rien, les nerfs encore à vif après les paroles de Nolan, le turco-britannique ne pu s’empêcher de lancer d’un ton a la fois méprisant et hautain, une fois arrive à la hauteur du chef des Dirty Cruisers. Ton troupeau t’attend à l’intérieur. Tu devrais pas les faire patienter… Les pauvres, ils savent pas comment se comporter sans toi pour leur dicter leur conduite. Avant de le planter là et de se diriger vers sa voiture. Tu sais, comme tu t’attendais à ce que je te suive comme un cabot, avait-il envie de lui retorquer.  Si Cesur abhorrait cette situation qui les avait menés à se crêper le chignon comme des gonzesses, il avait bien trop de fierté pour faire le premier pas vers la réconciliation. Après tout, ce n’était pas lui qui avait joué la carte de l’impulsivité pour une fois et avait agis sans réfléchir.
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Nolan Hodges
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Mer 31 Jan - 0:03

cesur & nolan

Il laisse Cesur s'en aller, disparaître, lui offrir ce regard là qui montre qu'ils ne sont plus des gosses. Envolé, le temps où ils pouvaient encore se faire confiance, où ils voyaient les défauts de l'autre pour finalement se pardonner. Alors que ses yeux se posent sur sa silhouette, que la colère lui remue une fois de plus les tripes, Nolan tire sur sa clope avant de la balancer à quelques mètres de lui. Il sait pas vraiment comment il fait pour rester calme, pour pas rentrer dans ce foutu fast food pour aller lui montrer qu'il en a marre, qu'il lui en veut jusqu'à l'os, qu'il le laissera pas s'en sortir comme ça. Les couteaux que Cesur lui a planté dans le dos lui font un mal de chien ; il peut les sentir dés qu'il bouge ou qu'il se crispe mais il est pas assez souple pour se les enlever, pas assez intelligent pour panser les plaies. Nolan a toujours été une brute, préférant s'arracher les points d'un pardon possible pour gratter au plus profond de ses cicatrices, les irriter, les faire saigner et retrouver la douleur violente de la rancoeur.
Cette même rancoeur avec laquelle il reste dans son silence. Celle là, qu'il sent lui taper sous le crâne la nuit alors qu'Anita ne répond plus à ses appels, qu'elle n'essaie même pas de lui envoyer des nouvelles de ses enfants et de tout le reste. Il a parfois la sensation de flotter au dessus de lui, de se voir faire et de se détester mais de ne rien pouvoir y changer. Comme un toxico qui voudrait s'arrêter, ne plus s'enfoncer cette merde là dans les veines mais qui ne lutte pas.
Et il s'y attendait pas, à le voir débarquer à nouveau, à entendre le son de sa voix, à reconnaître ce timbre qui l'avait bercé durant des années dans un bain de confiance et d'amitié qu'il pensait infaillible. Aujourd'hui, Nolan n'entend plus que le bruit de la trahison, la nausée qu'elle dégage, la saloperie qu'elle propage tout autour d'elle. Cesur ressemble à un cadavre, un foutu cadavre de son passé qui se réveille de sa tombe pour le fixer, le défier en cette nuit épaisse, l'arracher à son état d'ébriété qui le rend encore plus con que d'habitude. Difficile de faire pire et pourtant. La mâchoire de Nolan se crispe.

Les paroles de Cesur résonnent en lui, s'acharnent sur ses organes et tirent un peu plus ses nerfs déjà à vif. Il en a passé, des jours dans le silence, des semaines à prendre sur lui, à pas retourner la moitié de la ville pour le retrouver et lui faire goûter de ses poings mais ce soir, Nolan sent ses efforts s'anéantir. Ca fait un gros bruit dans sa tête, un énorme truc qui le rend à moitié sourd, dévoré par sa rancoeur. Il saura pas le laisser s'échapper une nouvelle fois. Il y arrivera pas. Et Nolan qui s'avance d'un pas rapide, qui se plante devant lui en le défiant du regard. L'alcool lui donne cette allure, cette touche de mélancolie qui lui va pourtant si mal ; lui, capable de tout pour dissimuler ses sentiments. La bête fronce les sourcils pour tenter de se redonner un peu de consistances, sentir les reliefs de sa fierté revenir à la normale, tenter d'écraser son adversaire. D'ami, de frère, tu peux passer de l'autre côté, devenir rival, personne à abattre. Les cartes que donnent la vie sont que des illusions, suffit de les retourner pour qu'elle change de couleur et de visage, qu'elles te montrent qu'elles valaient finalement pas grand chose. Cesur est l'une de ces cartes, un putain de bluffeur pour qui Nolan aurait donné tout l'or du monde. L'animal supporte mal de l'entendre parler si salement de ses amis, de ces hommes là pour qui il se voue corps et âmes depuis des années. Le putain de clébard de Rafael qui ose dire ça ? Qu'il lâche, d'un rire froid et amer. Ce prénom là résonne mal entre ses lèvres, fait vibrer un peu plus tout ce qui le compose. Nolan redresse son torse, se rapproche brusquement de Cesur pour l'attraper par le col, le ramener contre lui pour mieux planter son regard trahi dans le sien. Fais gaffe à pas trop tirer sur ta laisse, tu pourrais t'étouffer avec. Avant de le repousser, plus fort, plus méchant, plus blessé aussi.

Il a beau être fier et plein de haine en apparence mais quelque chose en lui tourne pas rond. Nolan tente de la cacher, de ne pas l'écouter mais il y a toujours cette douleur latente. Elle bat en lui comme un minuscule embryon qui grandit chaque jour un peu, qui fait une poussée de croissance au simple contact de Cesur. L'embryon de leur amitié cassée qu'il a peur de voir se transformer en une haine viscérale. Les points de non-retour, Nolan les connaît ; c'est là-bas que se trouve sa femme et ses enfants, là-bas que ceux qui l'aimaient se réfugient. J'sais pas ce que tu cherches ici mais tu le trouveras pas. Il sait pas vraiment par quel miracle il parvient à se calmer mais le blond se recule de quelques pas, les poings toujours aussi serrés et les yeux enflammés d'une étincelle qu'il peine à contrôler. Y a des tas de choses qu'il voudrait ajouter et lui dire mais Nolan y parvient pas. On l'a tellement conditionné à tout garder pour lui pour pas paraître faible qu'il sait plus comment faire pour se laisser aller, lâcher un peu prise. Et puis, il peut sentir au loin, les yeux de son troupeau se tourner vers lui de temps en temps. Il peut pas faiblir, il a pas le droit. Il se doit d'être solide, pas pour lui mais pour les autres ; c'est grâce à eux qu'il existe.


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