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parce que nos civilisations sont mortes. - Adonis  :: (générique de fin) :: dead end :: archives rp :: rp abandonnés
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should i stay or should i go ?

Dim 28 Jan - 17:18
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“the golden age” & Il n'a vraiment plus l'habitude des grands espaces. Juste être dans dans une voiture, regarder le paysage défiler, se dire qu'il peut descendre et marcher, c'est merveilleux. C'est si agréable.
Du coup, c'est ce qu'il finit par faire. Il descend du taxi que lui a payé son fils, et il se met à marcher, à travers Liberty, pour rejoindre le Blue Velvet. C'est toujours une maison close, le profit revient toujours aux Ells et très peu aux filles, les hommes s'y précipitent toujours à la tombée de la nuit.
Rien n'a changé en fin de compte, sauf lui et sa démarche, plus lente, plus posée. Il apprécie l'air frais de l'amérique, il apprécie chaque parcelle de vent sur son visage, chaque rayon de lune, la violence de chaque goutte d'eau, qui commencent doucement à tomber les unes après les autres. Ah la pluie, la pluie c'est l'amérique, c'est synonyme de tout un monde, un monde à milles et unes lieux du Qatar. La pluie, c'est l'occident, le pays du rêve et du néant. Les deux ensemble, d'un coup. C'est bien, c'est ça de vivre, c'est d'avoir des rêves et ne surtout pas les poursuivre. Il se sent poète un peu (un poète de merde), à déambuler comme ça au milieu des rues de Liberty. Il se perd un peu, il se souvient plus vraiment où est le blue Velvet. Il y a passé du temps dans sa jeunesse, il s'y faisait héberger à l'occasion. Il y a trop souvent trompé sa femme. Mais c'est une autre histoire, qu'il ne comptera pas.
Bayek lui a confirmé qu'Adonis vivait toujours à Liberty, qu'il avait toujours son business, que celui-ci tournait bien. Que tous les jeudi soir, il y était, pour faire un état des lieux.
Alors Miraj profite de l'effet de surprise, et lorsqu'il entre enfin dans le blue velvet, il ne peut s'empêcher d'imaginer le visage d'Adonis.
Il le cherche parmi les clients assis aux tables, ou parmi les personnes debout au bar. A une table, dans un coin, un homme est penché sur un carnet, relisant, ou comptant, il ne saurait dire, stylo à la main, sourcils un peu froncé.
Même dans la pénombre, Miraj reconnaitrait ce frère entre mille. Il a un vague sourire, les mains dans les poches, il se rapproche de la table, prend une chaise, et s'assoit face à lui.
Ce dernier prend un quart de seconde, trop concentré dans son travail, avant de relever le nez vers Miraj. Ce dernier sourit, le regarde droit dans les yeux, cherche les marques de l'âge.
Cherche les marques du temps.


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Adonis Ells
choir of furies
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should i stay or should i go ?

Jeu 1 Fév - 14:55
il est toujours là, adonis. il est toujours là, le jeudi soir, installé à une table du blue velvet, la tête ailleurs, dans les calculs éreintants et la folie des affaires. ses yeux ne se posent que très rarement sur les danseuses qui, parfois, sont employées pour beaucoup plus que ça. il n'est pas un client qui vient se rincer l’œil ou partager des nuits fauves avec les demoiselles du blue velvet. les lieux lui appartiennent et il doit, il est obligé d'en prendre soin pour éviter les débordements ou la destruction de ses biens. c'est pour cela que tous les jeudis soirs, il s'assoit à la même table pour faire les comptes de la même façon interminable. on ne le gêne pas - jamais. les regards s'attardent souvent sur lui, sur son visage concentré et sa posture tendue, mais personne ne vient le déranger. personne sauf un même individu qui, une décennie auparavant, s'amusait à le perdre dans ses additions, arrivait à le détendre par des blagues dont il ne connaissait que très rarement le sens. il se surprend parfois, adonis, à souhaiter que miraj revienne le déconcentrer, lui faire oublier la raison de sa présence au blue velvet. plus de dix ans qu'il a été arrêté et toujours les mêmes pensées qui le hantent. il imagine miraj, là-bas, derrière les barreaux d'une prison du moyen-orient et ça se serre, là, au fond de sa poitrine. oui, il n'y a jamais eu personne d'autre que lui pour venir tout dérégler. et lorsqu'adonis sent une présence qui s'approche de lui pour finalement prendre place à la même table, il ne fait pas attention. dix ans, c'est long. dix ans, ça lui ferait presque oublier l'agacement et l'irritation qu'il ressentait à chaque fois que miraj s'invitait à sa table. les secondes s'écoulent,
s'écoulent, encore et encore,
et il relève la tête. soudainement, il se rappelle, adonis. il marque un temps d'arrêt, les iris dans ceux de cet homme qui semble être un fantôme tout droit sorti du passé. peut-être que son cœur arrête de battre, que l'air refuse de remplir ses poumons, que son sang cesse de voyager dans chaque parcelle de son corps. peut-être que le monde entier se fige. il faut un instant à adonis pour comprendre que ce n'est pas un rêve, une hallucination - que miraj est devant lui, toujours le même sourire aux lèvres. la bouche d'adonis s'ouvre, se referme. aucun mot pourrait décrire ce qu'il ressent à cet instant. ses yeux restent ancrés dans les siens et c'est comme s'ils parlaient silencieusement. comme s'ils se disaient toutes les choses qu'ils n'ont pas pu se dire pendant dix ans. puis, à son tour, il sourit. adonis tente de ne pas défaillir devant son ancien ami, ce frère qui lui a été arraché. il reste droit, laissant deux syllabes s'échapper de ses lippes. – miraj. il le dit comme s'il essayait de se persuader qu'il est vraiment là, pas enfermé à l'autre bout du monde. et il voudrait se lever, le prendre dans ses bras et ne jamais le lâcher, mais il est juste paralysé.


❝ the storms will pass ❞
Take my hand. You know I'll be there if you can. I'll cross the sky for your love, for I have promised, oh, to be with you tonight and for the time that will come. I'll cross the sky for your love and I understand these winds and tides. This change of times won't drag you away. Hold on, and hold on tightly. Hold on, and don't let go of my love.
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