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( moon, 12:04 am ) odette  :: (liberty, oregon) :: South Lake District
Neir Vaughn
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Jeu 25 Jan - 22:05
il n'y a plus rien de construit dans la nuit. ni les étoiles décomposées, ni cette soi-disant fière lune, astre menteur qui pense honorer la terre entière quand il se dresse dans l'immensité obscure du ciel qui engouffre tout le reste. la lune est minable, la brise n'est pas bien plus mélodieuse. les immeubles n'ont pas l'air si joyeux, quand ils sont ternis par leurs ténèbres habituelles. les deux trois passants qui s'ennuient contre les pavés décolorés ne transportent plus aucune couleur depuis, bien longtemps, maintenant. non, il n'y a plus rien de construit, ni la nuit, ni neir. encore petit garçon dans la grandeur nocturne, heureux d'arborer des constellations bleutées et multiples sur son visage d'habitude si lisse.
un combat qui dérape, neir qui joue au héros. ça a glissé, le poing, contre sa mâchoire. il ne se souvient même pas en avoir souffert. les phalanges se sont écrasées contre son petit minois, et il a explosé dans un rire incontrôlable, en fervent adorateur du chaos. maintenant, il regrettait un peu, parce que ça lui brûlait une partie de l'âme et que c'était plutôt désagréable. le froid taquin n'arrange strictement rien, neir se blottit contre l'épais manteau qui dévore son corps, cherchant ne serait-ce, qu'une infime once de chaleur dans l'illusion. il sait où il la trouvera, cette chaleur. il l'a toujours su. évidence inchangée logée dans son cerveau en constance, il s'amusait pourtant à se vêtir de mensonges, lui-même. juste pour s'assurer qu'il n'était pas complètement transi, pas complètement dépendant. mais il sait très bien, neir. il ne peut plus vraiment se fausser.
parce que ses pas les guident déjà, là où il doit être. (près d'elle) et il n'a même pas à réfléchir, il n'en revient même pas. pétillant dans la nébulosité. si rien n'éclate dans la nuit fatiguée, tout est encore rutilent dans l'être du prince et de ses rêves colorés. le soir n'est plus à la hauteur, l'âme vibrante de neir, encore un peu. il s'engouffre dans l'appartement qu'il connaît sûrement mieux que les recoins de son cœur, il espère que la princesse n'est pas avec les morts, ce soir. il ne prend pas le temps de réfléchir quand il surplombe les marches unes à unes, pressé de rencontrer de nouveau la porte de bois qui va les séparer, peut-être, cinq secondes. chose faite, ses doigts intacts frappent contre l'obstacle, les joues taquinées. cinq, quatre, trois, deux... un. elle savait. ça ne pouvait être que lui, elle savait. son visage se dévoile derrière la porte, et l'organe battant de neir, explose, certainement. « odie. » affection débordante du bout des lèvres, dans un surnom qui lui collait à la bouche. maintenant, la nuit avait du sens. une histoire, un contexte. l'astre lunaire honteusement jaloux quand odette, elle, a tout d'une sublime nocturne. « j'te dérange pas? j'peux rentrer? » brève inquiétude, rapide sourire. ses lèvres qui s'étirent pour lui offrir le visage le plus brillant, le plus chaleureux possible.
et le coeur qui s'affole, qui s'affole tellement. loin des violences, loin des illégalités et des nuits brutales. il est ici, le confort, elle est ici, la chaleur. neir savait. c'était odie, pour toujours.
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Odette Kemp
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Ven 26 Jan - 10:00
et s'il fait froid à ce moment dans l'extérieur sombre et nocturne de la ville, à l'intérieur, dans la baignoire, il fait chaud. il fait pluie sur le corps d'odette. des centaines de gouttes d'eau bouillante qui fracassent la peau blanc cassé et frigorifiée de la jeune femme. peut-être que c'est le coeur qui est défaillant. peut-être que c'est le palpitant qui fait des ratés, qui manque un battement, un rythme essentiel  dans le dedans, entre les os et la chair et les muscles. peut-être que c'est pour ça qu'elle a toujours foutrement froid, peu importe les moyens utilisés pour faire reprendre le feu dans son être de papier mâché. sous le jet puissant de la pomme de douche, odette ferme les yeux un moment; tout ira bien, inévitablement, un jour, imaginons, espérons-le, advienne que pourra, si seulement.
c'est une bête noire qui rode,
qui dévore tout sur son passage.
les deux pieds bien enfoncés dans les fondations du corps-maison d'odette.
c'est épuisant, elle est épuisée.
quand la peau de ses doigts se plisse sous toute cette eau, elle décide d'enfin sortir de la baignoire.  elle a l'impression d'avoir vieilli de vingt ans quand elle regarde soudainement ses mains ridées. la vie se moque bien d'elle. la vie aime lui rappeler qu'inévitablement, elle sera de plus en plus vieille et elle en a horreur. c'est sa crise de la journée, c'est son obsession de la soirée. devant le miroir, elle fronce les sourcils, remarque de minuscules plis au front, aux coins externes des yeux. elle se trouve ordinaire. elle se trouve beige. sans artifices, sans surprises. un repas fade que la vie mâche avec amertume et recrache dans son assiette sans pitié. odette sait que si elle observe son reflet encore trop longtemps, mesdames les larmes glisseront sur ses joues et il ne faut pas les réveiller. lorsqu'elle sort de la salle de bain, elle entend cogner.
à cette heure,
avec cette force de frappe.
une seule personne, neir.
c'est la tempête, le soleil, la nuit, le jour, la pluie, le beau temps.
neir, c'est tout l'univers concentré dans un brin d'homme aux poings dégainés au rire armé au visage constellations hématomes. alors,  parce que c'est lui, parce que tout d'odette réclame tout de neir, elle lui ouvre sans tarder. sans surprise, il est amoché. odie. j'te dérange pas ? j'preux entrer ? mais bien sûr, qu'il peut. il peut entrer n'importe quand.

- oui, viens.

elle s'écarte de la porte. elle referme quand le système solaire est à l'intérieur. là, comme deux grands décalés de la vie, ils s'observent dans un long silence. ça lui fait mal au coeur, à odette, de voir la violence sur le beau corps de neir. elle se hisse à la pointe des pieds pour observer correctement les dégâts, son ongle en amande survole son arcade sourcilière fendue et le sang séché sent le fer. sans rien dire, elle prend sa main froid arctique et l'entraîne avec elle dans la cuisine où le néon du plafond crépite. elle fait asseoir le grand garçon sur la chaise habituelle, la chaise des premiers soins, puis elle s'éclipse pour revenir quelques secondes plus tard avec ses pansements, avec de l'eau, des cachets et une serviette mouillée.

- tu as gagné ? ou tu as perdu ?

odette, elle voudrait que neir gagne au jeu d'la vie
et perdre l'en-vie de se battre.
- à l'intérieur de son corps, il fait déjà plus chaud que tout à l'heure. -


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Neir Vaughn
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Ven 26 Jan - 17:42
odie, plus céleste que la moitié de la galaxie.
sans surprise aucune, neir se retrouve charmé par un confort qu'il n'a jamais oublié. ici, c'est toujours mieux qu'ailleurs, et il l'avait remarqué dès la première fois, la première seconde. soudainement il n'avait eu envie que d'être là, dans la même pièce qu'elle, pertinemment conscient de l'ampleur de sa requête. c'est pour ça qu'il s'invitait de temps à autres, sans demander, présentant son cœur avant de montrer l'âme tapie dans ses yeux. il a plus ou moins le droit d'être ici, parce que tout ses sentiments y sont logés. son amour, et quelques poussières de rêves. il a fait d'odette leur gardienne, naturellement.
toujours aussi rayonnant d'être accepté. ça rassure le sang qui gorge ses veines, ses veines qui lacèrent sa chair. non pas qu'il ait peur, neir, juste que parfois, des fois, une fois, il peut lui arriver de penser qu'odie pourrait, ne plus vouloir de lui. mais il n'écoute pas, il n'a pas le temps, elle est là, il est happé. fasciné. le silence n'a même pas d'impact. il pourrait lui dire les choses (t'es belle, t'es vraiment, vraiment belle.) mais les étoiles envahissent sa gorge, pourrissent ses cordes vocales, drainent son cerveau dans les constellations. il ose, les yeux dans les yeux, âme contre âme, se laisser captiver par la globalité de l'existence de la petite princesse. rien qu'elle, rien qu'elle. infime contact de sa main près de son visage, neir l'aurait supplié de le couver de sa douceur à elle.
à la place il se fait entraîner, la main qui fond contre la sienne. c'est si habituel qu'aucune question n'a lieu d'être. peut-être que neir a accepté de salir son visage juste pour venir ici. peut-être qu'il n'a pas riposté à un seul moment, juste pour avoir une blessure ou deux, pouvant éventuellement servir de justificatif à sa présence. de toute évidence, il n'en avait pas besoin. il voulait voir odie, il y allait, et ne pensait même pas au moment où il devrait s'évaporer. « je gagne toujours. » fierté puérile dans le sourire. éternel victorieux, même de ses échecs. il ne se bat pas souvent neir, juste quand ça dérape, juste quand ça n'est plus très juste, juste quand on le cherche et qu'il est trop fatigué pour se laisser brûler. alors il s'prend pour un héros quand il revient. pas celui des films usés, par celui des romans abandonnés, ni celui des comics empilés dans ses toilettes. juste celui d'odette, le sien à elle, maladroit du cœur mais intense en chaque chose qu'il murmurait, confiait, aimait. ses sourcils se fâchent légèrement quand le plaie de son visage se fait taquiner. rien de très important, il se persuade que ça ne lui fait rien, glisse ses mains sur les hanches de la jeune fille et l'attire près de lui, (toujours un plus près,) et garde la tête levée vers elle. astre unique. « j'avais envie que tu t'occupes de moi. » marmonnement suivant sa logique. il a besoin d'attention, il ira se battre.
les coins de ses lèvres grattent encore ses joues, séduits par la satisfaction d'être avec l'être qu'il chérissait le plus intensément. le vacarme dans sa cage thoracique reste le même - ça n'est pas tant un problème. neir l'aime bien. il s'y est fait. « je t'ai manqué, un peu? » gamin, va. étincelant quand ses doigts frottent doucement la taille d'odie. parce que toi oui, à chaque seconde, chaque minute où t'étais pas là pour me couper le souffle. tu m'manque tout le temps, mon odie.
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Odette Kemp
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Ven 26 Jan - 20:21
comment odette pourrait refuser à neir d'entrer dans son royaume ?
comment odette pourrait oser lui dire non, retourne chez toi, soigne-toi bien, arrête de faire le gamin, grandis, ralentis. elle en serait incapable, parce que neir, tous ses petits et grands défauts, elle les aime. elle les aime plus que tout, parce qu'avec tout ça, il vie et respire magnifiquement bien. c'est beau à voir. ça lui coupe souvent le souffle, à odette. elle y pense souvent, à ce grand gamin qui semble n'avoir peur de rien même pas de la mort, surtout pas de la mort. et sa grande main dans petite main semble la faire redescendre de ses sombres pensées. elle l'ancre au sol et elle pourrait jurer sentir ses racines creuser la terre pour y rester un long moment encore, une éternité ou pourquoi pas deux, oui, ce serait bien, deux éternités. une pour lui, une pour odette.
avec la douceur des mères, elle se met à nettoyer l'hémoglobine séchée sur le visage enfant de neir. il en a un peu dans les cheveux, près des yeux, sur la lèvre inférieure, sur ses phalanges déconstruites d'avoir offert trop de coups. il n'arrête pas de froncer les sourcils, réflexe humain sous le froid de l'eau contre sa peau bouillante de violence.
elle a l'impression que la tempête dans le dedans de neir se calme,
elle a l'impression qu'il a vu une pluie d'étoiles filantes et qu'il les a cueillies dans ses yeux.
quand il la regarde comme ça,
elle a envie de pleurer.
petit sourire en coin lorsqu'il affirme toujours gagner.
elle sait bien que non, mais...

- ah, oui, c'est vrai.

sa voix douce couvre le son de leur respiration harmonieuse. neir gagne toujours au jeu de la vie et elle pense qu'il a réussi à gagner son coeur aussi. c'est étrange, comme sensation. ça démange tout le corps. les grandes menottes du garçon se posent contre ses hanches, elle peut sentir ses pouces sous son haut de pyjama qui font de petits allez-retour sur sa peau froide. elle frissonne.

- t'es un vrai gamin, neir.

c'est pas un vrai reproche parce qu'elle sourit sincèrement. elle aime se sentir importante, savoir que quelqu'un a envie de sa présence de sa chaleur de son coeur aimant. elle dépose la serviette sur la table et elle prend un petit pansement qu'elle va déposer sur la plaie du combattant. voilà, c'est mieux comme ça. il retrouve cette lumière. le bras d'odette s'étire pour emprisonner le paquet de cigarettes entre ses doigts et le ramener vers elle. elle en allume une et souffle la fumée vers le plafond, puis elle dépose la cancéreuse dans le cendrier avant de se tourner vers son petit univers en bataille.

- bien sûr que tu m'as manqué.

ses bras vont se glisser derrière le cou du jeune homme et ses doigts longent sa nuque pour s'enfouir dans sa chevelure douce. ses yeux d'amande dans ses yeux d'amande. un sourire qui n'a pas l'air de faner. des non dits qui résonnent dans tout l'appartement où noirceur et lumière se côtoient obligatoirement.

- et moi, je t'ai manqué ?

elle a envie de savoir.
savoir si c'est simplement elle qui se fait un cinéma en plein air
ou si neir a vraiment besoin d'elle.
sur la table, la cigarette se consume lentement
elle compte les secondes de silence.


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Neir Vaughn
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Ven 26 Jan - 22:04
y'a un goût de tendresse méritée aux quatre coins de la pièce. neir s'en imprègne sans ne rien dire. comme ça, il s'en souviendra encore quand il s'en sera allé, il aurait un petit stock de douceur rien que pour lui, tout près de son organe arythmique. tout se passe et il se rappellera des détails qui pourraient sembler passer pour les plus moindres. la couleur de la peau d'odie sous ce certain rayon de lumière provenant de l'ampoule au dessus d'eux, ce qui était arrangé sur la table, les odeurs qu'il connaissait déjà par cœur, les tons de la pièce changés par l'atmosphère de nuit. sa nuit à lui, cette fois. son théâtre malléable, l'histoire qu'il choisit sous ses pas. sa scène préférée, il l'a choisie à l'avance. sous les yeux d'odette, petite infirmière de son être entier.
il pourrait se tuer de son sourire. il se souvenait qu'il s'agissait d'une rareté, la plus précieuse de perle. éclat caché, mais redoutablement sublime quand il se dévoile. neir en avait été sidéré la première fois, persuadé qu'odette n'avait plus le goût de sourire, éteinte dans une splendide pâleur de marbre. il s'était également fait la réflexion qu'un rictus n'était pas toujours forcé, certainement pas sur son visage à elle, tant l'oeuvre semblait déjà complète. elle était divine même dans le morose. neir n'aurait jamais pu oublier. « je sais. un sale gosse. » un sourire, encore (toujours). son emprise qui se serre un peu plus, dans l'élan d'affection. encore adolescent transi quand odette est là. pourtant, il était mature dans les rues, mature dans le sang. de temps à autres, ça différait, parce qu'il se laissait glisser dans les courants de son coeur sans réfléchir. et c'était si libérateur qu'il n'avait pas envie de faire autrement. il collectionne le pansement comme son trophée, comme lorsqu'il était tout petit.
l'éclatante fumée toxique charme ses narines quand elle taquine la pièce. neir reste indifférent. (il n'a jamais voulu mourir de cette façon) mais les mains d'odette dans sa nuque, c'est tout autre chose. sa peau vibre sur le coup, sensible quand il s'agit d'elle. l'un près de l'autre, comme neir l'a toujours voulu. ses yeux attaqués par les siens mais ne faiblissant pas une seule seconde. il rutile sous ses mots, le roi sans couronne. il se sent important et son coeur éclate, ravi. qu'est-ce que les mots peuvent être transcendants quand ils s'échappent de sa bouche à elle.
il se lève lentement, sans pour autant briser l'étreinte délicatement bâtie. ses mains se hissent jusqu'à sa taille qu'il rapproche un peu plus dans le silence. la question ne se pose même pas et elle sonne comme une ironie aux yeux de neir. diable rieur. ses lèvres viennent trouver celle d'odette, dans une autre logique propre à neir. et quelle douceur, quelle fraîche destruction dans le corps épris du garçon à la dépendance facile.
le contact sacré se défait, l'éclat ne se dissipe même pas. « devine. » joueur quand il approche son front du sien, son âme à la sienne. comme s'il voulait la guider dans son propre brasier. si facile, parce que tout ne demande qu'elle. elle devrait le savoir, quand son regard cueille ses galaxies sans perte de temps.
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Odette Kemp
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Mer 31 Jan - 18:04
de la tendresse, il y en  a partout dans l'appartement.
partout où passe neir, odette suit avec ses mains douces, son coeur aimant et son âme touchée par ce brin d'adulenfant, comme elle aime l'appeler. un adulte qui réfléchit avec ses tripes et ses poings, principalement, puis parfois, avec son coeur et sa tête. un adulte qui a un rire de gamin, qui chasse les étoiles pour en faire une collection qu'il offre fièrement à la douce odette. elle n'en  a jamais demandé autant, elle voulait simplement un peu de réconfort, un peu de baume pour le palpitant déréglé et il lui a donné la voie lactée et bien plus encore.
neir a la fougue des gosses rebelles qui n'ont peur de rien,
qui défient la vie à coups de poings levés et de putain tu m'auras pas.
elle trouve ça à la fois admirable et irresponsable
mais elle se dit qu'elle est là pour le réprimander lorsqu'il merde un peu,
lorsqu'il rentre le visage plus amoché que maintenant,
lorsqu'il est aveuglé par la rage et ce je-m'en-foutisme que tous les jeunes semblent avoir de nos jours.
les doigts caressant sa nuque à la frontière de ses cheveux pétrole, elle ne peut se résoudre à quitter son regard. elle voit dans ses yeux les plus belles émotions du monde, elle voit son coeur qui déborde de partout et ça la fait sourire. elle ne peut pas s'en empêcher. elle a l'impression d'être la plus belle alors qu'au final, elle est banale, bancale. sous ses yeux, il se lève sans presse - et puis à quoi bon se presser quand on a toute la nuit - et ses mains glissent, glissent jusqu'à la fine taille de l'amante mortuaire. elle frissonne, elle le voit, qui prend le temps de se dessiner un sourire rieur, qui avance son visage si près du sien qu'ils pourraient aspirer l'âme de l'autre. leur tendresse grandiose se scelle par un baiser qui veut dire oui, tu m'as manqué, tu m'as tellement manqué que je ne savais pas si j'allais pouvoir fonctionner correctement / être vivante comme on me l'a apprit à le faire.
elle devine, odette, elle devine très bien et son coeur implose, se désintègre.
de la poudre de muscle cardiaque au fond du ventre.

- j'imagine que oui.

elle imagine très bien, maintenant.
même pas besoin d'en dire plus.
elle éloigne une de ses mains pour écraser la cigarette qui se fume seule, puis son attention revient vers neir. comme une enfant, elle se pince la peau du poignet. ah, ouf, je ne rêve pas. c'est bien vrai, tout ça. c'est extraordinairement vrai. un sourire sincère aux lèvres, son corps se rapproche du sien et elle vient le serrer dans ses bras. fort. avec toute la passion qui se cache entre les tripes.

- depuis quand je te manque comme ça ?

parce qu'odette,
elle doit avouer,
neir lui manquait dès la première fois qu'il a quitté son appartement.
elle se souvient du soleil qui embrassait ses cheveux pour leur offrir un reflet brun, de sa lèvre fendue d'avoir reçu un coup trop fort, de son hématome à l'oeil qui ressemblait à une petite planète - pluton.
elle a le visage enfoui dans le cou du jeune homme, elle peut sentir son parfum, elle peut sentir son pouls contre le bout de son nez. elle va déposer un baiser sous sa mâchoire.
odette est douceur.


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Neir Vaughn
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Lun 5 Fév - 21:51
à chaque fois qu'il la voit, la frôle, l'aime, neir se sent agréablement inondé par ces vagues chaleureuses, ce confort sentimental. il l'a toujours cherchée, cette tendresse rare par sa pureté. il savait qu'elle ne lui avait jamais vraiment été réservée. mauvais garçon des rues les moins bien entretenues, il s'était rapidement douté que peu de choses viendraient délicatement faire battre son coeur d'un rythme amour. et odette s'est dressée devant lui, il s'est rapidement senti comme le premier insecte attiré par la lumière la plus éclatante d'un des lampadaires du soir.
ça l'fait rire de passer pour un prince. ça l'amuse d'arborer les masques d'un rebelle. il passe plusieurs rêves à se demander comment la surprendre elle, comment la faire sourire, comment faire varier le délicieux éclat de ses yeux. son premier passe-temps n'est que violence, le deuxième n'est qu'amour. comme si, sa seule crainte était de ne pas parvenir à offrir l'affection suffisante à son odie. parce que ça déborde à l'intérieur, c'est tout un fracas emmêlé, dont neir n'a jamais appris à se défaire.
il ne sait même pas faire. c'est juste du bout des lèvres, du fond du coeur. son être entier pétille, grésille, éclate dans des feux d'artifices silencieux. elle sait. elle a toujours su. l'harmonie mélodieuse qui les lie - neir n'était pas le seul a l'avoir remarquée, de toute évidence. il avait, cependant, mis un certain temps à y croire. parce qu'odette n'avait pas grand chose de réel dans sa beauté inédite, dans son parler de coton et sa peau velours. qu'est-ce qu'il pourrait s'abrutir à la contempler, s'éteindre rien que pour la forme de ses lèvres. elle imagine bien, elle imagine juste, la passion lèvres contre lèvres, honnêteté inébranlable, rien de plus.
l'étreinte fait penser à neir qu'il ne sera jamais malheureux. c'est si enfantin, si puéril d'être à ce point persuadé, mais son battant n'a jamais voulu se taire. capricieux organe. odette est tout près. près de son corps, près de son coeur. il craint, un instant, que le brouhaha cardiaque soit perceptible de là où elle se trouve. qu'importe. c'est la plus belle mélodie qu'il pouvait produire. « depuis longtemps. » ses doigts pianotent la courbe gracieuse de son dos, tandis que la sincérité baigne son regard. il sent ses lèvres et aurait pu fondre dans la seconde. « depuis la première fois que j'ai voulu que tu sois mienne. » ses mains poursuivent leur avancée dans le dos d'odette, gourmandes de contact. rien que du tendre, sous des caresses minutieuses.
lui et elle, à tout jamais. même dans l'au-delà, même dans les dimensions imaginées par n'importes quels esprits. il se l'était juré, neir. lui et ses envies versatiles. il s'était juré qu'il n'y aurait qu'odette, jusqu'aux jours les plus sombres. la peau vibrante, il recule d'un demi-pas, retrouvant le bois de la chaise en gardant précieusement la princesse contre lui, sur ses genoux. comme ça, il pouvait faire rencontrer son front au sien, creuser un peu plus son âme, comme il aimait le faire. « en tout cas, je serai à toi pour toujours. » confie t-il, posant ses paumes sur les joues d'odette, le sérieux peignant peu à peu ses traits enjoués. « et puis, si un jour t'as envie que je disparaisse, t'as juste à me le dire. c'est toi qui décide, odie. » flot d'insécurité évident. neir sait bien que la pureté de la jeune femme ne devrait même pas lui être réservée.
pourtant, pourtant, pourtant.
sa cage thoracique serait en miettes si elle la déversait chez quelqu'un d'autre.
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Odette Kemp
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Mar 13 Fév - 8:37
sur la pointe des pieds, odette s'accroche à neir.
ses bras menottes espèrent ne jamais quitter la chaleur de ce corps vibrant de ce coeur vivant, indomptable, qui perd souvent son souffle qui court vite vite vite pour échapper au temps qui est effrayant qui va tout avaler tout dévorer tout déchiqueter sur son passage (odette sait que neir a peur de vieillir comme on a peur du noir et de ce qui pourrait bien se cacher entre les ombres de tous les objets dans une pièce sans fenêtres). contre ce petit prince, le ras-de-marée dans son dedans ralenti. il se stoppe. la mer devient calme et c'est si bon.
c'est rentrer à la maison après un long voyage
c'est retirer des chaussures à talons hauts trop beaux mais trop hauts qui font des ampoules aux pieds
c'est le premier café de la journée
et la dernière cigarette avant de se brosser les dents
c'est le chaud soleil du printemps qui embrasse la peau après un hiver rude et difficile
c'est tout les petits bonheurs et les grandes satisfactions de ce monde.
alors ça fait longtemps qu'il se sent comme ça, tellement longtemps qu'elle n'arriverait certainement pas à compter. des constellations se créent entre eux depuis le premier soir où les mains frêles d'odette sont venues panser les blessures sur le visage pâle de ce garçon qui défi la vie avec ses poings carnassiers. il a les paumes feu de forêt, qu'elle pense alors que son corps à elle se retrouve sur son corps à lui. il dit des mots qui semblent vouloir dire si tu me brises le coeur j'en mourrai et elle secoue la tête de droite à gauche.

- on dirait un grand fou amoureux qui parle, neir.

elle le sent rempli d'insécurité, elle a l'impression qu'il apprend à aimer et il a pourtant les mots poésie qui transpercent le palpitant et qui font fondre tout l'intérieur. le front de la douce se pose contre celui de cet homme anthracite. se perdre dans ses grands yeux en amande pour le siècle à venir.

- c'est peut-être toi qui aura envie que je disparaisse, tu sais.

elle, elle sait.
elle sait que c'est pas toujours facile de vivre avec quelqu'un qui a souvent mal au coeur de respirer, quelqu'un qui s'amuse parfois à traverser des grands boulevards sans regarder des deux côtés, quelqu'un qui a le muscle cardiaque engorgé de pétrole et qui peine parfois à décrasser tout ça. est-ce que t'es assez résistant, est-ce que t'as la force de soutenir mon maigre corps qui pèse pourtant des tonnes ?
odette, elle compte plus le nombre de fois où elle se serait laisser tomber,
alors neir, est-ce qu'il va vouloir la
laisser tomber ?


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