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And more loved than you’ll ever know. - bayek  :: (générique de fin) :: dead end :: archives rp :: rp abandonnés
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Mer 24 Jan - 23:48
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“We no speak americano” &L'état américain vous adore, monsieur El Masry. Il vous adore, vous avez aidé non seulement à mettre sous les barreaux un des plus dangereux criminels du Qatar, mais grâce à votre témoignage vous avez aussi sauvé des vies, vous le savez ?
Oui.
Et les américains adorent sauver des vies, c'est bien connu. Qui croit encore ça en 2018, sérieusement. Il écoute d'une oreille distraite, il sait qu'il aura encore droit à des visites de l'avocat, pour plein de raisons. Mais tout ce qu'il se passera sur le territoire américain ne sera plus de son ressort, c'est un avocat exclusivement délégué aux affaires de l'état américain à l'étranger. Il n'est pas vraiment avocat en fait, plus une sorte d'agent étrange du FBI. Evidemment il ne parle qu'une langue, mais il a le mérite d'avoir les rudiments de géographie.
Miraj est dur avec les américains, à raison.
L'avion va bientôt se poser. Il a eu la politesse de ne pas mettre de musique dans ses oreilles, au cas où l'avocat voulait lui parler. Pourtant il meurt d'envie d'écouter ses six chansons en boucle. Elles lui manquent.
Il n'y a rien dans sa tête, un vide violent, trouble. Il pourrait se poser milles questions, ressasser, et puis planifier.
Miraj a appris, avec l'âge, que certaines choses valent la peine d'être ruminée, et que d'autres, eh bien elles méritent simplement de glisser sur votre peau, elles méritent d'être prise au moment voulues et pas avant.
Revoir ses enfants, quitter la prison, tout ça en moins de 48h, il sait pas vraiment quoi en penser. Alors il n'en pense rien, il se laisse faire, attache sa ceinture et regarde le sol américain s'approcher. De plus en plus, de plus en plus près.
Il descend de l'avion, il n'a qu'un sac à dos avec une tenue de rechange, une brosse à dent, et c'est à peu près tout.
Il n'a plus rien en fait, la chemise et le jean qu'ils portent ne sont pas à lui, il est seul, pour quelques heures encore. L'avocat le quitte à l'aéroport, il prend un autre avion, vers l'Allemagne cette fois. Sur un bout de papier, il lui a inscrit l'itinéraire jusqu'à liberty et l'adresse de son fils. Il prend un taxi, on lui a laissé un peu d'argent. Il sait plus vraiment comment on parle américain, alors il balbutie un peu l'adresse, et dans la voiture, il regarde le paysage.
Il n'a plus l'habitude des grands espaces.
Puis il arrive à Liberty, qu'il reconnait immédiatement (c'est la plus belle ville d'Amérique, il en est certain). Il reconnait un peu les commerces, d'autres ont changé, des volets ont été repeint, mais tout est pareil. La voiture s'engouffre dans le centre ville, s'arrête finalement devant un bâtiment ancien, et beau surtout. il a vu trop de choses d'un coup en trop peu de temps, il monte les escaliers jusqu'à son étage, et il toque.
La porte s'ouvre,
Il reconnait pas,
L'homme sur le palier.
Il le regarde,
Et il sourit,
En laissant tomber son baluchon au sol.

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Bayek El Masry
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Jeu 25 Jan - 18:20



and more loved than you'll ever know sans doute qu'à un moment donné, le souffle s'est bloqué. sans doute que durant une seconde, une seule, petite, ridicule, minuscule, le coeur s'est arrêté - ne trouvant aucune raison, aucune logique à continuer de pomper. sans doute que les bras se sont alourdis - en même temps que son visage s'est relâché de toute mine déconfite, de voir débarquer à une heure totalement hasardeuse un illustre parasite. les cils papillonnent à peine et les détails sautent à sa gueule comme un pitbull enragé, crevant tellement la dalle qu'il se rabat sur un môme passant dans la mauvaise rue, au mauvais moment. et si bayek était le résultat d'un dessin, sans doute que sa bouche formerait un cercle parfait, le résultat d'une surprise surjouée - qui le prend au corps, quelque part dans les artères qui se bouchent. l'envie de rire, l'envie d'un peu pleurer aussi - tout qui se mêle, et qui en aucun cas ne se démêle. retour en fanfare du père, qui croisé cinq ans auparavant à force de persuasion, n'a subit que quelques changements mineurs - plus grisonnant, pourtant il rayonne. il brille de mille feux, de tous les soleils du qatar et d'orient. les lèvres s'ouvrent - cherchent les mots, sans les trouver, peine perdue. c'est les bras qui parlent à la place, qui viennent entourer la carcasse un peu amaigrie - un peu délavée par les barreaux solides d'une prison douteuse.
odeur d'antan - odeur qui attaque subitement, autant les souvenirs que sa peau qui en frémit. rassurante, presque berceuse vieillotte enfin dépoussiérée. c'est qu'il en revient à son enfance, bayek, à chercher dans ses bras à toucher les plafonds et tenter d'attraper les astres morts. il serre, serre comme si chaque seconde allait le transformer en cendres. il serre, serre, serre si fort que ses jointures blanchissent - l'étouffer de son amour inconditionnel, de presque dix ans à n'avoir pu, qu'une seule fois, parler à travers une vitre renforcée.

et il cherche bayek, il cherche encore.
il cherche comment briser la glace, il cherche comment renouer le véritable contact - toujours rien. toujours rien. parce qu'un salut, qu'un bonsoir, qu'un comment tu vas serait superflu. il ferme les yeux, se contente de la plus simple méthode - il se tait, pousse seulement un soupir.

peut-être que la question qu'est-c'que tu fous ici, traverse l'esprit.
peut-être.

peu importe - il est rentré.
et il sourit.



visage de feu et dès le premier jour je te mentirai et je t'utiliserai et je te baiserai et je te briserai le cœur puisque tu as brisé le mien, et tu m'aimeras chaque jour davantage et un jour ce sera trop lourd et alors ta vie sera mienne.
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Jeu 25 Jan - 23:19
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“We no speak americano” & Il ne s'attend à rien, il ne s'attend à rien il ne s'attend à rien à rien il
Il ne peut pas s'attendre à quoique ce soit. Pas alors que son fils est sorti de sa vie, il y a si longtemps, pas lorsque le dernier contact remonte à des années. On change vite à ces âges. On devient un homme, on devient beau et grand. On devient courageux et fort.
Il voit tout ça dans le regard de son fils, qui ne réagit pas immédiatement.
Il voit ça, la beauté, la grandeur, le courage, la force, oh il idéalise certainement, mais laissez le rêver que ce qu'il voit n'est plus un rêve.
Ce n'est plus dans sa tête, ce n'est pas une image, c'est la vérité, c'est son fils. Il comprend maladroitement un concept qu'il a abandonné depuis si longtemps maintenant. Les concepts s'effacent vite en prison, il ne pense qu'à quelques chanson, à quelques chansons qui explosent dans sa tête parce qu'il les a entendues en vrai.
Et il sourit, d'un sourire franc et mélancolique.
Oh il jure qu'il n'a pas souri ainsi depuis neuf ans. Il jure sur tout ce qu'il a de plus cher qu'il n'a plus vécu réellement depuis neuf ans, et qu'enfin, devant lui, il revit.
Et son fils se rapproche d'un geste, d'un élan soudain, il le prend dans ses bras. Miraj sourit encore plus. Il reste interdit, juste un instant. Un court instant. Et puis, il le serre dans ses bras, de toutes ses forces, comme s'il allait s'envoler.
Oh non, t'envoles pas Bayek, je t'en supplie. C'est un ailleurs, c'est un autre monde, il croit rêver, et tous ses repères sont chamboulés. Il le garde contre lui, il pourrait en pleurer. Alors, doucement, il murmure à son oreille : " 'ana huna alan*." Il a l'impression, en prononçant ses mots, que Bayek est encore un enfant. C'est faux, il le dépasse un peu, juste un peu, et c'est plus un gosse. Alors ces mots, en soit ils ont un sens vague, un peu étrange. C'est ce qu'on dit à un enfant lorsqu'il sort d'un cauchemar, c'est ce qu'on dit à quelqu'un qui a peur. Ou alors à quelqu'un qu'on retrouve, enfin.
Il a le souffle court.
Il le lâche pas.


*"J'suis là maintenant."


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Bayek El Masry
lost in the world
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Mar 30 Jan - 19:55



and more loved than you'll ever know sonnent les tambours d'un coeur à la dérive - qui doucement vacille et menace à chaque seconde de faire éclater les artères, tant le sang panique, tant le sang passe d'un côté et d'autre de son corps. l'inspiration profonde, les doigts qui se plantent un peu plus dans le vêtement - les paupières closes et l'obligation de se laisser porter, se laisser avaler par un surplus de joie condensée. sourire qui grandit, sourire qui pourrait déchirer sa face en deux et la voix qui soudain vient retentir à ses oreilles - une délicate mélodie, quoiqu'un peu brute, teintée d'une chaleur lointaine. soupir d'une satisfaction qui vient déglinguer la barrière de sa bouche, un peu de recul après quelques secondes supplémentaires - sans doute pourrait-il y passer des heures, dans cette étreinte qui pourrait le protéger contre toute frayeur. le regard se croise, le regard se plante enfin - vrai, il est vrai. bien en chair, bien sur ses deux jambes, à s'être pointé telle une fleur durant cette minable soirée - sans rien de plus, un lendemain où rien ne vaut le détour.
- j'pensais pas te revoir avant - avant - il se coupe, compte sans doute dans son esprit - jamais il ne l'aurait à nouveau croisé, si ce n'est derrière les barreaux, à attendre la mort comme un bon condamné. inspiration profonde, l'habitude de la langue autre qui continue de faire trembler son palais, les mains qui remontent, se posent sur les épaules. j'crois que t'as beaucoup d'choses à m'raconter. un peu plus bas à chaque fois - tel un secret qu'il ne faudrait répéter. semblable à une promesse de ne jamais le balancer - fils qui aurait pu, au même titre que son aîné, se retrouver entre quatre murs à tracer les jours à la craie blanche.

- rentre, j't'en prie.

il se baisse, attrape le baluchon - à peine lourd, contenant sans doute quelques maigres vêtements, les restes d'un empire enterré dans la poussière. porte grande ouverte, invitation naïve à tourner la page - ou raviver les vieilles déceptions, comme une nostalgie à ce qui fut.



visage de feu et dès le premier jour je te mentirai et je t'utiliserai et je te baiserai et je te briserai le cœur puisque tu as brisé le mien, et tu m'aimeras chaque jour davantage et un jour ce sera trop lourd et alors ta vie sera mienne.
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