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you drive me wild - nephtys&nino  :: (liberty, oregon) :: old town liberty
Nino Flores
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Mar 23 Jan - 14:27
Ce soir Esme était au dinner, et toi Nino, t'étais comme un chien errant en ville. Tu trainais tes pieds, espérant y trouver un quelconque intérêt. Peut-être que tout était à jeter, et parfois, tu te posais des questions. Et cette discussion avec ta jumelle, ça t'avais un peu retourné. Donc t'avais été dans quelques bars, ici et là, ils étaient pas très nombreux, mais assez pour que tu finisses à tituber. Tu marchais, on ne pouvait déceler de toi que ton ombre. L'ombre d'un homme blessé, l'ombre d'un homme écorché, l'ombre d'un homme fatigué. Fatigué par la vie, fatigué par la cavale, fatigué par le rêve. Ton énergie s'épuisait si vite qu'elle te donnait la haine. Alors t'avais pas hésité, là, au coin de cette ruelle, d'jouer de tes poings. Mais tu avais vite déchanter Nino, tu les avais sous-estimé. Ce n'était pas que des gamins, ces gosses, c'était des sacrés coups d'poings. Et t'avais mangé l'sol, t'avais embrassé le bitume de ton visage de mec bourré. La lèvre éclatée, les doigts ensanglantés, le bleu immaculé ton visage. Van Gogh avait peinturé ta peau, espérant d'une certaine manière, reproduire la nuit étoilée modernisée. Seulement Nino, c'était peut-être trop espéré que de te considérer telle une oeuvre d'art, parce que tu n'étais qu'un pauvre raté. Tu t'étais pris une branlé, mais tu t'étais relevé, t'avais continué de marcher, le visage amoché. Tu souriais, parce que t'avais libéré le démon qui était en toi. T'avais sorti cette haine, t'avais distribué des coups, c'était des coups d'flingue invisible. Et t'aimais ça, Nino, t'aimais ça parce que c'était inévitablement une solution pour te sentir en vie. Et à cet instant, tu ne pensais pas aux conséquences. Tu ne pensais plus, dans cette nuit, homme qui n'aimait plus la vie, tu te laissais aller à l'oubli. Clope entre les lèvres, les passants te lançaient des regards noirs, des regards méprisants. On te rejetait une fois de plus Nino, mais qu'est-ce que tu t'en fichais, t'avais Esme. Et tu pensais à ta soeur, à ta jumelle, sans qui tu ne pourrais pas trouver la force d'avancer. Elle était ton tout, elle était ta vie. Et lorsque tu pensais à elle, tu sentais ton coeur gonfler. Elle était tout ce que tu avais de plus beau, et c'était sans aucun doute, la plus belle partie de toi. Et l'ombre de l'homme que t'étais venait fendre la nuit noire, le visage rouge et bleu, alignement presque parfait du cercle chromatique. Et la lignée sans embuche, le jaune qui compléterait tes ecchymoses, il était devant toi. Ton soleil et ta tristesse, le reflet du blues. Tu la voyais, elle et sa démarche d'homme pressé, complètement allumée qu'elle était. Tu sprintais Nino, tu courais vers elle. Putain, qu'est-ce qu'elle foutait là. T'avais mal partout, tes muscles souffraient des coups que t'avais eu le loisir de recevoir. Tu ralentissais, reprenant ton souffle, ta cigarette était tombée, fait chier. "Salut" que tu disais. Ouais, salut Nephtys, salut regarde-moi, regarde comme je ne suis qu'un enfant. Salut, parce que ce soir l'homme bourré il aimait plus trop cette solitude qui s'accompagnait de sang.
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Nephtys Woods
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Mar 23 Jan - 16:58

YOU DRIVE ME WILD.
— nino&nephtys


T’avais faussé compagnie à tes frères cette nuit. T’avais laissé tes soeurs dormir en paix. T’étais partie retrouver ta mère, cette grosse meringue lumineuse qui couvait d’un oeil morne ses gamins, les bordant de son grand manteau sombre, les cachant dans l’obscurité de ses linceuls nocturnes. Tu lui faisais des gros fuck à la lune, parce qu’elle n’est pas foutue de descendre de son trône, parce qu’elle regarde sa progéniture subir les affres du monde, elle les regarde danser et se débattre, elle les regarde grandir et mourir trop tôt, elle ne fait que les regarder, les observer. Les enfants de la lune. Les orphelins de Liberty. Tu vrilles un peu cette nuit, vagabondant dans les rues de cette ville trop de fois parcourue. T’en peux plus d’ces ruelles, t’en peux plus d’ces places, ces bars et ces poubelles. T’en peux plus d’être une enfant d’ici. Une môme née sur le bitume de Liberty et qui crèvera sous le goudron d’la même ville. T’as les pieds lourds Nephtys, t’as des enclumes sous les talons. T’avances pour tourner en rond, t’avances pour voir les mêmes visages, les mêmes balafres, entendre les mêmes remarques libidineuses, les mêmes projets belliqueux. Ils n’ont que ça à la bouche, les bouffeurs de trônes, les branleurs en taule et les dealeur de coke. Regarde le celui là, qui cache mal son jeu sous son manteau et qui te reluque de bas en haut. T’enfonces ta capuche sur tes cheveux sombres, et t’avances, le majeur levé. Va t’faire voir pauvre enculé. Y’a c’groupe de petits nerveux, ils ont les poings carmins, les sourires guoguenard des vengeurs victorieux, ils ont le regard assoiffé de violence et les phalanges qui frétillent encore de jouissance. Ils ont du s’faire plaisir et fracasser la gueule d’un ange narcissique. Un type qui croyait pouvoir se jeter dans la mêlée. Un idiot d’plus qui s’est fait later. Tu tournes à droite, là où le massacre a du être perpétrer. Là où la virilité s’est encore faite détrôner. Celle de Nino Flores. Nino putain. Tu t’plantes au bout de la rue, les poings fourrés dans tes poches de veste, c’long manteau noir que tu quittes plus. Tu t’plantes là au bout, alors qu’il titube vers toi le môme anéanti d’vapeurs d’alcool. Il perd sa clope comme il perd son sang. Ça suinte sur sa lèvre éméchée, ça bleuit autour de ses yeux d’vagabond. Il s’est encore fait décorer d’une belle fresque d’ecchymoses.

T’es vraiment cheum à voir, qu’tu lâches sans l’ombre d’un remord pour celui qui une fois de plus n’a pas eu l’intelligence de s’arrêter là où ses poings ne pouvaient plus frapper. Tu mérites des baffes. Tu crains sérieux. J’vais perdre mon boulot moi après, on va m’dire que j’suis pas foutue d’te garder en état.

Au lieu d’mettre à exécution tes mots, tu lui éclates une pichenette sur le front, ça claque entre le pouce et l’index. Qu’il tangue un peu plus, qu’il sombre comme le Titanic ça n’te fait ni chaud ni froid.
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Nino Flores
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Dim 4 Fév - 21:51
Ça faisait cinq long mois que vous étiez ici Nino, mais t'étais toujours aussi seul en dehors d'Esme. Le truc c'est qu'avec le temps t'avais fini par arrêter d'chercher un peu d'compagnie, de te faire des amis. Tu vivais chaque journée comme un nouvel obstacle, tout en tenant la main de ta jumelle, tu enjambais tant bien que mal ces routes sinueuses. Et rapidement, t'avais compris que les autres, c'était un soucis de trop à gérer. Alors t'étais un loup, appartenant à une meute qui se composait que d'une louve en dehors de toi. Vous étiez deux, deux contre tout. Parfois c'était pesant, mais ça t'allais bien la plupart du temps. Et dans ces soirs où ta brune t'abandonnait, toi t'allais t'aventurer au milieu des planches de bois qui habillaient ces bars. L'alcool était un refuge, l'alcool était une compagnie éphémère. L'alcool ne parlait pas, l'alcool s'écoulait simplement en toi sans demander le moindre effort. Et lorsqu'il s'emparait de tes veines, submergeant ton esprit, fracassant tes pensées, la violence venait régner. La louve était mise de côté, le loup égarait venait se battre, il provoquait une émeute. On pouvait se demander ce qu'il attendait de ces coups de gueule, d'un croc planté trop profondément. Lui-même ne le savait pas, mais le loup, ça lui rappelait sûrement son impuissance face à la mort, et la réalité flagrante qu'il était toujours en vie. Mais ce soir, ce soir dans cette ville, cette ville Liberty, Liberty et sa nouvelle liberté, liberté qu'on vous avez toujours enlevé. Ombre d'une femme de poigne, ombre d'une femme forte, ombre d'une femme mystérieuse, ombre d'une femme. Cette femme. La femme. Et toi le loup bourré, égaré, fracassé, il courait vers elle comme un chien cherchant un nouveau maître. Il était ridicule ce loup, il n'était ni effrayant, ni imposant. Le loup ce soir était devenu un petit chien, courant peut-être pour combler un manque. La violence envolée, il ne restait plus qu'un homme bourré. Un homme bourré avec un alcool qui jouait sur le relief dans la nuit noire. Tu souriais comme un con, sans savoir pourquoi. "Même comme ça j'suis toujours beau" que tu lançais, avec l'envie de taquiner. Ta tête c'était un mélange de trop, de rien, un mélange de tout, d'émotions. Un mélange. Méconnaissable. Impensable. Tu levais les yeux au ciel comme un enfant, agacé par ses paroles de femme haute placée. A vingt-cinq ans Nino on pourrait penser que t'avais besoin d'une figure maternelle, et si ? Tu lâchais un aie trop étouffé face à son geste déplacé. "Si tu passais plus de temps avec moi, tu ne le perdrais pas ton taff". Puis peut-être que ça t'aurais fait un peu de compagnie, Nino. T'avançais un peu, l'obligeant, d'une certaine manière, à te suivre. "J'ai besoin d'une infirmière, viens m'soigner, t'as qu'ça à faire". Tu disais ça d'un ton trop détaché, mais pour une fois, trop intéressé. Nephtys et ses lèvres charnues, Nephtys et ses yeux trop profonds. L'ombre d'une femme, l'ombre qui accompagnait la tienne, celle d'un loup, complètement perdu.
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Nephtys Woods
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Mar 6 Fév - 11:29

YOU DRIVE ME WILD.
— nino&nephtys


Il fait le fiérot, l’mec intouchable, mais ses gestes ne trompent pas. Il a d’la gueule c’est certain, tu lui donnes au moins ça Nephtys. Il a d’la gueule quand il baragouine ses paroles Narcisse. Ça t’fait légèrement sourire. Juste légèrement. Parce que Nino il a beau t’faire chier, il arrive au moins à faire ça, avec ses airs de latino. A te décrocher un putain d’sourire. Il t’fascine un peu Nino parce qu’il vient de loin, il est pas né ici, il a vu l’ailleurs, au delà d’la lune ronde et bienveillante. Nino il a l’parfum d’une liberté qu’t’as jamais acquise. Même quand il fait l’chien galeux, même quand il titube à tes pieds et qu’il cherche.à t’provoquer.

En deux phrases t’as soulevé deux points sur lesquels on s’accorde pas toi et moi. « Beau » et « passer du temps avec toi » ça rentre pas dans mon vocabulaire, que tu rétorques, mi-goguenarde, mi-menteuse. Parce que Nephtys t’es bien obligée de rester avec lui. Il a tout du nourrisson qui s’prend les murs Nino, il s’fourre là où il faut pas. Lui et sa gueule d’ange du soleil. Il t’attire pas, tu l’jures. Mais il t’repousse pas, et c’est là qu’tu t’mens. Qu’tu lui mens pour le piquer un peu, le chercher encore. Parce que ça t’fait chier de t’occuper d’un gosse bourré. Parce que ça t’changes de passer la soirée avec lui plutôt que terrée au fond d’ton building ou six pieds sous terre, à ramasser les morceaux d’chaire d’un combat trop violent.

Tu m’as pris pour ta nourrice ou quoi ?, tu râles en lui emboitant le pas. Tu râles mais tu le suis. Encore une fois Nephtys, t’es l’ombre de Nino, prête à en découdre avec ceux qui pourrait zoner au coin d’la rue. Et alors que vous avancez dans le noir, vous éloignant des réverbères, doucement du bout du doigt, tu pousses légèrement sur l’épaule du môme branlant qui respire l’absinthe à des kilomètres. Tu testes son équilibre précaire. Tu veux voir si il tient la route, si il va pas se vautrer. Et doucement ça t’fait marrer Nephtys.
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Nino Flores
lost in the world
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Mer 7 Fév - 19:51
Il a joué le grand garçon, il avait pas trop le choix de toute façon. Sinon l'padre il allait cogner, l'padre il allait s'énerver. Tu retenais pas de lui sa violence partielle, mais t'avais bien compris que tu te devais d'être un brave homme, même à dix ans. C'était un soucis, parce que l'gamin en toi nino, il avait pas pris le temps de profiter. Et puis cet abandon, sans réponse, sans raison, sans savoir la vérité. Nino t'étais comme une tornade, tu mélangeais des émotions et parfois, elles s'éjectaient ici et là, sans savoir pourquoi, sans savoir comment. C'était comme ça, comme un enfant qui fait un caprice. Et si on observait bien, ton comportement n'était que le miroir d'un enfant qui n'avait pas pris assez le temps de vivre pleinement son enfance. Tu shootais dans un caillou lorsque tu entendais ses paroles, presque piqué à vif. T'façon elle était jamais contente Nephtys. Elle était pire que la glace de l'antarctique. Quand bien même son visage était vide d'émotion comme le marbre, autant les nuances de cette pierre précieuse étaient chaudes. Si chaudes que ça venait te réchauffer un peu l'coeur, parce que dans l'fond, tu savais. Tu savais qu'elle taquinait, tu savais qu'elle mentait. Ouais, même si toi, l'mec au milieu de la nuit vide d'avenir, t'avais trop bu. "J'suis sûr que si" que tu rétorquais, un peu fier de toi, sans savoir pourquoi. Finalement la brune tu ne l'avais jamais vu sous cet oeil, l'oeil d'un mec à nu, l'oeil d'un mec qui calmait sa méfiance. Ça t'arrivais peu souvent, mais le loup était louveteau, le louveteau quémandait de l'attention. Ça c'était tout toi Nino, c'était peut-être pas pour rien que t'avais réduit Antonio à un simple Nino. Toujours là à faire le grand, l'petit caïd sans attache. Et si ? Tout était une question de si. Puis tu jouais avec les mots, avec elle, Nephtys, femme pissenlit. Elle virevoltait, à sa manière. Vos ombres dansaient sur un macadam trop épuisé par les horreurs des pas des habitants de Liberty. Elle était derrière la tienne, comme si elle assurait tes arrières. Sauf que la vie, c'était pleins d'embuches. Et toi Nino, t'étais trop ridicule. "Carré..." À peine tu sortais un mot, à peine tu prononçais son, tu finissais par piquer du nez. L'bateau il tangue monsieur le marin, au secours, le bateau chavire. C'était l'titanic face à l'iceberg Nephtys, sauf qu'ici, il n'y avait pas d'amour. C'était simplement la nuit, et deux ombres. Deux ombres, et ta pauvre gueule sur le sol. Comme un connard. T'étais ridicule, tu rigolais ? Non, pas vraiment. Putain, ça faisait mal, hein Nino. Parce que t'avais senti ton corps s'onduler comme un serpent, et t'avais cherché, comme un alcoolique à te redresser.... Sauf que Nino, t'étais surtout mieux tombé. Est-ce que ça te rappelait les coups d'une vie qui te semblait trop lointaine ? Est-ce que ça te rappelait Santa-Cruz ? Est-ce que c'était comme un coup de couteau ? Parce que ouais, t'avais bien senti Nephtys qui te poussait l'épaule. Tu crachais, sentant ta lèvre un peu plus pissante. Ta main essuyait le liquide rougeâtre, tu tentais tant bien que mal de te relever. "C'est quoi ton problème ?" que tu commençais à gueuler. Parce que là Nino, tu rigolais plus. Non, le louveteau piquait une colère. Tu t'approchais d'elle, tu te voulais menaçant. Peut-être que tu l'étais légèrement, avec ta gueule trop amoché, les yeux noirs et l'corps à moitié cassé. Tu t'étais tant approché que tu pouvais sentir ton souffle s'écraser contre la peau de son visage, d'sa gueule glaciale, d'son souffle sans vie.
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Nephtys Woods
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Jeu 8 Fév - 10:29

YOU DRIVE ME WILD.
— nino&nephtys


Ça t’fait sourire, doucement rire. Mais lui ça l’fait souffrir, ça l’fait blêmir. Et il grogne le loup solitaire. Il grogne sourdement lorsqu’il flanche et s’approche trop près du sol. Il beugle, il fait volte face et se plante face à toi, la gamine hilare qui cesse de rire. Qui cesse même de sourire. Sur l’visage de Nino y’a l’blizzard qui passe. Sur le visage de Nino y’a plus que l’ombre de l’alcool qui fait surgir des battements de cils de mauvais augure. Ses yeux se voilent, ses yeux s’obscurcissent, le globe oculaire n’est plus là que pour lancer des éclairs. Dans ta cage thoracique Nephtys ça vibre. Ça fait une putain de vibration. Merde t’aurais du la fermer. T’aurais du pas broncher, pas bouger et simplement le ramener avant d’te casser. Mais Nephtys tu sais pas faire ça. Tu sais pas obéir au doigt et à l’oeil. Tu dégénères toujours, t’as besoin de rajouter ton grain de sel, d’laisser tomber ton tas de merde. Parce que dans le fond Nephtys, tu t’ennuies. Et Nino ou un autre ça comble tes phases, tes longs moments d’emmerdement. Nino ou un autre. Ce soir c’est Nino. Nino qu’tu préfères charrier plutôt qu’d’essayer de te l’taper. Parce que Nino c’est l’boulot. Le môme que tu dois garder, le gamin que tu te dois d’protéger contre une menace dont t’as jamais vu la couleur. Nino c’est une drôle d’énigme, alors tu regardes de loin et tu touches pas. T’effleures à la limite, mais tu t’attardes jamais. Sauf là. Quand il est planté devant toi et qu’il braille, et qu’il beugle, et qu’il s’énerve un peu trop violemment. Tu redescends d’au moins six ans Nephtys. T’as l’souffle altéré, et l’seul que tu sens, c’est la lourde respiration de Nino, à laquelle s’ajoute l’alcool de cette nuit. Tu sens juste ça et le parfum de sa colère branlante.

J’ai pas d’problèmes, que tu parviens à articuler, avec peine. C’est un pseudo chuchotement. Une confession en demi-teinte. Dans tes yeux ça hurle calme toi Nino, j’t’ai rien fait. T’as posé tes mains entre vous, inconsciemment. Parce que t’as peur. Pas d’te faire frapper, pas d’te faire lyncher. T’as peur d’cette proximité. Nino c’est l’boulot, que tu te répètes.

On va… On va rentrer ok ?, t’as le ton de voix pas serein. T’essaie de calmer le fauve, t’essaie d’apaiser le loup en liberté. Tes yeux se posent sur la lèvre enflée, la lèvre gonflée qui suinte d’un rouge vermillon trop vif. Infirmière de pacotille, t’es fébrile, tu sais pas comment t’y prendre. Tu sais pas comment on s’occupe d’un gosse quand tu sais même pas t’occuper d’toi même. Maladroite Nephtys, t’as les gestes imprécis, et doucement t’attrape le menton du pauvre Nino ivre, tu serres entre tes phalanges et du revers de ta manche t’essuie l’hémoglobine qui perce sa bouche balafrée.

J’ai pas d’problèmes, que tu répètes faiblement, les yeux braqués sur le tissu taché. Les yeux d’Nino tu les évites. Ce soir ils ont la violence de tes propres poings, toi qui sait où frapper habituellement, cette nuit tu préfères te défendre. Parce que les prunelles d’encre de Nino elles visent comme des revolver.
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