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le chien, la nuit et le couteau ☆ adonis  :: (générique de fin) :: dead end :: archives rp :: rp terminés
Bayek El Masry
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Mer 17 Jan - 22:36



le chien, la nuit et le couteau sourire félin qui s'imprime - éternelle provocation, et celle du regard qui dessine du bout des cils chaque pas qu'il imprime dans le vide. suivre par pur hasard - croiser au détour d'une ruelle, et les mains profondément enfoncées dans les poches qui se crispent, jusqu'aux jointures qui blanchissent. et le coeur, coeur qui bat, coeur qui s'abat avec violence contre la cage d'os - bayek qui mériterait confession, à demander pardon au seigneur de son horrible dessein. silence cependant qu'il embrasse à pleine bouche - la tête se penche sur le côté à mesure qu'il perçoit l'autre se détacher, changer de trottoir pour se défaire, secouer la chaîne jusqu'à ce qu'elle s'abîme sous la poussière. inspiration profonde, les yeux qui se perdent quelques secondes sur le ciel - sans trop s'y attarder, se contentant du bonheur rapide d'un soleil timide en ce début d'année. et son prénom sur les lippes qui s'imprime jusqu'aux racines de la chair - adonis, pur vice d'une nuit consommée, faiblesse qu'il aurait à tort de regretter, de l'un ou de l'autre. lèvre inférieure qu'il vient à pincer, qui slalome entre les passants, s'excusant une fois envers un doux visage outré de l'accolade d'épaules - qui marmonne un ce n'est rien la seconde d'après. course folle à pas mesurés cependant - et enfin, enfin la carcasse coincée dans une ruelle totalement fermée. les sourcils qui se haussent, l'incompréhension factice mimée sur ses traits éreintés de sa dernière besogne réalisée dans la nuit, sans honte, déviant les regrets par un voile d'illusions.

- adonis... j'en ai marre de t'courir après. soupir léger, les doigts qui se fraient un chemin dans sa chevelure tombante - cascade sombre qui bascule tant sur ses épaules qu'entre ses omoplates. approche à pas feutrés - gueule béante qui, de loin, se refuse encore de se refermer, profit d'une peur qu'il enlace du bout des ongles. c'est fatigant, en plus d'être passablement emmerdant. malgré tout le rictus vient, malgré tout le rictus se perd sur la surface de ses joues qui prennent sa forme.

- ça fait longtemps.

ironie - sarcasme, mais tendresse qu'il ne voudrait perdre sous aucune torture. ce visage, ce visage juste ici, juste là, détaillé, remarqué - analysé, figé dans le temps passé. lui qui maintenant marqué par quelques lacérations rappelle seulement cette période dorée - révolue, envolée. douce amertume.
- tu m'fuis comme la peste ou j'me fais des idées ?
rhétorique - dont il n'attend aucune réponse. si au moins la vertu avait pu prendre le pas sur les prémices de l'horreur - égoïste bayek qui ne saurait se contenter d'un seul bras à engloutir, l'appétit insatiable.
posséder.
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Adonis Ells
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Ven 19 Jan - 19:13
et il y a ses yeux qui se posent sur l'interdit, fruit défendu dont le goût refuse de quitter sa bouche. interdit bravé, fruit goûté, l'inconsommable qui aurait terminé par le consumer. à cet instant, adonis, il souhaiterait disparaître, remonter le temps pour empêcher le désespoir de lui faire commettre le pire des blasphèmes dans les bras de bayek. oh, il aurait dû tout faire pour éteindre l'incendie dans ses entrailles, celui qui le bouffait à une vitesse atroce. il aurait dû partir lorsqu'il était encore temps mais pauvre homme, dicté par ses désirs et ses souffrances, il n'en a pas été capable et il en paye aujourd'hui le prix. dans sa lâcheté, il fuit. il s'éloigne de l'objet de ses tourments à grande vitesse, l'esprit en bataille, mêlé, démêlé, foutu en l'air. on grogne à son passage éclair, à ses coups d'épaules désagréables, et quand les regards se posent sur sa silhouette, sur ce visage marqué des traits des ells, on retient les reproches que l'on souhaitait faire. on ne manque jamais de respect à un ells, on a toujours trop peur des conséquences. il n'y a qu'un el masry, qu'un el masry souhaitant être l'exception, qu'un el masry pour frôler les limites de l'inconcevable, enrager un adonis déjà sur les nerfs. et ça, ça le rend fou. ça lui donne envie de s'éclater la tête contre un mur ou d'égorger bayek en pleine rue - tout en reconnaissant sa faute, terrible faute. c'est cette fureur voyageant dans ses veines qui l'arrête dans sa course, force son corps à prendre la prochaine ruelle comme refuge, conscient que l'objet de ses tourments le suivra. ça, tout ça, ça a trop duré et il est temps d'y mettre fin.
– adonis... j'en ai marre de t'courir après. il entend dans son dos. cette voix, cette voix tout droit arrivée du qatar qui, un soir d'errance, avait réchauffé son âme comme la lave d'un volcan, a aujourd'hui l'effet d'un iceberg sur l'être entier d'adonis. c'est fatigant, en plus d'être passablement emmerdant. cette voix, cette voix qui, le temps d'une nuit noire, lui susurrait des mots à en faire enflammer sa peau, il désirerait l'effacer à jamais - et avec elle tous les souvenirs de cette nuit au goût amer. ça fait longtemps. c'est un regard assassin, tempête à l'approche, qui rencontre celui de bayek. il pourrait faire un carnage, adonis, détruire tout sur son passage rien qu'avec la rage qui bouillonne à l'intérieur de lui. il y a toujours dans ce ton, celui employé par l'enfant de l'orient, une connotation qu'adonis déteste. ça forme un mélange explosif, un acide qui lui monte à la tête et risquerait de réveiller le kraken endormi. – pas assez, qu'il lâche. qu'il balance comme une vulgaire ordure. il aurait voulu l'éviter jusqu'à la nuit des temps, ne plus jamais avoir à le regarder en face, à affronter ses yeux malicieux, presque mauvais si on regarde au plus profond. le regarder, ça veut dire penser à son père, là-bas, entrain de pourrir en cellule. ça veut dire se rappeler de la pire des conneries de son existence, de la trahison qu'il espère restera entre eux deux. – tu m'fuis comme la peste ou j'me fais des idées ? ce n'est qu'avec une mâchoire contractée et les poings serrés jusqu'à la blancheur de ses jointures qu'adonis répond. foutu bayek. foutus el masry. – qu'est-ce que tu veux, bayek ? de l'argent ? s'il en veut, il lui en donnera mais il doute que ce soit réellement ça qui l'intéresse, lui qui est né dans l'or de ses parents. – je suis fatigué de tes gamineries, ultime soupir. il n'est pas sûr de savoir de qui il parle, s'il parle des gamineries de bayek ou des siennes.


❝ the storms will pass ❞
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Bayek El Masry
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Sam 20 Jan - 11:47



le chien, la nuit et le couteau désespoir qui progressivement s'anime - en ondes qu'il peut sentir buter contre sa chair. énervement en prime - qui vient donner à sa voix une instabilité presque délicate, presque humaine à l'être imperturbable toujours perçu de cette manière. se souvient-il encore bayek de ses jeunes années, à regarder de bas ce personnage serrant la main de son père, partageant sourires et rigolades longues avec lui - n'accordant que peu d'attention à ce qui entourait l'objet de son attention. et était-il seulement de ceux à se dire, qu'il était une statue ayant soudain eu un souffle d'existence - peut-être embrassé furtivement par une passante soudain folle d'amour, lui conférant son premier battement de coeur. pourtant, pourtant, bayek décèle quelques craquelures, moulures mal terminées - donnant accès aux muscles, aux nerfs encore vivement sollicités. inspiration profonde, la distance est gardée à peine quelques secondes - et brisée par quelques pas feutrés, les mains dans les poches et l'attitude délestée de toute anxiété. n'a pas peur. n'a pas peur l'enfant qui va se faire dévorer les doigts par le clébard enragé - encore un peu et sans doute y verra-t-il un peu de mousse opale s'échapper de sa gueule. mine presque déconfite, la moue vient déstructurer sa bouche.
- woah c'est super douloureux c'que tu dis. tenté d'en rajouter un peu plus, il se tait cependant, agrémentant le silence d'une atmosphère électrique encore plus pesante - ses épaules menacent chaque seconde de se briser sous la force de la mascarade. l'argent... l'argent, ma foi, tout va bien de ce côté-ci. j'te remercie de t'en soucier. la lèvre inférieure se fait pincer à peine du bout des dents, relâchée rapidement - encore un peu, juste un peu et la respiration pourra être entendue, jusqu'à la vision d'un palpitant mimant un nombre incalculable de palpitations effarées.
- j'voulais te voir toi. tout simplement.
petite approche presque charmante - si à l'arrière elle n'était pas ponctuée d'un ravin au fond incertain. le soupir vient faire trembler ses lippes, ses paumes s'attardent - restent dans le néant un instant - avant de venir, toutes deux, se poser d'une part et d'autres des épaules de l'aîné - bel adonis qui pourrait là, tout de suite, le saigner.
- rattraper l'temps perdu, tout ça quoi. ironie à peine voilée d'une sincérité aberrante - mais le sourire lui reste, le sourire lui ne ment qu'une fois sur cinq, le sourire se veut cette fois d'une franchise sans égale. t'as l'air effectivement fatigué, ouais... doigts de vipères qui serpentent jusqu'à la mâchoire, s'arrêtent à la naissance de celle-ci, sous peine de se faire arracher le majeur à un moment ou à un autre - sous un élan de rage incontrôlée. bestiole blessée.
- et c'est pas qu'à cause de moi.
et dieu qu'il aurait aimé être le sujet d'une hantise, bayek - obsession dégénérée aux dents aiguisées.



visage de feu et dès le premier jour je te mentirai et je t'utiliserai et je te baiserai et je te briserai le cœur puisque tu as brisé le mien, et tu m'aimeras chaque jour davantage et un jour ce sera trop lourd et alors ta vie sera mienne.
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Adonis Ells
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Dim 21 Jan - 12:01
bayek el masry, gamin-momie, accompagné de sa gueule d'ange et de ses beaux mots. il a tout hérité de son père, du physique au mental, des paroles aux gestes. ils sont les mêmes, manipulateurs et joueurs hors pair. il y a un temps où adonis pensait que le el masry ne serait jamais attrapé, dans sa furtivité, derrière cette image qu'il donnait de lui pour endormir tout soupçon qui pourrait causer sa perte. puis. puis les nouvelles sont tombées comme la foudre sur la terre ferme. capturé, arrêté, il ne reste plus grand chose de sa grandeur d'antan - si ce n'est cet enfant qui semble vouloir lui faire honneur, là, à l'autre bout du monde. enfant imprudent, inconscient, qui s'aime à se faire bouffer par l'adrénaline et le danger. il a comme l'impression, adonis, que bayek s'amuse à faire les mauvais choix, à provoquer les mauvaises personnes - jusqu'à celle de trop. peut-être que cette personne n'est d'autre qu'adonis, adonis et sa fierté, adonis et ses secrets qui resteront sien jusqu'au moment où son corps ne sera plus que poussières. et il sait, ils savent tous les deux, que si bayek n'avait pas été le fils de ce si bon ami, son sang serait déjà sur ses mains et qu'aucun remord ne serait de prime. dans cette ruelle, cachés des regards indiscrets, il n'y a que haine qui se lit dans ses yeux, qu'une haine atroce pour le parti d'en face mais pour lui aussi. comment a-t-il être si idiot ? bayek lui a dit. vieillesse ne rime pas avec sagesse. si le contraire avait toujours été une certitude pour adonis, il n'en est aujourd'hui plus très sûr.  – woah c'est super douloureux c'que tu dis. silence. affreux silence dans la tension du moment. l'argent... l'argent, ma foi, tout va bien de ce côté-ci. j'te remercie de t'en soucier. langue de vipère, satisfaction invisible qu'il arrive tout de même à la lire dans ses iris. bombe à retardement, le tic tac final, l'explosion dévastatrice est à l'approche. parce qu'adonis, il n'a jamais su comment se contenir. parce qu'adonis, au contraire de sa sœur, ce n'est que tempêtes, ouragans, ras-de-marées meurtriers. ce n'est que batailles, guerres dans le sang et les larmes. et bayek joue de sa patience depuis déjà trop de temps.
– j'voulais te voir toi. tout simplement, qu'il continue. à ce moment, c'est l'incompréhension qui prime sur le reste. pas sûr d'avoir bien compris. pas sûr de vouloir comprendre. il ne bouge pas, adonis. il ne bouge même pas lorsque ses mains viennent se poser à ses épaules mais ses yeux, eux, sont avertissements. rattraper l'temps perdu, tout ça quoi. mais il n'y a pas de temps perdu. il n'y a rien. rien. rien. c'est ce qu'adonis se répète, sans pour autant le dire à haute voix. t'as l'air effectivement fatigué, ouais... et c'est pas qu'à cause de moi. puis il y a ses doigts sur sa peau, qui voyagent jusqu'à sa mâchoire. et c'est le chaos, l'apocalypse. adonis attrape la main de bayek avec violence pour la retirer, le regard toujours ancré dans le sien comme incapable de le détourner. – arrête ton petit jeu, bayek. pas avec moi. il relâche son poignet, s'éloigne encore. par rage, fureur, peut-être une once de désir inavoué aussi. il est temps que tu grandisses. c'est toujours le même ton dur, la même véhémence qui frappe, tente de saigner l'autre jusqu'à l'hémorragie. parce que, moi, j'ai autre chose à faire que de subir tes enfantillages. j'ai des affaires à tenir et je n'ai certainement pas besoin d'un gamin en manque d'attention pour venir m'emmerder. il lâche, passant une main lasse dans ses cheveux. je pensais qu'on était d'accord pour dire que ce n'était que l'histoire d'un soir. je ne sais pas ce que tu y as vu, bayek, mais pour moi, ce n'était même rien d'autre qu'une foutue erreur. rien qu'à la mention de cette nuit à ses côtés lui fait grincer des dents. il donnerait tout, adonis, pour pouvoir remonter le temps et éviter de se donner corps et âme dans leurs ébats. ce n'était qu'une erreur et le pire dans tout ça, c'est que dans sa fureur, il pourrait bien ressentir l'envie de plaquer bayek contre un mur et de l'embrasser avec excès.


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Bayek El Masry
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Dim 21 Jan - 12:40



le chien, la nuit et le couteau retour à la peau - à ces parfums qui se hissent jusque dans le fond de son crâne. flashs disparus, explosés d'une nuit consommée à outrance - variant murmures et soupirs aux chaleurs partagées. manque - manque qui triture les entrailles, tout en s'amusant du ridicule. besoin maladif de faire présence - de faire conscience, attention qu'il ne renie jamais, sous peine de disparaître sous ses propres mensonges. bayek qui dans un rituel constant, chaque matin, dans le reflet rapide du miroir refuse toute manigance de sa propre nature - et il revient à lui, et il revient à ses dépravations, ses perspectives changeantes. et le contact, contact impudent qui fait à peine sursauter - grandir les yeux, témoignant d'un effroi soudain, et le rejet qui dans sa cage thoracique joue du tambour - qui fait prendre mine d'une déception grandissante à mesure. bayek qui écoute, bayek qui, les bras le long du corps entend, comprend, pourrait se mettre à genoux, demander le pardon en croisant ses doigts - demander le salut dans cette ruelle aux relents de bouteilles brisées, d'amourettes enflammées et de comas alcoolisés. demander, juste faire comme la logique le voudrait - éventuellement pleurer, lâcher quelques larmes du crocodile qui dans son fleuve ne saurait contrôler ses pulsions avides. demander, recommencer, sourire en créant un panel monstrueux de raisons à ses agissements - pourtant rien, pourtant bayek reste, bayek est, bien debout à hocher un peu la tête.

- j't'ai vu vivant. plus que là, plus qu'avant. jongleur de mots aux artifices explosifs, rôle du transi qui traversé par une lame invisible, revient en rampant au balcon de l'autre. enfin vivant... y'aurait sans doute mieux, plus beau comme mot. silence étiré. mais là j'ai rien en tête, rien d'mieux. infime tristesse qui se lit encore, sur chaque parcelle de son visage fermé - armoire à glace qui même plongée dans les pires chaleurs d'un désert, ne saurait se retrouver mis à nu. savoir toucher à l'intérieur - savoir prendre d'une main acérée le combattant ensanglanté.

- adonis...

soupir. un pas - un seul.
- j'ai merdé. épaules qui se haussent, nonchalantes. bien sûr que j'ai merdé. mais je l'fuis pas, je l'renie pas. et toi tu cours, tu fais que courir boulevard désespoir. sourcils se nichent, se haussent un peu - calme bayek qui ne laisse transparaître aucune terreur, ni anxiété, pas de lâcheté. à seulement mimer. et si j'avais pas merdé... t'en demanderais encore.
rictus qui s'affirme un peu plus, provocateur.
- mais soit. c'est regrettable.
qui se moque - se fout de tout. bayek impie à en faire retourner son pauvre père dans sa cellule - mais qui en glousserait sans doute, qui de ses yeux noirs, continuerait à le pousser dans sa longue descente.

- tu souriais.
du crépuscule jusqu'à l'aube.



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Adonis Ells
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Dim 21 Jan - 14:26
ce n'était qu'une erreur, infamie qu'il souhaiterait effacer. adonis est un homme à péchés, prédestiné à l'enfer et il sait que cette nuit dans les bras de bayek, à embrasser, à embraser chaque parcelle de son être, lui coûtera cher. il ne craint pas le tartare, ni les flammes qui finiront par brûler son âme, il craint un diable du nom de lysander. lysander ells et sa soif ardente de pouvoir, capable de renier son fils pour la plus petite des fautes. il craint que les souvenirs s'égarent des esprits, échappent des lèvres de bayek comme l'étoile filante traverse le ciel. il a fallu que le désir le pousse à se donner à la plus vicieuse des vipères, marionnettiste aux idées saugrenues. aujourd'hui, bayek peut faire d'adonis ce qu'il veut. il peut le forcer à tout sous un chantage dévastateur, presque mortel. sous ses doigts experts, touchant sa peau, dessinant constellations et planètes sur sa chair. sous ce désir qu'il fait naître en lui, désir qui le dévore de l'intérieur. et adonis, il voudrait se persuader qu'il n'a que du venin à balancer à la gueule de bayek, que des mots à jeter avec dégoût ; qu'il n'est que haine et furie face à cet être dont il connaît désormais tous les moindres recoins. – j't'ai vu vivant. plus que là, plus qu'avant. enfin vivant... y'aurait sans doute mieux, plus beau comme mot. mais là j'ai rien en tête, rien d'mieux. il y a ce rire qui résonne, faux et mauvais. il ne veut plus l'entendre parler - pas comme ça, pas comme s'il le connaissait, pas comme s'il n'avait plus de secrets pour lui. il a la tête qui va exploser sous les coups des soldats, sous leurs cris incessants. – vivant ? bon dieu, bayek. tu penses tout savoir, comme si le monde n'avait aucun secret pour toi, mais c'est faux. la vérité est que si tu as cru me voir plus vivant que je ne le suis maintenant, tu es juste naïf. ça s'enchaîne, pluie déferlante de rage. il veut faire mal, adonis, autant qu'il lui est possible de le faire. il veut blesser bayek, fort, toujours plus fort, comme si ça arriverait à soigner ses blessures les plus profondes.  et cette naïveté aura ta peau, qu'il ajoute avec un ton toujours aussi dur, presque celui d'un dictateur devant son peuple. menace cachée ? peut-être, peut-être pas. adonis n'est pas bien sûr lui-même. bayek y lira ce qu'il désire, ce n'est pas son problème.
dans cette folie, il n'y a qu'un el masry pour se rapprocher de la bête enragée, prudent et inconscient à la fois. – adonis... j'ai merdé. bien sûr que j'ai merdé. mais je l'fuis pas, je l'renie pas. et toi tu cours, tu fais que courir boulevard désespoir. son prénom dans sa bouche, comme dans celle de jackie, lui donne presque envie de vomir. à cet instant, c'est sourd et aveugle qu'il souhaiterait être - pour ni voir, ni entendre bayek. comme son père, il sait manier les mots, les transformer, les faire siens pour se mettre en valeur. ça le rend fou, complètement fou allié. et si j'avais pas merdé... t'en demanderais encore. mine déconfite, pâleur apparente, iris en furie. un pas en arrière. mais soit. c'est regrettable. il déteste, adonis, ce ton employé. il déteste cette ironie que bayek glisse toujours dans ses paroles. parce quand il lui parle de cette manière, il se sent faible, minuscule face à lui. bayek el masry, gamin qui laisse le roi pantois pour mieux le déposséder. tu souriais. un ajout qui arrive dans qu'il ne puisse répondre, ajout à éviter. la tête qui se secoue frénétiquement, tandis qu'une nouvelle fois, la paume rencontre le visage, les cheveux maintenant en bataille. – je ne fuis pas, bayek. je n'ai rien à fuir et si c'était le cas, ce ne serait certainement pas toi. c'est un air dédaigneux qui s'affiche sur son visage, se lit dans sa voix. je n'en ai pas grand chose à faire de ta morale, de tes regrets ou de tes joies. tu peux être heureux de cette nuit que l'on peut considérer de blasphématoire, je ne te le retirerai pas. silence. je te demande deux choses simples, bayek. que tu gardes ça pour toi et que tu me foutes la paix. et dans sa poitrine, il y a son cœur qui semble à deux doigts d'exploser. il a l'impression qu'il va tomber à la renverse, s'effondrer aux pieds de bayek dans un dernier effort. ton père est la raison pour laquelle je tente de prendre soin de toi. il est comme un frère pour moi et il le sera toujours, mais il faut que tu saches que mon respect et amour pour lui ont des limites. alors je t'en prie, bayek, ne les dépasse pas.


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Bayek El Masry
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Lun 22 Jan - 13:52



le chien, la nuit et le couteau rappel au désordre et à la raison de sa venue. rappel au fil rouge à ne pas franchir - sous peine de faire débarquer les autorités. rappel de ce qui fut, de ce qui est - évidence qu'il est sous son aile juste par accord avec un père mis en cellule. rappel de souvenirs troublés - d'un adonis qui serrait la main du premier el masry, sans trop accorder de regards au second. rappel à la chute - la grande, celle qui, tout comme l'histoire ne saurait être résumée en un seul livre, mais en mérite bien trop d'ailleurs. l'inspiration profonde, l'écoute et les mots qui s'enfilent à la perfection, une évidence qu'adonis est né pour l'ouvrir, sa grande bouche. une évidence qu'adonis est né pour asséner d'autres violences - verbales, intemporelles, inconcrètes. les sourcils se haussent, on fait semblant de comprendre, on fait semblant de prendre en compte pour finalement tout jeter dans une poubelle - parmi les restes, insectes grouillants à l'intérieur, sortant par les yeux, le nez, les oreilles, pissant encore de fierté sur l'immondice. culpabilité - sans doute - qui doucement grimpe le long de sa gorge, fait un noeud qui l'empêche de parler les premières secondes. la tête se baisse, les paupières tombent - non loin de la position de soumission, de mise à nue devant le conquérant. s'avouer vaincu sans broncher, réparer les pots cassés avec de vieux sparadraps humides - lâcher prise. et bayek pauvre fou, continue, fait un pas, puis un autre - sans laisser prendre en compte, qu'une douceur en demi-mesure. lui qui n'accepte de la morale que d'entendre vaguement les lettres, lui qui n'accepte de la morale seulement ses effets sur autrui - mais qui préfère l'envoyer dans les roses plutôt qu'accepter une danse quelconque.
- moi la naïveté, toi la pitié. chacun sa croix. calomnie - il en sourit encore un peu. bayek qui continue d'avancer, bayek qui s'arrête une fois assez proche, assez pour attraper. de ses deux mains qui se referment sur le col, remontent jusqu'à la mâchoire - devrait-il l'étouffer sous une pulsion névrosée. les doigts qui se perdent, s'échouent dans la nuque, bayek qui attrape - bayek qui lie, baiser carton, baiser chiffon, baiser en simple friction pour raviver une pauvre étincelle bleutée, qui fut rouge des années auparavant sans doute. combat aux lèvres et l'arrêt brutal, la naissance des cheveux chopée entre les ongles. et le murmure.
- mon père n'a rien à voir avec cette histoire adonis, elle est entre toi et moi. alors.. laisse-le où il est. loin, trop loin, si loin que la distance même arrache le pauvre palpitant en manque de cette gueule trop admirée - gueule trop regardée dans le coin d'un miroir, lui tenant le poignet pour l'embarquer dans les quatre coins du pays. et blasphématoire... ouais. si tu l'dit. rire de circonstance qui vient souligner l'amusement à ras les pulpes. ça sonne très faux. pas plus qu'un autre, pas plus que lui, pas plus que les murs plaqués, pas plus que le chat qui crève la dalle et fouille les bas-fonds, pas plus que les lumières nocturnes, pas plus qu'une réunion familiale - pas plus qu'un regard sur l'horizon.

- l'enfer c'est les autres, et blablabla.
plus bas, toujours plus bas - bayek qu'étouffe sa voix, prêt à recevoir dans le ventre coup quelconque visant à lui nuire. faire enfin partir l'ombre tordue qui suit dans la rue - faire enfin disparaître l'être abject aux agissements pourtant si simples. hais-moi, mais fais-le bien.



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Mar 23 Jan - 13:05
les mots sont durs, volontairement blessants. ils résonnent dans la ruelle comme un cruel écho, rappelant les fautes de l'un comme de l'autre. il veut faire mal, adonis. il veut qu'on souffre autant qu'il souffre, qu'on comprenne cette douleur qu'il semble être le seul à ressentir. et à cet instant, il veut briser bayek, le briser en mille morceaux pour mieux les collecter ensuite. il l'attaque, le frappe de ses paroles comme il pourrait le faire avec ses poings - parce que, dans le fond, adonis préfère être détesté, rejeté par ce gamin plutôt qu'il ne l'aime, le désire de tout son être. et la chute, à son étonnement, arrive vite, marquée par cette tête qui se baisse. il ne sait pas bien pourquoi, adonis, mais il sent son cœur qui se serre dans sa poitrine à la vue de ce bayek, baissant les armes, abandonnant le combat face aux coups de l'homme soldat en face de lui. c'est peut-être que de toutes les émotions qui ont traversé le visage du qatari depuis qu'ils se connaissent, c'est la première fois qu'il le voit aussi démuni. nouveauté, inédit qui le prend aux tripes, le foutrait presque à genou pour s'excuser. et il a beau le voir s'approcher, vite, trop vite, adonis ne bouge pas. – moi la naïveté, toi la pitié. chacun sa croix. ça se percute dans la boîte crânienne mais ça n'a pas le temps d'être assimilé. tout s'enchaîne à une vitesse fulgurante. il ne faut qu'une demi-seconde pour que le corps de bayek se colle au sien - atmosphère qui se réchauffe, en vient à brûler l’entièreté de son être. et ses mains, ses doigts ardents sur sa peau - presque sûr que sa chair laissera des traces sur la sienne. et ses lèvres sur les siennes dans une folle pulsion. aucune réaction, zéro pointé du côté d'adonis. zéro jusqu'au moment où ses paumes tracent leur chemin jusqu'à sa nuque, se perdent dans ses cheveux, jusqu'au moment où sa bouche se met à jouer, où sa langue suit le rythme de la danse imposé par la sienne. c'est comme si le monde entier s'est arrêté de tourner, qu'il n'y avait plus qu'eux deux dans cette ruelle dégueulasse de liberty.
comme si.
puis ça s'arrête. ça s'arrête avec brutalité. et adonis, il en veut encore. ça lui donne envie de dégueuler mais il en veut encore. encore. encore. toujours plus. – mon père n'a rien à voir avec cette histoire adonis, elle est entre toi et moi. alors.. laisse-le où il est. le retour à la réalité - coup de massue. son corps s'éloigne soudainement - électrochoc. – si miraj arrive ici, à liberty, je doute que tu dises la même chose. toujours la mention des patriarches pour glacer le sang, mettre la tête sans dessus-dessous. parce que cette histoire est leur aujourd'hui, peut-être demain aussi, mais elle finira par arriver aux oreilles de la royauté. elle finira par exploser, foutant adonis dans la pire des positions, entre lysander et miraj, là où il ne vaut pas grand chose. – et blasphématoire... ouais. si tu l'dit. ça sonne très faux. il y a ce rire pour appuyer ses propos, rire d'un gamin beaucoup trop naïf, innocent à sa manière. c'est dans ces moments-là que ça lui explose à la gueule, ce fossé entre eux, l'âge et la morale qui divergent, l'un qui ira au nord, l'autre au sud. bayek et adonis. adonis et bayek. l'incompatibilité jusque dans les traits du visage. le soleil et la lune. le feu et la glace. le blanc et le noir. et pourtant, pourtant, ils sont reliés par le destin, foutu destin qui a voulu qu'ils ne fassent qu'un, pour une nuit, nuit qui s'étend et restera dans les mémoires. l'enfer c'est les autres, et blablabla. encore cette main qui passe dans ses cheveux, tire sur les pointes avec anxiété. il a la gorge nouée, adonis, et il a presque mal. lui qui voulait mettre fin à cette situation, il se retrouve coincé, jouet entre les mains de bayek. il se retrouve à haïr et à brûler d'envie de l'embrasser, de ne jamais arrêter. – qu'est-ce que tu gagnes à jouer à ce jeu, bayek ? exaspération comme acide qui coule dans la gorge. je ne vois pas ce qu'il t'apporte. en tout cas, à moi, il ne m'apporte rien. (faux) alors il est temps que ça s'arrête. (faux). et il s'avance vers lui, prêt à retrouver la rue principale. et à sa hauteur, il s'arrête, les iris profondément ancrés dans les siens. et, comme quelques minutes auparavant, ça s'enchaîne. ça s'enchaîne tellement rapidement qu'il n'est pas sûr lui-même de savoir ce qui se passe. et puis merde, murmure à peine audible. son corps entraîne celui de bayek contre le mur, s'y presse, alors que ses lippes dévorent les siennes. ça dure longtemps - peut-être qu'une seconde, il ne sait pas. ça dure assez longtemps pour le rendre fou. il termine par se détacher, les doigts venant remettre sa veste et sa chemise en place, avant de s'occuper de ses cheveux. on arrête ce jeu, bayek, qu'il répète, autoritaire malgré le manque de crédibilité à l'instant où il parle. il y croit, adonis. il y croit un peu, beaucoup - finalement, pas du tout.


❝ the storms will pass ❞
Take my hand. You know I'll be there if you can. I'll cross the sky for your love, for I have promised, oh, to be with you tonight and for the time that will come. I'll cross the sky for your love and I understand these winds and tides. This change of times won't drag you away. Hold on, and hold on tightly. Hold on, and don't let go of my love.
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Bayek El Masry
lost in the world
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should i stay or should i go ?

Mer 24 Jan - 21:01



le chien, la nuit et le couteau gagner. gagner. gagner du vide. gagner du vent. gagner un creux dans l'air, percé avec une vieille aiguille rouillée - qui ferait choper la mort à quiconque ne ferait que la croiser. gagner. gagner comme un morceau de. de quelque chose - peut-être ? gagner l'interlude entre un violent frisson et la satisfaction. gagner - gagner l'emprise. gagner sur tout. gagner sur rien - et récupérer au passage un peu de richesse pour rebâtir un ridicule empire. devenu roi trop vite - ayant déjà largué ses sujets en terres inconnues. bayek, bayek une honte - bayek un blasphème à lui seul qui dans toute sa splendeur reste, qui dans toute sa grandeur refuse de plier, de ployer - et de finalement regretter. puisque regret n'est que pour faiblesse. puisque regret - il n'a pas pu y faire face. de la première seconde où les yeux se sont dévoilés, jusqu'à la dernière où la colonne vertébrale s'est cambrée - sous les mains d'adonis tenant sa courbure, ses poignets. du plus petit soupir au plus infime sourire - du moindre geste passant dans ses cheveux enfin débraillés jusqu'au silence presque paisible. reprendre - ce qui appartient, puisqu'il en a décidé ainsi. et si l'animal veut fuir, et si l'aîné veut partir, il revient, il revient après n'avoir laissé aucune goutte du poison - il reprend, il arrache sur l'instant la stupeur, peut-être un effroi passager d'enfin se faire trancher. rien - plaisir d'un baiser qu'il ne dissimule plus et d'un retour contre le mur en mise en garde - on en revient au rejet, on en revient au pitoyable déclin. adonis se rhabille - adonis se redonne sa fière allure, celui de l'alpha dans sa grande cour qui jusqu'à la dernière seconde continuera de gueuler à la pleine lune, imposer sa force. morsure sur la lèvre inférieure - elle qui pulse, elle qui quémande. bayek qui se tait - quelques secondes à peine. bayek qui inspire profondément, à faire pianoter son annulaire droit sur les briques.
- fais pas comme si la réponse t'intéressait, fais pas comme si ça t'apporterait quelque chose de l'savoir. j'suis naïf, qu'est-c'que t'en aurais à foutre des paroles d'un naïf. odieux cobra à sa cheville qui subitement pourrait abattre ses deux dents - lui causant décès aussi progressif que soudain, causant sa perte. et lui, lui, le grandiose, n'aura de lumière qu'au bout du tunnel. c'que tu dis c'est pas en accord avec c'que tu fais. tu vas m'dire que t'es manipulé par une force démoniaque c'est ça ? pauvre pantin ? sourcils qui se haussent, qui jaugent un peu ce dos dont rien ne dépasse - pas même une poussière n'aurait l'indécence de venir déranger ce tableau de noir et de blanc.

- oh t'arrêtes si tu veux adonis.

il racle le fond de sa gorge - le goût de la bouche d'adonis, c'est comme le reste d'un mégot en temps de pénurie. jouissif, salutaire.
- moi... moi on va dire que j'fais que commencer.
propos qui change, se modifie, bon et mauvais, pitoyable et remarquable. il se redresse, bayek, convenablement, et il avance bayek, lentement. jusqu'à se retrouver devant lui, les doigts qui passent sur le col de la chemise - à la remettre droitement.
- on va dire ça, ouais.
ça le tente - de repartir encore dans les extrêmes. il retient, il arrange, il sort son paquet de cigarettes, une qui termine entre ses lèvres, l'allume - fait volte-face. il propose, tend les trois dernières à adonis - potentiel calumet d'une paix illusoire. la fumée s'échappe de sa bouche, de la main libre qui tire - presque danseuse.

- dernière clope avant la fin du monde.



visage de feu et dès le premier jour je te mentirai et je t'utiliserai et je te baiserai et je te briserai le cœur puisque tu as brisé le mien, et tu m'aimeras chaque jour davantage et un jour ce sera trop lourd et alors ta vie sera mienne.
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Adonis Ells
choir of furies
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Mer 24 Jan - 22:42
il ne contrôle plus rien, adonis, du moment où il plaque bayek contre le mur jusqu'à celui où ses lèvres se détachent, où son corps s'éloigne. jusqu'à ce qu'il ne reste plus qu'un fossé néant entre lui et l'objet de ses querelles intérieures. ça tourbillonne, le fait voyager dans un monde parallèle, là où ses désirs peuvent être exaucés, loin, très loin d'ici. ses doigts réajustant ses vêtements, puis remettant ses cheveux en place, il tente de retrouver sa contenance, ses airs de roi déchu. et il ordonne. il ordonne et il veut qu'on lui obéisse, que bayek lui obéisse - peine perdue. il se force à ne pas laisser ses iris s'attarder sur ses lèvres, rouges sang à cause de ses baisers violents et pressants. – fais pas comme si la réponse t'intéressait, fais pas comme si ça t'apporterait quelque chose de l'savoir. j'suis naïf, qu'est-c'que t'en aurais à foutre des paroles d'un naïf. il joue, le qatari, comme il le fait toujours. il s'amuse à reprendre ses propres mots pour en faire des armes, des canons, fusils et autres explosifs à utiliser contre adonis. naïf, il l'est, mais vicieux reste l'adjectif qui le définit le mieux. foutu serpent, vipère, à la langue bien pendue et aux dents aiguisées. c'que tu dis c'est pas en accord avec c'que tu fais. tu vas m'dire que t'es manipulé par une force démoniaque c'est ça ? pauvre pantin ? ses paroles ne sont bonnes qu'à accentuer la tension entre leurs deux corps, tension qui lui échappe, rend l'air difficile à arriver aux poumons. ses pieds enracinés dans le sol, il reste là, damné jusque dans les tréfonds de son âme. et il y a les pensées qui se mêlent, s'emmêlent, se démêlent. pensées qui sont sang, larmes, sueurs, bouches qui se retrouvent et corps qui s'entrechoquent. pensées qui impliquent ses doigts autour du cou de bayek, puis en dessous de la ceinture. pensées de cette nuit bruyante et brouillon. et surtout, il y a cette même passion ressentie qui fouille, fouille, fouille dans ses tripes. – t'es naïf, bayek, mais pas à ce point. damnation, malédiction, blasphème, mais il n'y a qu'adonis pour en être la cause. dieu est loin, le diable est près, trop près, sauf qu'il ne commande pas ses actes. il n'est le pion de personne, toujours celui qui mène la danse dans un rythme effréné - pion qui se laisse parfois bouger, pousser par des ardeurs qui ne cessent de lui échapper. il voudrait dire le contraire, adonis. dire qu'il n'y a rien d'autre qu'un démon comme fautif, responsable. il voudrait mais lui non plus, il n'est pas si naïf.
puis le silence. ça tangue, bateau foutu en mer par temps de tempête, et il en aurait presque le mal de mer. c'est froid. c'est brûlant. c'est le feu. c'est la glace. c'est tout en même temps. – oh t'arrêtes si tu veux adonis. moi... moi on va dire que j'fais que commencer. il n'en attendait pas moins, adonis - ne s'imaginait rien d'autre que l'insolence en conclusion de cette terrible affaire, liaison sans queue ni tête. adonis et bayek, amants maudits, fouillis dans un monde sans dessus dessous. c'est comme s'il venait de se prendre un coup en plein visage, adonis. un coup qui dure, le fait perdre face assez longtemps pour ça lui échappe, ça, tout ça. le temps qu'il sorte la tête de l'eau, le fou l'a déjà attrapé et, de ses doigts fins, fait de lui son pantin. – on va dire ça, ouais. yeux dans les yeux, bataille silencieuse des regards qui crient désir, qui demandent plus, toujours plus que de simples baisers échangés, plus que les corps qui se touchent sous des vêtements de trop. puis il voit sa main qui prend, attrape, tend un paquet de cigarettes. dernière clope avant la fin du monde. et il serait tenté de dire non, adonis. mais il en a trop besoin, trop foutu pour refuser l'effet calmant de la nicotine dans ses poumons, voyageant dans ses veines. il en prend une entre ses lippes, laisse bayek l'allumer avant d'écraser son dos contre le mur, la tête balancée en arrière. – c'est fini, tout ça. je ne rigole pas, qu'il affirme entre deux bouffées rejetées. il parle à bayek avec un ton presque paternel - comme celui qu'il utilise pour réprimander ses gamins. ça sonne faux. beaucoup trop faux. que tu viennes de commencer ou non, ça s'arrête maintenant. il n'en dira pas plus, adonis, parce qu'il sait que les mots passent puis repartent. parce que ce soit lui ou bayek, aucun des deux n'y croit.


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Bayek El Masry
lost in the world
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Jeu 25 Jan - 19:29



le chien, la nuit et le couteau temps morts, accord muet qui se promet sous les réverbères encore éteint de la cité. la cigarette passe de ses doigts à ses lèvres, est tirée, est malmenée - est convoquée pour s'éteindre, terminer tragiquement sous la semelle de sa chaussure, écrasée sous le poids de de sa maigre existence. la cigarette continue son chemin, doucement, et la fumée s'éclate, se suit à peine du bout des cils. il se surprend à l'envier, bayek. éphémère particule qui ne saurait continuer à subir la souffrance, préférant tout simplement devenir transparente. préférant s'éteindre. et l'autre, le martyr, toujours sur sa défensive, toujours à sortir les dents, bien qu'un peu moins cette fois-ci. le dos reste droit, la carrure reste raide - presque militaire. il roule des yeux - il recommence adonis, il radote adonis, il ne saurait changer de disque adonis, peu importe qu'il soit rayé, il continuera pour les bienfaits d'une émotion perdue. et lui ne peut rien en dire, lui ne saurait juger, lui qui à son sujet ne sait que ce qu'il a bien souhaité lui partager, que ce qui se sait dans les grandes lignes, dans ce que tout le monde a à l'esprit en songeant à l'illustre roi maudit. la pensée peine à reprendre ses droits - et le calme se laisse apprécier à sa juste valeur, celui après une violente tempête qui, si elle n'a rien laissé en extérieur, crache à l'intérieur son infecte toux maladive. elle étouffe - il tapote d'un doigt sur le bâton blanc, la cendre se tire.
- la façon dont tu causes... j'vais finir par t'appeler daddy et là ça va devenir carrément gênant. rictus qui s'affine à la commissure de sa bouche en fleurs - éternelle ritournelle qui cependant, cette fois, laisse passer une certaine tendresse désabusée. tu vas finir par perdre la tête à force de raconter toujours la même chose. ou peut-être l'est-il déjà, tout simplement assez esseulé pour n'avoir cure des normes imposées - l'idée se balaie rapidement, puisqu'il est encore assez lucide pour pointer du doigt un blasphème qui fut éhonté, prenant la tendance inverse maintenant qu'il a eu le temps d'être considéré comme étant passé. regard qui ne se concentre plus sur le vis-à-vis, qui préfère soudain s'attarder sur les crevasses du mur - qui refuse de refaire le dessin des traits effleurés. le flottement.
et soudain la chute.

- on s'reverra bientôt.
un temps.
- j'te tiens adonis.
rupture presque théâtrale - mais sans faire tomber le rideau pour autant, sans point à la ligne pour intimer une fin quelconque au dénouement tragique. il fait dos, il attend presque le coup de couteau. les pas s'enchaînent, emportant avec eux comme une fatalité aux reflets carnassiers.



visage de feu et dès le premier jour je te mentirai et je t'utiliserai et je te baiserai et je te briserai le cœur puisque tu as brisé le mien, et tu m'aimeras chaque jour davantage et un jour ce sera trop lourd et alors ta vie sera mienne.
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