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 Love will tear us apart. (Stella)

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Eliott Burrows

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MessageSujet: Love will tear us apart. (Stella)   Ven 21 Juil - 23:52

Une succession de journées floues qui se ressemblent toutes. Se lever. Travailler. Jouer. Il y a plus rien pour l'empêcher de sombrer dans ses plus noirs démons maintenant. Alors Eliott, il plonge la tête la première. Il se noie, ne fait qu'empirer sa situation chaque jour. Et pourtant, il s'en fout. Il se fout de tout, en fait. De son boulot qu'il accomplit machinalement. De ses sœurs qui ne cessent de le harceler sur les raisons de son comportement. Des parties perdues au casino. Il se fiche de tout, sauf de Stella. Il l'a dans la tête, dans la peau, dans le cœur. Elle est partout et nulle part à la fois. Parce qu'elle veut plus le voir, Stella. Elle a pas supporté ses vices – ou du moins, celui qu'elle a découvert. Il peut pas lui en vouloir, Eliott. Pas quand elle a supporté ses mensonges, mensonges murmurés au creux de l'oreille pour apaiser un cœur enragé. Et pourtant, ça rendrait les choses plus faciles pour lui. Peut-être que si il pouvait lui en vouloir, même un peu, elle lui manquerait moins. Mais pour l'instant, chaque journée passée loin de sa femme est comme un nouveau coup porté au cœur. Il s'est imaginé, pendant quelques jours, que c'était passager. Qu'elle reviendrait, ou qu'au moins, elle lui donnerait signe de vie. Mais rien. Silence radio. On peut pas dire qu'il a fait des efforts non plus, Eliott. Il a pas essayé de la reconquérir. Il a pensé que lui laisser de l'espace était la chose à faire. Faut croire qu'encore une fois, il s'est planté. C'est que ça devient une habitude chez lui, un talent même. Lui qui, quelques mois plus tôt, menait encore la vie parfaite. Le boulot qu'il avait toujours voulu ; la femme qu'il avait toujours aimé. Une maison qu'il pouvait qualifier de foyer. Et maintenant.. Maintenant, cette même maison lui semble froide, vide, a des lieux du foyer accueillant qu'il semblait être à l'époque. Et il a compris, Eliott, que c'était pas la maison le foyer, mais Stella, Stella auprès de qui il se sentait chez lui, peu importe où il était. Et ça aussi, il l'avait foutu en l'air. Maintenant, il était condamné à vivre dans cette bâtisse qui lui fait désormais horreur ; cette bâtisse qu'il évite autant que possible. Ce jour là encore, il ne rentre pas chez lui tout de suite après le travail. Il sait pas trop où il va. Le casino? Ce soir, il n'en a pas envie. Non, ce soir, il a envie de boire quelques verres, suffisamment en tout cas pour qu'ils l'aident à s'endormir facilement une fois rentré. Ses pas le portent vers le bar le plus fréquenté de la ville. Il a espoir de se faufiler au milieu de la foule, de passer inaperçu. Qu'on lui foute la paix, c'est tout ce qu'il veut, le flic. Qu'on le laisse s'apitoyer dans son coin, parce qu'il mérite que ça. Mais surtout, qu'on l'aborde pas, peu importe la raison. Il est tout sauf d'humeur et quiconque cherchera à lui parler s'en rendra rapidement compte.
Mais faut croire que c'est pas sa journée, à Eliott. Il le voit presque tout de suite en entrant. Il a à peine fait quelques pas dans le bar qu'il se fige. Son regard tombe sur Stella. C'est pas compliqué faut dire. Elle est de loin la personne la plus radieuse de ce bar et n'importe qui le verrait. Et quelqu'un l'a bel et bien vu, malheureusement – pour lui ou pour Eliott, ça reste à déterminer. Sa mâchoire se serre. Ses poings le démangent, un peu trop sans doute. Et il fonce, sans même prendre la peine de réfléchir. Il arrive à la hauteur du malheureux qui a osé aborder sa femme. Enfin, il fait un effort, Eliott. Il frappe pas. Pas encore. « Tu ferais mieux de dégager de suite. » Pas de bonjour, rien qui ferait guise d'introduction. Il parvient à peine à freiner ses pulsions presque meurtrières, alors la politesse, on repassera. Il adresse même pas la parole à Stella. C'est pas qu'il veut pas : c'est qu'il peut pas. Il est obnubilé par ce type, là, qui bouge toujours pas malgré les paroles du brun. « Pour qui tu t'prends ? » Sa mâchoire reste toujours aussi carrée. Ses poings se serrent à leur tour. Il se fait violence pour rester calme, Eliott, plus que jamais en tout cas. « Pour son mari. Alors dégage, j'vais pas le répéter une autre fois. » L'autre gars rigole et ose même passer son bras sur les épaules de Stella. Le regard assassin d'Eliott suit ce mouvement qui n'est que pur provocation et finit par enfin croiser celui de sa femme. « Ha ouais ? On devrait plutôt lui d'mander à elle avec qui elle préfère rester. » Alors Eliott lâche pas sa femme du regard, espère qu'elle fera dégager elle-même le type, pour éviter une fin sanglante – pour le con, en tout cas.

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Stella Burrows

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MessageSujet: Re: Love will tear us apart. (Stella)   Ven 4 Aoû - 17:24

Les journées passent et se ressemblent toutes. Toujours cette même tristesse, toujours ces mêmes questions qui la taraudent et la rongent de l’intérieur. Et si. Et si elle faisait une erreur. Et si le divorce n’était pas la solution. Et si elle n’avait jamais rencontré Eliott… Elle se repasse le film de leur vie en boucle, à chercher l’erreur, à tenter de mettre le doigt sur ce qui n’allait pas. Mais les souvenirs restent intacts, malgré la colère qui gronde en elle. Toujours aussi beaux, toujours aussi parfaits. Ils ont toujours été plus heureux, à deux, à grandir et à se construire ensemble. Et c’est peut-être ça qui n’a pas fonctionné. A s’être rencontrés trop jeunes, ils n’ont pas eu le temps de vivre, pas eu le temps de tester leurs limites. Mais Stella, elle a toujours été sûre de son choix : Certaine que sa vie ne serait rien si elle ne la passait pas aux côtés d’Eliott. Une certitude à présent envolée, balayée par des mensonges devenus monnaie courante dans leur relation. Cela fait longtemps qu’elle n’a plus de nouvelles de lui. Et chaque jour, la tentation de lui écrire ou de l’appeler se fait violente. C’est douloureux, la vie, sans lui. Mais ça l’était tout autant, baignée dans la froideur de rapports sombrés dans les banalités et les secrets. Tout le monde n’a de cesse de lui répéter qu’il faut laisser du temps au temps. Que toutes les plaies finissent par cicatriser un jour, ou l’autre. Et Stella, elle compte les heures, hypnotisée par les aiguilles de sa montre qui la narguent. Les secondes se jouent de la réalité, s’écoulent lentement, tout comme les gouttes de sang qui peinent à longer ses veines pour faire battre son cœur. Son cœur malade. En manque d’oxygène. En manque d’Eliott. Et pour tromper sa solitude, Stella embrasse ses pulsions de mort, cédant aux tentations qu’elle s’est toujours refusée. Elle s’acharne au travail et le soir venu, la good girl de Liberty s’autorise à ne faire plus qu’un avec la nuit. Habitée par la tristesse, elle est à la merci de ses nouveaux démons. Et ce soir, Stella n’échappe pas à sa nouvelle routine, se rendant au bar pour noyer ses pensées sous une montagne de verres. Offerts, pour la plupart, par des inconnus qui rêvent de se glisser dans ses draps. Et Stella, elle apprécie l’attention et les regards brûlants de désir. Ceux qu’Eliott lui refusait depuis bien trop longtemps. Mais elle sait qu’elle ne sera pas capable d’y répondre, pas quand elle continue de porter le nom de l’homme qu’elle aime malgré tout. Malgré lui. Et perdue dans ses pensées décousues et imbibées d’alcool, elle peine à comprendre les avances d’un inconnu qui prend place à ses côtés. Politesses d’usage, même si elle n’est pas intéressée. Mais elle n’a pas le temps de lui dire qu’une voix familière prend le relai. Son cœur se serre violemment dans sa poitrine et elle n’ose pas relever la tête par peur de croiser son regard, alors qu’elle peut ressentir la colère dans sa voix à mesure qu’il s’embrouille avec l’inconnu. Pour son mari, les mots résonnent douloureusement dans son esprit. Bientôt, il ne le sera plus. Et blessée dans son orgueil qu’il puisse prétendre à ce titre après tous ses mensonges, elle se lève, toute aussi énervée, repoussant le bras de l’autre homme qui l’avait posé sur ses épaules. – Vous avez cru que j’étais un morceau de viande ? Je ne vous aie rien demandé, ni à l’un, ni à l’autre, qu’elle balance, les sourcils froncés alors que son regard s’attarde sur les deux hommes, à tour de rôle. – Foutez-moi la paix, dit-elle pour conclure l’histoire une bonne fois pour toute. Elle déteste les scènes, Stella, préférant laver son linge sale en privé. Mais c’est encore pire quand elles impliquent un homme qu’elle ne connait pas et un autre dont elle est séparée. Elle attrape son verre pour le finir d’une traite, puis son regard se pose à nouveau sur le policier qu’elle n’a pas vu depuis un bon moment. Cela lui ferait presque plaisir, si elle n’était pas énervée à ce point. – Tu me fais honte, Eliott. Tu pouvais pas laisser couler et aller de ton côté ? Non, il fallait que tu montres à tout le monde que je t’appartiens et que c’est toi qui décides de tout. Mais tu sais quoi ? Tu te trompes. Je ne suis pas à toi, ni à personne d’ailleurs et c’est MOI qui décide des choses, ME concernant. Retourne jouer au casino ou baiser des putes, pour le peu que ça m’importe, conclut-elle, désinhibée par l’alcool. Les mots sont aussi violents que sa souffrance. Comportement inhabituel pour la princesse de Liberty.

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MessageSujet: Re: Love will tear us apart. (Stella)   Ven 11 Aoû - 0:48

Il aimerait bien réussir à l'oublier, Eliott. Ce serait sans doute plus facile. Sauf qu'il peut pas. Il peut pas, pas quand il a connu les sourires de Stella, ces même sourires qui suffisent à lui réchauffer le cœur. Il peut pas quand il l'a entendu rire, ce son cristallin et mélodieux qui le fait retomber amoureux à chaque fois. Il peut pas quand il a un jour senti son corps contre le sien. C'est d'ailleurs la première fois qu'il a senti ses lèvres se presser contre les siennes qu'Eliott a su que ce serait elle et pas une autre. A partir de ce moment là, plus aucune autre femme n'avait d'importance et c'est resté comme ça, même après toutes ces années. Il ressent toujours cette électricité remplir son corps quand sa peau effleure la sienne. Et pourtant, ça fait des mois qu'il lui fait plus savoir. Des mois qu'il est trop occupé à mentir, à s'éloigner pour qu'elle ne découvre rien, pour continuer à être son mari. Pour continuer à faire les efforts qu'il a fait toutes ces années pour la rendre heureuse. Au final, c'est ça qui aura causé sa perdition, à Eliott. A leur mariage aussi. Parce qu'il a oublié d'être le mari qu'il avait promis d'être lors de ses vœux. Il en a conscience au fond. Le brun sait pertinemment qu'il est le seul responsable de leur perte et pourtant, il continue à se justifier, à s'emporter, à agir comme un con. Comme dans ce bar, quand l'officier voit cet homme qui se permet de draguer sa femme, sous ses yeux. Il a jamais été du genre à prendre Stella pour un objet, Eliott, mais jaloux il l'est. Il l'est parce que cet inconnu est plus proche de sa femme, à ce moment là, que lui ne l'a été depuis des mois. Et ça le prend aux tripes, sans qu'il puisse se contrôler. Alors forcément, Stella est énervée. Le regard noir de l'américain ne quitte pas l'inconnu pour autant. Puis il y a sa femme, ses mots qui le heurtent plus violemment qu'une balle ne le ferait. Ses mots plus assassins que tout. Ses mots qui ne font que nourrir cette haine qu'Eliott semble nourrir envers lui même, pour ne pas avoir été à la hauteur. Cette haine qui le pousse à s'emporter trop souvent, à réagir de la mauvaise façon, encore et toujours. A ce moment là, il aimerait juste plaquer ses lèvres contre les siennes, pour les mauvaises raisons. Pour qu'elle se taise et arrête de les blesser avec ses mots meurtriers. Pour que tout le monde voit que malgré tout, elle reste sa femme. Cette possessivité digne d'un homme des cavernes ne lui ressemble pas et pourtant, il la ressent. Suffisamment en tout cas pour qu'il perde toute lucidité, lucidité déjà peu présente ces derniers mois. Sans oublier qu'il est blessé, Eliott, blessé qu'elle puisse croire qu'il voit quelqu'un d'autres, alors même qu'elle a été la seule jamais capable de dompter son cœur. Mais tout ça, il le dit pas, Eliott. Non, il se contente de la fixer, de serrer les poings, et de s'emporter. Encore. « Et j'suis censé faire quoi, Stella ? Laisser ce connard draguer ma femme ? » qu'il demande, sans même prendre en compte la présence de l'homme. « Parce que ouais, que tu le veuilles ou non, t'es toujours MA femme et du moment que c'est encore le cas, j'ai tous les droits de réagir quand un pauvre type te drague sous mes yeux. » Ce qui est sans doute égoïste, parce que du mariage il ne réside que le nom. Il n'y a plus de baisers volés, de soirées passées blottis l'un contre l'autre devant un film, d'étreintes amoureuses entre des draps chauds, de compliments et de mots doux. Il n'y a rien que des ruines, des piques échangés pour blesser, des sentiments refoulés, oppressés. Eliott jette un coup d’œil à son verre vide et comprend que c'est probablement pas le premier de la soirée. « C'est vraiment ça que tu veux faire de tes soirées maintenant ? Picoler et passer la nuit avec des inconnus ? J'pensais que tu valais mieux que ça, mais visiblement, j'me trompais. » Et il le sait, Eliott, qu'il regrettera ses propos quand il sera calmé, parce qu'il le pense même pas. A la manière d'un animal sauvage blessé, mourant, il attaque pour se défendre, il attaque en guise d'ultime moyen de se sauver, alors même que ça fera qu'empirer les choses. Il prête même pas attention au public qu'ils ont autour d'eux. Il prête jamais attention à rien d'autre que Stella quand il est dans la même pièce qu'elle, de toute façon.

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MessageSujet: Re: Love will tear us apart. (Stella)   Sam 19 Aoû - 2:20

MA femme.
Des mots qui résonnent violemment en elle et qui provoque une réaction toute aussi violente : Un éclat de rire. Une moquerie qui n’en finit plus. Une réaction allergique à un mot qui lui semble erroné, qui sonne complètement faux à présent. Stella, elle rit comme ces personnes qui ne peuvent s’empêcher de le faire durant les enterrements. Elle rit du triste deuil d’un cœur qui a trop aimé, d’un cœur brisé en mille morceaux. Elle rit d’une réalité qu’elle ne supporte pas mais qui est devenue sienne et d’un homme tout aussi blessé qu’elle. Elle ne cherche pas à le blesser, si ce n’est à masquer sa peine qui l’étouffe jour après jour. – Fallait réagir plus tôt, c’est trop tard pour souffler sur des braises éteintes, qu’elle balance, amère, la bouche pleine de reproches qu’elle s’oblige à garder pour elle-même. Il tire à son tour et le coup blesse. Violemment. Elle regarde à son tour le verre qui trône sur le bar. Aussi vide que ses yeux qui ont déjà versé toutes leurs larmes. Des yeux qui fixent un amour détruit qui se déchire encore, à la vue de tous, à la merci des autres. – Je t’emmerde, Eliott, qu’elle répond, la voix désabusée et sombre, le ton tremblant qui fait danser sa déception. Un amour qui l’a mené si haut, pour la faire redescendre six pieds sous terre, en un claquement de doigts. – Oui, tu te trompais. Sur toute la ligne, elle se fait plus féroce, bien décidée à mordre en retour pour dissimuler cette plaie qui la tiraille et qu’il ne cesse de rouvrir à chaque mot, à chaque regard. – Et puisque tu tiens tant à ce que l’on fasse une scène, on va se donner en spectacle une bonne fois pour toute ! Elle s’approche pour lui faire face, réduisant à rien l’espace entre eux. – Ça fait bien longtemps qu’on n’est plus un couple, toi et moi. Du moins, pas le modèle de perfection que tout le monde s’imaginait sans cesse. Peut-être qu’on l’a été, avant, mais ça remonte à loin, elle le regarde droit dans les yeux, sa version de la vérité qui fait trembler ses lèvres. – Ta femme… sur le papier seulement. Tu te souviens de la dernière fois où tu m’as touché Eliott, hein ? Non, attends, j’ai mieux ! Tu te souviens de la dernière fois où tu m’as regardé, réellement regardé ? Ou même parlé ? Parce que moi j’me souviens surtout du silence auquel tu me confrontais jour après jour et de la distance dans un lit devenu bien trop froid. C’est ça que tu souhaitais tant crier sur tous les toits ?! Qu’on baisait plus et qu’on se calculait plus ? Ça pulse dans tout son corps, à Stella. Si bien que les reproches qu’elle se contentait de garder pour elle semble profaner ses lèvres sans mesure, comme livrés à eux-mêmes. Et partagée entre la haine qui l’anime et sa profonde tristesse, elle en oublie les autres, les voyeurs passifs d’un mariage parti en éclats. L’inconfort et la délectation de détails qui ne regardent qu’eux, mais qui s’offrent à tous, par la force des choses, par la force de deux cœurs à bout de souffle. – Pour le meilleur et pour le pire… sauf que je me souviens même plus à quand remonte notre dernier souvenir heureux. Et ça devrait pas être si difficile, ça devrait pas demander autant d’efforts, qu’elle conclut, détournant le regard, ses yeux qui peinent à s’humidifier à cause des larmes qu’elle a déjà bien trop versées. – T’aurais dû te battre comme ça pour moi avant. Pas juste après avoir réalisé que tu m’avais déjà perdu. Les mots sont durs, violents, comme la tempête qui s’agite en elle. – Tu m’as tué, Eliott. De moi, t’as tout pris, t’as rien laissé, elle s’arrête un instant, le cœur qui vrille, les genoux qui menacent de flancher, alors si tu le veux bien, je vais retourner à ma vie qui ne vaut rien à tes yeux. La voix diminue jusqu’à se confondre en un murmure qui s’évapore dans les airs. Essoufflée, fatiguée, Stella est la maudite survivante d’un combat mené sans grande conviction, d’un combat dont elle s’est à peine tirée.

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MessageSujet: Re: Love will tear us apart. (Stella)   Mer 30 Aoû - 23:20

Il y a ce rire qui brise tout sur son passage, qui fait que son cœur se serre un peu plus. C'est pas le rire qu'il a l'habitude d'entendre chez sa femme. Celui qu'il aime tant provoquer, quitte à faire l'idiot dans l'espoir de profiter de ce son cristallin qui lui réchauffe le cœur. Là, c'est plutôt une multitude de poignards plantés dans sa chair, un son qui lui donne envie de tout renverser sur son passage. C'est comme si elle se moquait d'eux, comme si elle se moquait des espoirs qu'il gardait, malgré tout, en leur relation. Il sait bien, Eliott, que c'est trop tard, trop tard pour tout. Trop tard pour agir et la récupérer, trop tard pour espérer calmer cet orage qui éclate là, sous les yeux des habitués du bar. Et il y a cette bombe qu'était devenue Stella, cette bombe prête à éclater à chaque instant, cette bombe qu'il avait lui même posé, qui explose, après tous ces mois de patience et d'espoir. Si son cœur était de glace avant d'entrer dans le bar, il suffisait qu'il entende chaque mot, chaque vérité prononcée par sa femme, pour qu'il ne finisse par éclater en mille morceaux, par finir en poussières. Il dit rien, Eliott. Il la laisse déballer ce qu'elle a le cœur en pensant que ça la soulagerait. Il encaisse, comme elle a encaissé pendant des mois ses colères froides et cette distance qu'il avait imposé entre eux, alors même qu'il voyait ça comme le moyen de sauver leur couple. Et c'était ça, le pire dans cette situation. Tout avait commencé parce qu'il avait dévié – et tout avait continué, s'était terminé, parce qu'il avait cherché un moyen de préserver leur couple, de préserver cette image presque parfaite que Stella avait de lui. Résultat, il l'avait délaissé, l'avait repoussé. Il avait été l'artisan de la destruction de leur couple, la seule cause du malheur de son épouse. Peut-être que si il lui avait tout avoué, ils n'en seraient pas là. Ça n'aurait pas été facile, mais Stella aurait sans doute compris, aurait continué à l'aimer en le soutenant. Et là, au lieu du soutien qu'il aurait pu avoir, il a le droit à la colère, à des mots violents à la hauteur de leurs maux. Il y a toute sa colère qui s'évanouit, qui laisse place à la haine, haine dirigée envers lui même quand il réalise l'étendu des dégâts qu'il a lui même causé, involontairement, quand il réalisé a quel point il a blessé la personne qu'il avait pourtant voulu épargner. « J'ai jamais voulu ça, Stella. » Il y a sa voix qui se brise quand il prononce son nom, ce nom qu'il prononçait autrefois avec amour et qui, désormais, reflétait le désespoir qui dévastait son cœur à l'idée de la perdre définitivement. Eliott, il veut plus s'énerver. Il veut juste trouver les mots, ceux qui réussiraient à arranger les choses mais c'est peine perdue, et il le réalise. « Putain mais t'as pas la moindre idée de ce que j'ai fait pour éviter ça, pour éviter que tu réalises qu'en fait, j'suis la plus grosse connerie de ta vie. » Tous ces deals passés contre de l'argent, les yeux fermés face à quelques délits pour quelques billets visant à essuyer ses dettes, tout ça avait été fait dans l'unique but qu'elle découvre jamais cette faiblesse, ce vice qui le rongeait. Au final, ça avait été un échec. Son regard reste rivé sur elle, il se rappelle même plus qu'ils sont pas seuls. Stella, de toute façon, elle éclipse toujours tout le monde dans une pièce, et même quand elle est en colère contre lui, qu'elle lui en veut et lui crie toutes ses vérités au visage, ça change pas. « J'pourrais tout faire pour toi et la vérité, c'est que j'ai jamais arrêté de te regarder, ni de te désirer, et encore moins de t'aimer. Et ça arrêtera jamais, parce que putain, Stella, comment j'pourrais arrêter alors que t'es le soleil, que t'es même le foutu univers ? » Il veut pas dire tout ça, Eliott, mais il a encore les mots de sa femme en tête, les mots qui lui ont fait comprendre qu'elle a souffert des mois durant, alors il se justifie, dit ce qu'il lui passe par la tête sans même se soucier du fait que d'autres oreilles sont là pour l'écouter, et sans doute, pour colporter les détails les plus intimes de cette conversation au reste de la ville. « J'suis désolé d'avoir été l'époux le plus merdique au monde. J'suis désolé de pas avoir pris soin de toi comme j'aurais du. J'étais tellement occupé à trouver un moyen de me sortir de ma merde sans changer ton regard sur moi que j'ai pas vu que tu sombrais. Mais que tu le veuilles ou non, j'compte passer ma vie à me rattraper parce que tu le mérites, ça et tellement plus. » Eliott, il a le cœur au bord des lèvres, il y a ses mots qui vont plus vite que son cerveau qui aimerait bien les retenir.

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MessageSujet: Re: Love will tear us apart. (Stella)   Dim 10 Sep - 0:35

Tout le bar est en haleine, pendu aux lèvres de Stella, puis à celles d’Eliott. Le silence règne et les yeux sont rivés sur eux, les oreilles bien intriguées. Même la musique d’ambiance ne semble plus être qu’un lointain écho alors que les battements de leurs cœurs résonnent entre les murs en pierre de l’établissement. Stella, elle en a presque mal de le voir aussi misérable, Eliott, lui qui a toujours été cette figure d’assurance et de sécurité à ses yeux. Elle l’a toujours connu si confiant et sûr de lui qu’elle en a presque oublié qu’il n’était un homme. Un homme avec de nombreuses qualités, mais aussi avec des défauts. Un homme comme les autres, qui n’est pas épargné par la nature faillible des êtres humains. Mais elle ne lui reproche pas vraiment ses erreurs, Stella, mais plutôt son manque de confiance quand il a préféré lui mentir plutôt que de lui dire la vérité. Elle l’aurait épaulé et aimé, même dans la difficulté – peut-être même plus, d’ailleurs. Et cet anneau qu’elle a si longtemps porté à sa main gauche, c’est cela qu’il représentait. Les moments de joie, comme les moments de peine – les hauts et les bas. Et pendant une seconde, elle y songe, Stella, à cette douloureuse épreuve que Dieu fait endurer à leur couple pour jauger leur force et leur amour. Mais elle n’y arrive pas, c’est plus fort qu’elle. Elle ne peut pas lui pardonner. Et dans sa tête, elle ne cesse de faire un pas en avant pour dix en arrière. Alors malgré l’infinie tendresse qu’elle lui porte, et qu’elle lui portera toujours, il y a toujours cette voix dans sa tête qui la ramène à la raison, lui rappelant les mois de solitude qu’il lui a fait endurer ainsi que toutes ses trahisons. Et ça fait mal. Terriblement mal. D’entendre ces mots qu’elle attendait depuis si longtemps. Ces mots qui arrivent bien trop tard. Et son cœur se déchire entre l’amour et la colère, si bien qu’elle ne sait plus sur quel pied danser. Même après toutes ces années, il continue à lui faire tourner la tête et de bien des façons. – Embrasse-le ! Que crie une inconnue à l’arrière du bar. Et elle est mal à l’aise, Stella, à l’idée d’être épiée de la sorte. Et ce même malgré l’alcool qui enivre ses veines. Elle déteste se donner en spectacle et encore plus quand il s’agit de son couple. Son couple. Ces mots ne cessent de lui tourner en tête. Ils n’ont plus aucun sens, à présent. Et elle doit s’y faire. – Je veux pas que tu te rattrapes, Eliott. Elle tousse pour s’éclaircir la voix qui s’enraille à cause des larmes qu’elle tente de ravaler. Elle ne pleurera pas. Pas une nouvelle fois et pas devant ces gens qu’elle ne connait pas. – Je veux que tu me laisses tranquille… C’est trop tard pour me dire toutes ces choses. Il fallait te réveiller avant, qu’elle dit en détournant le regard, la voix presque éteinte. Ce n’est plus de la colère dans sa voix, mais de la déception. – Quand un vase est cassé, même si tu recolles les morceaux, il ne sera plus jamais comme avant. Et toi et moi, on s’est laissés tomber à de trop nombreuses reprises. Il n’y a plus rien à réparer. Elle n’arrive même plus à le regarder dans les yeux quand elle laisse ces mots lui échapper. Elle ne peut pas affronter son regard – celui devant lequel elle craque toujours, de peur de céder tout droit dans ses bras. Et elle sait que cela serait comme foncer tout droit dans un mur. Mais son attention est vite attirée par des sifflements et des bruits de mécontentement à son égard.  Elle relève la tête, faisant face aux mines dégoutées des gens présents dans le bar. – Salope ! Que lui balance une ivrogne. Et Stella, elle repose immédiatement son regard sur Eliott, le visage à nouveau tiré par la colère. – Et c’est moi la méchante, dit-elle en ponctuant sa phrase d’un rire ironique.

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MessageSujet: Re: Love will tear us apart. (Stella)   Sam 11 Nov - 21:47

C'est tout son cœur qui s'ouvre et qui saigne, là aux yeux de tous. Il y a les mots qui se déversent sans qu'il puisse les en empêcher, sans qu'il puisse les retenir. A croire que son âme débordait de mots non dits, retenus par ses secrets et ses mensonges. Et il se dit que peut-être, c'est ça que Stella voulait entendre, que peut-être, lui dire la vérité aidera leur couple qu'il avait lui même bien trop maltraité ces derniers mois. Eliott reste scotché aux lèvres de sa femme, condamné à mort en attente du verdict fatidique. Et le voilà qui espère, pendant une poignée de secondes. Il espère que Stella lui donne une énième chance, probablement non méritée, mais qu'il saisirait avec précaution. Il se promet mentalement que si c'est le cas, il sera le meilleur mari possible pour le restant de sa vie, pour se rattraper de ces mois de misère. Et finalement, il y a le verdict qui tombe, implacable, définitif. Du moins, c'est ce que l'américain comprend face aux paroles de sa femme – peut-il encore la qualifier de la sorte, maintenant ? Oui, il peut, et il continuera aussi longtemps que son cœur battra à la chamade à la simple vision de Stella. Et même si ses mots assassins continuent à briser un peu plus son cœur, même si tout espoir semble réduit en miettes, même si il devra se contenter de souvenirs désormais, quand il pensera à leur couple. Il sait même pas ce qu'il ressent, Eliott. Il est partagé, entre la tristesse et la colère – et au final, il a cette étrange impression de ne plus rien ressentir du tout. Le voilà qui se tient là, au milieu du bar, le cœur anesthésié et les sentiments en vrac. Il reste silencieux quelques secondes, et c'est la main d'un type qui vient se poser sur son épaule dans un geste amical qui le sort de sa torpeur. « Laisse tomber, tu mérites mieux qu'cette salope mon gars. » Et là, il voit rouge Eliott, il supporte pas qu'on puisse insulter celle qu'il aime. Ils savent rien de leur histoire, tous ces cons, ils savent pas que Stella a été la meilleure femme qu'il pouvait avoir et que c'était lui, l'enfoiré qui avait tout gâché. Alors il y a son sang qui fait qu'un tour, sa mâchoire qui se serre et son poing qui vient heurter la joue de l'autre gars. «Putain foutez nous la paix et mêlez vous d'vos vies minables au lieu d'vous occuper de la nôtre, on vous a rien demandé. » qu'il grogne contre les curieux ramassés autour d'eux. Et pourtant, ce sont les seuls fautifs, coupables d'avoir exposé leur couple aux yeux et oreilles de tous. Il y a des râles qui se font entendre, des corps qui se pressent, une sorte de bousculade générale provoquée par sa faute et, avant qu'il comprenne ce qu'il se passe vraiment, encore sonné par les uppercuts verbaux de sa femme, les voilà, lui et Stella, dehors, virés du bar remplis par ces ivrognes. Et le voilà qui, encore une fois, entraîne Stella dans ses soucis. Il y a ce silence qui dure, une poignée de secondes peut-être, alors qu'Eliott sait même plus quoi faire, et encore moins quoi dire. « Je.. J'te comprends, Stella. Rien n'est ta faute, j'ai merdé et j'assume. » Du moins, il assume maintenant, quand il est pas envahi par la tristesse et la colère qui l'aveuglent et le poussent à se croire presque innocent dans cette histoire. Mais là, alors qu'il se retrouve englobé par la nuit noire et froide, après avoir été plus vulnérable que jamais en ouvrant son cœur pour la première fois depuis des mois, Eliott réalise qu'il a peut-être merdé une fois de trop. « J'vais te laisser tout le temps dont t'as besoin, mais j'pensais ce que j'disais. J'abandonnerai pas et j'compte me rattraper. » Et le voilà qui recommence, têtu, à croire qu'il a pas compris le message que Stella veut lui faire passer. Ou c'est plutôt qu'il ne veut pas le comprendre – c'est toujours plus facile qu'accepter la vérité et la fin de leur histoire.

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Love will tear us apart. (Stella)

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