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 l'etranger-e

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Haneul Kim

hiroshima mon amour
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à liberty depuis : 01/06/2017
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MessageSujet: l'etranger-e   Ven 2 Juin - 1:50


[HANEUL KIM dite SEIRA YAKUKO]
"Très vite dans ma vie il a été trop tard."
(jung soojung) // tumblr + astra + marguerite duras l'amant

[âge] elle trimbale son échine depuis vingt-et-un ans.  [origines] il y a le fleuve qui dessine ses couleurs sur son être, les étoiles qui s'emmêlent à ses cheveux, elle est une enfant de rien. Aux racines un peu pourries, un peu détachées du sol...son visage et ses paroles attestent d'une consonance asiatique. De la Corée du Nord est-elle. Immigrée illégalement, elle se promène sous le masque d'une japonaise nommée Seira Yakuko. [en ville] réfugiée des sirènes de vegas, des truands aux crocs d'or, puant la corruption et l'argent, elle s'est installée ici cela fait maintenant un an. Tentant de s'intégrer et se mêler à la foule comme elle le peut. [statut] le triangle des bermudes déchire son cœur et ses reins. [emploi] fleur des mâles au visage peint de blanc, aux lèvres rouges de satin, aux fantasmes orientaux déversant leur opium sur son corps. danseuse et effeuilleuse de charme sous l'aspect d'une geisha détournée par les yeux affamés : du burlesque à l'asiatique, des éventails cachant ses traits, de la soie glissant contre sa peau, des fleurs de cerisiers entre ses cuisses. Il y avait des touchers qui brûlaient le marbre de sa peau, des lèvres qui dérapaient, des nuits oubliées sur l'oreiller.[$$$] la maladie de la misère transperce son battant. Lui qui s'essouffle sur la poussière de ses rêves. [groupe] black holes.

keywords:body electric ≻ ◌ ≺ starless nights ≻ ◌ ≺ get some ≻ ◌ ≺ angel of small death ≻ ◌ ≺ pressed flowers ≻ ◌ ≺ fucked my way up to the top ≻ ◌ ≺ tongue so mean ≻◌ ≺ holly golightly ≻ ◌ ≺ venus erotica ≻ ◌ ≺ long french books ≻ ◌ ≺ guns and roses ≻ ◌ ≺ north korean ≻ ◌ ≺ drunk with images and words ≻ ◌ ≺ anaïs nin ≻ ◌ ≺ a street car named desire ≻ ◌ ≺ holy and awful ≻ ◌ ≺ lucky ones ≻ ◌ ≺ black and white ≻ ◌ ≺ illegal refugee ≻ ◌  ≺ bodies lying on dust ≻ ◌ ≺ cold nicotine ≻ ◌ ≺ marguerite duras ≻ ◌ ≺ all that jazz and blues ≻ ◌ ≺ old money ≻ ◌ ≺ the dreamers ≻ ◌ ≺ fury in your head, in your bed ≻ ◌ ≺ dancing in the living room ≻ ◌ ≺ courage, dear heart ≻ ◌ ≺ the night undressed us ≻ ◌ ≺ leave the horror behind ≻ ◌ ≺ lust for life ≻ ◌ ≺ baby prostitute ≻ ◌ ≺ two-faced affection ≻ ◌ ≺ gods and monsters ≻ ◌ ≺ sylvia plath ≻



between the bars



[a lot on my mind]


죽는 날까지 하늘을 우러러
한 점 부끄럼이 없기를
잎새에 이는 바람에도
나는 괴로워했다
별을 노래하는 마음으로
모든 죽어가는 것을 사랑해야지
그리고 나한테 주어진 길을
걸어가야겠다
오늘 밤에도 별이 바람에 스치운다
----
Wishing not to have
so much as a speck of shame
toward heaven until the day I die,
I suffered, even when the wind stirred the leaves.
With my heart singing to the stars,
I shall love all things that are dying.
And I must walk the road
that has been given to me.
Tonight, again, the stars are
brushed by the wind.

- Yun Dong-ju

L’étrangère ~ L’amante ~ La lunaire ~ Le passé ~ La brumeuse ~ La petite mort ~ L’amazone ~ La malinche ~ La geisha
Et tous ces jolis mots que les voix créatrices font vibrer.

des petits bouts d'existence

Haneul aime les romans sur l'âme humaine. Des mots brutaux et violents. Une vie crue, explosant sur un papier vierge. Elle aime les mots étrangers, surtout ceux français, russes et italiens qui n'ont rien à cacher. Une littérature où le sang transperce le voile de la poésie. ~ Haiku et nouvelles au bout des lèvres tremblantes, elle s'intéresse à l'apprentissage de l'anglais et du japonais en priorité, hachant un peu des langues européennes...des belles mélodies qui la transportent plus loin encore. ~ Parisienne ratée, elle s'enfile du vin rouge masquant sa grimace, ne comprenant rien au gout amer et aux tons fruités, ne faisant aucune différence dans leur odeur. Le burlesque du moulin rouge s'allongeant sur son corps toutes les nuits. Béret sur la tête, vinyles chantant des musiques mélancoliques (jazz & blues babe), elle se dit la "vague à l'âme" parce que ça sonne bien dans son gosier cassant...son accent de l'orient. ~ Des tubes de rouges à lèvres traînent dans la salle de bain, sur la vanité improvisé de son robinet, des fards et mascara...du khôl pour souligner l'horizon de son regard. Des magazines de mode jonchant le sol, noyés sous des vêtements balancés, ceux de tourisme sont empilés sur la petite table à tout faire, et une boite de chocolats traîne en haut du réfrigérateur, à l'abris de mains malines. Haneul a des airs de madame, ou de mademoiselle-fée parfois. Des couleurs plus fatales s'accrochant à son visage, s'attachant à ses longs cheveux maintenant. Pourtant elle restait, aux yeux des hommes, une fille typique. De cette graine qui regardent des télé-réalités bidons et des comédies romantiques, ayant un faible pour celles bollywoodiennes (ou les comédies musicales de broadway tout simplement). Qui crient en riant "c'est ma chanson" à chaque fois que beyoncé, xtina, shakira, pussycat dolls, rihanna ou bien britney spears pointent le bout de leur voix à la radio. Elle ne connait jamais les paroles par cœur, fait semblant tout de même comme une enfant, et danse un peu trop tardivement, ou trop violemment. Un crush sur Bruno Mars et Enrique Iglesias, citations de high school musical ou bien mean girls, parce qu'elle veut se sentir plus américaine...faire partie de ce beau monde. ~ Haneul garde une petite bourse de côté, secrètement, afin de pouvoir s'offrir un jour des études. Elle rêve de tous les métiers possibles, mais se penche dernièrement sur celui d'hôtesse de l'air rêvant de tous les coins du monde, de leurs restaurants, leurs musées, leurs bars et leur culture. ~ Ne sachant pas conduire, elle se déplace toujours à vélo ou à pieds, pourtant elle s'est trouvée une nouvelle passion pour les rollers à quatre roues, souhaitant s'en offrir une paire blanche. ~ Haneul a l'alcool jovial...une frénésie enivrante détachant les fils cousus sur son cœur, transportant ses rires vers des terres inexplorées. Une folie prenant son esprit, une joie pure et corruptrice à la fois dévorant ses tripes. ~ La jeune Kim préfère les temps orageux, le vent qui se lève lorsque le ciel se couvre de gros nuages gris...des nuances de bleus veinant son propre corps, elle n'a pas peur de la pluie électrifiant ses cheveux, les emmêlant comme des bobines de fils. Ni des habits lui collant à la peau, formant un halo superflu. ~ Elle a de légères constellations de tâches de rousseur se concentrant principalement sur son nez et ses pommettes. Bien que ce soit assez discret à l’œil nu, tous les moyens sont bons pour les cacher. Un complexe descendant d'une obsession pour la peau blanche. ~ Le langage des images lui parle aussi, adoratrice des films en noirs et blancs ou bien ceux en des couleurs délavées par le temps. Les blockbusters d'aujourd'hui ne l'intéressent pas particulièrement, mais elle s'incrusterait certainement dans un cinéma pour en regarder quelques-uns d'affilé sans jamais se faire prendre. L'adrénaline du noir glissant dans ses sourires. ~ Haneul a une main de velours surmontée de dés à coudre, une main libre qui repousse une mèche de cheveux, qui essuie le surplus de maquillage, qui sait recoudre et même voler. ~ Lorsqu'elle se surprend à stresser ou être étouffée de pensées nocives, elle a pour habitude de se réciter dans la tête ou en chuchotant les élégies apprises par cœur sur un tyran d'une certaine Corée du Nord. ~ Une peur bleue des profondeurs des eaux, elle ne sait pas nager correctement, juste des battements aléatoires de bras, jambes et du palpitant étranglé. ~ Absente semble-t-elle parfois, perdue dans les flots de ses pensées...dure, dans le marbre est-elle ciselée. Fière et orgueilleuse, on dit que ce furent les traits qui firent tomber Lucifer...qui ont causé la première chute. ~ Elle ne sait aucunement manier l'art de la photographie, pourtant elle possède un appareil datant des années 90 et quelques images développées dans un petit carnet. ~ Haneul aime les soirs plus que les matins ou les journées. Les crépuscules où le sombre violet de la voûte céleste possède des vergetures brûlées. C'est dans ces moments qu'elle est la plus belle, une cigarette rongeant son visage de mousselines anthracites. ~ La lingerie et les parfums sont ses péchés mignons (tout comme les boites de bons chocolats et les flûtes de champagne). Des soutiens-gorges qui traînent partout dans l'appartement, une collection de flacons décorant les rebords de la fenêtre toujours ouverte. ~ Ne roulant définitivement pas sur l'or, la majorité de sa garde-robe provient des goodwills, et ses passions d'amants désillusionnées. ~ Elle a une langue perverse qui s'amuse à se rouler dans des débris de verre, s'engouffrer dans des poisons et sortir les pires des mots. C'est une langue qui sait aimer aussi, et susurrer les poèmes du serpent de l'eden, ou l'amour d'une dulcinée. C'est avant tout une langue qui sait mentir, les yeux dans les yeux. Le défi de dessiner une illusion.


Et à tous les "je t'aime" répond-elle "non".


[LAURA]
[âge] toujours le même.  [pays] toujours le même. [personnage] inventé. [commentaires] xoxo gossip girl  coeur



Dernière édition par Haneul Kim le Ven 9 Juin - 14:19, édité 17 fois
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Haneul Kim

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MessageSujet: Re: l'etranger-e   Ven 2 Juin - 1:51


[story of my life]



dancing with ghosts


☾ sound ☽



On ne se souvient que des rebords. Des cris perçants. Du calme haletant. Des pas pressés dont les échos remontaient jusqu’à la chambre plâtrée. De la boue aussi…des rues non pavées qui s’offraient aux fantômes du passé, aux mots écorchés par la misère et l’humilité de l’âge. Ils peuplaient les souvenirs ces vieillards, les mâchoires tremblantes, fredonnant doucement les chansons d’avant, du temps d’avant. Ils regardaient le soleil se coucher pour l’énième fois, les pieds trempant encore dans les rizières et le sang d’antan, et lui…il les observait mourir pour la première fois. Leurs mémoires rythmées par les obus et les tirs planaient toujours au-dessus du village, l’entourant, l’enveloppant. Comme une mère protégeant son ventre fécond. Le sable avait arrêté de filer sur ces murs lézardés, entre les doigts des habitants. Entre les pierres grisonnantes, les minutes défilaient avec langueur. Tout y était suspendu, au ralenti, comme épuisé par la chaleur qui s’abattait avec cruauté. Comme drainé par l’humidité qui s’infiltrait dans tous les pores, creusant des fossés entiers sur les visages dérobés du ciel. Les étés y étaient asphyxiants sous les rideaux des rayons embués. La symphonie y était écrasée et parfois, telle une nuée d’oiseaux faisant frémir les feuilles des arbres dans leur envol soudain, les enfants courraient. La quiétude enfumait les veines du pauvre bourg comme si l’atmosphère entière étouffait toute personne sortant dehors, osant se confronter à l’astre impérial. Le village était meurtrier et fertile à la fois, le fleuve s’acharnant en des torrents impétueux, emportant les rives, les feuilles, les animaux, les bateaux, les mots, les vies. Il était l’unique monstre avalant tout sur son chemin mais irriguant les cultures humaines et les mémoires anciennes. On disait qu’il semait dans tous les habitants ce désir sauvage pour la fougue, ces rêveries destructrices qu’ils tentaient d’incendier sous le soleil. Lui aussi avait influencé ses enfants. Lui aussi venait chercher ses morts.
Il ne se passait véritablement rien en ce lieu. Un seul évènement fit tourner l’aiguille,  et des vagues de fleurs enflammèrent l’eau tant crainte et idolâtrée.
On en parle encore de cet âge terrible, quatre ans. Au village, on parle encore de la fille qui connut la mort avant l’amour. Il fait trembler les mères aux seuils des portes salées, cet âge damné empli d’un mystère entier. Les premières indépendances, l’envie de courir. Le cordon toujours bien ficelé entre les maternelles et les bambins. La peau rougie par les rires, les yeux bouffis par le ciel.

C’est disparate.

Haneul n’avait, elle, que des instants noyés dans sa tête d’ébène. Que des faces emportées par des flots, de vagues odeurs parfumant sa conscience, des lumières scintillant dans le fond.
Quand elle y pense, elle n’a qu’une gourmandise glissant contre les parois de sa gorge. La mangue se décomposait dans sa bouche, explosant le miel à ses doigts hasardeux. Le jus ruisselait contre sa peau opaline magnétisant la saleté et tâchant ses jupes raccommodées. L’eau, elle, l’eau s’écroulait sur sa langue comme du verre brisé à présent…ou était-ce ses mots barbouillés ? Elle ne parlait pas beaucoup. Comme une étrangère, elle déambulait, phosphène, dans les petites ruelles boueuses par les temps de pluie. Cherchant refuge dans les recoins de son esprit, son cerveau, plomb liquide, échauffé par le terrible Apollon, divaguait dans les méandres de ses pensées.
Il n’y avait véritablement rien d’autre dans les artères de sa jeunesse. Juste des syllabes non prononcées, une haine renfermée dans les poitrines, un temps qui s’évanouissait rapidement, suivant les flots funèbres et nerveux du fleuve.

Il y avait, encore et toujours, ce même village. Cette même prison qui lui donnait la nausée, l’envie de s’arracher les viscères, de laisser les vagues soulever son âme, l’attirer vers le fond.
Elle était devenue telle la pluie tardive d’un été épuisé. Violente, maladroite et suffocante sous sa poitrine marmoréenne. Lourdes, ses larmes se précipitaient brutalement, traçant des sillages sur ses joues terreuses. Elle ne pleurait pas souvent, l’enfant. Pas devant eux. Pas à la vue du ciel. De tous. Elle se susurrait la nuit les prières mystiques de jeunes captives du destin. Elle faisait frissonner le langage des tragédies.

Tout se distançait par la suite. Les flots, l’écume, les murmures.



cruel world


☾ sound ☽



On n’entendait plus que le cliquetis des baguettes contre le bol usé et le bourdonnement d’une mouche dans la misérable pièce. On ne sentait que l’épice s’accrochant aux narines, que la poussière qui caressait les faisceaux, quelques rescapés des volets fermés à la peinture écaillée. Que cette symphonie, la même qui des années auparavant avait hanté le cœur de la jeune sauvageonne.
Il y avait des commissures dans son âme, des grésillements entre les battements, de la brume devant ses rétines épuisées.
Il y avait ce corps qui avait été tiré par le temps et le travail, par cette apathie qui rongeait son être, il y avait cet âge qui ne collait plus aux traits de son visage. Haneul était déjà vieille…sa personne avait amassé la crasse des années, l’épuisement des jours d’été.
Elle ne faisait rien, sinon fixer l’autre bout de la table, cette tête familière et vague à la fois. Ce voleur de corps et d’âme. Cette chose insignifiante qui avait éclipsé le chemin de toutes les rédemptions.
Elle ne faisait rien sinon  imaginer si Eve avait été créé en première. Elle aurait été là, à sa place, à le dévisager alors que le jus d’une mangue coulerait le long de son menton suivant la trace de ses baisers évanouis.
Il avait le visage bouffi, dévoré par ses insipides expressions, par son atroce stupidité. Par cette envie de retrouver le satin d’une peau jeune. « Pourquoi me veux-tu ? » avait-elle demandé un soir. « Je ne sais pas vraiment…tu me rappelles ma femme, quand elle avait ton âge et qu’elle était belle…si belle Haneul. ». Le sale désir de croquer dans le sein vierge d’une enfant. La nausée qui lui prenait l’être quand il lui susurrait les mensonges d’un amant enterré par la petite mort.

A ses pieds, s’échouait le reste de sa jeunesse usée, moussant contre ses orteils gelés par les baisers de la nuit.



it's affection, always


☾ sound ☽


Le bruit se jetait en elle. Il avait été le berceau de ses nuits, l'infamie de son sommeil, écrasant d'un poids lourds ses paupières. On s'y habituait. Tout le monde s'habitue à tout, c'est plus facile que de cicatriser. Ça ne demande ni force, ni courage. Seulement du temps. Et voilà que de ce dernier, elle en était riche. Chaque minute s’additionnant à sa morosité, creusant son visage, peignant une aurore veinées sous ses yeux abîmés. Il fallait bien emplir ces pièces de musique, aussi brutale et agonisante soit-elle. Il fallait remplir l'espace, faire taire les fantômes d'antan. Ceux qui hantaient encore la vaisselle brisée, les draps défaits, la poussière, l'or d'une maison. La jeune femme se leva, attrapant mécaniquement la soupe refroidie et monta à l'étage suivant la trace d'une toux sèche et terrible. Ouvrant la porte, elle découvrit la même chambre. Rideaux fermés, les fleurs fanées embaumant l'air d'une pestilence. La corruption avait trouvé son origine dans la poitrine de maman et  embrassait chaque objet, glissant sur tous les corps. Maman qui reposait sur l'unique lit comblant la pièce. Son lit, à elle, fut une fois. Elle était bien plus jeune et bien plus vivante. La connaissance avait saccadé les rythmes de son cœur et à présent, elle ne se mouvait qu'en demi-cadavre. Un pied dans la tombe, l'autre encore dans le corridor de l'existence. Haneul entra machinalement et se dirigea vers la malade. Une insensée qu'elle était à présent, l'ombre d'elle-même, la bouche débordant d'un bouillon que sa fille lui fourrait dans le gosier. Il n'y avait plus que les ruines d'une tendresse entre ces deux bonnes femmes, les élégies d'un amour quotidien, qu'on prenait comme acquis et oubliait de chérir. On ne demandait que le silence assourdissant. « Il est revenu ? » Le liquide imbibait son menton, emplissant les gouffres de sa face ramollie comme du pain humide. Non. Il ne reviendrait plus. Son squelette décorait la boue à présent. Il était un parfait bijou d'ivoire et de violence. De rêve et d'indécence. Un fou s'étant battu contre son propre père alcoolisé. Les deux étaient morts. L'un des mains aimantes de son fils, l'autre, de celles, impétueuses, d'un étranger. Elle se souvient parfois de sa condamnation. La sentence tombant sur les femmes comme la pluie des saisons sèches. Dure, et chaude. Brûlante même, enflammant son âme. Celle qui, une fois passée, laissait de la vase sur les chemins, abîmant les vêtements, attrapant les chevilles des gens et se jouant de leur équilibre. Elle fait bien fleurir en des endroits quelques pétales écarlates...des tâches de rouge usé sur les lèvres d'Haneul. Des bibelots de l’extérieur avec lesquels, elle se sentait plus femme, plus elle. « Dis-lui que je ne l'aime pas. » Le peu de dents qui lui restaient, s'entrechoquaient ensemble, broyant les quelques aliments encore entiers. La purée s'emmêlait à la langue qui, avant, avait été entraînée à des mots doux. A qui les disait-elle ? Ses enfants, son ivrogne de mari aussi, parfois, et puis...ils avaient l'air tellement usés. Peut-être par un amour marital. On avait l'habitude de se dire des "je t'aime" sans profondeur. On avait assisté à la mise à mort du fils. Puis on était partit. Quoi faire ? Crier ? Non, on n'en avait plus envie. Pleurer ? Maman l'avait oublié. Elle avait oublié le regret et la tristesse. Elle était d'une part, l'érosion d'un espoir. Vivant dans un passé où les petits pieds de ses enfants couraient vers elle, où elle était encore maman. Et en maman, elle avait effacé de sa mémoire le décès de son fils. Qu'avaient-ils déjà dit ? Parricide. Ça sonnait faux. « Dis-lui que je ne l'aime pas. » On avait beau en douter quelques-fois, mais maman avait aimé son mari et son enfant. Avait déposé des baisers sur leur front. Avait conduit l'un à la chambre conjugal. Avait ri et ensorcelé les histoires de l'autre. Avait charmé leur vie. Seulement, on en doutait, quelques-fois, dans la manière que ses hanches avaient de rouler, ou la façon qu'une brume parfumait sa nuque qui sentait habituellement le travail et la maternité. Elle sentait la femme, quelques-fois. Comme Haneul à présent dans les bras de cet autre homme, ce riche qui lui offrait un semblant de paradis...La jeune fille se leva, laissant maman parler toute seule. Peut-être s'endormira-t-elle. De toute manière, elle mourra. Dans deux, trois, quatre jours. Un mois. Un an. Peu importe, les médicaments n'étaient plus que des placebos incapables. D'ailleurs, Il ne lui en ramenait plus. Lui aussi savait que c'était le temps de la lâcher. C'était de coutume dans la famille. Lâcher le père, le fils, et maintenant le seul esprit.

Cette nuit sera ton linceul, les étoiles, seules, pleureront ta mort.



c'était salement romantique


☾ sound ☽


Les bruits étouffés de leurs voix lui revenaient en écho lointain. Des vagues léchant sa conscience vacillante. Telle la flamme qu’elle gardait, veilleuse, auprès de maman. Celle qui imprégnait son visage de la chaleur des aubes d’été…Elle l’avait laissé encore cette nuit, auprès d’elle. Peut-être que son souffle l’avait déjà éteinte, cette danseuse fugace. Son souffle qui crachait toujours les mêmes mots comme une seule et unique prière « Est-il revenu ? ». Il ne reviendrait plus. Et Haneul non plus. Elle était rentrée de l’école ce jour-là, se dépouillant de ses candeurs volages, de cette carcasse qu’elle avait porté pour trop longtemps. Avait amassé le peu du passé qu’elle souhaitait emporter dans son voyage sans retour possible. Il n’y avait que deux options, la mort ou la vie. Haneul avait choisi la vie, une après-midi entre les confidences d’arbres chuchoteurs. Suivant les propos d’un garçon fauve, simplement par une poussée inexplicable. Quelque-chose en elle s’était brisé et avait libéré une tempête d’émotions…de pensées insensées. De ridicules rêves s’accrochant à la racine de ses cheveux, ne démordant pas même lorsqu’elle secouait sa tête. Il y avait ces petits bouts d’illusions qui s’étaient amassés dans son cœur, des patchs de couleurs, comblant les trous formés par l’érosion causée par le temps et la misère. Des vêtements poussiéreux, des sous-vêtements gamins, des souliers polis pour l’occasion et puis quelques petits pains. Dans une boite, au fond du cartable, l’argent qu’Il lui avait donné. « Je veux partir. » avait-elle dit simplement. Il avait ri. Tout simplement. Ca n’était pas un rire…c’était le cri d’une bête qui s’était coincée la patte dans un piège. Elle connaissait bien ce cri, cette chose qui se déchirait intérieurement. Haneul avait compris bien trop tard qu’il l’avait aimé. Violemment, avec la démence des voleurs d’enfance. Il l’avait aimé, la tête posé contre sa poitrine à peine formée, écoutant ce battant éteint. Il l’avait aimé, agrippant sa nuque perlée, respirant l’odeur de sa sueur, du parfum musqué volé à maman. « M'aimes-tu ? », qu'elle lui avait demandé lorsque son mutisme n'assassinait pas les lieux. On ne se vouvoyait plus, on n'était plus pudique. C'était mécanique. Les soupirs étaient issus d'un rouage rongé. On évitait d'en parler. On ne se demandait pas d'où l'on venait, où on irait. Ça n'était pas de coutume, trop humain pour ces machines. « Non. » avait été son unique réponse. Et la discussion fut close, Haneul ne l'aimait pas non plus. Plus tard comprendrait-elle que ça n’était qu’un mensonge qui faisait frémir le bout de ses lèvres. Qu’un sentiment étouffé par l’angoisse de tomber. Il ne les aurait jamais aidés autrement. « Tu pars avec ces garçons ? » Elle avait hoché. Avec Jun, l’enfant sauvage. Avec Hansol, l’enfant perdu. Il n’y avait rien à rajouter. Rien à se dire. Pas même un au revoir, pas même une larme. Ils ne s’aimaient pas. Pas comme on devrait s’aimer.
S’agrippant à leur chair, elle quittait le poids de son être renversé par les flots. Le cœur tambourinant par la crainte de se noyer. De se vider de son âme, la seule chose qui lui restait encore…la seule chose qu’elle emportait vraiment. Qu’elle leur volait avec malice et triomphe, hors de leurs griffes de tyrans. Ils pouvaient avoir ses os, ses membres bouffis par l’eau. Ils pouvaient avoir les mèches de cheveux qu’elle avait laissé là-bas quelque-part dans l’ombre d’un muret, les pétales de sa féminité. Ils pouvaient respirer la moisissure de sa maison, observer le désastre de son champs. Tout sauf elle.
Haneul se souvenait surtout des vagues…ces vagues qui avaient tant de fois rapportés des restes d’existence, laissant le soleil embrasser ses petits vaincus. Haneul se souvenait des vagues comme des roulements de fantômes souhaitant la dérober de « ces garçons ». Des sirènes meurtries par leur échec, s’écrasant contre son corps, gorgeant son être, assourdissant son esprit de leurs complaintes stridentes. Il y avait ces larmes qui brouillaient sa vue, qu’elle leur sacrifiait pour un peu de salut. Elle ne pleurait pas par peine, à vrai dire ça n’était ni un événement heureux, ni malheureux. C’était quelque-chose qui était arrivé. Elle pleurait les étoiles dégringolant du ciel d’Atlas. Elle pleurait cette forêt, de l’autre côté. Cette forêt de lumières argentées. Elle pleurait la beauté des lampadaires, des maisons allumées et des néons aussi. Elle pleurait la lueur aveuglant ses yeux et l'évanescence de l'obscurité.
Il y avait cette autre rive agitée par les grondements des soldats. Ils pouvaient crier et charger leurs fusils. Appeler aux renforts et les maudire. Ils pouvaient enfermer les autres et les nourrir de mensonges. Mais la vie trouvait toujours un chemin ou un autre, et dans son ombre, le sillage de la liberté. Dans ce dernier émoi de vie, ils allongeraient leur corps éreintés, bousillés, et accueilleront le linceul de la mort. Comme cette image d’avant, cette fugitive de quatre ans.
Elle ne savait pas encore à l’époque qu’en cette nuit, ils écrivaient leur odyssée. Que ce maudit courant, qui tirait ses vêtements, emportait avec lui des petits bouts d’eux. Des parcelles de leurs sentiments, de leurs souvenirs. Elle ne savait pas qu’elle était, sous la lueur de ces bois flamboyants, bénie et pardonnée. Non, elle ne savait pas. Et ne le saura surement jamais…comment à cet instant elle était si forte. Parce qu’elle pensait à ces visages qu’elles se devaient d’effacer. Ses camarades de classe, ses professeurs, le dictateur, l’amant et maman. Peut-être que cette dernière l’appelait du haut de la chambre et quelque part Haneul avait envie d’y retourner, de s’arracher du froid de l’eau pour la chaleur mordante de la céramique entre ses mains glacées…

Il y avait par la suite la brutalité de la course, les monstres aquatiques tirant ses pieds vers les profondeurs. Le souffle qui se coupait. Le gout de fer d’une eau mortuaire.

Puis le silence de leur respiration. Graves et silencieux sous les astres.

Au-dessus d’eux, les arbres secouaient doucement leurs cimes. Le vent pelotonnant les feuilles des sommets. Elle était partie avec lui. S’était dégradée peu à peu vers le lointain chantant. Et il continuait de renifler et chercher comme une bête. Les traquant, lui aussi, eux et leurs tords. Les rescapés de la Corée du Nord.
Le corps tiré vers l’avant. Le visage tourné vers l’arrière. Elle regardait cet étendu noir et hanté de millions d’âmes raccommodées à l’espoir, captivant dans sa mémoire, le dernier jour d’une condamnée.



innocence lost


☾ sound ☽


Sur l’autre rive, il y avait les lumières.

Quand elle y repense, Haneul venait d’une famille-tornade. Tourmentée par la même maladie de la misère, celle qui coulait dans les artères perforant leur cœur. Une famille ayant laissé les fracas des sentiments derrière soi, renversant la sensibilité, la faiblesse. Une meute de loups aux crocs usés, voilà ce qu’ils étaient. A se toiser, sauvages, à se perdre de vue, à partir, finalement. Il ne suffisait plus de vivre, la survie était ce qu’ils avaient de plus précieux. Parricide. Peut-être même matricide, elle ne s’en souvenait plus très bien. C’était des bourrasques d’images ondoyantes, des vagues à l’âme laissant une écume rouge dans son esprit. Rien n’était clair quant à sa disparition subite de la Corée du Nord. Etaient-ils tous morts, là-bas ? De l’autre côté du fleuve, d’où des champs d’ombres fleurissaient quelques lueurs fébriles. C’était une de ces énièmes pannes d’électricité. Cet autre cavalier accompagnant la faim.
Elle ne se souvenait que des formes et silhouettes glissant sur le sol poussiéreux, trainant leur existence par les cheveux. Mais les visages importent peu durant des moments pareils, où l’animal s’éveille et grogne dans la cage thoracique. Ils s’allument, s’éteignent, disparaissent puis s’embrouillent. Ils n’étaient en elle que des restes de peintures sur un pinceau usé. Des trainées de couleurs dans une eau troublée.

Puis l’odeur venait s’écrouler dans ses poumons. Ce parfum particulier qui lui collait à la peau, pulsant au creux de sa nuque, serpentant entre ses seins, cognant ses reins.

Il y avait cette musique qui assourdissait les battements frénétiques de son cœur. Lui chuchotant des mots inconnus, familiers et lointains à la fois. Il lui semblait qu’elle pouvait les cueillir à la main, déchiqueter leurs pétales à coups de dents, faire valser sa propre langue à leur mélodie. Américaine souhaitait-elle être, drapée du drapeau étoilé sur le capot d’une voiture, la tête bombardant de feux d’artifices. Elle souhaitait sentir le quatre juillet et reconstruire son nom avec les lettres d’hollywood. Ce dernier qui enclenchait les paillettes dans ses yeux cernés d’océans. On avait envenimé son cerveau d’un songe raffiné, recherché, toujours plus loin dans les illusions berçantes d’une nation entière. Ils avaient quitté la corée du nord, voilà quelques mois, foulant de leurs pieds les terres chinoises, naviguant plus loin vers une destinée manifeste. Elles s’étaient implantées, ces mauvaises herbes, illégalement dans les profondeurs clignotantes de las vegas. Puis le bonheur était brut sous les néons, dans leurs soirées endiablées. Il était dans les perles de sueur embrassant les corps épuisés par ces mouvements de foule, il était dans la malice d’une jeune fille en fleur roucoulant contre le torse d’un homme, il était dans les brûlantes haleines éclaboussant les cous humides, il était dans le frétillement d’un cœur nouveau qui regardait, au loin, l’horizon s’embrouiller par l’alcool et l’euphorie. Dans cette même mélancolie, qui, plus tard dans la nuit, lorsque le corps serait au lit, refroidissant de ses pas effarés, ferait couler des larmes d’achèvement. Ou dans les courses perdues…dans ces pas qu’on ne revoyait, par la suite, plus jamais…ces visages qui ne faisaient plus la fête. Toujours cette maudite course déjà perdue après le vertige même d’un rêve épuisé par des mots réutilisés à l’infini. Ça se vendait toujours. Comme on vend de la drogue : à petite dose avec beaucoup de secrets, et cette voix dans l’oreille qui susurre des propriétés magiques.

C’était durant une nuit comme celle-ci, chaude et crêpée, qu’ils volèrent son battant à l’aile brisé.

Une note plus noire d’encre tâchant sa peau d’ivoire. De sombres baisers aux couleurs pétroles. Des touchers frissonnant d’un désir étouffé durant des années déjà. La luxure n’était pas appropriée et l’amour la fatiguait, ce devait autre chose…cet animal rongeant ses os, griffant son bas-ventre, extirpant du palpitant des paroles ensanglantées…de son cadavre exquis poussaient les fleurs de leurs émotions. Ou peut-être était-ce bien la concupiscence, mais c’était le saint lui-même qui posait sa tête sur sa poitrine, et l’horrible qui s’engouffrait entre ses cuisses. Et le vin de leurs sentiments lui montait à l’esprit, chatoyant dans ses yeux lubriques…Elle les aimait…peut-être. Tous les deux, d’une manière particulière qui n’avait d’alphabet pour être décrit. Ca n’était que des pulsions, des mirages de tendresse. C’était la violence même de ces étés terriblement brûlants, là-bas dans le village de son passé. Suffocante lorsqu’ils passaient leurs lippes sur son cou, suivant les empreintes bleutées de ses veines. Suivant les ondoyances sur ses hanches-femmes. Le courant du fleuve. La chevelure couronnée de tons bonbons, elle s’engouffrait plus loin dans la foule fuyant les démons de ses envies. Attendant qu’ils puissent la rattraper, la reconnaitre, figure dansante, figure euphorique. Elle, qui dans sa chute ultime, imbibait le ciel de l’écho de ses rires. Il y avait Hansol, l’aîné, aux paupières violettes, au cœur de cendres…comme les cigarettes qu’il consommait. Il l’avait marqué d’une de ses clopes, laissant une marque rouge dans chacune de ses pensées à son égard. Il y avait Jun, le gamin trop grand, aux poings écorchés, à la fièvre démone. Un poison au fond de sa gorge, qu’elle tentait de recracher à son être électrique. « Lumière de ma vie, feu de mes reins » une mélodie tournant en boucle, se cognant à son crâne, dévalant son échine, plongeant dans son âme.

Il y avait cette mort…toujours celle-ci, plus petite cette fois, finissant d’égorger la dernière de ses brebis.

« Aimez-moi » qu’elle tatouait dans tous ses souffles, dans toutes les jouissances.

Très vite, elles l'aveuglèrent ou bien s'estompèrent.



gone with the wind


☾ sound ☽


Et puis il y avait ces lumières éclatantes qui berçaient ses nuits. Veilleuses, elles observaient l’être, somnambule des rêves, endosser dans ce grand théâtre, le rôle même de la Comédie Humaine. Elle était tout et rien à la fois. La jeune vierge que l’on respectait, comme la pute que l’on baisait. Elle était l’intouchable et l’inexprimable. Un parfum d’incompréhension, un mystère, une énigme à part entière. Il n’y avait plus de Haneul…on avait préféré la laisser au village, là-bas, dans les ténèbres du soleil et dans les tourments de ses habitants. Elle ne savait pas si on avait pleuré son nom. Peut-être maman était-elle déjà partie sans rien dire et sans laisser de traces. Ou peut-être avait-elle murmuré tous les noms qu’elle avait sacrifiés dans sa vie. Son fils qu’elle n’a jamais pleuré, son mari qu’elle avait jeté de ses souvenirs, et puis elle ; son unique fille portée disparue. La maladie de la mort embourbait les veines des Kim. Des fragments de cigarettes entre les doigts les plus purs, l’après-goût d’un rhum sur des lèvres rosées. Et puis ce temps…toujours et encore qui grimpait les corps et les déchiquetait de ses ongles infâmes. Haneul avait été égoïste. Elle l’avait été et le sera surement toujours. Parce qu’elle ne voulait pas s’éteindre à petit feu, parce qu’elle ne veut plus s’évanouir dans la nuit profonde. Se mêler au rien. Entrevue avec les morts reposant sur la berge. Il n’y avait jamais eu de sens dans ses gestes, ni ses paroles…juste un amas confus d’existence s’entremêlant dans son étroit esprit asphyxié. Tout le monde l’était là-bas…et tout le monde se déchirait avec lenteur et agonie. Amour et ombre mystique. De l’encens dans les narines, le fanatisme qui secouait les os pour un bourreau tyrannique…
Dans ce trou obscur qu'était le village, tout fanait.
Ils n'avaient pas le droit de la faire mourir. Elle devait choisir sa propre mort.


Et Haneul y repense parfois. Elle repense à la petite fille de quatre ans retrouvée, la robe de coton bousillée par la boue, sur les rives du fleuve enragé.



Dernière édition par Haneul Kim le Mar 6 Juin - 18:18, édité 6 fois
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MessageSujet: Re: l'etranger-e   Ven 2 Juin - 1:51

(je me suis permise de détacher la partie histoire, parce que ça risque d'être long hide )

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MessageSujet: Re: l'etranger-e   Ven 2 Juin - 1:55

"pseudo : me" MERCI DE L'INFO HEIN
MDR REBIENVENUE CHEZ TOI MON BB T BONNE COM JAJAJ
flm de lire là (surtout parce que j'ai mis de l'huile de coco dans mes yeux ) mais je repasse demain à la première heure

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MessageSujet: Re: l'etranger-e   Ven 2 Juin - 2:02

bah wow...ça y est...le temps a fait ses preuves, tu ne me reconnais plus. Je crois qu'on devrait en arrêter là toutes les deux...je pense pas qu'entre nous ça puisse marcher

mdr en vrai, merci

(pOURQUOI TU METS DE L'HUILE DE COCO DANS TES YEUX ???? dead dead dead )

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MessageSujet: Re: l'etranger-e   Ven 2 Juin - 2:03

josialkjsalksj.
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MessageSujet: Re: l'etranger-e   Ven 2 Juin - 2:04

je me démaquille à l'huile de coco et j'en ai trop mis ptn

MAIS NON TOI ET MOI A LA VIE A LA MORT WSH

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MessageSujet: Re: l'etranger-e   Ven 2 Juin - 2:07

@Shiro Ohno à qui ?


BRO


@Blue Ocean MAIS CAMEME CONCENTRE TOI en vrai l'huile de coco ma vie, je fais pareil,
ça sert pour tout ce produit miracle

J'ESPERE BIEN A LA VIE A LA MORT ! AU-DELA ET L'INFINI ET TOUT ET TOUT
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MessageSujet: Re: l'etranger-e   Ven 2 Juin - 2:14

Rebienvenue par ici ass

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MessageSujet: Re: l'etranger-e   Ven 2 Juin - 2:21

merci bb rose

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MessageSujet: Re: l'etranger-e   Ven 2 Juin - 9:49

woOooOOoOw  
puis encore encore une asiatique. on est de plus en plus nombreux  

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and how the sky gets heavy
when you are underneath it.
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MessageSujet: Re: l'etranger-e   Ven 2 Juin - 11:05

oim.

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MessageSujet: Re: l'etranger-e   Ven 2 Juin - 12:29

@yoon chinho chinchin afflelou wooooow toi même

et c'est pas fini cette invasion :ssssssssssss hide
merci amour coeur

@shiro ohno trop hâte de voir shiro daddy alors ^^
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MessageSujet: Re: l'etranger-e   Ven 2 Juin - 22:58

je suis émue
allons faire des bébés

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MessageSujet: Re: l'etranger-e   Sam 3 Juin - 10:21



elles ressemblent à un power couple


je voulais t'envoyer un message pour te prévenir tout ça tout ça mais...ma mémoire ;))))

sinon HS mais je travaille sur tes avatars (je ne t'ai pas oublié ne t'inquiète pas love coeur )
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MessageSujet: Re: l'etranger-e   Dim 4 Juin - 20:02

bienvenue

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MessageSujet: Re: l'etranger-e   Dim 4 Juin - 20:06

merci ^^

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MessageSujet: Re: l'etranger-e   Mar 13 Juin - 16:42

t'es parfaite, tu le sais. et je vais pas requoter, sinon je vais tout quoter. et haneul c'est la beauté, la douceur, j'ai hâte de ramener l'autre tiens. héhé j'te valide, trop d'émotions t'es ma first validation, je chiale.

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