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 l'espoir meurt en dernier. (jasim)

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Nala Boia

lost in the world
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MessageSujet: l'espoir meurt en dernier. (jasim)   Lun 29 Mai - 23:23

nala, elle sait pas comment elle est arrivée là.
elle sait pas comment elle a eu cette stupide idée de se mettre à commander des cocktails. alcoolisés. mais l'piège, c'est qu'elle ne sentait même pas l'alcool soigneusement dissimulé derrière le jus de fruit.
gamine un brin perdue. dans l'immensité que représente ce foutu bar. elle sait vraiment pas ce qu'elle fout ici. à cette heure-ci, elle devrait être tranquillement installée dans son appartement. le cul sur le canapé, le nez dans la télévision. mais elle est là. les idées en vrac. à essayer de se remémorer le truc qui l'a fais arriver ici. à se demander quel verre l'a rendu si joyeuse. quel verre l'a empêché de descendre de ce foutu tabouret sans prendre le risque de rencontrer mystérieusement le sol.
la jeune femme, elle se rappelle du coup de fil hebdomadaire de son père. pour lui demander comment ça s'passe. savoir quand elle vient les voir. mettre un peu son nez dans les affaires de sa fille en fait. mais nala, ça la dérange pas. ça lui a sauvé la mise plus d'une fois. quand son père ou des membres des red devils sont venu, plus d'une fois, rendre une petite visite à ceux qui lui ont causés des ennuis.
elle se rappelle aussi avoir terminé sa journée de boulot au café du coin vers les seize heures. évitant de justesse l'heure de pointe. la sortie des écoles. et celle des bureaux. elle se démerde toujours pour éviter ce moment. parce que la gamine, elle perdrait bien vite son sang froid face à l'impatience des clients. et elle a eu cette envie de se changer les idées nala. penser à autre chose qu'à son quotidien bien trop calme ces derniers temps. penser à autre chose qu'à ses parents. qu'au stupide visage de jasim qui passe en boucle dans sa tête. comme pour la narguer. jour comme nuit. pour lui faire comprendre qu'il lui filera toujours entre les doigts. que jamais elle ne pourra réellement lui mettre les mains dessus.
alors la gamine, elle boit. elle boit pour s'amuser. elle boit pour oublier.
nala, elle titube sur son tabouret. la place étant bien chaude. ça doit bien faire trois ou quatre heures qu'elle est assise là. à tenir le comptoir. ou peut-être que c'est le comptoir qui la tient. on sait plus trop. on cherche même pas à savoir. la gamine, elle tient pas en place pourtant. y'a ses pieds qui bougent dans tous les sens. comme une gamine impatiente. y'a ses yeux pétillants qui parcourent les environs. et un stupide sourire qui étire ses lèvres. j'te remet la même chose ? y'a le sourire du barman qui se joint aux paroles. le tutoiement de rigueur depuis que la gamine l'a exigé. depuis qu'ils ont quasiment sympathisé. y'a un décalage entre ce que nala veut dire et le moment où les mots franchissent ses lèvres. quelques secondes. pourtant, c'est loin d'être voulu. mais elle s'en rend même pas compte. oh ouais ! enthousiasme qui ne manque pas de faire rire. le barman. et les quelques personnes autour d'elle. nala, elle s'tape de ce que les gens peuvent penser d'elle. parce qu'elle sait ce qu'elle vaut. elle s'amuse juste de ce qu'ils peuvent bien penser. ce soir, elle sait qu'on a du la traiter de tous les noms. quand elle est entrée dans ce bar avec cette foutue robe qui n'a pourtant rien de spéciale. quand elle a recalé ce type un peu lourd. quand elle a osé regarder un peu trop une fille qui riait comme une bécasse. quand elle a commencé à discuter avec le barman aussi. mais ça l'amuse tout ça. qu'on puisse la traiter de salope alors qu'on ne sait rien d'elle. de fille superficielle, voire maniérée, sous prétexte qu'elle ne se jette pas encore sur les quelques cacahuètes mises à sa disposition. elle sait simplement se tenir. encore un minimum.
la gamine, elle sait qu'elle va devoir rentrer. dans cinq minutes. ou dix. ou peut-être bien dans deux heures. mais elle va devoir retourner dans son appartement. pour dormir. ou peut-être qu'elle finira dans les bras (et les draps) d'un quelconque gars. pourtant, l'idée ne lui effleure même pas la tête pour le moment. non. mais elle a une idée bien plus bête que ça. ridicule à souhait. un joli bordel qui s'organise dans sa tête. les idées en vrac n'aidant en rien. nala, elle sort son téléphone. le déverrouille. difficilement. elle s'plante de code. le fameux dessin. le motif semble trop difficile à reproduire. mais elle y parvient. une once de fierté la parcourant. pourtant, elle ne s'attarde pas. elle enchaîne. allant dans ses contact. son doigts glisse. glisse. elle doit descendre un peu pour arriver au bon endroit.
ivy ? non.
ivan ? non plus.
jasim ? ouais. bingo.
y'a un sourire qui fend ses lèvres. de nouveau.
oui ?
non ?
elle sait pas si elle doit le faire ou pas la gamine. alors elle attend. tranquillement. elle attend que le choix se fasse de lui-même. mais y'a rien qui se passe. pas même une foutue mouche qui s'pose sur l'écran de son téléphone. rien. juste son verre qui s'pose devant elle sur le comptoir. elle lâche un vague remerciement avant d'appuyer sur son écran. le mobile se retrouvant collé contre son oreille. une tonalité. puis deux. trois. et y'a sa voix qui répond. jasim ? elle s'fait mielleuse la gosse. laissant traîner la dernière syllabe. la voix pâteuse. au moins un peu. elle le laisse même pas répondre nala. elle enchaîne. rapidement. le temps que les idées fusent dans sa tête. je suis ... elle laisse le silence reprendre ses droits. le regard s'posant sur le barman. à l'insomnia. elle hoche la tête. ça lui revient. ouais, à l'insomnia. tu peux venir ? elle ronronnerait presque à l'appareil. minaudant presque pour lui dire de venir. là. maintenant. on va bien s'amuser. faut que tu viennes. gamine qui n'est franchement plus décidée à rentrer se reposer. gamine décidée à jouer. avec jasim. avec ses nerfs. sa patience. nala, elle sait qu'il viendra. parce qu'il ne la laissera pas seule, ici. pas ivre. parce que ça finirait par se savoir. et ça lui retomberait sûrement dessus. elle en joue. un peu. aller jaja, j't'attend. à tout de suite. et elle raccroche. sans rien attendre de plus. le portable à plat sur le comptoir. apportant alors son verre à ses lèvres. elle parlait fort nala. alors y'a des oreilles indiscrètes qui se sont intéressées à sa conversation. mais elle s'en est même pas rendu compte.
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Jasim Luna

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MessageSujet: Re: l'espoir meurt en dernier. (jasim)   Mer 14 Juin - 2:51


Journée de merde.
Journée de merde.
JOURNÉE DE MERDE.
Il hurle intérieurement alors qu’une envie de meurtre pulse dans ses veines. Aujourd’hui, il a encore essuyé des refus et il sait qu’il devra encore vendre de la verte à des gamins pour payer ses factures. Qui voudrait embaucher un ex-taulard ? Putain d’cercle vicieux. C’est le serpent qui se mange la queue. Pas étonnant qu’une fois perdu dans le système, les mecs retournent directement à la case taule. Il y a pas de carte bonus dans la vraie vie. Pas d’joker quand tout part en couilles. Et c’est lui qui en fait les frais. Lui qui mange la poussière. Et pourtant, il a changé, Jasim. Il est plus mature qu’avant. C’est sans doute la paternité qui fait ça. La prison, aussi. Il en a vu des choses l’gamin de riches. Il s’en est pris des coups. Mais c’est à sa fille qu’il pensait durant tout ça. C’est pour elle qu’il essaye d’être quelqu’un de mieux. Quelqu’un de respectable. Et il y a une petite voix dans le coin de sa tête qui lui affirme qu’il pourra toujours demander un boulot à papa s’il trouve rien. Et ça l’énerve, Jasim, ça le fout en rogne. Il ne veut rien devoir à personne. Encore moins à son paternel qu’il n’a pas vu depuis des lustres. Mais il commence à douter, à s’dire qu’il n’a pas vraiment le choix. Surtout à cause de son ex qui lui s’amuse avec ses nerfs, qui menace de lui prendre sa gamine. Devant un juge, l’affaire sera vite classée. Ils la confieront à sa mère. Pas à celui qui a passé du temps derrière les barreaux et qui continue à dealer pour les red devils. Le calcul est vite fait. Même pour lui qui a arrêté les cours à seize ans. Il soupire et se rend dans la cuisine de son petit appartement. Il choppe une bière dans le frigo et la colle contre son front pour se rafraichir un peu. Putain de chaleur étouffante. Putain de problèmes qui lui collent à la peau. Il soupire à nouveau avant d’ouvrir sa canette, laissant le liquide magique s’écouler le long de sa gorge. Il peut pas s’imaginer sans sa gosse. Il. Ne. Peut. Pas.
C’est la solitude qui meuble le silence qui pèse dans l’appartement. Prison réelle dont il est l’heureux locataire. Les minutes passent. L’ennui, lui, reste. Comme un faux-frère. Comme son ombre. Il tente de le tromper en enchainant les activités sans but précis. Il commence par balancer une balle de tennis contre le mur à plusieurs reprises jusqu’à ce que le voisin pète un câble. Ce qui arrive vite, très vite. Ça tambourine de l’autre côté du mur. Ça le fait marrer, Jas. Mais il arrête, le jeu n’en vaut pas la chandelle. Pourtant, ça lui ferait du bien de s’embrouiller avec l’mec d’à côté, ne serait-ce que pour lui infliger toute sa frustration. Peut-être que ça l’aiderait à mieux dormir. Mais il a la flemme de chercher inutilement des noises à ce type qui n’a rien demandé. Il trouvera autre chose pour combler le vide. Comme lire un bouquin. Ses yeux parcourent les lignes, mais le cœur n’y est pas. Il arrête très souvent sa lecture, rongé par les doutes et ses songes. Il pense à sa fille. Il angoisse. Putain de vie. Le téléphone vibre sur la table basse alors qu’il est affalé dans son canapé lit (la chambre, elle est à sa fille). Au début, il entend pas, trop perdu dans ses pensées. Puis il s’énerve, irrité par le fait d’être dérangé même si dans le fond, ça l’arrange. Il attrape son téléphone et répond sans même voir qui l’appelle. – Allô ?! Qu’il balance, violemment. Mais il y a ses sourcils qui se se relâchent quand il entend la voix mielleuse de la jolie Nala. Celle qu’il a vu grandir. Celle qu’il connait depuis qu’elle est toute petite. Celle qui est devenue une femme. Et pas n’importe laquelle. L’ours mal léché la laisse causer pour voir ce qu’elle veut. Et il lui en faut peu pour comprendre qu’elle est dans un endroit bondé de monde et qu’elle est sous l’influence de l’alcool. Peut-être même d’autre chose. Et Jas, il connait la gamine. Il sait qu’elle n’est pas du genre à boire comme un trou. Il comprend pas bien pourquoi elle l’appelle. Mais il s’inquiète, surtout. Etrangement. – J’comprends rien à c’que tu m’dis, tu fais chier, tu peux pas m’appeler d’un coin plus calme ? Mais c’est des mots qui tombent dans l’oreille d’un sourd puisqu’elle raccroche sans même se soucier de ce qu’il a à dire. Il fronce violement les sourcils. Putain de journée. Putain de gamine. Il balance son téléphone dans le canapé, à présent assis, les coudes appuyés sur ses genoux, à fixer le mur en face. – Jaja… j’vais t’en foutre du jaja, idiote, qu’il se bougonne alors que sa jambe se secoue toute seule, comme s’il tentait de canaliser toutes ses tensions. – J’irai pas là-bas, qu’elle se démerde, j’suis pas son père, qu’il prononce, l’air agacé, comme pour se convaincre lui-même de ne pas y aller. Il tente de se remettre dans sa lecture, mais l’idée reste. Trop présente. Trop imprégnée. C’est pas dans sa nature à Jas de laisser les siens dans la merde. Encore moins quand il s’agit d’une gamine qui a l’âge de sa sœur. Il balance son bouquin, soupire un grand coup. – Putain d’gosse, qu’il balance avant de se lever pour aller la rejoindre à l’insomnia. Putain de journée de merde qui n’en finit pas.
Les basses résonnent dans tout son corps alors qu’il tente de se frayer un chemin parmi ces âmes en perdition. Parfois, il perd balance et pousse des gens parce qu’il est agacé de se retrouver là alors qu’il n’avait rien demandé, parce qu’il est saoulé de faire l’ange gardien de la fille d’un mec qu’il commence à détester. Son regard balaye l’immense salle à la recherche de Nala. Et ses yeux se posent finalement sur elle. Elle est magnifique, même dans cette lumière. Trop belle pour ce monde. Et davantage pour ce lieu de la crasse et de la débauche. Il trace pour arriver à sa hauteur, l’air renfermé. Il va pas jouer des mots avec elle, elle va le suivre et point barre. – Nala, viens, je vais te ramener chez toi, c’est clair et expéditif et il espère que ça suffira. Il y a son lit qui l’appelle et ses propres problèmes qui l’attendent.

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Nala Boia

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MessageSujet: Re: l'espoir meurt en dernier. (jasim)   Mer 14 Juin - 18:55

elle voulait s'amuser ce soir nala. mais contrairement à d'habitude, elle a refusé de se contenter d'un ou deux verres d'alcool avant de se rabattre sur les sodas. non, elle veut s'amuser comme avant. comme quand elle abandonnait sa dignité au coin de la rue. comme quand son estomac se vidait à tout bout de champ, ne supportant plus la dose d'alcool ingurgitée.
tester ses limites encore et toujours.
alors elle boit. boit. encore et encore. verre après verre. les pensées qui s'égarent. les capacités qui se dissipent. elle arrive encore à discuter. avant le barman. toute seule aussi. elle se parle à elle-même de ce qu'elle va faire demain. des cours qui vont suivre. de ses potes qui ont refusés de venir ce soir. de son père. de jasim. tout le monde y passe. elle parle sans s'arrêter pendant quelques longues minutes. elle marmonne plus qu'elle ne parle d'ailleurs. dans sa barbe inexistante. nala, elle se perd dans ses pensées. elle repense à ce qu'elle a fais de sa journée. à sa journée de boulot. au fait qu'elle se soit brulée trois fois avec la machine à café. elle merde depuis des semaines, mais le propriétaire fait comme s'il ne s'en rendait pas compte, comme s'il oubliait les remarques de la gamine. pourtant, elle a bien insisté. nala, elle est capable de se souvenir de tout ça. et pourtant, elle a oublié comment elle est arrivée ici. sur ce tabouret. elle n'arrive pas à se souvenir quel verre a été celui de trop. alors elle réfléchit, une légère moue sur les lèvres. lui donnant un air enfantin. mais elle s'en rend même pas compte. le reste des événements se déroule rapidement. elle discute avec le barman. se marre avec lui même. un peu. et son téléphone se retrouve entre ses doigts. le nom de jasim se trouvant sous ses yeux. l'appeler. ou non. le dilemme.
et pourtant, elle se décide bien vite. son doigt glisse sur l'écran. et hop. la conversation débute après quelques tonalités. elle lui demande de venir. pour s'amuser. avant de raccrocher. sans même lui laisser vraiment le temps de râler. nala, elle sait qu'il viendra. même s'il n'en a aucune envie. parce qu'il ne la laissera pas seule, complètement ivre, dans un endroit bien trop fréquenté. lieu de débauche en plus de ça. la gamine, elle se remet bien sur son tabouret une fois l'appel terminé. verrouillant son téléphone. et un sourire prend place sur ses lèvres. prête à attendre sagement la venue de jasim. elle s'accoude au comptoir, ses doigts reprenant leur place autour de son verre. l'apportant à ses lèvres pour en boire une bonne gorgée. nala, elle ne bouge pas. pas d'un poil. pendant environ trente seconde. moment d'absence quasiment. comme si elle n'était plus totalement là. pendant un court instant. flippant. mais personne ne s'en rend compte. pas même elle. alors t'as trouvé quelqu'un pour venir te sortir de là ? la voix du barman résonne à nouveau. et la gamine, elle hoche vivement la tête. chose qu'elle regrette presque immédiatement en laissant une brève grimace déformer ses traits. ouais, un a ... mon jaja va venir. nala, elle utilise une marque de possessivité. son jaja. pure idée. parce que jasim, c'est un ami, au mieux. parce qu'en fait, c'est juste un des gars qui bosse pour son père. rien de plus. mais nala, elle l'aime bien. un peu trop peut-être. elle aimerait plus. bien plus. mais il veut pas lui. il résiste. la tient à l'écart. s'écarte quand elle se fait trop entreprenante. ça lui plaît pas à nala. gamine capricieuse. mais elle tient tête. elle persiste. en s'disant qu'il finira par craquer. un jour au l'autre. alors elle saisit chaque occasion de le voir. de l'entraîner avec elle. pour la sortir de ses conneries. énième occasion ce soir. mais première fois qu'elle se retrouve ivre devant lui. c'est pas franchement une fierté. mais elle sait pas dans quel état elle est vraiment. elle sait pas que quelques traces de maquillages sont apparus sous ses yeux. juste de quoi noircir le tout. elle sait pas que ses cheveux sont à moitié emmêlés. que sa mine semble livide. elle sait pas à quoi elle ressemble. sinon, elle ne l'aurait pas appelé. elle aurait même tout fais pour l'éviter. lui épargner cette vue.
mais jasim, il arrive. et à peine aux côtés de nala, il lui dit qu'ils s'en vont. mais la gamine, elle n'est pas d'accord. vraiment pas. la soirée ne peut pas s'arrêter maintenant. parce que même en étant ivre, elle sait très bien qu'il ne se passera rien entre eux là. parce qu'il ne profitera pas d'elle alors qu'elle est complètement ivre morte. mais elle tentera sûrement quelque chose. tôt ou tard. parce qu'il est beau jasim. bien trop. la gamine, quand elle tourne la tête pour l'observer, toujours perchée sur son tabouret, elle a quasiment des cœurs dans les yeux. elle laisse le silence planer entre eux quelques instants. le temps de se remettre de ce contact visuel. le temps de remettre ses idées en ordre. ah non. on reste. c'est génial ici. en plus, le barman est super sympa. elle lance un regard au jeune homme derrière le comptoir qui la regarde avec amusement. un sketch cette fille. hein, pas vrai que t'es sympa ? elle s'enfonce la gamine. mais le barman se contente de hocher la tête. positivement. nala, elle détourne les regards. posant son regard sur son verre. à moitié plein. ou à moitié vide. selon le point de vue. elle ramène alors son verre à ses lèvres. le terminant. elle sait bien que jasim ne va pas être d'accord pour rester. pas si facilement. pas alors qu'elle l'a dérangé. pas alors qu'elle est ivre. pas alors qu'il semble déjà de mauvais poil. même s'il l'est toujours un peu. c'est un ours jasim. mais nala, elle sait l'caresser dans l'sens du poil pour le calmer. pour le faire devenir chaton. gamine qui finit par reporter toute son attention sur l'homme d'une trentaine d'années maintenant. s'il te plaît jaja. elle se jette quasiment contre lui. enroulant ses bras autour de sa nuque. elle se retrouve presque suspendue à l'homme. les yeux dans les yeux. nala, elle vient déposer ses lèvres, longuement, sur la joue de jasim. au bord de ses lèvres surtout. un sourire étirant ses lèvres. j'suis contente que tu sois venu. et elle ne ment pas la gamine. elle n'arrive même pas à cacher sa joie de le voir ici. de le voir être arrivé si rapidement.

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Jasim Luna

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MessageSujet: Re: l'espoir meurt en dernier. (jasim)   Ven 23 Juin - 20:34


C’est la caverne aux merveilles des gens qui n’ont rien à perdre et qui veulent danser avec la mort. Le repère des jeunes aux rêves lacérés par la réalité. La musique est bien trop forte, l’alcool beaucoup trop nauséabonde et les drogues trop violentes. Il ne se sent pas à sa place, Jasim. Le syndrome du mec qui a subi le poids des années, de celui qui a le cul entre deux chaises : Pas encore vieux, plus tout à fait jeune. Et ça le ramène loin en arrière, il y a quelques années de cela, quand il n’en avait rien à faire, qu’il embrassait la mort dans ses bras. Les souvenirs semblent faussés par les années, comme tissés de toutes pièces par son imagination. Mais il y a les balafres qui marquent sa peau, vestiges d’une époque envolée qu’il ne revivra plus. Les restes d’un adolescent turbulent qui ne rêvait que de vivre, et pas à moitié. Mais il y a sa fille maintenant. Et sa vie a finalement un sens. Trop pour qu’il se permette de tout foutre en l’air, d’répéter les mêmes cercles vicieux, d’se faire esclave de ses vices. Et même s’il n’est pas tout à fait clean comme mec, à toujours jurer allégeance aux red devils, il a quand même réussi à trouver de la stabilité dans le chaos, sans l’aide de papa et maman. Sans l’aide de personne, d’ailleurs. Et Jasim, il supporte plus les endroits comme l’insomnia. Il se sent vieux et con à slalomer entre les gens enivrés, à se frayer un chemin parmi les oiseaux de nuit. Et ça lui tape sur le système. Il n’a pas demandé ça lui. Il voulait juste une soirée tranquille. Mais malgré ses allures de connard de service, il a bon cœur Jas. Et il peut pas laisser quelqu’un dans la panade. Jamais. Surtout pas Nala. Et le mec, ça le rend fou de la voir ivre et seule, abandonnée au bar à la merci de tous. Alors il marche plus vite pour la rejoindre, bousculant les autres, les inconnus, sans aucun remord, trop préoccupé par le bien-être de la gamine qui devient son phare en pleine marée humaine. Et elle brille de mille feux, Nala, même quand elle a l’esprit imbibé. Une rose parmi les orties. Mais elle a des épines, la fleur. Elle ne se montre pas toujours douce et docile, à ronronner dès qu’il la touche. Parfois, elle n’en fait qu’à sa tête, comme ce soir, où elle ne semble pas prête à vouloir rentrer. Et Jasim, il lui en faut peu pour s’énerver. Il y a le tonnerre qui gronde en lui quand elle dit qu’elle veut rester. C’est un ordre, elle ne lui laisse pas le choix, mais l’homme supporte mal l’autorité, surtout venant d’une gamine trop éméchée et quand il sait qu’elle entame sur ses huit heures de sommeil. Demain, il sera de mauvaise humeur, mais ça ne pourra pas être pire que maintenant. Et elle en rajoute en parlant du serveur. Jasim, il ne sait pas pourquoi, mais ça lui met le diable au corps. Il s’en contre tape du barman. Qu’il aille crever la bouche ouverte pour le peu qu’il en a à carrer. – Toi, tu la sers plus ou t’es un homme mort, pigé ? Qu’il balance, le visage dur, les lèvres plus menaçantes que des lames, mais la voix étrangement calme. D’un calme flippant. Il s’apprête à s’occuper de son cas à elle, mais elle se jette à son cou et surpris, il la rattrape pour ne pas la laisser tomber, trop soucieux de son état pour donner de l’attention à sa colère qui fond comme neige au soleil. Elle est dans ses bras. Il ne pense plus qu’à ça. Et quand ses lèvres se déposent contre le coin de sa bouche, il y a comme une décharge électrique qui assomme la moindre de ses fibres. Et pendant une seconde, la terre cesse de tourner, la musique cesse de jouer, les gens aux alentours cessent de bouger. Travelling au ralenti autour de leur embrassade. Et puis la vie reprend son cours et Jasim, il ne supporte pas cette intrusion sonore dans sa bulle. Ni même qu’elle se sépare de lui. Et il ne comprend pas pourquoi. Il la connait depuis toute petite, elle devrait être comme une petite sœur à ses yeux. Peut-être même une amie de Nur. Mais certainement pas quelqu’un qu’il devrait désirer. Et pourtant, il y a ses yeux qui se perdent sur le portrait angélique de Nala. Ses grands yeux verts, ses lèvres charnues et sa poitrine qu’il ne peut s’empêcher de regarder de temps à autre. Il y a des images malsaines qui germent dans son esprit. Et il se déteste pour ça. Alors la frustration mène à de la colère qui refait surface. Et il attrape, plus ou moins délicatement, la gamine par le bras. – Ah ouais, t’es contente ? Ben pas moi. Tu crois que j’ai que ça à foutre de venir te chercher dans un endroit pareil ? Allez, tu prends tes affaires, on y va, qu’il crie pour couvrir la musique et pour qu’elle l’entende. Surtout pour qu’elle comprenne qu’il ne plaisante pas et qu’il ne le redira pas une nouvelle fois. Mais alors qu’il s’apprête à ouvrir la marche jusqu’à la sortie, il y a un type qui vient se dresser devant lui. – Je crois que la dame n’a pas envie de te suivre, je crois qu’elle a encore envie de bien s’amuser, il y a comme de la perversion dans les paroles de l’inconnu alors qu’il reluque Nala allégrement. Jas, il supporte pas, il supporte plus. Mais il se contient de toutes ses forces pour ne pas lui flanquer une bonne raclée, de peur qu’une bagarre l’empêche de conserver la garde de sa fille. Et ça, il ne peut pas se le permettre. – Toi, ta gueule, on t’a rien demandé. Son ton est froid et expéditif, puis il se retourne pour faire face à Nala. – Une soirée de rêve que tu nous proposes ! Qu'il lui balance dans les dents, énervé contre elle, mais surtout contre ce qu'il ressent.

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MessageSujet: Re: l'espoir meurt en dernier. (jasim)   Dim 25 Juin - 15:20

la gamine, elle est là depuis un moment déjà. perchée sur son tabouret. depuis deux heures. trois. quatre. ou peut-être cinq. elle sait pas. elle n'a pas vu l'heure passer. elle n'a même pas pensé regarder l'heure non plus d'ailleurs. l'idée ne lui a pas traversé l'esprit quand elle a appelé jasim non plus. elle n'a pas pensé au fait qu'elle pouvait le déranger. parce qu'il avait peut-être quelque chose de prévu pour ce soir. peut-être qu'il dormait déjà. elle ne s'est pas renseignée. mais quand elle le voit arriver, elle se rend bien vite compte qu'il n'est pas vraiment heureux d'être ici. alors la gamine, elle se dit qu'elle n'aurait sûrement pas du l'appeler. qu'elle aurait du s'incruster dans n'importe quel groupe de jeunes à la place. arrivant avec son joli sourire et une phrase d'accroche bien travaillé. pour ne pas le déranger. mais elle n'y pense que lorsqu'elle le voit le rejoindre au niveau du comptoir. son mécontentement contrastant nettement avec la joie de la gamine. parce qu'elle, elle se sent bien là. dans ce bar entouré de diverses personnes venues ici pour s'amuser. nala, elle se dit qu'ils sont tous ici pour s'amuser. elle ignore la présence de certaines personnes ici uniquement pour noyer leur peine dans l'alcool. jasim, à peine arrivé, il gâche l'ambiance. balançant de suite des menaces envers le barman. nala, elle observe alors le jeune homme derrière le bar, juste pour voir sa réaction. la gamine, elle sait qu'il a de quoi avoir peur. jasim, il est grand. jasim, il est musclé. jasim, on dirait une armoire à glace. jasim, il sait manier les mots pour effrayer. mots froids, mais ton calme. ça a de quoi donner froid dans l'dos. c'est un ours jasim. mais nala, elle sait que ce n'est pas un mauvais gars. elle le connait. enfin, elle connait de lui ce qu'il a déjà accepté de lui montrer surtout. la gamine, elle sait qu'il ne mettra pas ses menaces a exécution. pas alors qu'il doit se tenir à peu près à carreau, ou au moins ne pas se faire prendre, s'il veut conserver la garde de sa fille. et nala, elle sait que sa fille, c'est son ancre à jasim. et qu'il ne prendrait pas le risque de la perdre. pas aussi bêtement surtout. bref. nala, elle laisse son attention sur le barman qui ne réagit même pas. qui ne répond pas. nala, peu importe le type en face, elle aurait répondu. sobre comme ivre. elle ne peut pas se laisser marcher sur les pieds ainsi alors qu'elle n'aurait visiblement rien fais de mal. alors elle lève les yeux au ciel. un faible murmure passant ses lèvres. tapette. la gamine, elle sait très bien que le barman ne dit rien parce qu'il ne ferait pas le poids face à jasim. mais si le gars était sec, gaulé comme une asperge, il aurait répondu. l'aurait envoyé chier sans retenu. cependant la gamine, elle ne fait pas vraiment sa fière là. elle murmure le mot pour ne pas que tout finisse par lui retomber dessus. pour ne pas énerver encore un peu plus l'homme qui se retrouve à ses côtés.
nala, elle se retrouve suspendue au cou de jasim. et il semble presque se calmer pendant ce temps. se contentant d'enrouler ses bras autour d'elle pour l'empêcher de rencontrer le sol de manière prématurée. et la gamine, elle se sent bien là. en sécurité. protégée de tout et n'importe quoi. de n'importe qui aussi. elle se sent comme coupée du monde. dans sa bulle. dans leur bulle, pourtant inexistante. parce que finalement, ils sont chacun dans leur bulle. et la gamine vient perturber le schéma en déposant ses lèvres au coin de celles de jasim. se faisant tentation. pour qu'il finisse par céder. par l'embrasser. lui. doux baiser. baiser furtif aussi. parce qu'elle pensait qu'il l'aurait repoussé. de suite. sans grand ménagement. mais ce n'est pas le cas. il ne fait rien jasim. il ne laisse rien paraître. c'est ça le plus gênant. mais elle s'accroche nala. parce qu'elle sait qu'il en vaut la peine. elle sait que ça vaut le coup d'attendre. la gamine, elle s'est récemment mise à imaginer ce que ça pourrait donner eux-deux. enfin, surtout la réaction des autres autour. son père surtout. le patron de jasim. lui, il n'aurait rien vu venir. personne ne l'aurait vu arriver de toute manière. parce que nala, elle sait se tenir devant les personnes de leur entourage. devant les membres de red devils surtout. parce que ça ne passerait pas. ça finirait par fuiter et arriver jusqu'aux oreilles du paternel .qui gueulerait. à qui ça ne plairait clairement pas. parce que pour sa fille, il voudrait quelqu'un de bien. quelqu'un de droit. qui ne traîne pas dans des affaires comme les leurs. pour sa fille, il voudrait l'homme parfait. sans enfants. un type qui n'aurait pas quasiment dix ans de plus qu'elle. il veut l'impossible pour nala. le gars qui n'existe pas. ou qui ne plairait pas à la gamine surtout. parce qu'actuellement, et depuis un bon moment déjà, c'est jasim ou rien. la gamine, elle l'idéalise bien trop. elle ne s'en rend même pas vraiment compte. ça se fait naturellement. comme si l'homme était parfait. n'avait aucun défaut. enfin, rien de bien gênant. il crie juste un peu trop souvent jasim. et ce soir ne fait pas exception puisque dès que la gamine se recule, éloignant ses lèvres des siennes, il lui crie dessus. lui balançant son mécontentement à la figure. sauf que nala, elle n'est pas comme ce barman. elle ne se laisse pas faire. elle ne va pas le laisser lui crier dessus sans rien dire. alors ses sourcils se froncent sous la contrariété. et les mots sortent d'eux-mêmes. paroles balancées dans un cri pour être sûre qu'il l'entende. paroles articulées correctement pour être certaine qu'il comprenne. si t'es pas content, t'as qu'à partir. j't'ai pas forcé à venir, et encore moins à rester. gamine qui se braque. elle ne pense aucun de ces mots. parce que nala, elle veut qu'il reste. qu'il reste là, avec elle. sauf qu'elle est piquée au vif là. alors elle tire, dans un mouvement vif et sec, son bras de l'emprise de jasim. pour lui faire comprendre qu'elle n'est pas d'accord. qu'il l'énerve aussi. surtout même. et le type arrive. s'opposant à l'initiative de jasim pour la faire sortir de là. il se range du côté de nala. sauf que la gamine, même complètement ivre, elle voit bien la lueur malsaine dans ses mots. dans son regard. alors la gamine, elle ne peut qu'être soulagée de la présence de jasim à ses côtés. là pour la protéger en cas de besoin. nala, elle se colle contre jasim, comme pour effacer son corps au contact de celui de l'homme. s'effacer au regard de l'autre type. changement d'avis. de comportement. après lui avoir gueulé dessus, lui avoir dit de partir. elle s'accroche à lui comme à une bouée. elle se calme instantanément une fois la menace présente. la gamine, elle ne peut s'empêcher de s'imaginer ce qui lui serait arrivé si jasim n'était pas arrivé. s'il n'était pas venu suite à son coup de fil. parce qu'elle n'est pas vraiment dans l'état de se défendre au final. pas capable de réfléchir correctement non plus. alors elle se dit que si ce type était venu la voir alors qu'elle était seule, elle aurait certainement fini dans un sale état. et elle s'imagine ce que les gens auraient dis. ces personnes qui oseraient dire qu'elle l'aurait mérité. qu'elle l'aurait cherché. parce qu'une fille ne devrait pas sortir et boire à ce point si tardivement. que tout ça aurait été de sa faute. heureusement, jasim, il lui répond. il lui dit, plutôt poliment, d'aller s'faire foutre. avant de rediriger sa colère contre la gamine. leurs regards se croisent. et il lui balance qu'elle leur propose une sacrée soirée. elle baisse la tête nala. et elle ne dit rien. elle se contente de souffler doucement. en venant enrouler ses bras autour du corps de jasim. venant poser sa tête contre son torse. demande implicite de ne pas la laisser ici. de ne pas la laisser tomber. j'suis désolé jaja. elle lève simplement les yeux vers le visage de l'homme. sans pour autant se décoller de lui.

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