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 Ten-thousand miles gone {Tristan}

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Everett Montgomery

Paradis perdus
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MessageSujet: Ten-thousand miles gone {Tristan}   Dim 28 Mai - 23:49

Le soleil se couche sur l’horizon. Tu t’es éloigné de la caravane, laissant Angie terminer ses devoirs. Tu as rejoint les rochers, larges blocs de pierres qui borde la rivière dont l’eau claire s’écoule tranquillement. Ton paquet de clopes et déjà, les bâtonnets empoisonnés qui s’enchainent, entre deux gorgées d’une bière bon marché achetée sur le chemin du retour. Tu n’as qu’un débardeur sur les épaules, alors que tu prends place sur l’un des larges rochers. Tu n’as pas froid, la fraicheur du début de soirée est au contraire agréable, pour t’aider à oublier. Oublier qu’il est parti, parce que tu n’as pas été capable de l’écouter. Tu n’as pas été capable de le comprendre et de ravaler ta putain de fierté. Si seulement tu avais pu être un peu moins con. Tu déglutis à cette pensée. Ce remords qui te ronge. Tu es tombé de haut, presque chancelant, si tu ne savais pas maîtriser et cacher tes émotions, lorsque tu as remarqué que la tente n’était plus là. Que le chat n’était plus là. Que Tristan, n’était plus là.
Parti.
Pour de bon.

C’est Angie qui t’a questionné, te sortant de ta transe, presque léthargie accusant un coup trop violent, porté en pleine poitrine. Il est parti Tristan ? Il ne reviendra pas ? Il est où ? Mais tu n’étais pas à mesure de répondre à quoi que ce soit. Tu avais juste les entrailles en vrac et la gorge nouée. Ta faute, tout est ta faute. Voilà ce qui assomme ton crâne et domine tes pensées, alors que tu tires une nouvelle fois sur ta clope. Tu n’es plus que l’ombre de toi même. Tristan, c’est la seule personne, hormis ta fille, qui compte réellement pour toi. Personne à laquelle tu t’es mis à tenir, au fil des jours, des semaines, des mois. Il arrive à apaiser ton âme et à faire s’étirer tes lèvres, de quelques sourires. Tu aimes bien aller le voir, le soir, lorsqu’Angie est couché ou occupé, pour refaire le monde et parler de vos journées. Tu as toujours aimé ça, cette relation sans attente, sans complications. Juste la vie de deux hommes un peu perdus, un peu paumés, qui ont sur trouver en l’autre un équilibre. Une véritable amitié. Il y a ton palpitant qui se serre, lorsque tu songes que tout ça, c’est terminé. Que tu es de retour dans ta triste solitude destructrice. T’as juste envie de cogner dans ces rochers à t’en faire mal. Mais non, tu restes là, les genoux légèrement repliés vers toi, les jambes écartées et les coudes appuyés dessus. Encore une gorgée de cette bière dégueulasse et bien trop forte, après une énième bouffée de ta clope. Tu perds ton regard sur l’horizon, sur le rosé du soleil qui berce le ciel de ses dernières couleurs.  
Tu es de nouveau seul, Evy. Tu es seul parce que tu ne sais pas t’entourer. Seul parce que tu fais fuir tous ceux qui peuvent tenir à toi.

T’as le cœur gros, en pensant à tout ça. En faisant un bref bilan de ta vie. Tu serais capable d’en chialer, tellement que tu te sens minable, avec tes attitudes de connard froid et totalement renfermé. Tu ne veux pas montrer quoi que ce soit au monde. Avouer tes faiblesses. Être simplement humain. Tu te racles la gorge, écartant d’un geste agile ton mégot terminé et éteint sur la rose. Encore une gorgée de bière. Puis probablement une autre. Jusqu’à ce que tu sois suffisamment ivre pour aller te coucher et t’endormir immédiatement après. Histoire de ne pas songer. Histoire d’oublier le pitoyable de ton existence. Tu es tellement perdu dans tes pensées, dans cette morosité qui te ronge, dans cette culpabilité qui te dévores, que tu n’entends pas les pas qui se dirigent vers toi. La silhouette trop familière qui se dessine, venant embrasser ta proximité. Non, t’es trop occupé à perdre un regard humide sur l’horizon. T’es au fond du trou Evy, juste au fond du puit. Maintenant il ne reste qu’à toi de sortir la tête de l’eau, ou au contraire, de te laisser couler.

Mais finalement, tu l’entends, ce fin bruit de pas dans l’herbe, qui s’approche trop près de toi. Tu finis par tourner la tête et relever le regard, pour voir se dessiner le visage de Tristan. Tu en restes tétanisé, incapable d’articuler quoi que ce soit. Comme si les mots restent bloqués au fond de ta gorge. T’as le regard brillant. Brillant de le voir là, face à toi, alors qu’à jamais, tu l’as cru parti. Tu l’as cru perdu.

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Tristan Forestier

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MessageSujet: Re: Ten-thousand miles gone {Tristan}   Lun 29 Mai - 16:05

Il l'a fait. Il a osé.
Tristan s'est volatilisé comme ça, comme par magie, du jour au lendemain. Il a remballé sa tente et a traversé les routes avec Le Chat sur les épaules. Pouce levé, ce n'est qu'à la prochaine ville que le vagabond s'est arrêté, juste le temps pour lui de respirer avant de partir à nouveau, loin de Liberty, loin de ses nouvelles déceptions et surtout d'Everett. Il aurait voulu partir et ne plus jamais revenir comme il l'avait fait avec sa famille mais cette fois, il a la sensation désagréable qu'un lien le retient à la ville. Un lien invisible qu'il rêverait pourtant d'attraper une bonne fois pour toutes pour le couper, sans une once d'appréhension ou de respect. Mais ces derniers jours, le matou à été comme lui, à la recherche d'une Angie qui ne reviendrait certainement plus jamais dans leur vie. Tristan l'a regardé, miauler et s'endormir sur une couverture qu'Evy lui avait prêté un jour de froid. Le Chat ne la quitte plus, sous aucun prétexte et passe ses nuits à ronronner dessus comme si elle était la plus belle des choses. Il s'en veut tellement, au fond, de redevenir humain. Il voudrait rester cette âme perdue au milieu des kilomètres et des paysages.
Tu t'étais fait la promesse, Tristan.
La promesse de ne plus retomber dans cet ignoble désespoir sentimental.
Et pourtant le voilà, maintenant, de l'eau jusqu'au cou, prêt à être noyé par son propre cœur.

La tente et toutes ses affaires, le vagabond n'a pas pris le temps de les remettre en place parce qu'à son arrivée, c'est Angie qui lui a sauté dans les bras, sourire aux lèvres dans un bonheur inévitable. Le Chat s'est frotté à ses jambes jusqu'à ce qu'elle l'attrape et lui offre des tas de caresses comme il en rêvait. Au passage, la gamine a pointé du doigt l'endroit où se trouvait son père. Après un moment d'hésitation, le déserteur s'est dirigé vers les rochers où il ne va jamais ; toujours pris par la peur maladive de tomber à l'eau. Son regard se pose un instant sur la rivière avant de le voir, lui, de dos, tranquillement installé au milieu de la nature à boire une bière. Cela rappelle à Tristan qu'il lui avait fait le reproche de boire. Sa gorge se noue et pendant un instant, il hésite encore. Et si Everett ne voulait plus de lui ? Plus jamais ? S'il avait perdu son seul ami en disparaissant comme ça ? Le lâche n'était jamais revenu vers ses parents mais avait accepté de mettre sa fierté de côté pour revenir ici. Tremblant, Tristan s'installe aux côtés de l'homme qui ne lui adresse même pas la parole. Il sait pas comment faire, quoi dire, quelle serait la bonne réaction alors il attrape un petit caillou pour le balancer à l'eau ; ça l'aide à se détendre un peu.

Je peux venir méditer avec toi ? Qu'il demande, un peu trop tard parce qu'il est déjà installé à côté de lui. Tristan reste un peu dans son silence, juste le temps pour lui de voir la réaction d'Everett. Il sait pas s'il sera content ou alors violent, s'il lui parlera ou s'il partira, tout simplement. Le vagabond enlève ses lunettes de soleil (il les a trouvé à un arrêt de bus) pour les poser à côté de lui et laisser à découvert son regard qui s'en veut plus que tout. Il aurait pas du partir. Tristan voudrait lui dire 'j'ai été con' alors c'est ce qu'il fait, avec les mêmes mots, sans essayer de mettre des gants. J'ai été con de partir comme ça. Il l'avoue, un peu craintif, parce qu'il sait de quoi est capable Evy et qu'il a pas envie de marcher sur une mine. Pour essayer de faire la paix, le vagabond enlève son vieux sac à dos pour fouiller dedans et en sortir une bière. Tiens, c'est pour toi. Elle est biologique et faite dans une petite entreprise. Y en a qui disent que c'est la meilleure du coin. Je l'ai goûté mais je suis pas expert alors tu me diras. Cette bière, elle lui a coûté une petite fortune mais il avait envie de marquer le coup, de faire plaisir à la seule personne qui puisse le mettre dans un tel état.
Il s'est pas seulement barré pour leur engueulade, Tristan.
Il s'en est allé parce qu'il voulait pas tenir à Everett ; c'est ça le fin mot de l'histoire.

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MessageSujet: Re: Ten-thousand miles gone {Tristan}   Mer 31 Mai - 23:16

Figé. Tu en restes figé, face à sa silhouette qui se dessine devant toi, qui s’approche pour enfin arriver à ton niveau. Tu n’y crois pas, qu’il est revenu. Tu ne sais pas trop pourquoi mais tu t’en fiches, il est là et c’est tout ce qui compte. Tu réalises d’ailleurs que cette seule vision te met du baume au cœur, sans trop comprendre. Sa réplique, comme pour briser le silence, le moment de flottement installé entre vous, tu n’es même pas capable d’y répondre. Tu te contentes d'hocher la tête, fermant ta bouche s’étant entrouverte, essayant de retrouver un peu de contenance.
Il s’installe à tes côtés, Tristan. Il s’installe sur les rochers qui surplombent la rivière. Ton coin de perdition, où tu oublies tout. Les douleurs et les peines, l’anxiété d’une nouvelle journée et la déprime de ta vie. Seule ta paranoïa demeure. Ta méfiance, aussi, face à n’importe quelle éventuelle menace. Mais tu aimes, être là, observer le coucher de soleil, te laisser bercer par le bruit de l’eau. Sauf que tout ça, tout ce paysage, n’a plus d’importance désormais, parce que tu es focalisé sur Tristan. Tu as envie de t’excuser, tu as envie de lui balancer mille choses, mille répliques, mais il te devance. Alors tu ravales tes mots, un bref instant. Tu observes tes chaussures, l’herbe, tes mains abîmées par les travaux manuels. Jusqu’à ce qu’il te tende cette bière. Cette bière qui scelle un pardon, qui marque son retour. Lui non plus ne veut pas de la colère que vous vous êtes crachée au visage, avant son départ, voilà de cela quelques jours. Alors tu lèves le regard clair vers lui. « Merci » Lâches-tu simplement, toi le sauvage, toi qui ne parles que peu.

Tu la décapsules, cette bière. De toute manière, tu avais déjà fini la tienne, dans un espoir de te bourrer la gueule une nouvelle fois. C’est tellement plus facile de réussir à dormir, l’esprit bancal, occupé à te faire tenir debout plutôt qu’à songer. Sauf que pour une fois, tu ne veux plus juste de ton âme en perdition, tu veux profiter de l’instant et surtout, tu veux lui avouer ta faiblesse. Tu veux te faire pardonner, toi aussi. Tu prends une gorgée de bière, comme pour te donner du courage. Tu ne parles jamais de ton ressenti, de ce que tu sens au fond de tes tripes, de ce qui agite tes pensées et trouble ton cœur. « J’suis désolé pour l’autre jour, moi aussi j’ai été con » Lâches-tu en fuyant son regard pour fixer de nouveau le sol, la bière, que tu tiens entre tes mains. « J’aurais dû t’écouter… J’aurais dû… » Tu en perds tes mots, tu ne sais pas trop quoi lui dire. Dans le fond, la raison importe plus que la forme. Alors tu te pinces les lèvres, un instant, avant de prendre une nouvelle gorgée de bière. Tu relèves le regard sur l’horizon et le paysage « C’est juste que j’tiens à toi, j’t’apprécie quoi… Et te voir comme ça, ça m’a retourné le bide » C’est la vérité. Tu en as été révolté, le cœur retourné et la gorge nouée par la colère. Tu voulais détruire le monde, tu aurais foutu le feu à la ville, juste pour le mal qu’elle a faite à Tristan, de façon indirecte. Révolte face au fait qu’on puisse lui faire du mal alors que lui, c’est un bien plus chic type que toi. Toi l’ordure des bas-fonds, capable juste de se battre et de boire. Perdu dans la noirceur de ta propre âme, embrassant tes démons. C’est toi qui mériterais de te faire casser la gueule dans une ruelle. Pas lui. Jamais. Surtout pas lui.

Encore une gorgée de bière alors qu’enfin, tu relèves ton regard azur vers lui. Ta main libre vient presser sa nuque un instant. Tu pourrais le serrer dans tes bras, tellement tu te sens heureux de le retrouver. Tristan, il arrive à mettre un peu de douceur dans ta vie. Un peu de bonté dans ton âme. T’as l’impression qu’il arrive à faire ressortir le meilleur chez toi. Le bon côté de ta carcasse abîmée. Mais tu te retiens de trop de familiarité. Un peu paumé, un peu gêné, aussi. Surement. « J’suis vraiment content que tu sois revenu » Tu as ce regard brillant, luisant de joie. T’as du mal à poser des mots sur ce que tu ressens, au fond de toi, pourtant, tu ne lui offres que la vérité. Tu es toujours d’une tranchante franchise. T’es juste un peu trop abrupt, parfois. Tu te surprends même à sourire, en coin. Un sourire léger, mais un sourire sincère.

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MessageSujet: Re: Ten-thousand miles gone {Tristan}   Lun 5 Juin - 0:41

Il se sent tout cassé Tristan mais pas à cause des coups ou de la fatigue qu'il a accumulé ces derniers jours à si mal dormir. Il se sent cassé parce que son cœur vient de dégringoler même si Everett ne le voit pas. Ses excuses ont un effet si forts sur son âme qu'il parvient plus rien à gérer. Tout est en train de se mélanger dans sa tête et l'envie de fuir le prend une seconde fois en otage mais il peut pas.
Non bien sûr qu'il peut pas.
Parce que l'absence d'Everett est bien plus puissance que toute l'affection qu'il peut ressentir pour lui.
Et puis ça sort d'où ? Lui-même n'a pas vu ses sentiments naître, ça lui est tombé sur la gueule comme ça, sans même donner le moindre signe avant-coureur. Le contact de sa main contre sa nuque ne fait que conforter Tristan dans son cercle dévastateur. Y a une tornade dans son ventre, la tornade Evy qui le fait se sentir si bien et si mal à la fois. Le vagabond voudrait que leur dispute disparaisse de leurs souvenirs même s'il sait que c'est grâce à elle s'il a compris la nature du lien qui l'unissait à son ami. Maintenant, c'est officiel, écrit dans les étoiles : Tristan ne pourra plus s'échapper sans avoir le cœur complètement brisé. Parce que cet homme là lui donne envie de rester et ne partir nulle part ailleurs. Pour la première fois depuis une éternité, le blond a la sensation de ne pas compter pour du beurre, d'être réellement quelqu'un ; ça lui fait peur autant que ça lui fait du bien.

Je voulais pas ... Fin je voulais pas me barrer comme ça, c'était tellement stupide. Si tu savais comme je peux me sentir merdeux de revenir comme ça. Tristan a la sensation d'être un enfant capricieux qui disparaît à la moindre contrariété. Comment avait-il pu tirer un trait sur tout juste à cause de ça ? A cause de types qu'ils ne connaissaient même pas ? Sa gorge se noue alors qu'il voudrait se rapprocher de lui, poser sa tête contre son épaule et rester là un moment mais le vagabond ne fait rien de tout ça, toujours sur la retenue. Mais au moins ça aura eu le mérite de te faire boire une véritable bière. Il essaie toujours de rendre l'atmosphère plus chaleureuse, de chercher de quoi supprimer les tensions pour redevenir comme avant.
Avant, lorsque rien ne les séparait, lorsque tout allait si bien que le simple fait de crier sur l'autre semblait une légende. La scène tourne en boucle dans la tête de Tristan. C'est terrible de s'en vouloir à ce point, d'avoir tellement souffert pour si peu. Son cœur s'emballe lorsque la dernière phrase de l'homme résonne au dessus de leur tête. Il est content de le revoir, il vient de le dire. C'est qu'il doit le penser.
Non, mieux, Everett le pense sincèrement. Crois un peu en toi et en lui, Tristan, ça te détruira pas.

Je ne pensais pas le dire un jour mais je suis content d'être revenu aussi. Même s'il sait pas ce qu'il va faire maintenant, comment il va gérer la situation si les autres viennent le revoir. Il a pas envie de se ridiculiser une nouvelle fois en revenant avec le visage complètement défoncé, ça le mettrait si mal à l'aise qu'il partirait pour de bon cette fois. Parce que Tristan supporterait pas l'idée d'être assisté, ça brûlerait sa fierté, celle pour laquelle il ose encore se lever chaque matin et essayer de survivre. Sans elle, le vagabond se laisserait mourir dans un coin de rue sans essayer de chercher encore un semblant de bonheur. Alors ? Tu vas me dire ce que j'ai raté ou non ? Tu vas pas me faire croire que tous ces hyperactifs sont restés calmes pendant mon absence. Parce qu'ils leur arrivent de se moquer de leurs voisins un peu déjantés, qui parlent plus avec les poings qu'avec les mots. De véritables bêtes de foire que Tristan se surprend à trouver attachantes. Fin je peux aussi te laisser seul tu sais, tu t'es pas isolé pour rien, je me trompe ? On aura tout le temps de discuter maintenant. Il veut pas le déranger parce qu'il est pas revenu dans l'unique but d'être de trop et de l'étouffer. Tristan et son statut de fantôme, ça lui colle à la peau.

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MessageSujet: Re: Ten-thousand miles gone {Tristan}   Jeu 8 Juin - 14:56

Un peu moins sauvage qu’à l’accoutumer. Un peu moins renfermé, aussi. Tu oses, enfin, balancer un peu maladroitement ce que tu as sur le cœur. Du moins en partie. Mais ça te brûlait les lèvres, de lui offrir un peu de cette vérité-là. Tu t’en es tellement voulu lorsque tu l’as compris parti, la tente pliée. Parti à jamais. T’en a dégluti et déprimé, rattraper par la tristesse et ton alcoolisme que tu peines à calmer. Jusqu’à ce qu’il revienne. Vision inespérée de sa silhouette à côté de toi. Tu as encore les yeux qui brillent, mais si tu as du mal à tout extérioriser. Un peu timide, un peu paumé surtout. Toi et tes sentiments, ca a toujours été tabou. Alors que pourtant, tu es toujours d’une impitoyable franchise. Mais lorsqu’il s’agit de toucher ton cœur, tu es plus absent, plus méfiant. La crainte d’être blessé, encore, de souffrir. De te retrouver complètement largué. La mort de Giny t’as fait un putain de coup, même si dans le fond tu n’en étais pas vraiment amoureux. Tu voulais construire un truc, y croire, espérer. Mais tout a été balayé par sa lâcheté. Alors depuis sa, ta solitude, la perte de tes repères, t’as plus voulu y croire. Accorder de l’affection à quelqu’un d’autre qu’Angie. Ta gamine.
Mais Tristan, il s’est frayé un chemin au milieu de ta noirceur. Il a posé un onguent de tendresse sur ton cœur. Pour en panser les blessures. Te redonner confiance. T’attacher, un peu. Espérer. Rêver de mieux. Et tu sens que cette affection-là, elle est réciproque. Rien que lorsqu’il s’excuse d’être parti comme ça. Qu’il semble s’en vouloir, regretter son geste prématuré et impulsif. « Oué voilà, ça me change de mes bières bas de gamme plutôt dégueulasses, j’avoue » Lâches-tu avec un large sourire, riant légèrement. Détendre l’atmosphère, retrouver ce que vous aviez. Cette complicité agréable, sans prise de tête, sans trop de réflexions. Juste une vie axée sur le présent. Tu te sens plus léger, d’un coup, de l’avoir de nouveau là, près de toi, probablement revenu pou de bon.

Alors oui, tu lui avoues que tu es réellement heureux qu’il soit revenu. Une main sur son épaule, que tu presses légèrement pour appuyer tes paroles. Tu n’oses pas être affectueux outre mesure, un peu gêné. La peur d’en faire trop, toi qui pourtant, est quelqu’un d’entier, qui n’a guère peur de ses propres réactions. Mais là tout semble différent, bousculé. « J’suis heureux de te l’entendre dire, mais j’te laisse plus partir j’te préviens » Nouveau sourire, nouvelle pression sur son épaule avant que de le lâcher pour serrer entre tes mains ta bouteille de bière. Une nouvelle gorgée, si agréable. Si appréciable. Un véritable régal. Tu te marres, en fixant ta bouteille, un instant, alors qu’il parle de la population du camp. Toute cette populace des bas-fonds, perdue, rassemblé ici pour le meilleur et pour le pire. Surtout le pire, finalement. Oui car les incartades ne sont pas rares. Esclandres divers, bagarres. Pour sur que votre lieu de vie ne manque pas d’animation. Sauf qu’alors que tu entrouvres la bouche pour lui répondre, il renchérit. Tu relèves le regard vers lui. Ton regard azur qui se perd dans le sien. « Non reste, j’m’isole quand j’broie du noir, mais c’est plus le cas là » Tu lui offres un sourire parce que oui, maintenant qu’il est là, qu’il est de retour, tu sembles aller pour le mieux. Bien mieux. Tu ne veux plus déprimer. Tu veux lui montrer qu’il mérite de rester. Que tu as envie de ça et que plus largement, tu as besoin de ça.
Besoin de lui. Même si tu ne comprends pas encore réellement pourquoi. Ou alors es-tu simplement dans le déni de quelque chose ?

« Sinon quoi te dire… Les habituelles bagarres et ah si ! La vieille Johnson s’est fait voler trois poules, comment te dire que ça a été le drame du siècle » Tu te marres en repensant à la scène. C’est tout juste si un conseil de village, propre au camp et à son prolétariat, n’a pas été organisé pour l’occasion. « J’te jure, tout le monde se regarder en coin, accusait le voisin, c’était n’importe quoi ! » Tu ris de plus belle puisqu’évidemment, tu n’étais pas tellement concerné par la chose. Tu observais de loin, un sourire sur les lèvres. Plus d’une fois tu aurais aimé que Tristan soit là, pour rire joyeusement des scènes avec lui. Mais non, tu te retrouvais en tête à tête avec ta fille et ta solitude. Il manquait la petite étincelle de Tristan au milieu de vous.
Nouvelle gorgée de bière alors que déjà, le tonnerre se fait entendre, grondant dans le ciel qui se couvre depuis quelque temps, après une journée trop chaud. Tu lèves la tête vers le ciel. « On va s’prendre un bel orage dans la gueule » Dis-tu, constatation, avant de retourner ton attention sur Tristan. « Tu viens manger avec Angie et moi c’soir, j’te laisse pas le choix, de toute façon, j’suis sur que ton chat lui a déjà pris ses aises » Tu te marres, de nouveau, parce que tu sais que la bête rousse doit être avec Angie en train de se faire dorloter à l’intérieur de la caravane. Mais même s’il n’est guère parti longtemps, tu veux rattraper le temps perdu avec Tristan. Lui faire comprendre qu’il n’était pas juste un voisin. Bel et bien un ami. Qui commence à faire battre ton cœur un peu plus fort, sans trop que tu daignes y faire attention. Admettre qu’il se passe un truc, au fond de tes entrailles.

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MessageSujet: Re: Ten-thousand miles gone {Tristan}   Dim 11 Juin - 22:44

Qu'est-ce qu'il va faire maintenant qu'il est revenu ? Qu'il prend des nouvelles des habitants ? Qu'il s'excuse ? Tristan est en train de se mettre des chaînes et même s'il ne dit rien sur le moment, il sait qu'il va finir par paniquer et vouloir se barrer une énième fois. Il le sait, parce que c'est écrit dans sa génétique. La fuite est son oxygène alors forcément, ici, il a peur d'étouffer, de s'enraciner et de se retrouver aussi con que tous ses arbres qui peuvent plus bouger du bord de la route, obligés de supporter toute leur vie le bruit des voitures. Une part de lui tente de remettre ses pensées en place, de moins partir dans le négatif. Everett n'est pas une foutue voiture, il n'est pas un triste dérangement que l'on subit du soir au matin. Non, il apporte tout ce qu'il y a de plus positif dans la vie de Tristan. Alors, il le regarde, un instant, plonge ses yeux dans les siens et lâche un rire à l'entendre parler des poules. Des conversations au bord de l'eau, il pourrait en avoir tous les jours, certainement qu'il s'y ferait, qu'il y prendrait goût. Alors, pourquoi se mettre tant de barrières ? Lui-même ne sait pas parce que son cerveau est une bête étrange qui ne se laisse pas apprivoiser. Une fichue bête a la tête d'un corps perdu et esseulé. Il aimerait bien, Tristan, être comme tout le monde et pouvoir appeler sa mère lorsqu'il a un coup au moral. Il aurait voulu, rentrer chez lui alors que son coeur pleurait l'absence d'Evy mais tout ce qu'il a, c'est ça : un point invisible dans l'horizon. La liberté c'est beau mais ça n'a pas de bras pour te consoler. Tu m'étonnes, ses poules, c'est tout ce qu'il lui reste. Qu'il dit, d'une voix un peu basse. Il serait pareil si on venait à lui prendre Le Chat, si on lui arrachait à sa vie le seul être capable de le consoler. J'espère que c'est pas toi qui a fait ça ? T'as bien une tête de voleur. Il sourit, laissant ses yeux aller vers ses pieds alors que de ses doigts, Tristan joue avec un petit caillou qu'il balance au loin.

Enfin, il lève le regard au ciel, se rend compte de ce lit cotonneux et gris qui trône au dessus de leur tête. Quelques minutes plus tôt, le soleil leur tapait encore sur leur crâne. C'est là qu'Everett en profite pour parler de sa boule de poils qui lui sert de compagnon. C'est elle qu'il est allé voir en premier. Tristan l'avoue, parce que Le Chat est comme lui et que cette vie là lui manquait à lui aussi. Certainement que le matou doit être fatigué de leur vie à gober les kilomètres sans se poser de questions. Le coeur un peu lourd, il ressent pourtant quelque chose lui réchauffer l'âme ; certainement l'idée de passer un repas en présence d'Everett et d'Angie. D'accord mais je veux pas que tu penses que je suis de retour uniquement pour profiter de la bouffe que tu peux m'offrir. Il préfère être clair avec ça, prouver qu'il peut être un homme responsable et indépendant dans son coin. Sans vraiment s'en rendre compte, Tristan est déjà en train de se refermer sur lui-même alors qu'il se redresse, prêt à retourner dans la caravane et retrouver son ancienne vie. Celle qu'il a voulu laisser tomber.

[...]

Il a le ventre plein lorsqu'il se redresse de la petite table qui leur sert de cuisine et le goût d'un dessert encore accroché au bord des lèvres. Le regard de Tristan se pose vers la fenêtre où il peut voir des éclairs couper le ciel en deux et la terre trembler sous les coups de tonnerre. Il a jamais vraiment aimé, ça, lui, l'orage. Non pas parce qu'il vit en tente mais aussi parce qu'il a toujours eu peur des inondations. Tristan et sa peur panique de l'eau, ça lui fait un noeud dans l'estomac même s'il dit rien, qu'il reste fier et enfile sa veste en jean. Je vais y aller, je dois encore monter ma tente, quelque chose me dit qu'entre l'orage et la nuit, ça va me prendre un petit moment. Il adresse un sourire à Evy et s'approche d'Angie pour déposer un baiser sur le haut de son crâne. Ça te dit que je te laisse Le Chat pour cette nuit ? Il a jamais trop aimé l'eau et il a un peu peur de l'orage, je pense qu'il se sentira en sécurité dans tes bras. Mais en réalité, de Tristan et du chat, la bête est bien la plus courageuse. Et alors que le vagabond s'apprête à affronter la tempête, c'est la petite main d'Angie qui le retient brusquement. Tellement qu'il se doit de s'arrêter en chemin pour se retourner, sourcils froncés. Il voit bien qu'elle n'a pas envie de le laisser seul dehors et Tristan ne sait pas quoi ajouter pour essayer de s'éclipser. Il a jamais vraiment été doué en communication alors, expliquer à une enfant que les adultes ne peuvent pas toujours dormir à deux semble lui être impossible. Son regard se redresse vers Everett qu'il supplie silencieusement de trouver une solution.

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MessageSujet: Re: Ten-thousand miles gone {Tristan}   Dim 11 Juin - 23:33

« J’aurais pu, mais nan, j’suis pas un voleur de poules » Tu te marres, tu ris de la légèreté de l’instant. Comme si plus rien ne comptait réellement. Juste le moment présent, là, à deux au bord de la rivière. Tu prends une énième gorgée de bière, terminant presque la petite bouteille. Tu renchéris en parlant du chat, du repas de ce soir. Tu veux plus peu plus de Tristan dans ta vie. Dans vos vies, à toi et Angie. Tu veux lui offrir un repas de paix pour lui montrer que grâce à lui, à son influence, tu as été capable de t’excuser, de te remettre en question et surtout, de réaliser que tu ne veux pas le perdre. Que s’il t’abandonne de nouveau, pour de bon, c’est une part de toi qu’il emporte avec lui. Loup solitaire depuis trop longtemps, tu en avais oublié la joie des amitiés, des sentiments parfois, plus compliqués. Tu en avais oublié ce genre de moments, comme présentement, qui pourtant, te font tant de bien à l’âme. Apaise ton cœur trop souvent en proie à la colère.
« Oué j’en doute pas » Lâches-tu avec un sourire, lorsqu’il parle du chat, pour ensuite renchérir sur le repas. « T’en fais pas, ça m’était même pas v’nu à l’idée » Tu parles sincèrement. Tu sais qu’il est davantage dans le besoin que toi, même si tes conditions de vie ne sont guère reluisantes. Mais là, c’est une offrande de paix. Un repas pour sceller la force de votre amitié, de tout ce qu’elle représente.

[…]

La pluie, battante, résonne sur le toit de la caravane. Toi, ça te berce, ce son de l’eau qui ruisselle, trop fort, contre la carcasse de ton logement de fortune. Tu as toujours aimé ça. Ce doux refrain qui t’endort et te détend. Pourtant, ce soir, l’orage l’accompagne. Les éclairs percent le ciel et c’est toute une tempête, à cause de l’air trop chaud, trop lourd, de la journée, qui noie le camp. Tu récupères les assiettes pour les mettre dans l’évier, prêt à faire un peu de vaisselle, alors que Tristan et Angie discutent encore un peu à table. Ça t’a fait du bien, ce moment de partage. Léger, agréable. Tu en voudrais plus souvent, des repas comme celui-ci. Le sourire enjoué d’Angie qui converse sans gêne avec Tristan. Ça te fait même sourire, alors que tu es dos à eux, à entamer un peu de vaisselle. Jusqu’à ce que le vagabond se lève pour déclarer qu’il doit partir. Tu n’y pensais plus. À sa tente, à son chez lui qui n’en est pas un. Tu n’as pas le temps de réagir que déjà il récupère sa veste et s’apprête à partir. Sortant tes mains de l’eau, tu les essuies rapidement dans un torchon pour faire face à ta fille et à Tristan. Tu la vois, tenir la main du vagabond sans oser trop parler, au départ. Tu sens son regard t’implorer alors que finalement. « Papa s’teuplait » Tu sais, tu comprends. Tu la connais bien ta fille. Trop bien même. Mais quand tu lèves un instant les yeux vers Tristan, cherchant tes mots, tu sais, dans le fond, que tu ne peux pas décemment le faire retourner dehors, dans le froid et la pluie battante, sans un toit décent. « Je… » Tu réfléchis, tu agites ton esprit en cherchant une solution. Mais il n’y en a pas vraiment. Angie n’a qu’une petite chambre d'enfant, un petit lit, pour une personne, pas bien grande. C’est toi, qui définitivement, à le lit double pour adulte. Toi, dormir avec Tristan ? Tu ne sais même pas quoi en penser, à vrai dire. « Tu peux pas le laisser sortir, j’dors avec le chat et toi avec Tristan ! C’est comme les soirées pyjama que j’fais avec les copiiines ! » La petite s’exclame et ton cœur se fend sous son innocence. Elle est tellement adorable Angie, toujours pleine de bonne volonté. Toujours prête à aider les autres.
Alors tu as beau être gêné à cette perspective, tu imagines que tu peux lui faire une place, en toute innocence. Tu n’as pratiquement jamais dormi avec qui que ce soit. En tout cas pas depuis des années. Les rares aventures que tu as pu avoir, elles se sont dissipées dans l’obscurité de la nuit. Tu les fuyais, sans demander ton reste. « Oué euh j’suppose que j’peux te faire une place, ça te… Ça te dérangerait ? » Oses-tu demander, balbutiant légèrement en regardant Tristan, ancrant ton regard clair dans le sien. Tu ne sais pas où te mettre. Peut-être que lui va se poser des questions, se demander si tu ne lui veux pas autre chose, dans le fond. Tu pourrais rougir, si tu étais du genre à te laisser submerger par les émotions. « Angie a raison, j’peux pas décemment te laisser retourner dehors » Tu l’avoues, ça te fait chier de le foutre à la porte comme ça, dans ce temps. Tu sais que tu ne pourrais pas en dormir, simplement parce que tu as beau ne pas être le mec le plus altruiste de la terre, Tristan, tu viens à lui. Et l’imaginer en train de morfler, ça te fout en l’air.

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Tristan Forestier

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MessageSujet: Re: Ten-thousand miles gone {Tristan}   Lun 12 Juin - 15:36

D'accord, non, Tristan doit être dans un rêve. Pas possible. Il sent ses muscles se tendre et la panique monter à lui ; pas seulement à cause de l'orage. Y a aussi autre chose qui le flingue, qui le fait avoir la trouille de sa vie. Si Angie n'était pas si adorable, certainement qu'il lui en voudrait, qu'il la fusillerait du regard. C'est pour ça qu'il regarde Everett, sûr de lui, persuadé que l'homme va refuser, le sauver de cette situation qui lui remue un peu les tripes. Dormir avec quelqu'un ? Cela fait une éternité qu'il ne l'a plus fait. La dernière fois remonte certainement avec sa sœur. Maintenant, il est plus du genre sauvage. Et il se connaît, il risque de passer une nuit sans oser respirer ou même bouger. Y a un sourire qui se dessine sur ses lèvres mais qui s'efface bien vite tellement qu'il est crispé en se rendant compte de ce qu'Everett vient de lui proposer. Il en croit pas ses oreilles, Tristan, sans compter son cœur qui s'emballe sous son sa veste en jean, caché derrière un t shirt vieux comme le monde. Pendant une seconde, une part de lui est en train de hurler dans sa tête 'pars de là, bien sûr que ça te dérange, dégage dans ta tente, vaut mieux dormir sous un pont que partager sa couche avec un autre' mais au milieu de cette guerre mentale, c'est son cœur qui prend le dessus, qui s'impose naturellement face à cette situation. Non ça me dérange pas ... fin, tant que ça te va. D'accord. Sa gorge nouée n'aide pas à le faire articuler. Il est tout fiévreux, soudainement, sait plus vraiment où regarder et se penche instinctivement pour offrir un baiser à Angie lorsque celle-ci vient lui dire bonne nuit. Tristan prend aussi le temps d'embrasser Le Chat, au passage.

Et lorsque la gamine présente son lit pour la nuit à Tristan avant de rejoindre le sien, celui-ci jette un regard en arrière, comme pour être certain qu'Everett ne regrette pas ses mots. parce que si ça se trouve, l'homme n'a fait qu'accepter pour éviter le caprice de sa fille. Si ça se trouve, Evy ne rêve plus que de le foutre dehors à coups de pieds au cul. Intimidé, Tristan ne trouve pas quoi rajouter de plus et se contente d'enlever ses chaussures et ses chaussettes. Heureusement qu'elles sont propres et qu'elles sentent encore bon, il s'en serait voulu d'embaumer l'air d'une vieille odeur de transpiration comme cela lui arrive souvent lorsqu'il n'a plus la foi d'aller au foyer d'accueil du coin pour prendre une douche et se reprendre en main. Mais cette fois, Tristan savait qu'il allait revenir alors il a fait ses lessives, s'est un peu rasé la barbe, brossé les dents et a fait attention à sentir bon. Un peu tendu, le vagabond hésite à garder ses vêtements ou bien les enlever. Il a envie de demander à Everett si ça le dérange mais n'ose pas alors il opte pour virer seulement le haut. Normalement, les gens sont plus du genre à enlever le pantalon et garder le t shirt mais Tristan est tellement stressé qu'il n'arrive pas bien à réfléchir, que son cerveau ne parvient pas à se dire qu'il risque de mourir de chaud avec un pantalon sous les couches la couverture.

Lentement, Tristan se glisse du côté gauche du lit, tellement au bord que s'ils étaient dans une chambre normale, son corps tomberait à la renverse par terre. Son regard ose à peine s'attacher à celui de l'homme mais il le fait pour ajouter quelques mots pour les aider à se rassurer. Je partirais quand Angie dormira. Y a pas de problèmes. Qu'il avoue d'une voix basse alors qu'un nouveau coup de tonnerre gronde dans la nuit et le crispe. Ça se voit à sa façon de regarder Everett qu'il est pas vraiment à son aise à cause de l'orage. Confo le lit. Qu'il ajoute, souriant, pour essayer de détendre l'atmosphère, de passer au dessus de ce moment qui les ronge un petit peu. Alors que Tristan sent le matelas s’affaisser légèrement lorsque son ami vient à son tour dans le lit, il ne peut s'empêcher d'essayer de se faire encore plus petit. Son regard se plante vers le plafond de la caravane tandis que les éclairs de dehors sont à présent leur unique lumière. La nuit risque d'être longue, terriblement longue. Il va pas oser s'endormir par peur de ronfler aussi, ça le gênerait qu'Evy l'entende faire des bruits bizarres alors il passera la nuit éveillé, il le sait déjà.

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MessageSujet: Re: Ten-thousand miles gone {Tristan}   Jeu 15 Juin - 0:09

Tu acquiesces d’un signe de tête, lorsqu’il te demande si ça te va. Tu es un peu gêné en vérité, mais toute ta conscience te dit de ne pas le laisser sortir dans la nuit et la tempête. Non, tu ne veux pas le laisser faire ça. Et cette seule pensée l’emporte sur tout le reste. Sur cette espèce de censure, de gêne, presque de timidité, pour un vieil ermite tel que toi. Cela fait un moment que tu ne t’es pas abandonné à passer la nuit avec quelqu’un, même sans arrière-pensée. Tu te tournes pour reprendre ta vaisselle tandis qu’Angie prend les devants pour montrer le lit, derrière la petite porte ouverte. Ta chambre ou ce qui s’apparente à une telle pièce. Très peu de souvenirs, seulement quelques photos, comme des souvenirs perdus, oubliés, abîmés. Deux photos d’Angie et toi, elle bébé, toi avec quelques anciens collègues, à brandir vos badges comme des idiots, lunettes de soleil sur le nez. Ca te fait du bien, parfois, le soir, d’observer ses photos, de fondre dans une malsaine nostalgie et de faire le point sur ta vie. Mais tu ne cherches même pas à cacher tout ça, les rares effets personnels que tu peux avoir avec toi. Tu n’as rien à cacher à Tristan. Vous vous êtes trouvés au fond de votre misère, des moments peu reluisants de vos vies. Tu sais que lui aussi, il a eu son nombre de déboire. Tu sais que lui aussi, il aurait pu avoir une belle et grande vie.
Angie revient vers toi pour te dire bonne nuit, tu l’as gratifie d’un baiser et d’une légère étreinte avant de la suivre du regard jusqu’à ce qu’elle s’isole avec le chat. Vous laissant seul. Toi, Tristan et tes pensées qui s’entremêlent. Tu l’entends s’installer alors que tu termines de tout nettoyer pour s’approcher de lui en terminant de t’essuyer les mains dans un torchon usé. Tu as un sourire en coin à l’observer, à l’écouter renchérir et ne pas vouloir gêner. « Arrête de dire des conneries, j’vais pas te faire partir en pleine nuit, tu pourras filer demain matin » Lâches-tu comme une évidence alors que déjà, tu balances le torchon à côté de l’évier pour commencer à retirer tes fringues. Tu n’as pas vraiment de pudeur, mais pourquoi en aurais-tu ? Tu es chez toi, Tristan est un homme, comme toi et vous êtes amis. Voilà comment tu te rassures. Voilà comment te tait la gêne qui naît au fond de tes tripes. « Et oué, il est pas trop mal » Dis-tu en réponse à son compliment sur le lit. Il est suffisant disons. Loin du confort que tu as pu avoir jadis, mais tu n’es pas trop regardant, tant que tu peux avoir un toit sur la tête.

Tu te débarrasses de tes vêtements jusqu’à ne garder qu’un boxer sombre. Tu arbores tes cicatrices, tes marques, tes ecchymoses, dans la nuit partielle qui règle déjà dans la caravane. Tu éteins les dernières lumières et viens t’installer à côté de lui. Tu te glisses sous les couvertures, jusqu’au milieu de ton ventre, laissant tes bras sortis, calant une main derrière ta tête alors que tu fixes le plafond, faiblement éclairé par la lueur de la lune. La pluie vous berce et déjà tu te détends. Tu finis par tourner la tête vers Tristan qui tu sens se crisper à chaque coup de tonnerre. « T’aimes pas ça l’orage on dirait » Tu dis àa naturellement, de ton légendaire ton détaché. Tu veux lui rassurer, lui montrer que tu es là et qu’il n’a rien à craindre. Le protéger, encore une fois, même contre les aléas de la vie et du temps. C’est tout ce que tu veux, prendre soin de lui. À ta façon. Souvent abrupte et maladroite et pourtant, dénuée de mauvaises intentions.
Les éclairs brisent le ciel et vous éclairent un peu plus, derrière les rideaux de voilage semi-opaque. Trop fins pour vous couper des tumultes du temps. Tu perds d’ailleurs ton regard vers l’extérieur, un instant, avant de retourner fixer le plafond. « Concentre-toi sur le bruit de la pluie, perso ça me berce » Tu essayes de faire un brin de conversation, le détendre, te détendre toi aussi même si bizarrement, tu ne te sens plus nerveux. Tu as l’habitude de venir sombrer ici, dans ta cage de sommeil et de repos, passablement alcoolisé. Mais pas ce soir. Juste deux bières, peut être trois, rien de quoi t’ébranler. Non ce soir c’est différent et pourtant, agréablement. Faire un peu de conversation avec Tristan, ne pas être seul, perdu au milieu de tes démons et de ta peine. Rattrapé par les songes et les vérités, triste réalité. « Et au fait si t’as trop chaud hésites pas à virer une couverture, j’suis une vraie bouillotte donc ça peut vite devenir insupportable » Tu te marres légèrement. T’es d’humeur à déconner, malgré le temps. Tu veux le faire penser à autre chose, un instant. Relativiser. T’as tourné la tête vers lui en expliquant tout ça. T’es toujours brûlant, comme le sang bouillant dans tes veines. La colère peut être, ou juste la peine ? T’en sais foutrement rien, ca a juste toujours été comme ça. T’as un sourire idiot sur les lèvres, à raconter des conneries. A le voir si proche, à l’avoir un peu plus longtemps près de toi. Ca te fait du bien au cœur, et à l’âme, t’es bien forcé de le reconnaître. Comme un sentiment de légèreté, après des jours à broyer du noir, sans une once d’espoir.

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MessageSujet: Re: Ten-thousand miles gone {Tristan}   Dim 18 Juin - 21:09

Il cherche à fuir encore une fois même si ce n'est pas loin, que quelques mètres les sépareraient l'un de l'autre mais au moins Tristan n'aurait pas à se cacher derrière un bouclier. Il sait même pas pourquoi il fait ça, pourquoi il s'évertue à ne faire confiance en personne alors qu'Everett n'a cessé de lui montrer qu'il est de son côté, qu'il ne le trahira jamais. Enfin, c'est peut-être ça au fond. Si ça se trouve, Tristan a seulement besoin qu'on le déteste pour s'attacher à quelqu'un. Y a qu'à voir avec sa sœur qui ne cessait de le rejeter jusqu'à le détruire psychologiquement ; il l'aimait d'une tendresse inconditionnelle. Le vagabond doit certainement avoir besoin de ça, des histoires violentes et toxiques, des histoires qui finiront forcément mal et dont il finira victime. Parce que si sa sœur s'était libérée de son fardeau, celle-ci avait laissé derrière elle toute la souffrance d'un frère impuissant. Une souffrance qui fait de lui aujourd'hui une bête sauvage. Une bête sauvage enfermée dans une caravane, couchée dans un lit, épuisée et effrayée par un orage qui ne l'atteindra certainement jamais. Même lui n'a jamais vraiment compris cette peur panique. Môme il allait s'enfermer dans son placard pour ne pas voir les éclairs traverser le ciel et offrir un flash sur toute sa chambre. Sa mère le retrouvait au petit matin endormi au milieu de ses vêtements, recouvert d'un pull en guise de couverture. La fatigue finissait toujours par le prendre en otage alors que Tristan se promettait de passer une nuit blanche. Certainement que ce sera pareil pour cette nuit là. Un peu crispé, le blond continue de rester dans son coin malgré le sourire d'Everett et tout ce qu'il peut bien dégager de réconfortant. Son regard ne cherche même pas le sien dans la nuit, trop mal à l'aise pour pouvoir atteindre ses pupilles.

Non, c'est pas trop mon truc, mais ça va. Mais non ça va pas parce qu'il est mort de trouille, on peut l'entendre dans sa voix et dans sa façon de respirer. Sans compter que l'orage ne cesse de se rapprocher un peu plus et de faire trembler les murs de la caravane. Il a la sensation d'être enfermé dans une boîte en feraille ou un môme taperait dessus avec une petite cuillère en bois. Son corps s'enfonce un peu plus dans les draps pour essayer de se faire un cocon réconfortant. Tristan ne dit rien lorsque Everett lui propose de se mettre à l'aise, de ne pas hésiter à virer la couverture mais même mort de chaud le vagabond ne le fera pas. De un, parce qu'il flippe, de deux, parce qu'il aurait peur de se coucher sur celle-ci et de la voler à Everett. Il a envie que son voisin ne se rende même pas compte de sa présence au milieu de la nuit c'est pour ça qu'il bouge pas mais qu'il s'autorise tout de même à parler. C'est pas vraiment son genre à Tristan, d'habitude il ferme toujours sa bouche et quand il l'ouvre, ce n'est jamais pour parler de lui. Pourtant, ce soir, angoissé, le garçon a besoin de briser le silence pour essayer de se rassurer. Sa voix masque légèrement les bruits de l'orage alors qu'il revient une énième fois sur leur engueulade mais aussi sur leurs retrouvailles. Tu sais, la dernière fois, quand t'as pris ma défense face à ces types … Il marque une pause, stressé à l'idée de se dévoiler un peu. Mais là, il a la sensation de devoir ça à Everett. Il peut pas continuer à le laisser comme ça, dans le flou total. Je suis pas un gars comme tu le crois. Tu sais, qui ferait pas de mal à une mouche ou toutes ces conneries. Avant de prendre la route j'étais le genre de fils à frapper sur sa mère et à insulter son père. Sa voix résonne doucement au dessus du lit. Son corps ne bouge plus, Tristan a la sensation de devenir une statue alors qu'il dévoile une partie de lui jusqu'ici assassinée.

J'avais une sœur aussi, Clémentine, on est né le même jour. Elle la première et moi une heure après. Y a un sourire qui se dessine sur ses lèvres à parler d'elle. Il a la sensation de la ressusciter lui qui a toujours fait en sorte de ne jamais parler d'elle, de ne jamais l'évoquer. Elle aussi, je l'ai déjà frappé, plusieurs fois, j'ai manqué de lui péter le bras une fois. Elle s'enfonçait des lames de rasoir dans la peau et moi tout ce que je faisais, c'était lui gueuler dessus parce que j'en pouvais plus. Un jour je suis rentré et elle était plus là, morte, fin suicidée. Je me le suis jamais pardonné. Qu'il souffle doucement. C'est la première fois depuis des années que Tristan parle autant, tellement qu'il en est essoufflé. C'est aussi à cet instant qu'il trouve le courage de passer ses doigts sous la couverture pour enlever son pantalon qui lui colle à la peau ; ça l'aide à décompresser. En réalité, j'ai même jamais pleuré sa mort et c'est peut-être à cause de tout ça si je suis ici aujourd'hui. Cette fois, Tristan tourne le dos à Evy pour faire face à la fenêtre, admirer avec la peur au ventre la pluie déchaînée. Il sait pas pourquoi il lui dit ça. Je sais pas pourquoi je te dis tout ça. Un rire fatigué s'échoue sur son oreiller alors qu'il ferme les yeux pour essayer de se concentrer sur autre chose que l'orage. D'habitude, les ronronnements de Le Chat l'aident à se calmer mais aujourd'hui il ne peut compter que sur lui-même.
Il a pourtant terriblement besoin de réconfort.

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MessageSujet: Re: Ten-thousand miles gone {Tristan}   Lun 19 Juin - 16:15

Il te dit que ça va. Presque que tout va bien, pourtant tu sens bien qu’il est nerveux. Angoissé, aussi. Tu imagines que l’orage y est pour beaucoup, mais ta présence accentue probablement sa nervosité. Toi même tu essaies de jouer au con, de raconter des conneries et de détendre l’atmosphère pour te détendre également. Pourtant tu y parviens assez facilement, trouvant la présence de Tristan finalement agréable. Ça a quelque chose de doux qu’il soit là, d’apaisant. Ça t’évite de broyer du noir comme d’ordinaire, perdu dans tes doutes et tes regrets, avec un peu trop d’alcool dans le sang. Tu as de la chance d’ailleurs, d’avoir une sacrée consistance et de ne pas être tombé malade à cause de tes divers excès. Inconsciemment, tu ne peux pas complètement flancher, parce que qui prendrait soin d’Angie, si t’en venais à sacrément déconner ? À jouer avec ta santé au point de finir à l’hosto. Mais tu n’y penses pas. C’est bien plus facile d’éluder ce genre de suppositions réalistes et désagréables.

Le silence revient quelques instants après ton rire. Tristan semble perdu dans sa bulle et tu ne veux pas donner l’impression d’en faire trop. Alors tu tournes la tête pour fixer le plafond de nouveau. Pour perdre ton regard un instant dans les flashs des éclairs qui illumines brièvement la caravane. Tu soupires, doucement, avant de fermer les yeux, prêts à t’endormir. Mais finalement, Tristan s’exprime de nouveau. Il couvre les bruits de l’orage pour semble t-il se confier, alors tu rouvres les yeux, le regard toujours ancré sur le plafond. Tu ne bouges pas, te contentant de l’écouter. Sauf que ses paroles te prennent de court. De surprise, même. Si bien que tu tournes doucement la tête vers lui alors que rapidement, il te tourne le dos pour fixer la fenêtre. Tu la sens la gêne dans sa voix et pourtant, l’envie de se dévoiler. L’envie de t’offrir une part de vérité. Une partie de sa vie qu’il a toujours éludée jusqu’ici. Jamais vous n’avez réellement parlé de vos passés, à part peut être à votre première rencontre, lorsqu’il t’a parlé de ses études et que tu lui as dit pour Giny, la mère d’Angie. Sinon, vous ne vous êtes concentré que sur le présent, pas même sur le futur. Être d’un jour, où se projeter semble bien trop difficile et bien trop utopiste.
Ses paroles te font déglutir parce que tu ne peux qu’imaginer tout ce qu’il a traversé. Ca te rappelle Giny et ses saloperies de drogues. Poudres, piqures, cachets. Tu lui as fait la guerre à chaque fois que vous étiez dans l’espace de maison qui était devenu votre chez vous. Elle aussi tu l’as retrouvé morte. Tu as dû te prendre en pleine tronche ton impuissance et le fait que tu n’avais servi à rien. Tu as dû accuser le coup de ton échec, crachant ta rage par terre, laissant les larmes de la déception souiller tes joues. Pas que tu l’aimais, Giny, mais tu voulais qu’elle soit là. Pour la gamine, pour Angie. Tu voulais offrir une chance à cette petite. Tu voulais de la stabilité, que tu n’as jamais eu et que tu as peur de ne jamais avoir. Mais ce n’est pas ton moment de tout offrir à Tristan. Ta propre vérité en réponse à la sienne. Tu sens que là, après ces jours passés loin à réaliser que finalement, il est un peu chez lui ici, il a besoin de se confier. Il a besoin de lâcher un peu cette peine qui doit lui ronger les os et lui bouffer le cœur. Surtout lorsqu’il t’avoue ne jamais avoir pleuré sa mort. Tu sais qu’un deuil, c’est une étape terrible, importante mais pourtant par laquelle il faut passer. Pleurer la mort, oublier, tourner la page. Réussir de ce fait à avancer. Toutes ces pensées se bousculent dans ta tête alors que doucement, ta main glisse jusqu’à son épaule alors qu’il te tourne encore le dos.

Tu ne sais pas exactement quoi dire, malgré le fait que tu te veux rassurant. Alors tes doigts presse un peu plus son épaule, comme pour lui montrer que tu es là, que tu connais sa peine, parce que tu la partages, du moins en partie. « Je… J’suis pas très doué avec les mots mais… » Tu balbuties un peu, cherchant des mots justes. « Mais c’est pas ta faute tu sais, tout ça. T’y es pou rien. J’connais bien ça et faut pas qu’tu penses que t’es qu’un enfoiré ou quoi juste parce que t’as eu le sentiment d’échouer à un moment. T’es qu’un d’bien Tristan et j’te permets pas d’en douter » Tu es un peu maladroit, un peu hagard. Tu n’es pas du genre à faire de grandes tirades et envolées lyriques, pourtant tu sais que tu pourrais continuer sur ta lancée, mais c’est inutile. Tristan a dû comprendre. Tu l’espères parce que tu es sincère. Foutrement sincère. T’es réellement heureux d’être tombé sur lui ici, au milieu de toute ton infortune et rien que pour ça, y’a une part de toi assez contente d’être tombé dans ce trou à rat. Parce que ça t’as valu de faire une des meilleures rencontres de ces dernières années.

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MessageSujet: Re: Ten-thousand miles gone {Tristan}   Lun 19 Juin - 17:31

Il se sent con mais aussi particulièrement léger de lui avoir balancé ça. C'est symbolique, comme s'il se décidait de faire une croix sur son passé pour commencer à évoluer, à s'autoriser à vivre. La main d'Everett sur son épaule lui décolle un frisson mais il ne bouge pas, se contente seulement d'enfoncer un peu plus sa tête dans son oreiller pour retenir les émotions qui le submergent. Tristan pensait qu'il allait se mettre à pleurer mais même ça, le garçon n'y arrive pas. C'est qu'il est devenu terriblement solide avec le temps, comme si rien ne pouvait totalement l'atteindre alors qu'il passe le plus clair de son temps brisé par les choix des autres. Cette main là, il voudrait bien la retirer de son corps pour ne pas avoir à faire face à ses sentiments. Il sent un brasier lui brûler le coeur, si douloureux que c'est à peine s'il est capable d'entendre les mots d'Everett qui se veulent pourtant si doux. Le vagabond voudrait avoir un peu d'estime pour lui de ce côté là mais il a la sensation que sa jumelle a tout emporté avec elle en se suicidant alors c'est compliqué pour lui. Pour tout le monde. Son souffle se coupe alors qu'il termine par se retourner, enfin, de faire face à Everett qui finalement se trouve à quelques centimètres de lui. Un léger sourire se dessine sur ses lèvres comme s'il ne venait pas de se dévoiler, comme s'il n'avait rien fait.
Peut-être qu'il a seulement envie de passer à autre chose.

T'as raison. Qu'il souffle doucement, laissant le suspens s'insinuer entre ses lèvres alors que Tristan termine par boucler sa phrase. T'es pas doué avec les mots. Mais en réalité, le vagabond est touché de voir Evy tenter quelque chose à son égard, de s'inquiéter pour lui au point de vouloir le rassurer. Il hésite un instant, Tristan mais se sent soudainement si proche de l'homme qu'il ne peut s'empêcher de se rapprocher légèrement, de glisser sous les draps, poser sa main sur son torse pour établir un nouveau contact -c'est qu'elle lui manque, finalement, celle d'Evy, sur son épaule-. Son visage se pose délicatement aux côtés du sien alors que son nez effleure déjà sa peau. Merci de m'avoir attendu. Qu'il murmure doucement contre son oreille. Merci, d'avoir été là lorsqu'il est revenu après sa crise existentielle, merci de ne pas avoir changé de caravane, de ne pas l'avoir rejeté, d'avoir essayé de le comprendre. Merci, juste, d'être là, voilà ce que Tristan voudrait lui dire plus exactement. C'est là que son torse se redresse, que son autre main se pose contre la nuque d'Everett pour venir caresser ses lèvres des siennes. Le baiser est timide, plein de réserve mais Tristan le laisse durer, juste assez pour ne pas laisser le temps à son ami de réagir, de le repousser violemment. Il sait, qu'il risque de se choper une claque, de se faire agresser avec toute la violence du monde mais le blond avait terriblement besoin de ce baiser là.

Il sent bien que ses tripes sont en vrac lorsqu'il se recule pour se laisser tomber à côté, à nouveau. Ses lèvres sont brûlantes, il voudrait s'excuser mais n'en a pas envie, finalement. Non, Tristan avait besoin de l'embrasser et recommencerait si c'était à refaire. Des garçons, le vagabond en a aimé des tas, la plupart du temps, aucun ne le savait. Parce qu'il est plus du genre à admirer l'autre sans jamais avouer ses sentiments. Et puis il aime ça, lui, l'amour à sens unique, celui que l'on donne sans rien attendre en retour. Si aujourd'hui il tente, c'est parce qu'il a besoin, pour une fois, de ressentir que quelqu'un serait là pour lui. Il demande pas une grande histoire passionnée ; il a seulement envie de savoir que quelqu'un pourrait tenir à lui.
Pas besoin de promesses, seulement d'une présence rassurante.

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MessageSujet: Re: Ten-thousand miles gone {Tristan}   Lun 19 Juin - 23:49



Maladroit. Maladroit avec les mots, maladroit avec les sentiments. Tu n’as jamais été très doué pour ça, parler avec ton cœur, exprimer ce que tu ressens. Même avec Angie parfois, tu n’es surement pas aussi sincère que tu devrais l’être. Toujours sur la retenu, comme une carapace qui ne veut pas complètement disparaître. Comme une crainte, face à une chienne de vie qui ne t’a pas épargnée, jamais. Alors tu souris en coin, lorsqu’il balance que tu n’es pas doué avec les mots. T’as un petit air gêné, parce que tu voulais essayer. Te montrer digne de ce que tu penses. De tous ces sentiments qui t’agitent les entrailles. T’es un bon gars dans le fond, tu veux bien faire, tu ne sais juste jamais comment. Trop longtemps sauvage. Trop longtemps à se complaindre dans les vices et la violence. Comme une éducation passée sur laquelle on ne peut plus revenir. Que l’on ne peut pas modifier. Tu as cette sensation, un peu, de n’être que celui lâché au milieu de la jungle. Le tigre qui se défend, qui dévore, qui impose sa corpulente carcasse.

Il se tourne, Tristan. Il finit par te faire face, avalant les centimètres qui vous séparent. Vous êtes proches désormais, très proche. Tu ne peux pas dire trop proche, parce que tu n’es en rien gêné par cette proximité. Au contraire, elle a quelque chose d’agréable, de doux. Comme une finalité tant recherchée et si longtemps manquante. Il se rapproche un peu encore, Tristan. Vos visages se font face, alors que tu as légèrement tourné la tête sur le côté pour te plonger dans ses yeux dessinés par la lueur de la lune et des éclairs, qui épousent parfaitement vos silhouettes. Sa main s’est glissée sur ton torse mais tu ne bouges pas. Non, tu en es incapable et pour dire vrai, ce simple contact te semble agréable et en rien déplacé. Ton cœur n’accélère pas de suite, comme suspendu aux gestes de Tristan. Tu ne penses à rien, tu n’as pas le cœur à réfléchir. Tu frissonnes légèrement de son murmure mais alors que tu veux lui répondre que tu ne pouvais faire autrement que de l’attendre, désespéré et en proie au doute, il se redresse légèrement. Se redresse pour te surplomber de façon à venir capturer tes lèvres. Tu sens son torse, sa peau, effleurer la tienne alors que ses lippes sont comme une douce caresse sur les tiennes. Comme un moment hors du temps. Tu en oublies de respirer, de bouger, de vivre, tandis qu’il prolonge de quelques instants un geste qui se veut timide et pourtant bien présent.
Puis il se recule.

Il se laisse tomber à côté de toi et tes yeux fixent le plafond. Tu le sens d’un coup, ton cœur, frénétique par ce seul geste qui vient de déclencher en toi un torrent de sensation. Les secondes semblent être des heures tant ton cerveau s’agite, fulmine. C’était agréable. Parce que c’était Tristan. Un homme ? Toi n’ayant connu que des femmes. Ça n’a pas d’importance. Rien n’a d’importance. L’enveloppe charnelle elle-même te semble si accessoire, au delà de la beauté de l’être. Tu comprends, enfin. Tu réalises que tu ne t’attaches pas à un simple physique. C’est à Tristan tout entier que tu t’es attaché, pas seulement ses mots, sa douceur, son amitié. C’est plus fort encore que ça. Plus fort au point de t’en retourner l’estomac, de t’abattre d’un coup de poignard en réalisant qu’il était parti. Qu’il semblait parti pour de bon, voilà de ça quelques jours. Un trou dans ton être, béant et sanguinolent.
Tu masques ce dédale de pensées. Tu masques tout ce qui s’agite pour agir. Pour te redresser légèrement à ton tour en te tournant vers lui. Pour glisser une de tes larges mains abîmées contre son torse, jusqu’à passer sous son épaule, comme pour l’approcher un peu plus de toi. Tes lèvres viennent accrocher les siennes avec une passion qui dépasse l’entendement. Tu ne veux plus de la timidité, de la réserve. Tu le veux lui, pour ce qu’il est. Pour celui qu’il est. Tu le veux dans son entièreté, alors tu ne pèses pas le pour et le contre. Il n’y a rien à mesurer, rien à éluder ou à fuir. Juste tes lèvres qui se pressent un peu plus fort contre les siennes. Juste ton cœur qui s’emballe et ton être qui bouillonne plus que d’ordinaire. Juste cette envie de lui, qui enivre tout ton être. Juste cette constatation silencieuse, tu l’aimes.

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MessageSujet: Re: Ten-thousand miles gone {Tristan}   Sam 24 Juin - 0:19

Il sait exactement pourquoi il a fait ça, pourquoi son corps s'est penché vers Everett pour l'embrasser. Bien sûr que Tristan le sait et aujourd'hui en revenant, le vagabond a compris qu'il ne voulait plus se cacher, plus avoir honte de ses sentiments. Il l'aime, son corps tout entier ne désire plus que cet homme. Et une part de lui se dit que Tristan s'en est rendu compte depuis le début. S'il s'est laissé approcher si facilement par lui, ce n'est que parce que son cœur perdu dans sa solitude voulait retrouver la civilisation et l'amour. Pas l'amour que l'on porte à des paysages ou à des souvenirs mais le vrai, celui qui te déclenche tellement de bonheur qu'il pourrait aussi venir à te tuer si cela finissait par se retourner contre toi. Alors oui, malgré sa gêne et toute sa peur, Tristan ne voulait plus que ça : l'embrasser. Il a su dépasser toutes ses questions et le faire, tant pis si Evy vient à le repousser ou même le frapper. Le garçon est prêt à affronter ses coups s'il le faut. Il est d'accord, de se prendre le retour de flamme, de perdre quelques dents et avoir mal aux côtes. Il n'a plus peur parce que pour une fois depuis une éternité, Tristan vient d'écouter son cœur. Chose qu'il n'avait plus fait depuis la mort de sa sœur, chose qu'il s'était promis de ne plus jamais faire. Et là, soudainement, le vagabond s'est mis d'accord avec lui-même pour rompre ce pacte avec la vie. Il a la sensation d'être un ange déchu maintenant ; des ailes brûlées mais une âme réconfortée, éperdument amoureuse, si attachée qu'elle pourrait se noyer dans l'orage sans broncher pourvu qu'on  ne lui vole pas ses souvenirs avec Everett.
Qu'ils soient bons ou mauvais tant qu'ils respirent sa beauté.

Lorsque le grand revient contre Tristan, le garçon a la sensation de recevoir la plus belle preuve d'attachement. Le contact de ses lèvres lui fait un bien fou, panse sa peine et les larmes retenues en lui depuis des années. Sa barbe de plusieurs jours a beau irriter ses joues, le blond prend violemment goût à ce genre de baisers là. Il en oublie qu'Angie et Le Chat sont avec eux dans cette caravane et se redresse brusquement pour surplomber le corps d'Everett. A califourchon sur lui, leurs corps recouverts d'un drap jusqu'à la taille, ses lèvres s'attachent à nouveau aux siennes. Ses mains attrapent son visage en coupe alors qu'il se sent brûler au bas de son ventre. Dans la passion, le vagabond ne parvient pas tout de suite à gérer ses pulsions et tout ce manque charnel qu'il subit depuis une éternité maintenant. Le souffle court, il halète contre les lèvres de son compagnon, laissant ses mains descendre doucement contre son torse pour profiter de la chaleur de sa peau. Entre l'adrénaline que lui déclenche l'orage, l'acceptation de ses sentiments et l'attraction des corps, Tristan a la sensation d'être sur le point de s'embraser. Il pourrait facilement imaginer les draps brûler sur place et les traces de brûlures se dessiner sur le corps d'Everett. Son bassin se plaque instinctivement contre celui de l'homme, c'est à peine si Tristan se rend compte de ses gestes et de la fièvre qu'il fait monter autour d'eux, enivré par la passion, perdu par ses désirs et cet amour qu'il ne contrôle plus.
Parce que c'est ce qu'Everett est.
Son premier amour.
Certainement le dernier aussi parce que si quelques chose foire avec lui, Tristan terminera comme sa sœur.
C'est intense et violent comme pensée mais c'est ce qu'il est au fond ; son âme reçoit tout puissance mille. Avant la brèche jusqu'à son cœur était fermée mais maintenant qu'Evy l'a ouverte, c'est comme réveiller un volcan, ingérable.

Pendant ce moment où le corps de Tristan flotte au dessus du sien, sa bouche reste à quelques centimètres de la sienne sans l'embrasser. Et au milieu de tout ça, il le sent venir, du plus profond de lui ce Je t'aime qu'il lui murmure contre ses lèvres comme s'il avait envie qu'Everett le gobe et ne s'en sépare plus jamais ; il veut le hanter de ce souvenir pour qu'il ne puisse pas l'abandonner même dans des années, quoi qu'il puisse arriver. Ce n'est qu'une fois libéré de sa transe que Tristan retrouve ses repères, que son cerveau se remémore une Angie et un Le Chat trop innocents pour pouvoir aller plus loin. Tendu dans son boxer sombre, le vagabond voudrait s'excuser mais n'y arrive pas, c'est pour cela que son corps se contente de retrouver sa place contre celui d'Evy. Il s'allonge de tout son long, posant l'une de ses mains sur son torse et laissant sa tête prendre place contre son épaule. Encore chamboulé par ce qu'il vient de se passer les battements de son cœur peinent à se calmer.
Il sent bien que sa vie est sur le point de changer.
Et lui aussi.

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MessageSujet: Re: Ten-thousand miles gone {Tristan}   Sam 24 Juin - 22:22

Tu lui offres tout ton être sur un plateau. Ton cœur trop dur, trop endurci par les années de solitudes, dont la carapace semble tomber rien qu’au travers de ce premier baiser fiévreux. Ce baiser que tu inities. Toi, qui t’abandonnes enfin. Qui oubli les barrières, ta sauvagerie, même les conventions qui veulent que la société te dicte de finir avec une femme. Mais tu n’en veux pas de tout ça. Tu ne veux que de lui. Tristan. Celui pour qui ton cœur bat plus fort. Le premier à s’immiscer dans ton intimité, déjà lorsque tu es arrivé. Le premier à qui tu as appris à faire réellement confiance. Le premier à qui tu as osé parler un peu plus ouvertement. Celui qui t’a mis en face de tes défauts au point de partir. De te laisser seul face à tes doutes. De te faire comprendre. Celui qui a tout chamboulé. Celui que tu aimes. Un baume au cœur et une caresse sur ton âme meurtrie. Tu en oublis les tourbillons de noirceurs qui dansent trop souvent autour de toi. Parce que malgré la nuit, c’est la lumière qui perce jusqu’à ton cœur. Qui t’enveloppes, douce et chaleureuse.

Vous vous enflammez, à deux. Tu te consumes, un peu plus, lorsque déjà, il vient se positionner au-dessus de ton corps, contre ton bassin. Tu sens la chaleur qui grimpe dans ton être alors que ses lèvres se perdent un peu plus fort contre les siennes. Alors que tes mains glissent dans son dos et caressent sa chair bouillante. Tu sens ton être qui se réveille, ton corps qui demande, qui réclame. Ta virilité qui se dresse à mesure que vos attentions gagnent en ferveur. Ton cœur qui accélère encore, suspendu à ses baisers et à cet instant de flottement où tu oses toi aussi. « Moi aussi je t’aime » murmurer comme un aveu silencieux, à demi-mot, rien que pour lui. Seulement pour lui. Les méandres du temps qui se déchaînent à l’unisson avec votre passion, alors que la nuit semble être votre cocon. Tu l’aimes. Oui, tu es capable de ça, Everett. Tu es capable d’aimer, autant que tu aimes ta fille. Différemment, mais aussi fortement. Tu es capable de tenir à quelqu’un à ce point. Au point de vouloir tout lui offrir, tout lui donner, quitte à ce qu’il te piétine. Quitte à ce qu’il cause ta perte, pour de bon. Ton premier amour, aussi dévastateur que salutaire. Aussi passionné qu’inattendu. Forcé d’embrasser ton destin autant que tu embrases ses lèvres, un peu plus. Tes doigts qui s’ancrent dans sa peau, comme dans un besoin de le posséder. De te sentir vivant, de comprendre que non, tu n’es pas en train de rêver. Tu n’as jamais osé t’attacher à ce point. Oser imaginer un futur ou quelque chose. Oser donner ton cœur torturé et trop sauvage. Jusqu’à lui et sa douceur. Jusqu’à lui et ses secrets. Deux âmes perdues, tourmentées, qui se retrouvent pour mieux panser mutuellement leurs blessures. Tu te sens pousser des ailes, prêt à tout pour lui.

Mais ton corps te torture, un peu plus. Pourtant tu le sais, que vous n’êtes pas seuls. Que la fine porte de bois qui vous sépare du reste de la caravane, n’est qu’une façade d’intimité. Tristan le sait aussi et rompt votre instant fiévreux et tumultueux. Il se cale contre toi et tu peux sentir que son corps, tout comme le tien, est en émoi. Tu reprends ton souffle un instant, fixant le plafond. Ton cœur bat encore la chamade alors que tu tâches de respirer plus profondément. Malgré le fait que tu n’y connais rien, que tu ne sais même pas si tu es en réalité un bon amant, tu étais prêt à tout lui offrir. À t’abandonner au risque d’en être ridicule. Tu perds totalement pied mais pour une fois, cela ne te fait pas peur. Parce que tu es avec Tristan. Tristan et sa bienveillance, Tristan et sa douceur, Tristan et toutes ses sensations violentes qu’il déclenche chez toi, autant que chez lui. Tu passes un de tes bras autour de ses épaules alors que ton autre main vient se poser sur celle qu’il a délicatement placée sur ton torse. Tu déposes un baiser sur son front alors qu’aucun de vous n’osent briser le silence. Inutile de dire que tu as envie de lui. Inutile de dire tout ce qui semble être une évidence en cet instant. Rien ne sera jamais comme avant. Rien ne sera jamais plus comme avant mais au fond de toi, tu sens cette chaleur nouvelle qui t’envahit. Comme si ton âme glaciale retrouvait un peu la chaleur d’un coin de feu agréable. « Ne pars plus jamais... » Oses-tu simplement murmurer, alors que tu cales ta joue contre ses cheveux. Le rendre heureux, lui offrir une vie digne de lui.
Il n’y a plus que ça qui compte.

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MessageSujet: Re: Ten-thousand miles gone {Tristan}   Dim 23 Juil - 20:48

Y a pas longtemps de ça encore, Tristan vivait tout doucement, limite au ralenti. Il rêvait parfois que le temps s'arrête pour ne plus avoir à endurer son quotidien médiocre pourtant aujourd'hui, il a envie que tout s'accélère. Il veut passer la vitesse supérieure avec Evy, grimper sur la bécane de leur vie et gober les kilomètres ensemble, à eux deux. Il se voit, le corps collé à celui du colosse, torse contre dos, sa colonne vertébrale épousant les courbes de Tristan et la nature les accompagnant dans leur virée pour une vie ensemble.
Ensemble, ça fait peur comme truc, un seul mot pour définir deux personnes liées à tout jamais. Il s'emballe certainement Tristan mais il a toujours été comme ça, à plonger dans ses sentiments tête baissée sans prendre en compte le reste. Il s'en fiche de s'écorcher, de se faire du mal parce qu'au final, plus personne ne peut le détruire. Clémentine a fait de lui tout un tas de miettes alors la pire chose qu'on puisse lui faire, c'est le reconstruire, pas le contraire. Et Evy, avec ses mains solides, son cœur un peu sauvage et sa violence est certainement expérimenté pour cela. Du moins, Tristan en est persuadé à cet instant. Tant pis s'il se trompe, ce serait humain. Son corps contre le sien, le je t'aime d'Everett le conforte un peu plus dans ses rêves d'amour un peu égoïstes. Il a envie de l'avoir juste pour lui, il a envie de l'aimer sans une once de remords, sans penser à tout ce qu'il a pu rater et entreprendre par le passé. Ils le savent peut-être pas sur le moment mais ils sont en train de passer un pacte.
Un pacte qui veut dire qu'ils seront là l'un pour l'autre maintenant, quoi qu'il arrive, quoi qu'il se passe dans leur petite vie mal foutue.
Ils sont reliés par un concept étrange qu'est l'amour.
Il a bien aimé un garçon Tristan par le passé mais il se souvenait pas que c'était aussi intense ce genre de trucs. Il imaginait ses sentiments plus volatiles, un peu comme de la poussière mais là, il les sent partout, en lui, comme des fourmis qui font leur petit chemin sous la terre pour construire leur maison. Son cœur est une fourmilière au nom d'Everett. Espérons juste que des mômes ne viendront pas y mettre des coups de pieds dedans -on a tous fait ça pour essayer de trouver la reine-.

Everett lui demande de ne plus jamais partir. Non, il le lui ordonne et ses mots fracassent le cœur de Tristan parce qu'il ne sait pas s'il peut lui promettre une telle chose. Il ne sait pas de quoi est capable son cerveau et ce qu'il pourrait faire sous la bêtise. Alors, doucement, Tristan relève légèrement la tête pour le regarder. Ses doigts caressent son torse, c'est délicat, ses mouvements se perçoivent à peine mais qu'importe. Il l'aime alors il le respecte, ses yeux se plantent dans les siens pour lui prouver qu'il sera là. Qu'il est là pour le moment et qu'il le sera tant qu'il aura besoin de lui. Il voudrait aussi lui dire 'j'espère que tu sauras m'excuser si je repars un jour' mais le vagabond n'est pas là pour effrayer Evy, commencer leur histoire sur des bases qui se cassent la figure. L'orage s'est arrêté, tu ferais mieux de t'endormir tant que c'est calme. Tu vas être crevé demain sinon. Il murmure et rapproche ses lèvres des siennes pour l'embrasser à nouveau. Il effleure à peine sa bouche mais ressent avec intensité tous ses sentiments. Il sait pas si c'est à cause de ce qu'ils viennent de traverser ou l'idée qu'il puisse fuir à tout moment mais Tristan a la sensation de flotter au dessus de lui-même. Bonne nuit. Son corps retourne à sa place initiale, la joue posée contre le torse d'Everett et les tripes encore un peu mal foutues.

Il va faire en sorte d'être assez fort, de pas partir, de pas prendre la fuite, de pas devenir un véritable monstre comme il pouvait l'être par le passé. Tristan sait bien qu'Evy serait assez coriace pour faire face à ses sentiments qui partent en vrille à cause de tous ses soucis psychologiques mais il veut pas que l'image qu'il a de lui change. Le blond ne veut pas devenir un espèce de taré hystérique aux yeux du seul homme sur terre qu'il se sent capable d'aimer sereinement, pleinement. Ses doigts se lient aux siens quand il pense à tout ça parce qu'il sait que malgré tout ce qu'il pourra bien faire, une chose ne changera jamais : son amour pour Everett.
Parce que l'amour de Tristan c'est comme un fossile, ça s'abîme mais ça traverse les âges avant de finir dans un musée tellement que c'est rare et magnifique.
Everett, c'est la terre dans laquelle il pourra se cacher pour survivre à tout.

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Ten-thousand miles gone {Tristan}

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