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 Put the blade down {Nolan}

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Jude Williams

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MessageSujet: Put the blade down {Nolan}   Sam 13 Mai - 12:52

T’as encore le visage marqué par les coups d’il y a quelques jours, Jude. T’as encore des traces violacées sur la tronche et sur le corps. Une fois de plus, tu n’as pas su fermer ta gueule. Une fois de plus, t’a provoqué au point de te battre. Emerson. Emerson avec qui tu ne sembles pas pouvoir avoir une putain de conversation censée et posée, sans que tu joues au gros con détestable.
Mais les marques sur la tronche, les regards, un peu dépité, de tes collègues et employeurs. Les petits vieux, eux, ça les fait rire. T’es le bagarreur et tous te charrie là dessus. Certaines grands-mères te draguent alors que George, celui qui fait office de mentor, est fier de toi parce que tu ne te laisse pas faire. Tu ne lui as juste pas expliqué que dans le fond, c’est souvent toi qui cherche la merde. Mais pour lui, un homme se bat. Un homme doit savoir jouer des poings pour défendre son honneur et celui de sa famille.

T’as une clope entre les lèvres, alors que tu gares ton pick-up devant la ferme familiale, à côté des autres véhicules présents. Tu ne remarques cependant pas celui de tes parents, alors de suite, ça te fait un peu chier. Parce que t’es là pour voir ta mère, à dire vrai. T’es accueilli par le chien de Nolan, qui te fait ta fête à aboyer comme un fou. Tu te marres, tu souris, largement, en caressant la brave bête. Puis tu redresses le regard, venant tirer sur ta clope de nouveau, avant de l’écraser sur le sol pour en jeter le mégot à l’arrière de ton pick-up, histoire de pas dégueulasser gratuitement le sol de gravier. Tu balayes du regards les alentours, les champs, les prés, les vaches. T’es à la recherche de la tête blonde qui te sert de jumeau, que tu avises un peu plus loin, torse nu sous la chaleur qui déjà, envahi cette belle après midi, en train d’empiler du foin. Définitivement, tu ne voulais pas la ferme familiale et quand tu le vois s’affairer comme ça, ça te conforte dans ton choix égoïste.

Tu avales les quelques centaines de mètres qui vous séparent, avant d’arriver enfin à son niveau, avec ta démarche nonchalante et tes cheveux un peu trop longs. Faudrait que tu penses à les couper d’ailleurs. Mais tu te concentres sur ton frère, ton jumeau, qui lève juste un bref regard pour remarquer que ce n’est que toi et repartir à sa tâche. Il a toujours été trop silencieux, Nolan, trop effacé. Trop dans sa bulle. Te remettre éventuellement en question sur la raison ? Non, tu n’y penses même pas. Tu n’as jamais rien fait de mal, après tout. De toute manière t’es bien trop absorbé par tes propres problèmes, plutôt que ceux des autres. Seuls ceux de Blanche ont un réel intérêt à tes yeux. Le reste, c’est secondaire. Accessoire, même. Connard égoïste. « Salut No’, t’sais quand maman rentre ? J’ai pas vu sa bagnole et j’ai besoin de la voir pour une histoire de papiers » Déclares-tu comme une évidence, après ta question. Venir chez tes parents juste pour le plaisir, comme ça, ce n’est juste pas toi. Tu viens quand tu as besoin d’un truc précis, ou d’un endroit où crécher. La seule raison d’une visite incongrue et juste dénuée d’un but précis autre que celui de passer du temps en famille, c’est quand Blanche le décide. Lorsqu’elle prend les choses en main et s’organise avec ta mère. C’est véritablement celle qui fait pencher ta vie du bon côté alors que toi, tu serais déjà à nager au milieu des conneries et de la déchéance.
Tu crampes tes mains sur ta taille, un instant. « Ca va ? Ca s’passe bien avec papa ? J'sais qu'il était pas ravi de la retraite » Oses-tu demander, comme si t’en avais véritablement quelque chose à foutre. Mais Nolan, ça reste ton jumeau, cette part de toi, trop importante pour que tu t’en détournes complètement. Parce que c’est viscéral, cette attirance vers lui, ce besoin de le serrer dans tes bras, de passer un peu de temps avec lui, même en silence, à regarder les champs et le paysage. C’est foncièrement con, mais c’est plus fort que toi.

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Nolan Williams

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MessageSujet: Re: Put the blade down {Nolan}   Sam 13 Mai - 15:27

Il a encore picolé quelques verres depuis qu'il est debout. Nolan ne compte même plus auquel il en est mais c'est ce qui l'aide à ne rien relâcher. A force de bouger, de boire quotidiennement, c'est à peine si son cerveau ressent encore les effets de l'alcool. Il lui en faut, au fermier, pour le rétamer. Faut dire qu'il est aussi robuste que son bétail : plus rien peut le mettre à terre (sauf peut-être Blanche). Au loin, le blond entend son chien aboyer mais c'est à peine s'il relève la tête. Il a entendu la voiture de son frère se garer dans l'allée sans essayer d'aller le voir. C'est rare lorsqu'ils prennent le temps de se dire bonjour ces deux là. De toute façon, Nolan sait déjà que Jude n'est pas là pour lui mais pour ses parents. Leur mère certainement. C'est toujours comme ça depuis qu'ils sont nés. Le jumeau reste dans son coin mais il entend bien les pas de son frère se rapprocher sur le gravier. Torse nu, recouvert de poussière et de boue, Nolan finit par abandonner le tracteur qu'il est en train d'essayer de réparer pour se tourner vers Jude.
Jude qui prend le temps de lui parler, pour une fois. Ça l'étonne mais il en dit rien, hausse les épaules à sa question. J'sais pas, elle est allée faire des courses et jouer à la belote avec ses amies. Elle fait toujours ça le samedi après-midi. Nolan insiste sur sa seconde phrase comme pour montrer à Jude qu'il a un temps de retard, qu'il devrait savoir ce genre de petits détails inutiles sur leur mère. C'est bien beau de l'aimer mais ça suffit pas, voilà ce qu'il aimerait ajouter. Il s'est toujours demandé comment cette femme pouvait donner autant d'amour à un fils qui se fichait royalement d'elle. Fin non, au final, Nolan ne fait que tenir d'elle ; lui qui passe son temps à aimer Blanche qui ne l'aime pas.
Il soupire, pas vraiment motivé à faire la discussion mais il s'oblige. C'est son frère.

Nolan passe un bout de chiffon sale qu'il a entre les mains sur son front pour essuyer la transpiration qui perle sur sa peau. Il fronce les sourcils et plonge son regard froid dans celui de son frère. Si Jude est chaleureux jusqu'à ses pupilles lui il est plus du genre fermé, limite flippant. C'est à ce moment que le fermier remarque les traces sur le visage de son frère. Il pourrait lui poser des questions, chercher à savoir mais c'est tellement courant qu'il a appris à faire avec, à ne plus en avoir rien à foutre de toutes ces histoires là. Bah il a pas l'choix t'façon. Il fait avec. C'est comme Nolan, il fait avec. Il fait avec la ferme. Il fait avec son frère. Il fait avec Blanche. C'est ça sa vie : une sorte de résignation qui lui colle à la peau, qui lui fait du mal mais qui soulage le monde entier. Si Nolan s'était pas dévoué pour s'occuper de la ferme, les vaches seraient mortes de faim et l'affaire tombée à l'eau. A cet instant, le colosse se sent con parce qu'il se rend compte qu'il est même pas capable d'être naturel avec son frère. Ce sont des jumeaux mais ils se parlent comme s'ils n'étaient que deux inconnus. Les mots viennent pas naturellement. Alors oui, Nolan esquive les questions de Jude, ne répondant pas à son ça va hypocrite. Puis même, il a pas envie de parler de lui, ça le rend toujours malade après. Tu veux une bière ? Qu'il lui demande pour essayer d'effacer le brouillard dans lequel ils se sont plongés. Une bière, c'est la seule chose qu'il peut lui proposer parce qu'une discussion, ce sera pas possible. Ils le savent déjà tous les deux qu'ils sont complètement foutus, que plus rien ne pourra jamais les relier.
La seule chose qu'il leur reste en commun c'est leur date de naissance.
Referme donc la plaie de ton coeur Nolan, ça finira par s'infecter sinon.
Ça ne vaut pas le coup, Jude ne vaut pas le coup.

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MessageSujet: Re: Put the blade down {Nolan}   Mar 23 Mai - 10:56

C’est peut-être un critique dirigé lorsqu’il insiste sur les habitudes de ta mère, pourtant toi, tu ne le vois pas. Tu ne le comprends pas plus que ça. Tu éludes complètement le possible sens de la chose pour cramper tes mains sur tes hanches, dans une attitude nonchalante, appuyé sur un de tes pieds. « Merde fais chier, j’y pensais plus » Comme si tu avais un jour réellement retenu cette information. Peut être brièvement, mais de manière globale, tu t’en fiches. Tu n’es pas du genre à t’attarder sur ces petits détails inutiles. Tu ne retiens même pas toutes les habitudes de Blanche alors que pourtant, tu fais des efforts sur le sujet. « Enfin c’pas grave, je la verrais plus tard » Lâches-tu en haussant les épaules, avant de poursuivre la conversation. Même si vous n’êtes guère proche, Nolan reste ton jumeau. Reste une personne à laquelle tu t’intéresse particulièrement. Votre connexion est loin d’être aussi forte que beaucoup de vrais jumeaux, parce que la vie vous a séparé, ton caractère et tes emmerdes vous ont séparés, mais il y a ce quelque chose au fond de tes tripes. Ce quelque chose qui te fait comprendre que tu ne pourras jamais le lâcher. Tu l’aimes trop pour ça, même si tu as été bien largement un connard, incapable de le lui montrer.

Alors oui, tu fais la conversation. Conversation que Nolan ne semble pas tellement entretenir. Tu l’observes, avec sa musculature dessinée, à l’identique que la tienne, des épaules peut être un peu plus larges à cause du travail manuel. Vous avez la même gueule, si ce n’est toi, des cheveux courts et une barbe parfaitement taillée, contrairement à lui. Mais tu as dû y mettre du tien, pour bosser, pour être un bon copain pour celle qui partage ta vie. Celle qui tente tant bien que mal de te foutre dans le droit chemin, à coup de latte s’il le faut. T’esquisses un sourire en coin lorsqu’il balance que votre père doit faire avec. Oui, c’est certain, tu disais ça comme ça à vrai dire, comme pour parler d’un truc. Comme si c’est nécessaire d’échanger quelques mots avec lui. Une part de toi veut savoir s’il va bien, si tout se passe bien, s’il est heureux ? Peut être. Mais l’autre part de toi est trop égoïste pour réellement s’attarder en conversation et en empathie. Sans que tu t’en rendes trop compte. Il te propose une bière et tu viens t’étirer bruyamment, les poings vers le ciel. « Oué j’veux bien » Réponds-tu alors que déjà vous vous dirigez vers la maison. Il te sort une bière du frigo et te la tend. Tu viens la décapsuler de tes mains dans un geste trop entrainé, avant de la lever en souriant légèrement « À la tienne » puis d’en prendre une gorgée.

« T’es pas très causant » Déclares-tu comme une évidence. Mais il n’est jamais très causant, Nolan. Il a toujours été plus discret que toi, plus renfermé. Plus en retrait. Bien que la chose ne soit pas difficile. Sans être exubérant, tu as toujours été de ceux que l’on remarque. Charisme naturel, type à problèmes qui se fait remarquer. Bagarreur, à la belle gueule et aux sourires charmeur, sans faire trop d’effort. Pourtant, avec Nolan, vous vous ressemblez comme deux gouttes d’eau. Mais il semble qu’il n’a pas cette étincelle explosive et auto destructrice qui te colle à la peau. « Enfin sinon j’sais pas si maman t’en a parlé mais apparemment on se retrouverait tous dimanche pour un repas après la messe. Avec Blanche et Emerson aussi. J’sais pas trop si y’a une raison particulière mais bon, j’me pose pas de questions, tu sais comment sont les nanas quand elles ont un truc en tête » Dis-tu avec un large sourire, un petit rire amusé même, comme pour tenter de détendre l’atmosphère, alors que tu t’appuies contre un comptoir de la cuisine, croisant les chevilles.

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MessageSujet: Re: Put the blade down {Nolan}   Jeu 25 Mai - 19:57

Il ose espérer que Jude s'en aille puisque leur mère n'est pas là. Dans sa tête, le fermier commence à se monter des espoirs qui se cassent bien vite la figure lorsque son jumeau accepte de le suivre pour boire une bière. Nolan attrape sa bouteille pour la porter à ses lèvres et en boire une longue gorgée. Il aurait envie de se la descendre d'une traite mais cela reviendrait à alarmer Jude. Fin l'alarmer, non, il capterait rien comme toujours mais le fermier est tellement secret qu'il a pris l'habitude de tout dissimuler pour se protéger. C'est limite étrange, ce cirque que Nolan s'invente pour se mettre en marge du monde. Plus les années passent et moins il a envie d'être attaché à qui que ce soit ; sa famille, son frère, Blanche, Em, toutes ces choses là. Plus le temps passe et plus il se sent décrocher de ces sentiments qu'il n'a même plus envie de sauver. Tant pis s'ils se mettent à couler du jour au lendemain. Tant pis si cela doit puer la mort et la fin.
Tant pis.

Le blond redresse les sourcils à la remarque de Jude sur sa façon d'être. Il pourrait s'excuser, tenter de faire un peu plus d'effort mais l'envie n'y est pas. Il a passé une vie entière à suffoquer dans son ombre. Une vie à vivre comme un mort. Il est trop tard maintenant pour le changer, lui redonner un peu goût à la vie. Nolan a toujours été plus proche de ses pensées noires que du reste de toute façon. Il est comme ça, lui, fait de ces choses que personne ne veut connaître parce qu'elles dérangent. Et si ça se trouve, lui aussi est né en dérangeant. Si ça se trouve, ses parents ne voulaient qu'un môme et se sont retrouvés avec un second sans avoir le droit de l'abandonner sur le coin de la route. Alors, ils l'ont fait autrement, en l'oubliant, en faisant de lui un fantôme qui ne serait même pas assez vivant pour hanter qui que ce soit. C'est à cause de ça si Nolan a détruit Maël ; il voulait être important aux yeux de quelqu'un. Il voulait vérifier, être certain de pouvoir briser un cœur, d'être assez précieux pour y arriver et il a réussit à un tel point qu'aujourd'hui, Maël n'existe même plus. Et maintenant il lui reste quoi ? Juste cette bière qu'il picole comme un sale con qui n'a rien d'autre à faire. Jude a pas le temps d'en boire trois gorgées que Nolan en est déjà à la fin. Triste vie d'alcoolique capable de te descendre des verres et des verres sans que tu te rendes compte de rien. Nolan fait une drôle de tête lorsque Jude prend une énième fois la parole pour mettre sur le tapis le repas de famille à venir. Et il se voit déjà, au milieu de toutes ces personnes qui s'aiment alors que lui n'est qu'un électron libre. La brebis galeuse du groupe qui passera la moitié du repas à picoler dans son coin sans rien dire, caché sous son chapeau de paille et Alto dans les jambes à lui ramener des bâtons à balancer. Non elle m'a rien dit. Certainement parce qu'elle ne lui dit jamais rien en dehors de quelques demandes basiques. Il hausse les épaules et croise ses bras contre son torse pour l'écouter. Blanche va p't'être nous annoncer qu'elle est en cloque. Qu'il balance, accompagné d'un léger rire alors que cette idée là lui glace le sang. Un môme, ce serait la preuve vivante que Nolan n'aurait plus jamais le droit de fantasmer sur elle.

Elle dont il rêve à chaque instant, dont il imagine le corps à ses côtés. Combien de fois Nolan s'est vu fonder une famille avec elle ? Cette pensée le pousse à rouvrir le frigo pour se prendre une autre bière, la décapsuler et la boire plus doucement cette fois. T'auras intérêt d'être là c'te fois, marre d'entendre les vieux râler et de devoir bouffer double parce que Blanche a trop d'peine de devoir jeter ce qu'elle a cuisiné. (Il ment, ça l'arrange à chaque fois qu'il est pas là) Parce que c'est toujours comme ça avec Jude : on dirait qu'il cherche toujours à rater ce genre de moment en famille juste pour montrer qu'il existe, que tout le monde se demande ce qu'il peut bien encore fabriquer.
Heureusement au milieu y a Nolan.
Nolan qui picole son vin pour fêter silencieusement son absence et noyer son âme blasée.

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MessageSujet: Re: Put the blade down {Nolan}   Jeu 15 Juin - 10:55

Tu hausses les épaules lorsqu’il te balance que votre mère n’a encore rien dit. Tu t’apprêtes à renchérir, de toute manière, tu sais que les femmes se sont organisé une nouvelle fois et qu’à part être là, vous n’avez pas grand chose à faire. Sauf que tu sens bien que cette fois-ci, tu dois être là. Depuis ta sortie de taule, il y a de ça six mois, t’as bien dû faire des efforts. Montrer que t’es pas juste un petit con, même si la chose s’avère difficile. Tu as toujours été trop libre, trop sujet aux conneries et aux écarts. Tu ne sais même pas si dans le fond tu cherches véritablement à changer. Tu as toujours été comme ça et sans un électrochoc, tu as bien conscience que ton subconscient, pourri de sales réflexes acquis au fil des années, te guide toujours vers le mauvais chemin. Celui-là même qui t’a foutu en taule. Sauf qu’au moment où tu ouvres la bouche pour échapper quelques mots, ton jumeau renchéris et sa réplique te cloue littéralement sur place. Tu t’efforces de lâcher un sourire amusé, un sourire en coin, mais le côté amer de la chose te revient en pleine figure. « Oué p’tètre » Lâches-tu d’un ton neutre, histoire de ne pas montrer que le sujet est particulièrement sensible chez toi. Chez vous, à Blanche et à toi. Vous essayez, depuis plusieurs années maintenant, sans succès. La plupart de vos disputes finissent par parler de ça, de ce gosse qui n’arrive pas. Des éventuels problèmes que vous pouvez avoir. Finalement quand tu y penses, quand tu mets le doigt sur cette purulente blessure qui ne fait que te décevoir un peu plus chaque jour, tu imagines que c’est pour ça que tu fais autant le con. Que tu t’évades autant, dans un espoir d’oublier. Dans un espoir de ne pas penser à tout ça.

Tu l’observes se prendre une nouvelle bière, après avoir descendu la première beaucoup trop vite. Tu sais que même si toi, tu es sujet à quelques écarts l’alcoolisé, ils semblent bien moins importants que ceux de ton frère. Mais t’as toujours observé dans ton coin. Concernant les vices, tu sais que tu es bien loin d’être un exemple de vertu, alors tu te la fermes, ça vaut mieux pour toi. Tu n’as jamais été du genre moralisateur de toute manière. Tu prends une nouvelle gorgée de la tienne, de bière, avant de l’écouter. Tu sens le cinglant de ses paroles, la remontrance déguisée. Tu sais qu’au dernier gros repas de ce genre, autre que celui fait pour ta sortie de prison, t’as pas été là parce que t’étais encore occupé à faire de la merde quelque part. C’est plus fort que toi. Comme un besoin viscéral de petits trafics et d’adrénaline. Comme un besoin de te sentir vivre, quitte à en oublier tout ce qui importe. « Oué je sais, j’vais faire en sorte d’être là cette fois, j’me suis suffisamment fait engueuler la dernière fois » Cette fois-ci, ton sourire en coin semble véritablement amusé. Parce que oui, tu te souviens de la dispute chez vous, avec Blanche. Des cris, du plat sale qui vole en ta direction, pour finir par un moment passionné dans le salon. Ça finis souvent comme ça, lorsque vous en venez pas à vous bouffer complètement. Plusieurs fois tu t’es demandé si elle n’allait pas se barrer, te laisser pour de bon. En vérité, cette seule pensée te fait flipper, mais t’as pas été foutu de faire des efforts pour autant. « Mais après mens pas, ça t’en faisais plus, j’suis sur que tu disais pas non, j'sais que t'es aussi gourmand que moi, on a toujours été des ogres, puis elle cuisine bien Blanche » Nouveau sourire, parce que vous avez toujours aimé la bonne bouffe et les bonnes choses dans la famille. « Enfin remarque c’pas bien dur de cuisiner mieux que nous » Tu te marres de nouveau parce que pour le coup, les tâches ménagères, la cuisine, vous n’avez jamais mais alors jamais été doué. Tu sais tout juste te faire un plat cuisiné ou quelques pâtes. Lamentable, mais t’as jamais trop eu à t’en faire, il y avait toujours quelqu’un pour prendre soin de toi. Enfoiré profiteur, qui profite de sa belle gueule et de son charisme imposant. Sans aucune gêne.

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MessageSujet: Re: Put the blade down {Nolan}   Dim 23 Juil - 17:32

Il le regarde de derrière sa bière avec le regard un peu fou qu'il a depuis sa naissance, ce même regard qui le différencie en un rien de temps de Jude. Les pupilles de Nolan se plantent sur les traits de son frère, sur ses mots, sur tout ce qu'il inspire. S'il le fixe comme ça c'est parce qu'il cherche à savoir ce qu'il a de moins de lui, ce qu'il a raté dans son évolution pour être aussi pitoyable à côté de son jumeau. Il est peut-être plus beau, Jude ? Si on venait à les coiffer pareil, s'il arrêtait de se faire pousser la barbe, certainement qu'ils seraient les mêmes. C'est pas une question de physique Nolan, c'est plus profond, plus délicat. Parce que si c'était si simple, t'en souffrirais pas avec tant de violence à l'heure actuelle. Il a la gorge nouée de penser à tout ça et boit une nouvelle fois de sa bière même s'il manque plus de s'étouffer qu'autre chose. Il en peut plus, Nolan, ça le bousille d'être si foiré, si pourrit jusqu'à la moelle, si sombre, tellement qu'il aspire toute la lumière autour de lui. C'est à cause de ça si Maël s'est retrouvé aux ambulances au milieu de la nuit, à cause de lui si Olga broie du noir et ne répond plus à ses appels. Sa présence est toxique, elle tue, pire qu'un désherbant qu'un jetterait au milieu des champs en espérant avoir une récolte ensuite.
Alors oui, Nolan, tu peux bien le regarder ton frère parce que tu n'atteindras jamais son niveau.
Que tu resteras les pieds dans le purin.
Tu peux mourir, personne ne s'en rendra compte. L'avantage d'être inutile, tu peux pas marquer les gens, c'est pas possible.


Il aime pas parler de Blanche avec Jude parce que ça finit toujours par lui foutre le moral en berne. Ce soir, Nolan sait déjà qu'il va se défoncer la tête à coup de whisky parce qu'il pensera à toute cette vie ratée qu'il se supporte. Il pensera aussi à ce que son quotidien aurait pu être s'il n'avait pas été lui. S'il avait eu de la prestance et du charisme, si Blanche s'était retournée sur lui et non pas sur l'autre. C'est vrai. Qu'il avoue, lorsque Jude commence à lui dire qu'il bouffe comme un ogre. Faut bien trouver un point positif à ces repas à la con, non ? Si ça se trouve, la prochaine fois, pour la première fois dans toute une existence Williams, ce sera Nolan que l'on ne verra pas installé à sa place. On se dira alors 'il est où Nolan ?' mais on s'inquiétera pas plus que ça parce qu'on ne s'en fait jamais pour lui. Il gère, Nolan. C'est ce que les gens disent, ce que sa famille prétend. Pourtant, sa vie n'est rien de plus qu'un grand bordel qu'il lui arrive parfois de regretter lorsque le temps ne lui plaît plus, qu'Olga ne veut pas coucher avec lui ou qu'une vache est sur le point de mettre bas. Boarf, j'sais faire de la purée en flocons maintenant, ça aide franch'ment ces merdes là. Qu'il dit en posant derrière lui sa bière vide avant de se redresser pour se diriger vers la sortie. Nolan pourrait rester plus longtemps ici et discuter avec son frère mais l'envie n'y est pas. Alors, encore une fois, le blond se cherche des excuses. Il est plutôt doué pour ça. Bon, c'pas tout mais j'ai du boulot. Au pire j'dirais qu't'es passé, sans faute. Elle viendra t'voir. Elle, leur mère, qu'il a même plus l'habitude d'appeler Maman tellement qu'il est éloigné d'elle. Vivre dans le même endroit, ça veut pas dire être proche, la relation de Nolan et sa mère en est la preuve vivante. Ils ont l'air d'une famille parfaite en apparence mais en dehors de ça, ils sont lentement devenus des inconnus l'un pour l'autre.
En fait, dans cette ferme, plus personne ne connaît Nolan.
Tout le monde le pense seulement.
Tant mieux.

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